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ISBN : 2253068829
Éditeur : Le Livre de Poche (19/04/2017)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 30 notes)
Résumé :
"Je l'observai attentivement, et l'espace d'un instant nos regards se croisèrent. Je fus séduit par ses yeux de lutin et leléger sourire qui jouait sur ses lèvres. Nous restâmes un moment silencieux à nous regarder,goûtant cette camaraderie entre anciens, comme des passagers qui, par une nuit froide de brouillard, entament une conversation sur le pont d'un navire et découvrent qu'ils ont grandi dans le même quartier."
Première danseuse à la Scala nostalgique ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  11 octobre 2015
Ce dernier livre traduit de cet écrivain-thérapeute...de plus de 80 ans, qui comme le plus souvent, nous fait partager à travers des récits de vies, de séances, son métier et sa longue pratique de thérapeute.
Dans cet ouvrage s'ajoute cette fois un élément non négligeable , qui a son importance:le grand âge de son auteur, qui à plus e 80 ans poursuit l'exercice de ses fonctions.
Cette fois, il fait parallèlement le bilan de son propre chemin, de son ressenti vis à visde sa propre fin, sa propre mort...Jusqu'à une certaine autocritique où Irvin Yalom reconnaît certaines résistances et quelques dénis tenaces, essentiellement face à sa finitude.
Dans la narration de ces épisodes de vie, de ces parcours individuels, il choisit un certain nombre de personnes malades, en phase terminale...qu'il a aidés et accompagnés...
Un noyau conducteur dans ces récits dominés par l'appréhension de la maladie, de la mort... avec un livre de chevet pour Irvin Yalom, qui l'aide dans ses suivis thérapeutiques, "Pensées pour moi-même" de Marc-Aurèle... le guidant, l'éclairant tout en remettant en cause les codes classiques de sa profession et des traitements préétablis...
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Espresso
  07 mai 2015
Que dire? Il y a quelques années, Psychologies Magazine titrait en double page: "Comment peut-on vivre sans Yalom?" Et suivait un article dithyrambique sur ce psychiatre et psychothérapeute exerçant à Palo Alto (c'est sur la côte ouest, aux U.SA., me suis renseignée depuis). Forcément intriguée, j'ai dévoré (presque littéralement) ses deux romans, Mensonges sur le divan et La méthode Schopenhauer et je me suis dit "Oui, comment, COMMENT, peut-on vivre sans Yalom?" Ben, on ne peut pas. Ou on ne devrait pas. Ou il ne vaudrait mieux pas. Tant ses romans que ses essais sont truffés d'humour, de sagesse, d'humanité; ce serait dommage de rater ça.
Et même si on est rétif à tout ce qui commence par "psy", Irv (pour les intimes) arrive à toucher l'essentiel en quelques mots. C'est la mouche versus l'araignée (en moins gore), pas moyen d'y échapper. Et d'ailleurs, on est loin, très loin d'avoir envie d'échapper au tourbillon Yalom.
Dans Créatures d'un jour, Irv. partage quelques unes de ses séances, axées sur le temps, le temps d'une vie, l'importance d'une vie, l'importance du temps d'une vie. Il a 84 ans, exerce toujours, se sent vieillir (mais pas vieux pour autant) et expose des patients confrontés à la mort (la leur ou celle d'une personne proche). Inconditionnel et expert en philosophie, Yalom nous familiarise ici avec la pensée de Marc Aurèle.
Oui vraiment, comment peut-on vivre sans Yalom? Il nous fait rire, réfléchir, penser. Il nous rend intelligent (en tous cas, on effleure l'idée de le devenir) et bien portant.
Que demander de plus? Que Yalom soit immortel! Il est éternel, c'est déjà ça (comme disait Souchon).
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luocine
  14 septembre 2015
J'ai découvert cet auteur il y a deux ans maintenant et il y a entre ses livres et moi une résonance particulière. Cela ne s'explique pas complètement, la seule phrase qui me vient à l'esprit est celle-ci : j'aime passer du temps avec cet auteur. Pour ses romans déjà chroniqués (« le problème de Spinoza » , « Et Nietzsche a pleuré » et le premier « Mensonges sur un divan« ), je peux sans aucun problème mettre cinq coquillages pour convaincre tous ceux qui lisent ce blog de les lire, autant pour ce livre, ces quatre coquillages, reflètent davantage mon plaisir de sentir une telle adéquation entre cet auteur et ma sensibilité actuelle.
Oui, c'est compliqué parfois de vieillir, et la mort qui rôde autour de nous tous est de plus en plus présente supprimant de notre quotidien des amis qui partageaient notre vie. La lecture de Montaigne à travers le livre de Sarah Bakewell, m'avait rappelé que la peur de la mort empêchait souvent les êtres humains de vivre. Irvin Yalom, nous raconte dans son dernier ouvrage, dix personnalités qui sont venus le consulter en tant que thérapeute et se dévoilent alors, bien des facettes du comportement humain. Irvin Yalom est un thérapeute particulier qui intervient dans le dialogue entre lui et son patient quand il pense que cela peut aider la personne à prendre conscience des problèmes qui l'empêchent de mieux vivre. Il me fait penser à Paul Weston dans In Treatment : jamais de recettes miracles et jamais de « déclic » qui vont totalement changer le comportement d'autrui.
Les phrases qui aident sont imprévisibles, comme celle prononcée par une infirmière à une patiente qui vivait la destruction de son foie « faire bonne figure pour ses enfants et petits enfants », elle réussira alors à surmonter son angoisse de mort. Irvin Yalom aura un jour cette infirmière comme patiente, et découvrira, à sa grande surprise et à la nôtre, les véritables raisons qui ont poussé cette femme à prononcer ces mots qui ont tant aidé sa patiente. Rien de spectaculaire dans ses dix patients , juste de l'humain et Irvin Yalom qui nous aide à faire un peu de tri dans nos soucis du quotidien, cet homme au sourire malicieux a quatre vingt un an, il semble si heureux qu'avec lui, on veut bien continuer notre chemin pour VIVRE le moins mal possible.
Lien : http://luocine.fr/?p=4566
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CATHY69
  08 juin 2017
Serie de portrait sur le ton de la confidence. Plusieurs personnages se confient au psychiatre, nous avons l'impression d'être assis dans un fauteuil dans une pièce moquettée avec un thé à portée de main et d'écouthé
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MarcDessart1976
  02 novembre 2017
Avec Créatures D'Un Jour, Irvin Yalom raconte, cette fois sous l'égide discrète de Marc-Aurèle, les histoires d'une dizaine de patients qu'il a suivis au cours de sa – longue – carrière de psychothérapeute.
Paul, Charles et les autres souffrent de problèmes très divers. Leurs démons sont pour l'un le manque d'estime de soi, pour l'autre la peur de la mort, pour un troisième une incapacité à s'occuper de soi-même…
Le fil rouge reliant ces différentes histoires n'est pas à rechercher du côté des patients. Il se trouve plutôt du côté du thérapeute. C'est en effet sa manière d'aborder les difficultés que lui confient ses patients qu'explique Irvin Yalom dans ces histoires, son approche de la relation qui l'unit à eux ou encore certains « trucs » qu'il utilise, au cours de ses entretiens, pour recadrer la discussion ou bien se sortir d'une voie qu'il estime sans issue.
Dans cette perspective, le livre, même s'il contient d'inévitables répétitions d'une histoire à l'autre, est intéressant. Les thérapies racontées, elles, ne présentent en tant qu'histoires individuelles, que peu d'intérêt pour le lecteur, tant elles sont pour la plupart personnelles aux patients concernés. A l'exception notable cependant des histoires d'Ellie et d'Helena. La première était atteinte d'un cancer incurable quand elle a demandé à Irvin Yalom de la suivre, tout d'abord pour quelques séances seulement et ensuite « jusqu'à ce [qu'elle] meure ». La seconde, elle, n'a rencontré le thérapeute qu'une seule fois, quelques temps après le décès de son ami le plus proche, qu'elle ne parvenait pas à accepter.
De ces deux histoires et surtout de la première se dégage une force qui pousse le lecteur à considérer comme les siens les questionnements d'Ellie et d'Helena et, voyant les réponses qu'elles parviennent chacune à trouver, à se les approprier peut-être ou, du moins, à en tirer quelque enseignement.
Créatures D'Un Jour ne m'a pas laissé indifférent, ne serait-ce que pour les deux histoires que je viens d'évoquer et pour cet envers du décor qu'Irvin Yalom laisse discrètement entrevoir. J'avais trouvé plus fort le texte du Jardin D'Epicure, où l'auteur, au travers de différents cas vécus, évoquait le rapport qu'il entretenait avec la mort et le sens qu'il était selon lui possible de donner à celle-ci.
J'attends avec impatience de lire Thérapie Existentielle, où Irvin Yalom abordera une thématique – presque – aussi éternelle et importante que celle de la mort : celle de la liberté.

Lien : https://livrelecteur.wordpre..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   26 septembre 2015
"Vouloir les mots
Pas par faim
Mais de maladie
Mal a dit
Faute de montagnes
Réconfort failli
Plat
Le paysage
Qui avale le soir
Comme un train vagabond
Parcourt le Wyoming
Suivant ces voies rêvées
Mes pieds se couvrent d'écailles
Celles des pattes des oiseaux
Qui foulent la grève à marée basse
Jusqu'à ce que l'eau ou les mots montent
Pour effacer toute trace
D'un volatile peu banal
Ou d'un esprit bizarre" (p. 130)
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luocineluocine   14 septembre 2015
Fairlawn Oaks est un endroit formidable . Une sacrée organisation. Si je devais le gérer, je ne changerai pas grand chose, je crois. Le problème vient de moi, je le reconnais. Fairlawn Oaks a tout pour plaire. Les repas sont de qualité, on peut y faire des tonnes d’activités fabuleuses. Le parcours de golf est un peu sage, mais pour mon âge il est parfait. Le problème chez moi , c’est ce sentiment d’ambivalence qui me paralyse à longueur de journée. Chaque fois que je commence une activité, mes pensées s’orientent vers une autre . Je ne fais aucun plan maintenant – du moins pas comme les autres le font – ça ne me correspond pas . Pourquoi faudrait il que j’aille à l’aquagym tous les après midi à quatre heures? Ou au briefing sur l’actualité à dix heures tous les matins? Pourquoi faudrait-il que je mette chaque fois la clef dans la poche qui est accrochée à ma porte? Pourquoi faudrait il que je prenne mes repas à la même heure tous les jours? Ce n’est pas moi le vrai moi, le vrai Rick Evans , aime ce qui est spontané.
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luocineluocine   14 septembre 2015
Lorsque la passion décline avec le temps, alors on découvre le merveilleux ciel étoilé que le soleil a obscurci, ou caché. La disparition des passions parfois tyranniques de la jeunesse m’a personnellement permis d’apprécier davantage encore le ciel étoilé et le prodige que constitue le fait d’être en vie. J’ai plus de quatre vingts ans , et je vais vous dire une chose incroyable: je ne me suis jamais senti aussi bien ni plus en paix avec moi même. Oui , je sais que ma vie approche de sa fin, mais la fin est là depuis le début. Et la différence aujourd’hui est que je goûte les plaisirs que me procure ce savoir.
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luocineluocine   14 septembre 2015
Dans ma pratique de la psychothérapie depuis quarante ans auprès de patients moins gravement atteints, j’estime le diagnostique le plus souvent inapproprié, et j’en suis venu à la conclusion que les contorsions auxquelles nous, psychothérapeutes, devons nous livrer pour répondre aux exigences des compagnies d’assurances qui veulent des diagnostics précis, se font au détriment à la fois du thérapeute et du patient. Le processus de diagnostic n’est pas applicable à la personne dans sa complexité. Les catégories diagnostiques ont éte forgées de toutes pièces et sont arbitraires. Elles sont le produit d’un vote collectif et subissent invariablement, et dans des proportions considérables, des révisions tous les dix ans.
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luocineluocine   14 septembre 2015
J’ai quatre vingt un ans, c’est vieux. Terriblement vieux. Cela m’horrifie quand j’y pense. Je ne me sens pas vieux et je me demande sans cesse comment c’est arrivé. J’ai toujours été le plus jeune partout – en classe, dans l’équipe de baseball du camp de vacances, au tennis – et voilà tout à coup que je suis le plus âgé, où que j’aille – au restaurant, dans les conférences professionnelles – je n’arrive pas à m’habituer.
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Videos de Irvin D. Yalom (7) Voir plusAjouter une vidéo
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