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Michelle Charrier (Traducteur)
ISBN : 2070302849
Éditeur : Gallimard (08/10/2003)

Note moyenne : 3.16/5 (sur 172 notes)
Résumé :
Mars 1912, l'Europe et une partie de l'Angleterre disparaissent subitement, remplacées par un continent à la faune et à la flore non terrestres que l'on ne tarde pas à nommer la Darwinie. Pour le jeune Guilford Law, cette tragédie n'a rien d'un miracle ou d'une punition divine ; plutôt une énigme que la science pourra un jour résoudre.
Fort de cette certitude, il va tout sacrifier pour faire partie de la première grande expédition d'exploration destinée à s'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  09 décembre 2012
Nous sommes en 1912, et en l'espace de quelques minutes seulement, le monde tel que nous le connaissions bascule irrémédiablement lorsque l'Europe toute entière se transforme mystérieusement en un nouveau continent, territoire sauvage libéré de toute présence humaine et encore inexploré. Un Nouveau Monde, en somme. Il faut avouer que le pitch de base est extrêmement séduisant et c'est ce qui m'a fait sauter le pas, bien que n'étant pas à proprement parlé amatrice de science-fiction. C'est finalement avec un sentiment très mitigé que je ressors de cette lecture qui, si elle a bien tenu certaines de ses promesses, m'a cependant quelque peu déçue. La faute, je pense, à l'angle d'approche choisi pour aborder le sujet par R. C. Wilson qui ne s'intéresse pas tant à ce que peut bien être cette nouvelle terre mais plutôt à la raison de ce phénomène extraordinaire. le pourquoi et non le quoi, hors c'est justement la seconde question que j'aurais aimé voir davantage développé.
L'auteur nous offre malgré tout dans la première partie du roman quelques détails concernant ce territoire encore vierge, notamment sa faune et sa flore très particulière, à mesure que l'on suit l'avancée de la première expédition menée le long de ce qui fut le Rhin. La seconde partie, dans laquelle R. C. Wilson entreprend d'expliquer le phénomène de la transformation de l'Europe, m'a, en revanche, beaucoup moins enthousiasmée, la faute sans aucun doute à mon profond désintérêt pour tout ce qui touche aux machinations cosmiques, guerres galactiques, algorithmes... (attention, je ne dénigre en rien cet aspect de la science-fiction ou ses adeptes, seulement ce n'est pas pour moi). le protagoniste, Guilford, est heureusement un personnage attachant que l'on prend plaisir à suivre tout au long du roman. Les personnages secondaires possèdent quant à eux un potentiel certain mais auraient peut-être mérité d'être davantage développés, la plupart demeurant finalement pour nous des étrangers.
Un roman au sujet original qui s'est révélé loin d'être ce que j'attendais sans pour autant m'avoir véritablement déplu. L'auteur dispose de toute évidence de beaucoup de talent et d'une imagination fertile, aussi je n'exclue pas de me replonger un jour dans un autre de ses livres.
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Le_chien_critique
  08 janvier 2018
Vertigineux dans ses idées. Branlant dans sa construction.
Chez Wilson, il arrive toujours, souvent, un événement extraordinaire qui bouleverse l'équilibre sociétale en place. Darwinia ne déroge pas à la règle mais ici, au lieu de garder le mystère et de doucement tenter une compréhension autre, nouvelle, Wilson préfère l'explorer de pied en cap.
Sans toutefois oublier que l'extraordinaire ne doit masquer les destinées individuelles :
"Ce jour-là marqua le plus grand tournant de l'Histoire, séparant net ce qui suivit de ce qui avait précédé, mais avant de représenter cette rupture, avant tout, il fut simplement l'anniversaire de Guilford."
L'événement c'est :
- Un tour de passe passe qui remplace une grande partie de l'Europe par un continent inconnu.
- Une expédition sous la houlette d'un géologue religieux
- Un complot contre les aventuriers.
- Un spirite visité par une puissance indicible.
Du fantastique ? Un roman d'aventure ? Non, Wilson brouille les genres : on passe de l'uchronie au roman d'aventure via de petits détours par la Hard-SF, les univers virtuels. Sans oublier une ballade fantastique. Un périple aux dimensions cosmogoniques. Mais :

Le roman d'aventure et d'exploration :
L'Amérique, devant l'impossibilité rationnelle d'un tel événement, préfère y voir le signe d'une puissance supérieure. La science est impuissante à expliquer ce phénomène, la religion à son explication toute faite. Une expédition scientifique et religieuse est envoyé dans une contrée désormais inconnue, la vieille Europe pour explorer en pionnier cette faune et flore étrangère. La mise en place se déroule sans problème, mais là où l'on aurait voulu en connaitre plus sur les végétaux, animaux et insectes, Wilson survole le tout assez rapidement et reste un sentiment de frustration.

Le roman complotiste :
Les explorateurs, en la personne de Guilford Law, mettent leur vie de familles entre parenthèses pour tenter de dissiper ou confirmer ce mystère : l'éternel lutte entre la religion et la science, débat toujours d'actualité aux Etats Unis, via le créationnisme. Mais ce débat est vite relégué à l'arrière plan.
Et au final, peu importe la foi, l'intérêt pour les grandes puissances étatiques est l'hégémonie territoriale et les ressources qui s'y glissent permettant de juteux profits. L'expédition va se trouver au milieu d'enjeux qui la dépasse. Et ce n'est pas forcément les parties que l'on croit qui mènent la danse.
Le roman uchronique :
Et si les américains avaient découvert l'Europe ?
Le point de divergence se situe en 1912 par cet bouleversement continental mystérieux. de quoi rebattre les cartes entre les puissances internationales. Les conséquences sont vites reléguées aux oubliettes, deux trois informations et c'est tout.
Le roman fantastique :
Nous faisons la connaissance d'un spirite dans une autre trame qui semble être véritablement possédé par une puissance supérieure et indicible. Wilson brouille les pistes et le lecteur se demande où tout cela va nous mener. le lien est fait avec nos pionniers via une découverte étrange. Nous sommes en plein récit lovecraftien, et l'on pense sombrer dans le fantastique. C'est cette trame que j'ai le plus apprécié en lien avec la révélation.

Le roman Hard-SF :
Wilson relie toutes ses trames via des interludes hard-SF poétique et un poil métaphysique, qui prend le lecteur par surprise. Les cartes sont entièrement rebattues. Les enjeux cosmogoniques sont renversants, Greg Egan n'aurait pas, à mon avis, renié l'idée.

Un roman très ambitieux, voir trop. Pour moi, Wilson a vu grand mais n'a pas réussi à faire monter la mayonnaise. Les idées sont là, mais la construction du roman pêche, la révélation arrive beaucoup trop rapidement et la fin, courue, fait dès lors Pschitt. A vouloir trop mélanger les genres, l'auteur ne fait que les survoler et c'est une semi déception qui s'empare du lecteur. Ajouter à cela des personnages qui manquent de soins, loin des standards dont l'auteur nous a habitué.
Robert Charles Wilson connait ses classiques, joue avec, mais ne les a pas encore tous digéré. Un roman que je conseille malgré tout car les idées sont magistrales, notamment via les interludes qui dévoilent enfin les raisons de ce mystère si miraculeux.
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Lutin82
  19 décembre 2017
Comme toujours avec Robert Charles Wilson, les personnages prennent vie sous sa plume avec leurs réactions et leurs comportements dans la logique d'une personne commune. En effet, il aime prendre des hommes et femmes sans aptitude ou don remarquable puis les projeter dans une situation exceptionnelle, étudiant ainsi l'héroïsme des « petites gens » chez ses protagonistes principaux ou bien les mesquineries domestiques. Généralement, le soin consacré à ce naturalisme de l'âme humaine s'apparente à du travail d'orfèvre. Cette dissection est tout autant à souligner une fois encore.
La thématique est un autre point fort du roman. La croyance ainsi que la place de la science sont des sujets souvent visités par RC Wilson. Dans Darwinia, il met les deux pieds dans le plat, opposant apparemment l'un à l'autre. le Miracle reléguant Darwin et son Évolution des espèces aux corbeilles en papier, fragilisant brutalement l'édifice patiemment construit par tous les génies des sciences jusqu'alors….
Le rythme, bien que généralement posé chez l'auteur, est ici un peu trop irrégulier, avec de très bons passages, et d'autres qui souffrent non pas de longueurs mais d'une sensation décalée, comme quelqu'un chantant faux.
La structure choisie n'est pas étrangère à cette impression. Nous suivons trois trames : celle de Vale le spirite, celle de Guilford et celle de sa famille à Londres qui tient davantage de la description de l'absence d'un être cher que d'un véritable verrou de l'histoire. le tout est assez labyrinthique, le lecteur se demandant où tout cela nous conduit. L'expédition à laquelle participe Law dans le nouveau continent Darwinia est à elle seule un argument solide pour suivre cette aventure, car elle est prenante, avec un parfum exotique acidulée de danger tout à fait délectable.
L'auteur ayant choisi de décliner son récit sur deux époques, pour délivrer les clés de son récit, et les causes du Miracle, joue un peu au poker. La mise est élevée, et je ne suis pas certaine que ce procédé subjuguera tous les lecteurs.
critique plus complète sur mon blog
Lien : https://albdoblog.com/2017/1..
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sakura230
  13 janvier 2015
Darwinia... Je dois avouer que je suis encore perplexe, je ne sais pas comment décrire cette lecture. D'habitude j'aime énormément les travaux de l'auteur mais celui ci n'a ni queue ni tête.
L'histoire est très longue à se mettre en place et l'action ne démarre pas avant les 200ème page. Quant cela devient intéressant on part dans une histoire abracadabrante de démon, de dieu, de fantôme de passé et des explications quantiques et mathématiques incompréhensible. Pour faire parallèle même les explications de Carter dans Stargate paraissent simples !
Je m'attendais vraiment à autre chose, et dieu sait que j'aime la SF/Fantasy mais là c'est vraiment du charabia rajouté à une histoire bizarre.
C'est vraiment dommage car l'histoire de bas était intéressante et ça aurait pu être vraiment bien; mais pour ma part je n'ai pas accroché.
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Philemont
  17 décembre 2012
En 1912 l'Europe telle qu'on la connaît laisse subitement la place à un continent nouveau, dans lequel l'humanité a disparu au profit d'une faune et d'une flore totalement vierge. Pour Guilford Law, enfant à l'époque des faits, l'évènement marque à jamais sa vie, à commencer par celle de jeune adulte qu'il entame en tant que photographe dans une expédition scientifique visant à explorer ce nouveau monde.
Darwinia démarre donc comme un roman d'exploration, Robert Charles WILSON adoptant le mode de l'uchronie pour nous rappeler qu'en ce début du vingtième siècle les scientifiques étaient encore des aventuriers. Mais bien vite l'auteur dissémine ici et là des éléments propres à la science fiction, immergeant ses lecteurs dans un véritable monde parallèle qui rend le récit de plus en plus complexe. Il est vrai qu'il met en miroir l'Histoire officielle pour le moins difficile du XXème siècle, et les faits non moins durs vécus par les protagonistes de l'exploration de la Darwinie.
Si l'idée de départ et son traitement sont particulièrement originaux, le roman de WILSON est aussi difficile d'accès. Pourtant l'auteur essaye dans ce roman de donner des explications aux évènements qu'il raconte, ce qui n'est pas si courant chez lui. Malheureusement il perd trop souvent le lecteur dans des explications métaphysiques si ce n'est peu convaincantes, du moins d'un intellectualisme tortueux. A l'exception de Guilford Law, même ses personnages ne sont pas aussi aboutis que dans bien d'autres de ces romans, qu'ils soient antérieurs ou postérieurs à cette oeuvre.
La lecture de Darwinia s'achève donc sur une demi-déception, l'idée de départ demeurant d'une originalité rare, la découverte du nouveau monde particulièrement réussie, et la prose de Robert Charles WILSON toujours aussi fluide et plaisante. C'est d'ailleurs largement suffisant pour rendre cette lecture enthousiasmante.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   06 décembre 2012
A mesure qu'il remontait le Rhin, le jeune homme en vînt à imaginer sans difficulté la vieille Europe et ses monuments disparus, ses chevaliers Teutoniques massés sur les rives, arborant lances et heaumes. Mais ce n'était pas la vieille Europe, il en trouvait la preuve dans le moindre recoin : poissons épineux flottant au-dessus des hauts-fonds, odeur de cannelle des forêts de pins-sauges, cris nocturnes d'animaux encore sans nom... L'homme était certes arrivé jusqu'ici, mais à une date récente.
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boudiccaboudicca   05 décembre 2012
Tel était le paradoxe de la nouvelle Europe. En cherchant le miracle, on trouvait l'Histoire ; en cherchant l'Histoire, on tombait la tête la première dans le miracle.
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finitysendfinitysend   04 janvier 2014
Il ne savait que trops quels tours pendables pouvait jouer la nature , lorsqu'elle en avait l'occasion .
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finitysendfinitysend   06 janvier 2014
Les idoles aux pieds d'argile n'obtiennent pas grand-chose des deniers publics .
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sakura230sakura230   13 janvier 2015
Les choses et les actes sont ce qu'ils sont, leur conséquences seront ce qu'elles seront; pourquoi vouloir se laisser tromper ?
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