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EAN : 9782917559277
288 pages
Editions Baker Street (02/04/2013)
3.12/5   89 notes
Résumé :
Robert Littell, l'un des grands maîtres du roman d'espionnage, après plusieurs livres qui se développent dans un contexte international, se tourne ici vers le polar et situe son récit dans un décor profondément américain.
Lemuel Gunn, agent de la CIA en poste en Afghanistan jusqu'à ce que sa dénonciation de l'assassinat de civils par des soldats américains provoque sa révocation, est devenu détective privé. Il s'est installé au Nouveau-Mexique et vit désormai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Dans ma pile de livres à lire, j'ai deux Littell : un du père Robert, né en 1935 à New York, et un de son fils, Jonathan, né en 1967 au même endroit. Commençons par le roman d'aventures du senior "A Nasty Piece of Work" en V.O. de 2013. du junior, j'ai chroniqué, il y a tout juste un an, le 16 décembre 2022 son ouvrage "Tchétchénie, An III" et bientôt je m'attaquerai à son essai "Un endroit inconvénient" (sur les massacres en Ukraine) paru cette année même.

Dans cette aventure, nous suivons le dénommé Lemuel Gunn - Lemuel comme Lemuel Gulliver, le voyageur infatigable et légendaire d'un autre Jonathan, l'écrivain irlandais Jonathan Swift (1667-1745) et Gunn comme pistolet ou fusil, mais avec double "n" - à travers le Nouveau-Mexique, le Texas et la Californie, à bord d'une Studebaker Starlight 1950 de collection, à la recherche d'un malfaiteur, qui doit payer 125.000 dollars à sa cliente, la belle à couper le souffle, Ornella Neppi.

Il se trouve que le héros du conte, un ancien officier de la CIA et ex-GI en Afghanistan, s'est converti en détective privé et a accepté de s'occuper du dossier de la sexy garante de cautions judiciaires, qui désire récupérer ses sous de l'infâme Emilio Gava, alias Silvio Restivo, surnommé le Catcheur, qui a osé disparaître dans la nature.

Un voyage qui, malgré son aspect charmant, est plein de dangers, car notre duo intrépide sera confronté à 2 familles rivales de mafieux, les Baldini et les Ruggeri, qui gèrent des casinos à Nipton, un coin isolé et paumé au sud du désert de Mojave dans le Nevada. La rivalité des 2 familles a tourné à la guerre ouverte depuis que Silvio ou Emilio a causé la mort de Salvatore Baldini, le fils du capo Giancarlo Baldini.

Je vous laisse découvrir comment notre détective et sa séduisante cliente se débrouilleront dans ce nid de guêpes, digne d'un épisode du parrain des parrains, Don Vito Corleone.

En somme, il s'agit d'une investigation dangereuse, mais racontée par l'auteur avec une forte dose d'humour et située dans un décor de scénario digne de Hollywood.
Bien différent donc de son chef-d'oeuvre "La compagnie" (la CIA) de 2003 ou sa biographie de l'espion Kim Philby de 2011 et sûrement de ses "Conversations avec Shimon Peres" de 1997.

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Le héros de l'histoire, Lemuel (jamais entendu ce prénom) Gunn est un ancien agent de la CIA opérant en Afghanistan. Il s'est fait virer pour une sombre affaire de dénonciation de faits avérés. Il s'est reconverti en détective privé au Nouveau Mexique. Sa caravane lui sert de logement et de bureau. L'homme est un détective à l'ancienne, type Raymond Chandler, sans téléphone mobile ni ordinateur ayant des méthodes bien à lui et des réflexes issus de son passé.

Ornella Neppi, une trentaine, jolie fille aux pieds nus, apparaît dans la vie de Gunn pour un boulot de retrouvailles d'un certain Emilio Gava.
Ce dernier libéré sous caution de 125000$ payée par la jeune femme. le dénommé Gava ayant disparu de la circulation, Ornella demande à Gunn de le retrouver afin d'éviter de perdre la somme déboursée pour la caution.
Il s'ensuit une chasse à l'homme à rebondissements.

On connaît Robert Littell pour ses romans d'espionnage, ici il s'agit d'une affaire policière assez noire mais aussi, parallèlement, d'une rencontre entre deux paumés de la vie. Chacun tirant l'autre pour avancer. Comme toujours le verbe de Littell est remarquable de justesse et d'efficacité. le bonhomme à de la bouteille et le clin d'oeil voulu à Chandler est, en tous points, évident.
L'histoire coule doucement mais surement et le voyage qui amène au dénouement permet la traversée de décors, de paysages habilement dessinés par l'auteur. On s'arrête sur les locaux, leurs façons de voir les choses et de profiter de ce qui est profitable dans leur vie de tous les jours, en bien ou en mal.
Un passage où, Gunn détestant le téléphone mobile, cherche une cabine téléphonique publique, toutes plus défoncées les une que les autres est particulièrement tordant.
Bref du bon et bel ouvrage.
J'ai passé un excellent moment de lecture!

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Robert Littell, célèbre avant tout pour ses romans d'espionnage, surprend toujours. Quand il se fait plaisir en rendant hommage à Raymond Chandler, c'est que du bonheur. Alors ne vous fiez pas à la couverture, peu alléchante, qui fait roman de gare… j'ai failli passer à côté à cause de cela. Un polar de facture très classique mais écrit avec soin et style et c'est efficace.

Lemuel Gunn ("avec deux n" dit-il toujours) détective à bas prix, désabusé, viré de la CIA pour avoir critiqué les méthodes afghanes meurtrières de l'Agence, désabusé (vraiment), qui ne veut pas entendre parler d'un ordinateur ni de portable, et qui ne crache pas sur un verre à l'occasion, traîne son ennui dans sa caravane tout alu parquée dans un camping du Nouveau-Mexique. Mais pas dans n'importe quelle caravane : elle a servi à Douglas Fairbanks Jr lors du tournage du Prisonnier de Zenda. Un jour, Lemuel entraperçoit " une paire de chevilles nues et bien galbées" plantées devant " Il était un toit " (c'est le nom de sa caravane), celles de Ornella Neppi, surprenante femme fatale, marionnettiste, intrigante comtesse aux pieds nus d'une trentaine d'années, d'origine corse qui lui demande de retrouver un certain Emilio Cava. Arrêté pour une affaire de drogue, Emilio, était en liberté sous caution. Il est sans doute en train de violer sa libération sous caution, caution fournie par Ornella. Une affaire forcément pas si simple qu'elle n'y parait. Gunn mettra à jour les relations particulières existantes entre Emilio Gava et le FBI ainsi qu'avec deux familles mafieuses du Nevada en lutte ouverte. Et la traque pourra commencer…

Cette fois encore Robert Littell excelle à donner vie à ses personnages, souvent hauts en couleurs, originaux et attachants, tout en leur conservant une part de mystère. Comme toujours, les lieux sont minutieusement reconstitués. Il nous entraîne du Nouveau-Mexique au Nevada dans les immensités du désert de Mojave, du désert peint, du grand Canyon… Et pour ce qui est de l'intrigue attendez-vous à de nombreux rebondissements. Jusqu'à la dernière ligne… Quant à l'humour il n'est jamais absent.
 Enfin, on retrouve dans Une belle saloperie des thèmes chers à l'auteur comme le morale, la vengeance, la rédemption, l'amour… Certes, ce n'est pas un chef-d'oeuvre. Mais un savoureux roman noir qui se lit d'une traite avec un plaisir constant.

A lire en écoutant, tout comme Gunn , Nat King Cole :
http://www.youtube.com/watch?v=¤££¤29De Ornella Neppi40¤££¤7M
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Au Nouveau-Mexique, un Américain qui a fait l'Afghanistan est devenu détective privé. Un homme fier, un homme amoureux avec des dilemmes entre la rectitude morale, la loi et les ordres reçus.

Un décor particulier qui me rappelle de bons souvenirs, le désert de l'Arizona et du Nouveau-Mexique. J'y ai roulé et je me suis arrêtée dans une petite petite ville dont on a l'impression qu'il s'agit d'une ville-fantôme. Ces images sont revenues en mémoire en lisant ce polar, les « mobile-homes » délabrés, les cactus (mais pas les grands saguaros), les cailloux et les ciels sans nuage.

Un polar très américain, avec un soupçon d'humour, beaucoup d'action et la chaleur du désert pour oublier les rigueurs de l'hiver québécois…
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Il ne faut pas se fier aux apparences et appréhender ce récit comme un simple roman noir avec mafieux, détective privé désabusé et femme fatale. Ici tout est dans les interstices, dans les dialogues vifs et convaincants, dans le style série B des années 80.

Robert Littell nous livre un roman noir sensible avec des personnages croqués au poil, qui rend hommage aux grands classiques du genre.
Il cède parfois la place au grand journaliste qu'il est, en émettant une opinion bien tranchante sur les malheurs de l'Amérique et en abordant avec verve et cynisme des sujets brûlants.
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critiques presse (5)
LaPresse
02 septembre 2013
Un récit d'action riche en références, bourré de clins d'oeil, et un régal pour les amateurs!
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos
26 juillet 2013
Ancien grand reporter à « Newsweek », spécialiste du Moyen-Orient et de l’ex-URSS, le père de Jonathan Littel [...], s’offre avec « Une belle saloperie » une sorte de récréation en forme de pastiche, pleine de charme et d’ironie.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LaLibreBelgique
22 mai 2013
Robert Littell nous offre un vrai polar à l’ancienne, plein d’humour et d’ironie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress
17 mai 2013
L'intrigue, très rythmée et ponctuée de rebondissements judicieux, nous tient en haleine jusqu'à la dernière phrase (oui, la dernière phrase).
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress
13 mai 2013
L'intrigue est une chose, le style en est une autre. Robert Littell excelle dans l'art délicat de raconter une histoire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
La rumeur m'a dit qu'il vous arrivait d'accepter d'être payé au résultat...

- Et la rumeur vous a dit quoi d'autre ?

- Que vous aviez l'air jeune, mais parliez comme un vieux. Que vous aviez été un brillant enquêteur de la brigade criminelle du New Jersey, avant que la CIA ne vous persuade de devenir une sorte d'espion. Que vous ne vous répandez jamais là-dessus. Que vous avez été viré sans indemnité à la suite d'un incident en Afghanistan qui a été promptement étouffé. Que vous avez porté le chapeau pour avoir suivi des ordres sans pouvoir prouver qu'ils vous avaient été donnés. Que vous étiez un fouteur de merde dans une guerre déjà assez merdique sans vous. Que vous êtes venu dans l'Ouest pour travailler comme détective, afin de découvrir la manière de vivre à laquelle vous vouliez vous habituer. Que vous êtes un malin, un dur à cuire, que vous avez de la chance et ne vous découragez pas facilement. Que ce que vous faites, vous le faites bien, et que ce que vous faites mal, vous ne le faites pas. En d'autres termes, vous êtes contre l'idée que si une chose se doit d'être faite, elle se doit d'être mal faite. (...)

— Juste par curiosité, vous voulez bien identifier la rumeur ?

Elle m'adressa un autre de ces demi-sourires contrits. "Euh, il vaut mieux pas. Si je vous le disais, vous risqueriez de m'envoyer promener. C'est ce qu'a affirmé la rumeur. Elle a dit que vous lui en vouliez d'être trop disponible. Que, psychologiquement parlant, vous portiez des cols empesés et que vous aimiez les femmes qui aimaient les hommes qui leur tenaient la porte. Elle a dit que vous étiez né dans le mauvais siècle."
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SURPRISE SUR PRISE

Aux premières heures du jour, l’un de ces interminables trains de marchandises de l’Union Pacific passa devant l’hôtel en grondant. La vibration des fenêtres et le tremblement du parquet durent effrayer Vendredi, car elle revint se couler dans mes bras comme si elle y cherchait un sanctuaire. Au bout d’un long moment, elle murmura à mon oreille : « tu me donnes l’espoir qu’il y a de l’espoir.
— L’espoir, c’est ce qui reste quand on plonge son tamis dans la rivière pour y trouver de l’or et que l’on ne ressort que des cailloux polis par l’eau.
— Tu es toujours aussi déprimant ?
— J’essaie de garder les choses en perspective. On pourra parler d’espoir quand on passera la nuit dans le même lit sans faire l’amour. »
Une fois le wagon de queue passé, le silence assourdissant du désert nous engloutit. « Bon, je ne pensais pas que tu serais un bon amant » , dit-elle soudain, et je sentis son haleine chaude et humide contre mon oreille. « Tu m’as prise par surprise. »





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- Avec ou sans Bogart, je n'aime pas beaucoup le cinéma.
- Comment c'est possible, de pas aimer le cinoche?
- Les films nous distraient de la vraie vie, ils ne nous en consolent pas.
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Cette nuit-là, je disposai quelques coussins sur le toit de la caravane et, allongé là-haut, tentai de percevoir ce que Kubra appelait la musique des sphères, issue de l'étendue infinie de l'univers au-dessus de nos têtes.
Tout ce que j'entendis, ce fut le silence assourdissant de ma vie.
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Qu’ils me fassent donc un procès, eux, pour avoir révélé un secret d’État. Cela me donnera l’occasion de raconter ce qui s’est passé dans l’Hindou Kouch... Vous vouliez savoir d’où vient ma colère. Elle vient des tripes.
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Vidéo de Robert Littell
La peste sur vos deux familles de Robert Littell - La chronique de Clara Dupont-Monod
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