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EAN : 9782843351112
167 pages
Éditeur : Verticales (22/08/2003)
3.92/5   18 notes
Résumé :
Dans une série de lettres s’échelonnant entre mai 1789 et août 1793, Marguerite Paradis, tenancière d’un bordel d’enfants pour libertins, expose à son amie Louise, qui désire ouvrir le même type de commerce à Bordeaux, les divers tracas auxquels il lui faudra se confronter pour faire tourner sa maison : aménagement des locaux, domesticité, clientèle et marchandise, autant de questions qu’elle continue de résoudre dans sa maison de la rue des Fossés-Saint-Germain. Ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Montana
  30 mai 2021
Splendeurs et misères d'une maquerelle.
Attention, âmes sensibles s'abstenir...car ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Moi-même, avertie des thèmes de prédilections de Gabrielle Wittkop, je ne m'attendais pas à un récit aussi "hard".
La forme est néanmoins intéressante, puisque l'histoire se présente sous une forme épistolaire. Dame Marguerite - tenancière d'une "maison" faite pour le plaisir de ses clients s'adresse à Dame Louise, qui compte s'installer à son compte dans le même emploi à Bordeaux.
Au travers ses écrits à son amie, Marguerite dévoile alors son organisation, lui donne des conseils importants, lui compte maintes anecdotes sur les habitudes particulièrement perverses de ses clients.
La langue de la fin du 18ème siècle donne à l'ensemble une réalité crédible. L'auteure s'est certainement amusée à établir un énorme contraste entre le ton léger employé par la narratrice et les horreurs qu'elle raconte : Les enfants esclaves de cette maison sont, en effet ,de simples objets, de la marchandise périssable, du matériel, facilement remplaçable uniquement au service des plaisirs lubriques des clients. Il n'est pas rare que l'issue de ces jeux pervers entre adultes et enfants se terminent de façon fatale. Mais, ça, ce n'est pas bien grave, car des enfants, on en trouve facilement. L'objectif étant qu'ils ne meurent pas trop vite ..., qu'ils souffrent le plus longtemps possible pour le plus grand bonheur des clients.
La cruauté des propos, les souffrances qu'on imagine au travers de ces propos sont tellement crus que je n'ai pas apprécié la lecture de ce livre.
Je me suis donc trompée sur mon choix, car malgré tout, cela ne doit pas remettre en cause la qualité de l'écriture de l'auteure.
A bon entendeur,....vous serez prévenus!
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ChryseiaVonSourde
  14 octobre 2017
Gabrielle Wittkop livre dans ce roman épistolaire un bel exercice de style, hommage à Sade, sans nul doute, mais aussi au XVIIIe siècle finissant dans son ensemble. On y retrouve les obsessions de l'auteure (sexualité extrême et dévoyée, cruauté, personnages "inhumains" et cependant parfaitement représentatifs de leur temps, affranchissement de la morale commune, sans oublier la figure de l'hermaphrodite, déjà croisée dans ses autres écrits). Ce n'est pas mon Wittkop préféré, mais c'est une lecture qui confirme mon admiration pour l'érudition et le style ciselé et tranchant de cette grande dame des lettres.
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Soirée spéciale Gabrielle Wittkop.
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