AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2879299772
Éditeur : Editions de l'Olivier (03/05/2012)

Note moyenne : 3.13/5 (sur 82 notes)
Résumé :
"Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis.
Ses ennemis étaient: le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces.
Ses amis étaient: Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés antilimaces, et moi, au début."

Les oranges ne sont pas les seuls fruits recrée sur le mode de la fable l'enfance de Jeanette, double fictio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  08 janvier 2018
Les oranges ne sont pas les seuls fruits ! Surprenant roman que celui-ci ! Autobiographie mais pas que ! Jeanette Winterson l'auteure et l'héroïne de ce roman a été élevée à Manchester dans une famille entièrement vouée à l'Église .La Bible ,rien que la Bible. L' Évangélisation , rien que l' Évangélisation . Nous sommes dans les années 60 . Jeanette semble heureuse dans le monde de son enfance, même l'école obligatoire ,toutes ses déconvenues et l'incompréhension qui l'y attend lui semble peu de choses; Sa mission est toute tracée elle sera missionnaire , elle prêchera ... et un jour elle rencontre Mélanie . le monde qui l'entoure se pare d'autres couleurs mais sa foi reste inébranlable. La communauté , sa mère en tête, ne l'entendra pas de cette oreille et la rejettera .
Jeanette Winterson affirme sa différence, affirme sa foi . Elle préfère les femmes aux hommes et à l'époque de la parution de son roman en 1985 il n'était pas de bon ton pour une femme d'afficher son homosexualité ! Reconnue comme une Icône féministe elle a écrit nombre de romans , le plus connu est sans doute Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? .
Ceci posé, je referme ce roman avec un sentiment de frustration rarement ressenti , celui de n'avoir pas été capable de comprendre la majeure partie des propos tenus par Jeanette Winterson. Ma méconnaissance biblique est sans doute en grande partie responsable , j'imagine que si les différents chapitres du roman portent le nom des livres bibliques cela a une signification importante mais voilà je n'ai pas pu la saisir , quant à Perceval ... Bref une lecture trop biblique à mon goût , l'incompréhension s'est transformée en déception. Dommage pour moi ...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          211
mademoisellechristelle
  08 février 2013
Quand j'ai sorti mon carnet pour y prendre des notes à la lecture des premières pages, je me suis dit que c'était plutôt bon signe. Et je ne me suis pas trompée, loin de là !
Mais avant de vous confier mon avis sur le livre, lassez moi faire un rappel sur ce que sont les missionnaires chrétiens.
Un missionnaire chrétien est une personne de foi chrétienne qui décide de faire connaître Jésus-Christ et son message, soit par la prédication directe de la « Bonne nouvelle » des évangiles, soit par des oeuvres caritatives, éducatives ou autres.
Cette mission est d'initiative personnelle ou, plus souvent, soutenue et mandatée par un groupe religieux (congrégation religieuse) ou Église chrétienne. L'« annonce de l'Évangile » s'adresse à des personnes, des groupes sociaux, ou des pays, où le Christ est inconnu ou méconnu (Source : Wikipedia).
Alors imaginez un peu la confusion qui a pu régner chez ses adorateurs de Jésus lorsqu'ils ont découvert une lesbienne parmi eux !
Homosexualité et religion : en voilà un sujet qui fâche ! Surtout en ces temps où le mariage homosexuel et l'homoparentalité déchirent la France en deux.. Déjà à l'époque où elle a envoyé son manuscrit aux maisons d'éditions (le livre est sorti en 1985), l'auteur raconte que ces dernières étaient plutôt frileuses à l'idée de publier son livre.
Alors, par où commencer ce billet ?
A travers son roman, Jeanette Winterson nous ouvre les portes de la vie en communauté religieuse, et plus particulièrement chez les missionnaires chrétiens.
La communauté de Jeanette vit dans un monde où toute passion est proscrite et où règnent la raison et la volonté de Dieu. L'amour passionnel n'y a pas sa place : aussi bien celui d'une mère pour sa fille, que celui d'une femme pour son mari ou pire, celui d'une femme pour une autre femme.
On peut remarquer que les femmes tiennent une place prédominante au sein de la communauté et donc, pendant toute l'enfance de Jeanette. Ce sont elles qui gèrent le foyer et la famille, les hommes sont quasi absents. Ce sont elles également qui organisent la vie de la communauté : elles préparent les diverses manifestations et les évènements auxquels participe la communauté et les animent.
Bref, Jeanette a vécu constamment entourée par des femmes fortes et a toujours connu des hommes plutôt lâches et observateurs de leur propre existence. D'ailleurs, hommes et femmes ne se côtoient pas : chacun reste à sa place.
Même si Jeanette a grandi dans un monde à part, on sent qu'elle n'a pourtant pas eu une enfance malheureuse. Elle a simplement connu d'autres joies et fait d'autres découvertes que les autres enfants de son âge.
Jeanette est une petite fille plutôt curieuse qui cherche à comprendre comment fonctionne les choses. C'est d'ailleurs sans doute cela qui aura causé sa perte au sein de la communauté.
Le titre qu'elle a donné au livre, « les oranges ne sont pas les seuls fruits » vient du fait que le seul fruit que sa mère lui donnait à manger étaient des oranges. Visiblement, sa fille a choisi un autre chemin..
Le livre est divisé en huit chapitres qui reprennent les huit premiers livres de la Bible. Sa lecture a vraiment été très agréable et je me suis très vite attachée au personnage de Jeanette dont j'ai aimé les réflexions et la force de caractère.
Enfin, je dois vous confesser que, tout au long du livre, j'avais cru à une réelle autobiographie tellement l'écriture semblait sincère et « sentait le vécu ». Puis lorsque je l'ai refermé pour la dernière fois, j'ai lu la quatrième de couverture : « Tout semble vrai dans ce récit personnel mais tout est inventé, réécrit, passé au tamis de la poésie et de l'humour ».
Mince alors, j'y avais vraiment cru.

Lien : http://mademoisellechristell..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SeriallectriceSV
  31 décembre 2017
Jeanette Winterson est une célèbre romancière anglaise que j'ai découvert avec la lecture de son roman Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?, dans lequel elle évoque à plusieurs reprise ce roman Les oranges ne sont pas les seuls fruits. En faisant quelques recherches post-lecture, j'ai découvert que Les oranges ne sont pas les seuls fruits avait été écrit, en 1985, bien avant Pourquoi être heureux...et que ce dernier était la réécriture du premier roman Les oranges ne sont pas les seuls fruits, qu'il racontait la même histoire, une confession sur son enfance, son adolescence, son émancipation mais dont la narration était plus proche de la réalité, donnant à cette deuxième parution davantage de réalisme et de puissance.
On retrouve en effet dans Les oranges ne sont pas les seuls fruits, la même jeune fille révoltée et pugnace qui nous conte l'histoire de son adoption, de son enfance cloisonnée par une mère grenouille de bénitier et de la découverte de son homosexualité, mais abordée avec un ton plus loufoque, convoquant surréalisme et légendes. On découvre une enfant à l'imagination débordante qui doit faire face à la rigueur imposée par une mère excentrique, fanatique mais à celle aussi d'une communauté tout aussi illuminée, hypocrite, ancrée dans ses croyances religieuses extrêmes, aveuglée par sa foi.
L'auteure aborde avec un humour décalé et une grande justesse, le thème du fanatisme religieux et ses conséquences sur l'éducation. le parcours de cette jeune fille est admirable, avide de liberté, elle réussira à évoluer dans la vie, non sans mal mais avec force et détermination avec sa propre sensibilité.
Beau récit initiatique, une belle leçon d'espoir.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
Bibliotekana
  17 mars 2015
Il y avait longtemps que j'avais entendu parler de l'auteur et de ce livre, primé et devenu un symbole outre-Manche. Travaillant en ce moment sur la littérature anglaise, j'ai donc eu l'occasion de le lire.
N'appartenant à aucune religion, je connais très peu la religion catholique. J'ai donc manqué, je pense, d'éléments pour maîtriser parfaitement l'ouvrage. En effet, chaque chapitre porte le nom des huit premiers livres de l'Ancien Testament, et j'ignore donc à quoi ils renvoient exactement (mis à part le premier, intitulé « Genèse »).
La religion est omniprésente dans cette autobiographie romancée de la vie de Jeannette. Sa mère, fervente fidèle, fera de Jeannette une missionnaire. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, car la mère va découvrir que sa fille a une relation avec une autre fille et donc, qu'elle est possédée par le démon. Jeannette va être exorcisée.
C'est la jeune fille la narratrice, et on la suit découvrant son attirance pour les filles, sans vraiment comprendre pourquoi c'est mal. Elle ne renoncera jamais à cet amour « contre-nature », puisqu'elle aura d'autres amantes. Heureusement, quelques personnes l'aideront à surmonter les regards fuyants des autres fidèles qui ne veulent pas s'approcher du démon.
Le ton est parfois ironique, on sent que l'auteur a pris du recul sur son enfance. Mais le poids de la religion est tel que Jeannette ne peut jamais vraiment s'en affranchir. Une scène très forte dans l'église où sa mère déclame tout haut qu'elle fréquente une autre fille m'a particulièrement touché, j'étais comme à la place de la pauvre Jeannette, humiliée, honteuse, ne sachant où se mettre quand toute l'église l'accusait d'être possédée par le démon…
Si cela se passe dans l'Angleterre des années 60, je pense que cette histoire peut encore trouver une résonance aujourd'hui – il n'y a qu'à voir les débats autour de l'ouverture du mariage aux homosexuels, certains propos ressemblent fortement à ceux de la mère de la narratrice….
Une plongée dans l'adolescence, la découverte du désir et des interdits religieux. Et pour creuser sur l'histoire de Jeannette Winterson, lisez « Comment être heureux quand on peut être normal » !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
maylibel
  03 juillet 2012
Dans cet ouvrage, Jeanette Winterson recrée son enfance dans une famille anglaise très pieuse à la manière d'une fable. le roman est ainsi découpé en huit chapitres qui reprennent les titres des huit premiers livres de la Bible, de la Genèse au livre de Ruth. Elle s'inspire également de contes, des légendes arthuriennes, que ce soient les aventures de Lancelot ou de Perceval… Elle parvient donc à renouveler le genre du récit initiatique, en faisant preuve de beaucoup d'humour et de finesse sur des sujets délicats : Jeanette enfant est rejetée par ses camarades de classe pour son attitude trop pieuse, puis par sa communauté une fois adolescente parce qu'elle est homosexuelle… le personnage de Jeanette s'affirme ainsi peu à peu comme une figure féministe fascinante et très charismatique. "Les Oranges ne sont pas les seuls fruits" constitue donc un roman pas toujours facile d'accès mais passionnant et rédigé dans un style remarquable. A découvrir.
Commenter  J’apprécie          70

critiques presse (1)
Telerama   29 mai 2013
L'écriture savoureuse, l'invention littéraire, la force symbolique ont fait de ce livre un classique contemporain et un symbole du féminisme.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
mademoisellechristellemademoisellechristelle   08 février 2013
« Vous singez les hommes », avait dit ma mère avec dégoût. Or c’est justement si j’avais singé les hommes qu’elle aurait eu tout le loisir d’être dégoutée. Les hommes, pour moi, ça trainait à la maison, ça n’avait pas d’intérêt, mais c’était tout à fait inoffensif. Je n’avais jamais éprouvé le moindre sentiment pour eux et, mis à part le fait que je ne portais jamais de jupe, je ne voyais rien d’autre en commun entre eux et moi
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
SeriallectriceSVSeriallectriceSV   31 décembre 2017
Les gens aiment faire la distinction entre les histoires, qui ne sont pas des faits, et l'Histoire, qui est, elle, un ensemble de faits. Ils le font afin de savoir ce qu'ils doivent croire et ce qu'ils ne doivent pas croire. C'est une chose très curieuse. Comme se fait-il que personne ne veuille croire que la baleine a avalé Jonas, alors que chaque jour Jonas avale la baleine ? Je vois des gens, aujourd'hui, qui gobent les plus énormes des couleuvres, et pourquoi ? Parce que c'est l'Histoire. Il y avait des avantages à savoir ce qu'il fallait croire. Cela a permis de bâtir un empire et de maintenir les gens à leur place, dans le beau royaume du portefeuille.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
maylibelmaylibel   02 juillet 2012
Il en va ainsi avec les histoires ; nous en faisons ce que nous voulons. C'est une façon d'expliquer le monde tout en laissant le monde inexpliqué, une façon de le garder en vie, de ne pas le forcer à entrer dans le temps. Chaque narrateur raconte son histoire différemment, juste pour nous rappeler que chacun la voit différemment. (p. 127)
Commenter  J’apprécie          60
joedijoedi   05 mars 2013
Elle priait toujours debout, à cause de ses genoux, tout comme Bonaparte donnait toujours ses ordres à cheval, à cause de sa taille.
Commenter  J’apprécie          150
BibliotekanaBibliotekana   12 mars 2015
Je ne savais pas très bien ce que forniquer voulait dire, mais j'en avais entendu parler dans le Deutéronome et je savais que c'était un péché. Mais pourquoi était-ce si bruyant ? Les gens commettaient la plupart des péchés en silence, de façon à ne pas se faire prendre.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Jeanette Winterson (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanette Winterson
Foundation Day Lecture 2014 Professor Jeanette Winterson
autres livres classés : homosexualitéVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Connaissez-vous Jeanette Winterson ?

Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis. Ses ennemis étaient: le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces. Ses amis étaient: Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés anti-limaces, et moi, au début.

Les fruits ne sont pas tous des oranges
Les Oranges ne sont pas les seuls fruits 
Seules les oranges donnent du jus

10 questions
5 lecteurs ont répondu
Thème : Jeanette WintersonCréer un quiz sur ce livre
. .