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ISBN : 2330129955
Éditeur : Actes Sud (05/02/2020)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Novembre 1945 : Nahum Marquez est condamné à mort pour avoir assassiné la femme d'un dignitaire du régime franquiste.

Novembre 1975 : Lucia rentre à Barcelone après un long exil, en compagnie des cendres de son père et des fantômes qui l'ont fait fuir à Vienne.

Le généralissime agonise et avec lui une Espagne décrépie et violente incarnée par le commissaire Ulysse, prêt à livrer la dernière bataille. Ils se sont affrontés dans une aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Selkis
  03 février 2020
Je ressors un peu troublée de cette lecture : un des personnages se prénomme Gilda (comme ma Maman) et que l'auteur évoque les cygnes (qui étaient les animaux préférés de ma maman) et que maman adorait se faire tremper par la pluie pour se sentir vivante. Vous y ajoutez la dictature franquiste et les récits de maman reviennent en masse (fin de la parenthèse familiale)
Donc… Premier roman de l'un de mes auteurs préférés. Et ça commence fort ! On est tout de suite dans le vif du sujet ! Lucia (l'héroïne) a enfoui bien profondément dans sa mémoire des souvenirs qu'elle a occulté pour pouvoir continuer à vivre. Les années ont passé et les libertés qu'elle avait prises pour arranger le passé à sa sauce l'empêchent de vivre : on a beau vouloir oublier, la vérité finit par trouver le chemin de la sortie… On ne peut pas vivre avec le poids du secret et de la dissimulation ; il faut apprendre à vivre avec le passé pour pouvoir continuer à vivre. Et pour vivre avec le passé, il faut le connaitre et donc aller à sa rencontre, le faire ressurgir, avec les souffrances qui vont avec. D'ailleurs il n'y a pas que les personnages qui souffrent ; une fois de plus Victor a réussi à me faire souffrir avec eux ! Un roman qui se déroule dans les dernières semaines du Franquisme – c'est le dernier moment pour certains pour finir ce qu'ils veulent achever avant le passage à une autre politique – et l'ambiance pesante et inquiétante de l'Espagne est un personnage supplémentaire, qui rode et répand terreur et suspicion. Les personnages du passé ont changé mais ils sont toujours là… surtout les pires…
Les personnages, comme dans ses autres romans, ne sont jamais tout bons ou tout mauvais (même les pires) mais sont fracturés dans leur âme et dans leur chair. Ils ont tous leurs faiblesses, leur part de fragilité, même les plus noirs, ce qui fait qu'au final ils sont finalement tous attachants par un bout ou un autre… Rien n'est jamais blanc ou noir… Au final tout le monde a toujours une part de culpabilité, même si ce n'est pas celle qu'on imagine… Mis à part Andrés, le mari de Lucía, il faut dire que la galerie des hommes que nous propose l'auteur est particulièrement gratinée et détestable…
Comme dans tous les romans de Victor del Arbol, passé et présent se complètent et se répondent. Et les personnages sont si bien analysés et décortiqués qu'on a l'impression de faire leur connaissance et de les côtoyer. Et ils sont tous crédibles et représentatifs de la société, à un moment ou un autre.
Et toujours l'eau… la mer, l'océan, la pluie qui lave et rend vivant…
Lien : https://www.cathjack.ch/word..
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EvadezMoi
  19 février 2020
Magnifique texte que ce premier roman de Victor del Arbol. Une histoire tragique sur laquelle plane l'ombre meurtrière de Franco. Superbe !
Chronique complète sur le blog
Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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critiques presse (1)
LeMonde   21 février 2020
Le premier roman de Victor del Arbol, aujourd’hui traduit, met déjà en scène l’obsession mémorielle de l’écrivain espagnol. Le cœur du livre, comme des cinq qui le suivront, c'est de savoir si la mémoire est libératrice ou aliénante.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   19 février 2020
— Tu m’as l’air bien pensive, ce soir.

Lucía de Dios ne répondit pas. Elle admirait avec une certaine tristesse le bâtiment du Théâtre national entièrement illuminé. Elle était fatiguée, mais avait accepté le dîner et la promenade romantique intra muros. Ils avaient parcouru lentement la Ringstrasse et s’étaient arrêtés devant le palais du Belvédère pour admirer les stucs blancs de la façade, les centaines de fenêtres et les toitures en cuivre. Puis ils s’étaient assis dans un charmant jardin, près du modeste appartement où ils vivaient dans le quartier de l’université. Andrés l’embrassa. Elle aurait voulu lui rendre son baiser, mais ce soir-là, elle avait du mal à feindre.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2020
“Au centre pénitentiaire pour hommes de la ville de Barcelone, est délivrée la sentence prononcée par le Tribunal supérieur de justice militaire, en date du 12 courant, numéro de registre 345 678, procès-verbaux 45 et 678, ratifiée par le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice, laquelle condamne à la mort par garrot, revêtu du droguet noir, le prisonnier matricule 2 345-E, Nahúm Márquez López, né le 10 juin 1905, à Munxidos, province de La Corogne, pour l’assassinat de doña Amelia Ros Hidalgo, épouse Quiroga. Aux fins d’exécution forcée. Ainsi en a disposé Sa Seigneurie, et le décrète en son nom. Vive l’Espagne ! À Barcelone, le 20 novembre 1945.”
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2020
Nahúm Márquez essayait de dominer sa panique, mais il avait du mal à rester lucide. Il aurait préféré être seul ces dernières heures, penser, se réfugier dans le souvenir d’Amelia pour ne plus souffrir, mais les commentaires du prisonnier le rendaient fou. Il n’avait cessé de se répéter que tout cela était “impossible, absurde, une machination, une erreur”. Mais quand cessèrent les coups de marteau, le froid redoubla et même les gouttes du plafond se figèrent. Il entendit des pas sur la alerie. Son compagnon de cellule se traîna dans l’ombre avant que grince la serrure et que la porte s’ouvre. Plus aucun espoir auquel se raccrocher : on allait le tuer.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2020
sur Radio Nacional le bulletin de santé du général Franco. Andrés demanda au chauffeur de taxi de monter le volume. D’une voix absente, le speaker lisait machinalement le bulletin qui affirmait qu’en dépit de sa gravité, la situation était stable. Les informations se poursuivirent avec les dernières réactions internationales au procès de Burgos. Le chauffeur abreuva d’insultes les militants etarras et le FRAP, et brailla qu’il était normal de les exécuter. Ces connards auraient conduit le pays à l’anarchie, affirmait-il.
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collectifpolarcollectifpolar   19 février 2020
— Quand l’anneau métallique vibre, actionné par une manivelle sur la trachée, il te prive d’un air précieux, peu à peu, et tu vires au bleu. Tu n’es plus quelqu’un, tu es un poisson qui se débat hors de l’eau, un asthmatique asphyxié dans un sac en plastique, les yeux exorbités et la langue violette. Alors, et seulement si la miséricorde du bourreau le permet, un dernier tour de manivelle, plus brusque que les précédents, te brise la colonne vertébrale avec un claquement sec. Et c’est la fin.
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Videos de Victor del Arbol (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor del Arbol
À l'occasion du salon du livre de Genève 2019, rencontre avec Víctor del Arbol autour de son ouvrage "Par-delà la pluie" aux éditions Actes Sud.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2283734/victor-del-arbol-par-dela-la-pluie
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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