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ISBN : 2266254308
Éditeur : Pocket (05/02/2015)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Grassouillet, affublé d'un anti-don pour les études, Martin de La Brochette est l'antithèse et le mal-aimé de sa très versaillaise famille BCBG.
Mais celui qu'"affectueusement" les siens surnomment "p'tit boudin", aidé d'un appétit hors norme pour la vie, n'a qu'une idée en tête : exercer, accompagné de sa femme rondelette qu'il aime plus que tout, la profession, inconcevable dans son milieu, qui l'attire depuis toujours.
Réussira-t-il à réaliser son r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  14 août 2014
Martin de la Brochette, un peu long comme patronyme... alors ses parents, frères et soeur n'ont rien trouvé de mieux que de le surnommer "P'tit Boudin" ou "Boulette"... Il faut dire que le p'tit gars fait son poids. Bon vivant, appréciant la bonne chair, soit-elle comestible ou pas, il profite de la vie comme bon lui semble. Mais tout cela est difficile quand on est élevé dans une famille catholique en banlieue parisienne par une mère toujours tirée à quatre épingles, sûre d'elle et de son charme et entouré de frères et soeur qui n'ont rien trouvé de mieux que de suivre le chemin tout tracé par leurs parents. Marie, bien sous tous rapports, mère au foyer, a évidemment épousé Francis, un comptable qui s'amuse avec les chiffres à Bercy. Louis, le petit préféré de maman, et pour cause, il a fait HEC, s'est bêtement entiché d'une blondasse dont les seins sont inversement proportionnels à son Q.I. Pierre, lui, s'est engagé auprès de Dieu, maman n'en est que plus fière, ça fait bien dans le C.V de la famille! Quant à Martin, le rejeton, le mal-aimé, le grassouillet, lui, ne compte pas faire comme tout le monde. Dans ce monde étriqué, il veut devenir boucher! Avec la complicité de Pierre, son abbé Pierre à lui, il a décidé de prévenir sa famille lors du déjeuner pascal, après le Nescafé tiède... 
Quel personnage ce Martin de la Brochette! Avec un nom pareil, il semble que son destin était tout tracé... Il se serait appeler de la Farine, il en aurait peut-être été différemment... Différent, c'est le qualificatif qui lui convient dans cette famille versaillaise, maman avec ses jupes plissées et son (faux) collier de perles, feu papa qui ne bronchait jamais et les trois frères et soeurs qui suivent bêtement le chemin tracé. Ont-ils eu le choix au final? Mais Martin se rebiffe et veut réaliser son rêve: devenir boucher et épouser une bouchère, bien en chair, quitte à en choquer plus d'un. Thierry des Ouches nous offre une galerie de personnages explosifs, drôles et loufoques. Il dresse le portrait d'une famille hétéroclite sans verser dans la caricature. Chacun se dévoile au fil des pages et l'on ressent combien l'éducation peut en frustrer plus d'un. Ce roman, sorte de critique des gens de bonne famille, montre combien il est important que chacun puisse vivre ses rêves. L'écriture est enlevée, les bons mots fusent, Boulette est touchant et sa bonhomie contagieuse. 
Martin de la Brochette... à pic!
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TerrainsVagues
  16 août 2015
Martin de la Brochette ou la guerre des mondes.
C'est l'opposition du monde de la réussite sociale, l'image qu'on nous en inculque dès le plus jeune âge, avec hautes études, belle situation avec l'argent qui va avec, belle voiture, belle maison, belle femme, beaux enfants intelligents et doués pour réaliser les rêves des parents ou pour prolonger leur « oeuvre », un monde où tout signe extérieur de superflu est gage de respectabilité, contre celui du rêve, de la passion et d'une certaine liberté.
Un monde qui se sent supérieur contre un qui se rebelle, deux mondes qui se méprisent...
« Martin de la Brochette » c'est tout ça en une même famille.
Chez les « de la Brochette », ça ne sera pas une guerre nucléaire car Martin serait plutôt ascendant « ralentisseur de particule » mais..
.
Ayant une sympathie chronique pour les moutons noirs ou autres brebis galeuses des troupeaux et n'ayant jamais été très « famille », j'ai choisi mon camp dès les premières pages.
Tout commence comme dans un film avec la voix off qui nous plonge dans l'histoire sans préambule puis rapidement ça devient un sketch de stand up (un excellent sketch) avec vanne toutes les trois lignes et des caricatures féroces à souhait. Et puis au fil des pages les caricatures deviennent plus humaines. Il suffit souvent de pas grand-chose dans la vie, un évènement plus ou moins important qui nous met face à nous même pour redonner aux choses l'importance qu'elles ont réellement. le temps perdu ne se rattrape pas mais il n'est jamais trop tard pour changer sa vie ou du moins son angle de vu sur deux trois trucs... et se rendre compte qu'en certaines circonstances, nous sommes vraiment tous égaux.
Une écriture qui tour à tour pulse et s'adoucit un peu à l'image des marées (pas l'ombre d'un embrun dans ce bouquin mais je ne peux pas ne pas placer l'Océan quelque part quand même), de l'humour de l'ironie, un livre au pH tantôt acide tantôt alcalin mais jamais neutre.
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Fandol
  07 juin 2018
C'est un livre délicieux qui fait du bien tellement il est drôle et bien écrit.
Thierry des Ouches, connu comme photographe réussit un bon premier roman avec son Martin de la Brochette qui mène sa vie au grand dam de sa mère, bourgeoise catho qui le surnomme « Petit boudin »…
Avec une tendre férocité, Martin n'épargne aucun membre de sa famille, surtout Francis, le beau-frère : « Francis, toujours bronzé comme un bidet de Jacob Delafon, aurait rêvé d'être dentiste… Francis adore quand sa femme l'appelle « mon trésor », ça lui rappelle le Trésor Public, son employeur. »
C'est à Inès, sa nièce et filleule, que Martin révèle son secret : devenir boucher ! Avec Solange qu'il aime depuis longtemps - « Si Solange était un légume, elle aurait l'appellation bio. » - il consulte les annonces pour trouver une boucherie-charcuterie : « Les annonces, ce n'est pas ce qui manque, il y en a autant que de la graisse sur un magret. »
Finalement, ils se fixent à Parthenay, grâce à son frère aîné, l'abbé Pierre... Ce dernier tente de faire revenir les hommes à la messe comme Martin s'évertue à attirer des clients dans sa boucherie.
Les anecdotes pullulent, les réflexions savoureuses, comme les andouillettes, spécialité de Solange, émaillent un récit où l'on retrouve régulièrement le repas de Pâques, à Versailles, chez la soeur, Marie, qui, diplôme de Sciences Po, quatre enfants, attend un cinquième mais reste sans profession car catholique et souriante.
Enfin, il y a aussi Louis, un autre frère et surtout la mère : « L'intelligence comme la connerie n'ayant pas d'âge, tel un vieil armagnac, notre mère est hors d'âge. » C'est le style de Thierry des Ouches et c'est un régal que je conseille à tous !
Un grand MERCI à Lecteurs.com pour cette jolie découverte !
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pilyen
  05 février 2014
A l'heure où les dames à serre-têtes et jupes plissées ont été jetées à la rue par un gouvernement ignoble qui ose aller contre leur soi-disant idées bien-pensantes camouflant bien souvent des actions nettement moins catholiques, sort un petit roman rigolo sur une famille versaillaise. Attention, quand l'auteur Thierry des Ouches parle de famille versaillaise, il s'agit bien sûr de celles qui ont maison bourgeoise sur rue avec enfants en smocks et la messe du dimanche en sautoir, pas de celles reléguées dans quelques bas quartiers.
Mme de la Brochette, veuve à la blondeur aussi entretenue que sa ligne impeccable, règne sur sa petite famille de 4 enfants. Sûre de son pouvoir, de son aura, de son bon goût, elle arbore l'image d'une femme épanouie dont la famille est aussi impeccable que ses tailleurs et ses trois rangs de fausses perles. Ses enfants ont merveilleusement réussi leur vie. Sa fille unique a abandonné de brillantes études pour être l'épouse dévouée d'un hyper cadre à Bercy. Louis, son fils préféré est beau, intelligent, formaté par HEC et va épouser une créature ravissante (heureusement qu'elle a un physique car le reste est moins reluisant, ni famille digne de ce nom, ni intelligence). Pierre, son deuxième, est prêtre, un must dans une paroisse comme Versailles (bon, c'est en fait Saint Germain en Laye, mais c'est kif kif bourricot!). Ah oui, il y a un troisième... Bon, on va dire vite fait qu'il n'est pas fait pour les études, qu'il dénote un peu sur les photos de famille car tout en rondeur alors que le reste de la troupe arbore une silhouette digne de leur rang. Pourtant, c'est ce dernier qui va raconter la famille. Il va profiter de la réunion pascale autour d'un gigot d'agneau/flageolet pour annoncer une nouvelle qui risque de leur donner quelques aigreurs d'estomac. Il a trouvé sa voie et va embrasser la profession de boucher ! Les fausses perles tremblotent sur des poitrines estomaquées. Les serre-têtes vacillent au-dessus des cerveaux qui se demandent déjà comment on va pouvoir glorifier auprès des amis ce revers de bien mauvais goût. La partie féminine va avoir des migraines. La partie masculine, moins sujette à la vitrine, s'en fout un peu...
Photographe de renommée internationale, Thierry des Ouches s'essaie au roman et dans la description d'un milieu qu'il semble bien connaître et peut être empreint de souvenirs personnels. Ca démarre comme un règlement de compte sur ces familles dont les codes vestimentaires et la vie en société n'est qu'un vernis caricatural, cachant certaines vilaines choses. Ce n'est pas nouveau mais c'est agréable à lire. Quand le roman ensuite aborde la vie idyllique du couple dans sa boucherie/charcuterie à Parthenay, le ton est plus convenu. Si l'auteur dézingue les traditions bourgeoises, il défend par contre les traditions culinaires et régionales de notre pays en route vers une uniformisation gustative. de l'incisif on passe aux rondeurs appétissantes mais un peu compassées de la bonne bouffe, comme si une convention éliminée en apportait une nouvelle.
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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dedanso
  27 octobre 2014
Thierry des Ouches signe là un court récit sur un ton humoristique mais assez convenu.
L'histoire et l'écriture sont plutôt légères mais non dénuées de pensées profondes et d'interrogations quelques peu philosophiques sur la valeur des individus et de la vie que l'on mène.
C'est l'histoire avant tout de Martin de la Brochette, l'un des enfants d'une famille bourgeoise de Versailles. Mais ce rejeton dénote complètement : son rêve est simplement de vivre avec sa grassouillette Solange dans leur boucherie-charcuterie de Parthenay alors que sa famille rêve d'argent, de gloire, de renommée. On pourrait résumer le récit à la simplicité d'un quotidien quelque peu beauf face à une bourgeoisie pédante et imbue d'elle-même.
Vous l'aurez compris, tout est caricature, jusqu'à une fin convenue : les méchants ne sont pas si méchants, les parfaits pas si parfaits et les beaufs pas si beaufs. C'est cette caricature qui fait sourire même si l'on frôle parfois une mièvrerie écoeurante. Les multiples références d'actualités (politique, littéraire, cinématographique) couplées à des personnages d'une banalité extrême ancrent le récit dans notre propre réalité quotidienne (enfin presque hein).
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il s'agit là d'un récit hilarant mais je me suis surprise à sourire assez souvent et même, quelquefois, à être émue.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   22 août 2014
Il me parait bien loin le Paris des films de Verneuil ou de Melville où les cafés enfumés sentaient bon la Gauloise et les toilettes l'urine, où l'on parlait brésilien dans le bois de Boulogne, où les pompiers faisaient "pin pon". Dans ce Paris-là, pas de parking souterrain, mais des garages, comme chez Dinky Toys dont j'aimais adolescent investir les tripes de bâtiments de béton, quand la pluie s'écrase sur des verrières d'acier rouillé, que la lumière gris-bleu s'éteint sur le sol brut et beau de la capitale. Les garçons de café avaient du panache, disaient "bonjour" et "merci", le sourire compris dans l'addition. La fourrière, c'était pour les chiens, les pains au chocolat ne s'appelaient pas chocolatines, les clochards étaient barbus et "préfontainisés". Les motocrottes avaient du pain sur la planche. 
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   11 août 2015
A vingt-sept ans, Vanessa a déjà peur de vieillir, mais les progrès constants de la chirurgie esthétique la rassurent - un peu. C'est vrai qu'avec des seins aussi gros, quand ça va tomber, ça va faire mal, et qu'une jolie fille qui vieillit mal, ça se voit plus qu'une fille qui a toujours été moche. Vaness' (c'est son surnom), convaincue d'être originale et dotée d'une forte personnalité, a des rêves incroyables pour elle même et pour son couple : une maison les pieds dans l'eau à l'île de Ré, un appartement au bas des pistes à Courchevel avec une grande terrasse plein sud, des tonnes de voyages au soleil, une Mini cabriolet, un immense dressing, et surtout ne jamais rater les soldes où l'on fait tant d'économies et de bonnes affaires. Elle aura deux beaux enfants, un garçon et une fille qui deviendra plus tard sa meilleure amie. Elle rêverait qu'elle devienne comédienne ou chanteuse, ou mannequin, ou artiste. Elle ADORE la vie, trouve tout génial, mais se plaint en permanence, pense que tant de misère dans le monde est bien regrettable. Devenue experte dans le maniement de sa carte bancaire, elle prend du plaisir à regarder ses jolies mains manucurées taper son code de carte Gold sur un clavier, s'émerveille de ne jamais se tromper de numéro, en conclut qu'elle a une sacrée mémoire.
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   10 août 2015
Quand Einstein disait que l'imagination est plus importante que le savoir, il ignorait qu'au XXIe siècle, dans les grandes entreprises internationales, ce serait l'inverse pour une large majorité de ceux qui les constituent. La marge de manœuvre est quasiment nulle pour la plupart des milliers de diplômés qui débarquent tous les ans dans le monde barbare du travail. Monde impitoyable qui va broyer irréversiblement leurs rêves d'enfants à leur insu, tout du moins pour ceux qui en avaient. Pour eux, l'absence de talent et d'imagination est une force qui les aide à épouser la politique de leur société, à rentrer dans le moule, à marcher au pas. Ils sont disciplinés depuis leur plus jeune age, formés par des théories, technocrates dans l'âme et dépourvus de bon sens, prêts naturellement à se soumettre à la hiérarchie.
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marina53marina53   14 août 2014
(Maman) pense ne jamais mentir pour mieux préserver ce qu'elle appelle "l'honneur de la famille", délicate et élégante jusque dans le mépris, pour mieux nous protéger, nous ses enfants "tant aimés", symboles vivants d'une réussite visible et représentants d'une lignée dont nous sommes les ambassadeurs de chair et de sang; un mensonge déguisé est toujours préférable à une honte affichée. 
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TerrainsVaguesTerrainsVagues   08 août 2015
Étonnamment, j'aime mon statut marginalisé à mon insu dès le plus jeune age.
Mes frères et mes sœur sont des "Copies". Je me sens être l'"Original". Pour rien au monde je n'aimerais être le portrait conforme de tous ceux qui se ressemblent déjà dans le ventre de leur mère, de tous ceux qui sont lancés à pleine vitesse sur les rails de la monotonie et de la conformité programmée, de tous ceux qu'aucun mystère n'habite. Faire les mêmes études que mon père, parler avec la voix de ma mère, penser avec le cerveau des deux réunis, ce sera sans moi.
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