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Gilles Goullet (Traducteur)
EAN : 9782070360697
480 pages
Gallimard (03/09/2009)
3.79/5   146 notes
Résumé :
Utilisant une technologie quantique qu'ils ne comprennent pas totalement, les scientifiques des complexes de Crossbank et Blind Lake observent des planètes extraterrestres distantes de la Terre de plusieurs dizaines d'années-lumière. A Blind Lake, Minnesota, Marguerite Hauser s'intéresse tout particulièrement à un extraterrestre qu'elle appelle "le Sujet ", mais que tout le monde surnomme "le homard", à cause de sa morphologie. Et voilà qu'un jour, personne ne sait ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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finitysend
  29 novembre 2013
Blind Lake , c'est en toute sincérité un bon moment garantis .
Un bon moment à cause de la qualité du style et de la qualité dans le traitement de ses thématiques .
Un traitement selon des modes : en effets miroirs , en redondances ou bien en correspondances surprenantes . Les thémes sont mis en réseau en irrigants des personnages aux contours très nets . le style est vraiment très correct .
Alors donc , le « Homard « n'est pas le seul sujet d'étude de ce laboratoire , et cette technologie mal maitrisée va révéler de véritables surprises étonnantes , dévastatrices et assez spectaculaires , mais longtemps mystérieuses .
C'est le vieux thème de SF , de l'observateur lointain et à distance qui est recyclé agréablement ici . Les scientifiques d'un labo observent à distance des mondes lointains , et un en particulier , où ils suivent un extraterrestre qui marche , sans comprendre le fondement de la plupart de ses raisons à agir . Il a principalement l'air de marcher sans but .
On est absolument pas lassé par cette observation qui pourrait pourtant être lassante parce que l'équipe et l'observateur principal aussi , sont subtilement construits et leurs réflexions sont variées et complexes .
L'auteur mobilise par exemple de nombreuses correspondances pour dégager indirectement du sens . Il tisse ainsi des liens entre les paysages et les ambiances , entre les atmosphères et la psychologique des personnages . Il mobilise encore , pour poser le contexte et ancrer le récit dans des lieux familiers , des descriptions bien insérées dans le texte qui sont aussi brèves que pointues , que bien insérées dans le récit .
Enfin soulignons le fait que c'est un roman assez court finalement .
La vie dans ce pôle de recherche est palpable et le suspense qui va s'installer assez rapidement sera bien amené.
L'auteur développe principalement et à mon humble avis , trois thèmes principaux :
°Les chercheurs dépassés par leurs "outils de recherche" .
°La vie dans l'univers et l'hypothèse de l'existence d'autres espèces intelligentes .
°L'intelligence artificielle .
Cependant malgré un soin extrême à tout point de vue . Malgré un soin minutieux dans les détails . Il y a de façon patente un rien qui fait , que ce roman peine à dépasser : « le bon moment de distraction sans plus " ...
On ne peut néanmoins mettre moins de quatre étoiles à cause du style et de l'agencement qui est très soigné , et c'est crucial pour un court roman ...
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Le_chien_critique
  21 décembre 2017
Les intelligences artificiels rêvent-elles de homard électrique ?
Blind Lake ou l'éveil de l'intelligibilité
Un ordinateur quantique supplée un télescope observant des planètes lointaines à 50 années lumière de distance. Jusqu'au jour où des images d'aliens apparaissent. Premier contact réussi, sauf que les images continuent d'arriver alors que le télescope ne fonctionne plus ! L'intelligence artificiel de l'ordinateur a t-elle pris le relais ? Est ce le réel ou une divagation quantique ?
Ça pourrait s'arrêter n'importe quand.
Deux complexes scientifiques, dont celui de Blind Lake, utilisant la même technologie observent deux planètes lointaines, et un extraterrestre dont l'opinion a affublé du nom de Homard en raison de son apparence.
Wilson prend le temps de nous décrire le complexe et ses protagonistes avant d'entrer dans le coeur de son sujet qui n'est pas le premier contact auquel on aurait pu s'attendre. Marguerite Hauser, qui dirige le département Observation et Interprétation, est une femme peu sûre d'elle même suite au harcèlement psychologique de son mari devenu ex. Ex qui dirigera par interim le centre de Blind Lake suite à un événement mystérieux. Ils ont une fille dont ils ont la garde partagée semée d'embuches. Fille ayant une amie imaginaire assez flippante.
Nous suivons aussi une équipe de trois journalistes venus faire un article sur le homard et l'ordinateur quantique surnommé L'Oeil.
Ces personnages vont se retrouver dans une situation exceptionnelle et vont devoir s'interroger sur leur présence dans ce centre, les étrangetés qui semble s'y dérouler et réfléchir à leur but dans la vie.
Nous passons d'une visite agréable dans un complexe scientifique à un huis clos oppressant. La météo se déchaine aussi, les nerfs de nos protagonistes sont mis a rudes épreuves ainsi que ceux du lecteur. Difficile dès lors de s'arrêter dans sa lecture. Blind lake, c'est un page turner des plus efficaces, mais il n'est pas que ça.
L'auteur nous parle de l'utilisation de technologies que les scientifiques ne maitrisent pas entièrement, mais dont les résultats de recherche sont trop importants pour se poser des questions éthiques ou physiques. Si le quantique vous file des boutons, ne fuyez pas, ce n'est pas le sujet du livre qui est l'intelligibilité, c'est à dire ici l'éveil de la conscience de l'intelligence artificielle. Thème on ne peut plus d'actualité.
Le roman aborde aussi la thématique de l'observation, en l'occurrence celle d'une race alien inconnue dont il faut éviter à tout prix toute tentative de compréhension anthropomorphique. Mais comment comprendre sans se mettre à la place de ?
Suite à un changement de comportement de l'observé, Wilson nous interroge aussi sur principe dit d'incertitude : l'observateur a une influence sur le sujet observé.
Ce roman m'a fait penser à Mystérium, du moins dans sa partie sur le laboratoire de recherche scientifique. Donc si la fin de Mysterium vous a laissé perplexe, Blind Lake pourrait vous donner quelques éléments de réponses.
Personnages réussis, histoire réussie, manque cependant ce qui fait le charme des romans de Wilson, la vision de la société vu par la petite lorgnette des protagonistes. Ici, les conséquences de la découverte sur la société est très vite survolée, nous sommes en vase clos.
L'auteur est réputé pour la caractérisation de ces personnages mais j'apporterai un bémol, les personnages malsains ne sont pas une franche réussite. Ici le directeur de centre acariâtre est un peu trop caricatural et prévisible. c'était déjà le cas dans Ange mémoire (l'agent mercenaire du FBI) et le vaisseau des voyageurs (le militaire bas du front). Wilson est trop humaniste, il échoue à dessiner de méchants protagonistes.
Si vous aimez les univers claustrophobes, si l'intelligibilité et la singularité sont votre dada, Blind Lake vous comblera du moins pour les derniers par son traitement de côté, jamais frontal, mais original.
Si vous aimez Wilson pour son analyse sociétale suite à un événement extraordinaire, ce roman pourrait vous décevoir en partie.
Mais surtout n'oubliez pas, ça pourrait s'arrêter n'importe quand !
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BlackWolf
  19 juillet 2014
En Résumé : Je ressors de ma lecture de ce roman avec un sentiment légèrement ambigu, j'ai passé un bon moment de lecture mais certains aspects m'ont laissé perplexe. L'histoire se révèle intéressante, efficace et entrainante jouant de façon réussie au fil des pages sur l'ambiance et la tension ce qui fait que le lecteur se retrouve rapidement happer. le monde futuriste, les technologies ainsi que le monde alien se révèlent eux aussi de qualité avec même des aspects et des descriptions poétiques. Les personnages sont, comme souvent avec l'auteur, profondément humains et travaillés, même si par moment je les ai trouvés un peu trop figé. Par contre je n'ai jamais complètement accroché à Ray, trop désagréable. Mais voilà j'avoue avoir bloqué sur le postulat de base qui veut qu'on se serve d'une technologie quantique que personne ne comprend ni ne maitrise clairement, ce qui m'a paru un peu gros, et aussi le fait que les gens restent civilisé malgré près de six mois d'enfermement sans communications et loin de leurs familles. J'attendais aussi peut-être aussi un peu plus de la conclusion même si elle se révèle tout de même plutôt réussie et intéressante. La plume de l'auteur se révèle toujours aussi soignée, entrainante et fluide. Blind Lake est au final un bon roman de Robert Charles Wilson, mais loin d'être le meilleur. Je lirai sans soucis d'autres récits de lui.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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PostTenebrasLire
  25 août 2017
J'ai lu quelques romans de Robert-Charles Wilson : "Spin", "Axis", "Vortex", "Les chronolites", "Les derniers jours du paradis" et le tout récent "Les Affinités"
A chaque fois un petit groupe de personnes (qui sont donc bien détaillées dans le roman), se voit confronté a quelque chose qui le dépasse. La plupart du temps ce n'est humain. C'est donc extra-terrestre, mais pas dans le sens petit bonhomme vert. L'entité ou les entités ainsi que leurs buts et organisations (je ne pourrais pas dire société) échappent à la compréhension humaine. Ils sont comme des dauphins face à un super tanker.

Ici les hommes "observent" des planètes habitées via un système : l'oeil. L'oeil est plutôt une IA dont la complexité et le fonctionnement ont dépassé la compréhension humaine. Ils observent surtout un "sujet". Un groupe de journalistes vient interviewer les scientifiques de la ville-observatoire et...
Subitement l'observatoire est mis en quarantaine et le "sujet" brise son horrible train-train quotidien pour entamer un voyage énigmatique. le "sujet" à des dizaines d'années-lumière sait-il qu'il est observé ? Comment serait-ce possible ?

L'idée est bonne : comment l'oeil (qui est en fait un "cerveau") voit-il aussi loin et aussi précisément ? Ne serait-ce qu'un rêve d'IA ? L'IA aurait-elle échappé à ses concepteurs ?
Le mystère s'épaissit. Des évènements troublants se produisent et laissent penser qu'il y a bien plus qu'un "télescope" un peu "autonome"...

C'est bien écrit. le rythme et le roman montent en puissance. C'est un lent au départ, mais le huis clos devient vite passionnant. Sans divulgâcher, l'auteur pousse le concept suffisamment loin.
En y réfléchissant, il y a un peu de premier contact ("Arrival") dans ce roman.

Petit bémol : il y a quelques fins de chapitres qui se terminent sur un fort moment de suspens pour passer pendant plusieurs chapitres sur d'autres membres du groupe. C'est parfois frustrant !
Lien : https://travels-notes.blogsp..
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julien_le_naufrage
  06 novembre 2010
(...)
Une fois de plus je suis conquis, et à tel point que j'ai rapidement engloutis ce livre qui de prime abord ne me paraissait pas le plus attirant. Avoir pour sujet de livre l'observation scientifique d'un extraterrestre qui se trouve à des années lumières de nous n'est pas forcément des plus attirant. Cependant, comme à son habitude, cela n'est qu'un prétexte parmi d'autres pour aborder l'humaine condition et la psychologie des différents personnages. Cette fois, et contrairement aux "Chronolithes" et à "Spin", R.C. Wilson s'attaque à suivre plusieurs personnes à la fois... en fait pas mal même, sans que l'un ou l'autre ne soit réellement mis de prime abord comme héros central. Wilson aimant jouant, me semble-t-il, des personnages secondaires comme réels héros ou moteur d'aventure.
Au début, on suit un groupe de journalistes qui viennent réaliser un reportage sur la base d'observation "Blind Lake". Là, on y observe, via une technologie quantique pas vraiment maîtrisée ni réellement comprise, un extraterrestre situé bien loin de chez nous, un être vulgairement appelé "Le Homard" . Mais voilà qu'ils se retrouvent en quarantaine avec tout le reste de la base, permanents et journaliers, pour une raison inexpliquée et une durée indéterminée. de là naît une ambiance anxiogène qui va perdurer durant tout le livre et ceci d'autant plus qu'aucun contact ne se fait avec l'extérieur si ce n'est la nourriture qui leur est livré par un véhicule militaire auto-guidé. Une fois de plus, R.C. Wilson joue sur une anxiété, une peur, une menace extérieur car ces gens sont coincés et ils ne savent pas pourquoi. encore moins savent-ils quand tout cela prendra fin. Alors certains tentent le coup... et meurent. Sur cette toile de fond, R.C. Wilson tisse les liens entre les différents personnages, créant un réseau social humain et peignant ainsi au passage la vie d'une communauté enfermée par un blocus. Là est tout le plaisir et le maestro de Wilson, cette manière de jouer le psychologique et de peindre des gens vrais, des personnages quasi réels. Là est le point fort de l'auteur à mon avis, même si la sérénité apparente de ce blocus peut paraître peu crédible.
Les choses avançant, certains personnages prennent de l'importance, des accidents ont lieux, et finalement ce roman construit sur un fond science-fiction prend des allures de thriller. le coté psycholgique de Wilson renforce peut-être ce point de vue, mais il est vrais que plus le livre avance et plus ce sentiment de thriller devient présent à mes yeux.
J'aime toujours le jeu de Wilson avec la lenteur. Les choses se mettent en place, gentiment, puis quelque chose advient. Une angoisse naît et la vie continue avec cette menace permanent, cette tension nerveuse latente. Et Wilson tisse les relations, développent ses personnages lentement. Ce n'est qu'ensuite, souvent relativement tard que se développe une réel aventure. Wilson est à rebrousse-poil des livres d'aventure pure jus, et cela me plaît bien. (Même si vous le savez, j'aime l'aventure aussi!)
De plus Gilles Goullet nous rend une fois de plus la plume de Robert Charles Wilson d'une manière magistrale. Et il faut dire ce qui est : on oublie souvent le travail effectuer dans l'ombre par les traducteurs. D'autant plus que le travail est franchement bien réussi.
Au final, peut-être pas le meilleur Wilson d'après certains, on se doute fort bien que tout va bien se terminer et surtout le livre n'a pas le coté éblouissant de ses oeuvres majeures, mais pour moi cela reste un très bon roman tout de même, avec ses qualités et ses défauts.
(...)
Lien : http://naufragesvolontaires...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
gruzgruz   07 avril 2012
Supposons qu'on soit en 1944. supposons qu'un extraterrestre étudie la terre, et qu'il tombe par hasard sur un camp d'extermination en Pologne. Il observe les nazis en train d'extraire l'or des dents des juifs morts, et il se demande : c'est un comportement économique, ça fait partie de la chaîne alimentaire ou quoi ?
Il essaye de comprendre, mais il n'y arrivera jamais. Jamais. Parce que certaines choses n'ont tout bonnement aucun sens. Certaines putains de choses n'ont aucun putain de sens.
+ Lire la suite
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   21 décembre 2017
Il savait que quiconque cherchant à salir sa réputation (et ses ennemis étaient légion) pourrait qualifier de misogyne une partie de son comportement. Il ne haïssait pourtant pas les femmes. Bien au contraire : il leur donnait toutes les chances de se racheter. Le problème n’était pas qu’il haïssait les femmes mais qu’elles n’arrêtaient pas de le décevoir.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   21 décembre 2017
Lorsqu’elle relut ses premiers paragraphes, Marguerite ne fut pas satisfaite par ce qu’elle avait écrit.
Non parce que c’était incorrect, même si cela l’était, bien entendu – d’une scandaleuse et délicieuse incorrection. Les erreurs d’attribution pullulaient. Les spécialistes en sciences sociales en seraient choqués. Mais elle en avait assez de l’objectivité. Son propre projet, son projet personnel, était de se mettre à la place du Sujet. Quel autre moyen les êtres humains avaient-ils de se comprendre ? « Voyez cela de mon point de vue », disaient les gens. Ou : « Si j’étais à votre place… » C’était un acte d’imagination si commun qu’il en devenait invisible. On considérait les gens qui ne pouvaient pas ou ne voulaient pas le faire comme des psychotiques ou des sociopathes.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   23 août 2017
Chris avait acquis ce qu'il considérerait plus tard comme un respect journalistique pour la vérité. Si vous compreniez les faits, ceux-ci n'avaient nul besoin d'embellissement : ils étaient merveilleux en eux-mêmes et leur véracité les rendait encore plus fascinants.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   24 août 2017
Supposons qu'on soit en 1944. Supposons qu'un extraterrestre étudie la Terre, et qu'il tombe par hasard sur un camp d'extermination en Pologne. Il observe les nazis en train d'extraire l'or des dents des Juifs morts, et il se demande : c'est un comportement économique, ça fait partie de la chaîne alimentaire ou quoi ? Il essaye de comprendre, mais il n'y arrivera jamais. Jamais. Parce que certaines choses n'ont tout bonnement aucun sens. Certaines putains de choses n'ont aucun putain de sens
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