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EAN : 9782752906052
196 pages
Phébus (01/12/2011)
3.6/5   21 notes
Résumé :
En 1705, un flibustier français sauve deux dames de la haute société anglaise échouées sur une plage des Antilles, puis rencontre sur les mers un autre autre navire français porteur d’une prise anglaise et de son équipage. Tous, accompagnés du bon et jovial Père Anselme, vont, alliés comme ennemis prisonniers, célébrer la fête du Roi de France sur la plage d’une île paradisiaque et déserte. Ce « boucan de cochon » mémorable sera l’occasion pour ces hommes de raconte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
A Saint-Malo, destination de mes vacances estivales depuis quelques années, il y a 2 librairies que j'apprécie particulièrement : L'Odyssée située intra-muros et « La droguerie de marine » située dans le quartier Saint-Servan. Toutes deux ont la pertinence d'avoir un rayon consacré à la mer, ce qui est tout de même une bonne idée dans la Cité Corsaire. du coup, chaque année je me fais plaisir dans ces rayons en achetant quelques bouquins de l'éditeur Chandeigne (plutôt des récits d'expéditions) ainsi que des romans d'aventures maritimes. Cette année j'ai, entre autres, acheté « les corsaires du roi » de Albert T'Serstevens. Je ne connaissais absolument pas cet auteur, même son nom m'était totalement inconnu. Je suis ravie de m'être laissée tenter, j'ai adoré ma lecture.

Sur une plage des Antilles, un équipage français, leurs prisonniers anglais ainsi que des dames de la bonne société anglaise font une veillée festive au cours de laquelle plusieurs des convives vont tour à tour raconter une histoire. A la fin, l'une des dames anglaises désignera la meilleure histoire.
Tour à tour poétiques, drôles, tristes ou trépidantes, les histoires narrées par les marins permettent de se plonger dans le quotidien des flibustiers de la fin du 17ème-début du 18ème siècle ainsi que dans leur imaginaire. Chacune des histoires est un véritable régal. J'ai été totalement emportée par ces récits dans lesquels on trouve les motifs classiques du genre : capitaines courageux, navires fantômes, combats échevelés, trésors fabuleux…
J'ai été séduite par l'écriture de T'Serstevens, enlevée et élégante. de plus, l'auteur varie légèrement son style, par le vocabulaire et le ton choisis ainsi que les tournures de phrases, en fonction de celui qui raconte l'histoire. Les descriptions sont tout particulièrement réussies, permettant une immersion totale dans le monde des flibustiers, on jurerait sentir les embruns sur sa peau, le vent dans les cheveux, la description du boucan de cochon fait saliver…

Le charme de ces aventures maritimes a totalement opéré sur moi et cette lecture m'a permis de découvrir cet auteur dont il est certain que je lirai d'autres oeuvres.
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Un petit recueil sympathique d'histoires de corsaires & de pirates, de trésors enfouis, de rhum et de belles espagnoles fatales. Ce sont de très courtes historiettes racontées entre corsaires lors d'un boucan qui sert de trame narrative et de fil conducteur, et à vrai dire certaines sont trop courtes pour qu'on en retienne plus qu'une impression.
Ce ne sont pas les pages les plus marquantes que j'ai lues sur ce thème, mais cela se lit vite et avec un certain plaisir, dans une langue précise et agréable, truffée de petits détails amusants et intéressants.
Très plaisant,mais reconnaissons que c'est loin d'être le plus marquant dans la production de cet auteur!
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En 1705, dans les Îles, un boucan de cochon se rassemble une audience particulière : deux fameux capitaines corsaires, leur prisonnier anglais, les maitres d'équipage et même deux dames créoles. Chacun est prié de raconter sa meilleure histoire de flibustier rapportée ici par l'écrivain de bord de la Pomme Couronnée.

Le boucan de cochon : verser dans le ventre de l'animal chauffé par les braises le jus de 24 citrons, deux bouteilles de vin blanc et une bouillie faite de piment écrasé, de poivre et de lait de coco. Jeter dans son ventre, marmite fumante, quelques grives, perroquets et perdrix. Après quatre ou cinq heures, le chef du boucan découpera la chair fondante à même l'animal sans entamer peau car il est de règle que la couenne reste intacte au-dessus du foyer. Chacun videra son couï de vin avant que de narrer la plus belle aventure qu'il ait connue lui-même ou entendue raconter par les flibustiers.

Grands ou petits liront avec plaisir cette douzaine de courtes histoires d'abordage, de tempêtes, d'île déserte, de coquins et de sequins, de femmes, de guildive, de tafia ou de rhum et bien sur de trésors perdus ou retrouvés. Il y avait aussi qu'un secret n'est jamais bien gardé quand il y a trop de langue. Il fallait donc faire disparaître la plupart de ces gens là, sinon tout le monde. Voilà ce qu'il ruminait au lieu de penser à la belle, et à chaque noeud du loch il était un peu moins autour de ces jupes et un peu plus dans son argent à lui.



Edition Libretto, 2011, écrit en 1930 par l'auteur belge t'Serstevens (1886 – 1974), 194 pages en format poche, 8,70€.

Lien : http://quidhodieagisti.over-..
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Je n'ai pas vraiment accroché....
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
C'est -commença le Nouguéro- c'est une terrible histoire de mer que je veux vous raconter, du temps que nous battions, sur le "Gaillard Gouteux", les côtes de Virginie, jusqu'à la Nouvelle-York et au delà, pour faire enrager les anglais ...
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Notez, messieurs, que pendant ce même temps le roi faisait publier mainte ordonnance prescrivant l'habit uniforme aux officiers de son armée. Cela ne se fit pas sans force criailleries de la part des intéressés. Ils voulaient bien donner à leur maître leur sang, leurs membres et leurs richesses, mais demeuraient intraitables sur le chapitre de la perruque et des manchettes. A cette époque, la noblesse avait encore de la hauteur. Servir le roi signifiait tout au plus se faire tuer pour lui. Ils y consentaient de grand coeur puisqu'ils étaient nés pour cela, mais ils ne voulaient pour rien au monde se laisser asservir à des minuties.
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Je ne pense pas qu’il y ait de vie plus noble que celle, mobile et hasardeuse, d’un navire au large ; je suis bien sûre qu’il n’y a pas d’autre fin pour un homme comme moi qu’un bon coup de pistolet dans un abordage.
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Il y avait aussi qu’un secret n’est jamais bien gardé quand il y a trop de langue. Il fallait donc faire disparaître la plupart de ces gens là, sinon tout le monde. Voilà ce qu’il ruminait au lieu de penser à la belle, et à chaque noeud du loch il était un peu moins autour de ces jupes et un peu plus dans son argent à lui.
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On a dit bien des choses sur les flibustiers, de bonnes choses et des sottises, suivant qu'on les a vues comme il fallait, ou pour faire du roman. Certes, je n'ai pas connu la grande époque, celle de Pierre le Grand, dieppois ; de Pierre Franc, de Dunkerque ; du Portugais Barthélemy ; de Roc de Groninghe, en Frise ; du Hollandais David ; et surtout de l'Olonnais et de Michel le Basque. Ce que j'en ai lu me fait penser que ces histoires se prêtent à de belles couleurs et que l'imagination des gens d'esprit fait quelquefois la folle quand il s'agit de canonnades et d'abordages.
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