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François Schuiten (Illustrateur)Pauline Berneron (Illustrateur)
ISBN : 2917084316
Éditeur : Attila (19/05/2011)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 29 notes)
Résumé :
« N’essayez pas de dissimuler, je sais que vous parlez ma langue. »

Au milieu des années 1970, à la manière d’un rêve, Jacques Abeille s’engageait dans l’exploration d’un monde imaginaire, organisé autour de la culture de statues jaillies de terre. Depuis, de livre en livre, l’écrivain poursuit un voyage. Quels territoires naissent de ses mots? Et quelles vérités les ensorcèlent? Telles sont les questions que pose cette œuvre baroque et puissante, qui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Charybde2
  19 mars 2013
Sans doute encore plus abouti que "Les jardins statuaires" !
Publié en juin 2011, ce nouveau volume, inédit celui-ci, du cycle des Contrées fait bien entendu écho à la fois aux « Jardins statuaires » et au « Veilleur de jour ».
Terrèbre est tombée sous l'offensive annoncée des nomades des steppes, et le narrateur, universitaire local et unique spécialiste du langage des steppes et des jardins, se retrouve en possession du manuscrit qui deviendra justement « Les jardins statuaires ». Enrôlé par le prince des nomades et sa garde rapprochée dans une quête difficile, à la recherche des personnages-clé du livre, le narrateur reviendra transformé, après nous avoir guidés dans l'inextricable agencement de ces sociétés après invasions et catastrophes, et poursuivi habilement de nouvelles révélations sur plus d'un mystère...
« À cet égard, ces barbares du tout au tout différaient de nous ; là où nous cherchons un surcroît de force dans un appesantissement de notre présence au monde, eux s'efforçaient à l'effacement, si bien qu'un même principe les prédisposait autant aux violences guerrières qu'aux raffinements de la courtoisie. »
« Les demeures évacuées finissaient par se laisser pénétrer et parfois disloquer par des coulées de verdures toujours plus exubérantes dans leurs empiètements insidieux et des massifs buissonnants jusqu'à se faire inextricables, où s'installa bientôt toute une population de bêtes timides et alertes. »
« Et il s'engagea dans une si minutieuse description de la métamorphose d'un manuscrit en livre proprement dit, précisant étape par étape les plus minces détails auxquels je devais veiller, que je compris, effaré, que du fond de son lit, brisé par la maladie et jour après jour un peu plus dépecé par les chiens de la mort, il n'avait cessé dans tous ses moments de répit de se représenter et de concevoir l'état définitif du fruit de notre aventure. Je le quittai – il me chassa presque afin que j'allasse au plus tôt m'enquérir d'un imprimeur – ébahi par cet esprit d'entreprise assoiffé d'avenir et qui ne désarmait pas. »
Si Gracq, Jünger et Saint-John Perse résonnent toujours avec bonheur dans ces pages, cette deuxième publication des éditions Attila permet à Jacques Abeille, dans le parcours labyrinthique de son narrateur sur les pas de l'opus précédent, de nous bercer d'étonnantes réminiscences d'un Giono du « Chant du monde » ou de l'atmosphère paisible, inquiétante et onirique du jeu « Myst ». Encore un intense bonheur de lecture, qui donne à attendre avec impatience le futur tome, prévu à l'automne...
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Philemont
  17 décembre 2012
Les barbares nous propose une nouvelle incursion dans les Jardins statuaires, ou plutôt ce qu'il en reste après que la menace tout juste effleurée dans le premier opus ait été consommée. le temps a passé en effet ; les cavaliers des steppes ont envahi l'ensemble des Contrées, occupé la plus grande cité, Terrèbre, et détruit purement et simplement les jardins.
Dans le contexte troublé de l'occupation, le narrateur, jeune linguiste qui seul connait le langage des steppes, est enrôlé par le Prince des barbares. Ce dernier, qui n'a manifestement plus toute sa tête, entend retrouver le narrateur du premier roman, lequel a laissé un témoignage écrit que notre linguiste a traduit. C'est ainsi que débute un voyage de plusieurs années à travers les Contrées en général, les Jardins statuaires en particulier.
C'est aussi, et surtout, un voyage intérieur et contemplatif similaire à celui du premier roman. On y découvre un univers singulier à travers lequel sont évoqués des thèmes universels ; le caractère surréaliste est toutefois moins prononcé dans Les barbares que dans Les Jardins statuaires, du fait que les statues n'existent quasiment plus. le propos de Jacques ABEILLE est de montrer que les barbares ne sont pas forcément ceux que l'on croit, à tout le moins que chacune des deux parties a sa part de responsabilité dans les méfaits perpétrés dans les Contrées. Comme dans Les jardins statuaires, il est également très attaché à la place des femmes dans la société.
L'écriture d'ABEILLE et le livre en tant qu'objet étant tout aussi beaux avec Les barbares qu'avec Les jardins statuaires, le lecteur comprend qu'il tient là un nouvel ouvrage hors norme de l'auteur qu'il se plaira à lire et à relire, et même à exposer dans sa bibliothèque. On notera enfin que ce roman peut se lire indépendamment du premier, mais qu'il serait dommage d'ignorer cet ordre pour une compréhension fine du cycle.
N'oublions pas non plus que si l'on veut appréhender l'ensemble du cycle des Contrées il faudra se référer à d'autres romans et recueils qui s'insèrent chronologiquement entre Les Jardins statuaires et Les barbares, respectivement 1er et 5ème tomes du cycle. Ceux-ci sont publiés par de multiples petits éditeurs (Deleatur, Ginkgo, Zulma et Ombres).
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MarianneL
  26 avril 2013
Le préambule au récit est la conquête de la ville de Terrèbre par les cavaliers des steppes, ceux qu'on appelle les Barbares.
Le narrateur, obscur professeur linguiste à Terrèbre, se trouve au moment de l'invasion être le seul connaisseur de la langue des cavaliers. Rattrapé par sa culture, il va prendre des responsabilités dans la résistance des lettrés, qui veulent comprendre la langue et les moeurs de l'occupant.
Capturé par le Prince des Barbares pour être son historiographe et l'accompagner dans son voyage de retour vers les jardins statuaires, il va suivre la longue chevauchée des cavaliers, à la suite de ce Prince qui part à la recherche de ses racines. Et il découvre progressivement la bienveillance et la culture de ceux qu'il appelait et pensait comme des Barbares.
A la lecture de ce récit où chaque mot semble élu, on pénètre un monde énigmatique et hors du temps. Récit mythologique, il l'est d'abord par le personnage du prince, Prince des Barbares ici déchu, personnage énigmatique aux mobiles obscurs, devenu fou par excès de lucidité, hurlant à la nuit comme une grande bête solitaire, hanté par le souvenir de ses hordes lancées dans l'ivresse de la destruction, « un esprit envahi par la béance du monde ».
Les Barbares est un voyage dans les contrées intérieures de la pensée et de la mémoire. Dans les méditations et conversations du narrateur avec ses compagnons de chevauchée se développent des thèmes universels, la question de l'identité de celui qui est suspendu entre deux mondes, un questionnement sur le statut du livre et de l'écrivain, la méditation sur un univers qui disparaît, celui des Jardins Statuaires, étouffé par ceux qui en avaient fait la grandeur.
Le lecteur est possédé par le rythme lent du voyage et du texte, possédé par les visions de mort et le chatoiement de la sensualité, du texte, de la nature (parfois) et de la femme bleue, compagne du Prince immensément sensuelle et bienveillante.
« J'étais presque endormi quand le rideau de feutre fut soulevé. Libérée de tous ses voiles, celle que je n'osais attendre se tenait sur le seuil, immobile, d'un bras levé soutenant les plis de feutre de la lourde tenture. Les lueurs qui l'éclairaient à contre jour faisaient de son corps une triomphale statue de bronze, telle que je l'avais vue déjà dansant devant un feu, inaccessible et promise. Son bras s'abaissa. La nuit se referma et je ne la connus plus que dans la douceur de sa chair fiévreuse et immensément bienveillante. »
« Il convient peut-être de se fier aux rêves qui nous projettent au-delà de nos limites. »
Vive le rêve de Jacques Abeille et qu'il se prolonge encore longtemps. Les Barbares nous projettent hors de nos limites et on semble nous aussi acquérir l'oeil du tigre, ce regard étrange des princes des steppes qui englobe tout ce qui peut être vu.
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LucienRaphmaj
  16 janvier 2016
Je suis très étonné de voir si peu d'études sur une oeuvre aussi riche que celle de Jacques Abeille, qui a tout à fait sa place à côté d'un Michon ou d'un Volodine. Suis-je (sommes-nous) trop ébloui(s) par ses talents de styliste, faisant de cette composante presque le sens de la littérature ? Il faut reconnaître que ce sens de la langue est, à travers les aléas de la narration, le coeur secret du livre Les Barbares.
Il y a d'un part le fait qu'on dirait le livre traduit d'une une langue étrangère, perdue et presque oubliée – du Gracq, pardon, du grec ancien ? – avec une assurance faite de longues périodes, de balancements, de beauté et de grâce d'un classicisme réinventé. Il faut écrire le français comme en langue étrangère disait Proust et comme le redit Volodine, certes avec d'autres accents dans l'interprétation. La « langue étrangère » de Jacques Abeille est celle de l'abstraction.
Le livre le murmure parfois, entre les lignes, cette dimension métalittéraire, que l'on pouvait déjà lire dans les Jardins Statuaires. D'ailleurs Les Barbares s'inscrit dans la continuité des Jardins statuaires, reprenant l'histoire où elle s'était arrêtée avant l'invasion des Barbares, et ne se prive pas de donner, discrètement, de temps à autre pour des lecteurs avisés, des « clés » sur son précédent ouvrage :
« Si les hommes donnent forme aux statues, les statues font l'homme d'un animal nu et dispersé sur la terre, dont la seule qualité de pouvoir rêver en contemplant les sursauts de la matière. »
« …l'acte d'écrire, ainsi que je l'entends, ne se sépare pas d'un sentiment de la terre, de la germination, et non de la production, que nous avons perdu. »
C'est la réflexion sur la langue qui se glisse dès le début du récit, avec son narrateur-traducteur du livre des "Jardins Statuaires" (l'histoire est donc celle d'un narrateur à la quête d'un autre narrateur...), jusqu'à l'assimilation finale du narrateur aux Barbares, en passant par des passages sur la langue sorcière et des récits d'écriture du peuple Inilo.
Les Barbares est un livre double et un livre-miroir des Jardins Statuaires qui sait déjouer les attentes romanesques des lecteurs et produire une réflexion souterraine au récit qui va bien plus loin que la remise en question annoncée du rapport barbarie/civilisation.
Car la richesse des Barbares ne se résume ni à cette dialectique, ni à l'élégance et l'envoûtement absolu de la langue et fourmille de réflexions – marquant ainsi pour moi un grand écrivain et une oeuvre capable de se renouveler au sein même d'une certaine répétition.
Je n'aurais qu'un regret, c'est l'intempestif de Jacques Abeille, qui, pour qualifier la concentration extrême mêlée d'une conscience élargie réservé aux grands guerriers barbares a choisi le terme « l'oeil du tigre » (parfois « le regard du tigre », mais quand même). On ne peut s'empêcher de sourire, car on a du mal à lire en s'imaginant Rocky accompagné d'un rugissement pop de Katy Perry.

Lien : https://lucienraphmaj.wordpr..
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DamienR
  16 janvier 2012
Faisant directement suite et référence aux Jardins statuaires, "Les barbares" nous font plonger dans le monde de ceux qui sont venus assaillir "la civilisation" des sédentaires. On pense inévitablement aux barbares mettant à bas l'Empire romain.
On assiste d'un côté à la décadence de sociétés civilisées (ou fossilisées), décadentes, pétries d'us et coutumes qui les figent dans une agonie longue et pathétique. C'est le propos des Jardins statuaires. de l'autre on suit l'invasion des barbares, à la renommée violente, impitoyable. On les suit encore tout au long d'un voyage qui forme le coeur de cet ouvrage. Comme tout récit de voyage, on s'interroge sur la relativité de nos perceptions : qui sont donc les barbares ? Quelles sont réellement les plus civilisées des sociétés de ce monde ?
Tel Dino Buzzatti, JL Borgès ou Julien Gracq, la beauté baroque de l'écriture nous incite à prendre notre temps de façon à profiter de la sensualité à fleur de peau (érotisme ?), des implications philosophiques de chaque paragraphe.
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critiques presse (2)
Elbakin.net   28 novembre 2011
Les Contrées baignent dans une atmosphère à part, qu’il faut apprendre à apprécier. Avec un protagoniste principal traducteur/interprète, c’est toute une langue qu’il faut d’ailleurs prendre le temps de maîtriser
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Liberation   27 juin 2011
e tour de force de l’auteur est de tenir constamment et sur plus de 500 pages les fils de son histoire. Tout tient en selle : la quête d’un homme et d’un livre, l’aventure, le picaresque des steppes, le récit guerrier, le politique et l’érotisme s’entrelacent avec évidence pour donner naissance à un monde hors du temps et de l’Histoire mais qui reste paradoxalement un prisme dans lequel le lecteur contemporain a le bonheur de se lire.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   18 mai 2013
En un instant je passai du sentiment d’avoir tout perdu à un chaleureux et vivifiant élan de foi dans le renouvellement incessant de la vie qui exige, contre toute vraisemblance, que ce qui en un moment fut consumé en un autre moment reverdisse dans sa fraîcheur native.
Le temps lui-même n’est peut-être pas autre chose que ce profond et fécond ressac de consomptions et de résurrections dont sont comptables nos fragiles tâtonnements.
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Erik35Erik35   28 janvier 2017
Il se trouve que je suis convaincu que l'esprit d'invention - et, pourquoi pas, de création - ne peut se développer que par des détours, des écarts à la norme, des enclaves de jeu. Les esprits que l'on ajuste étroitement à une instante réalité ou à ce qu'on prend pour tel ne s'épanouissent pas et restent stériles. C'est ainsi que l'on perd l'avenir.
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PigranellePigranelle   08 octobre 2013
[...] on pourrait classer les universitaires -et peut-être même tous les enseignants- en deux catégories. Ceux pour qui [...] la pratique d'un enseignement hautement spécialisé constitue en regard de leurs origines une promotion sociale, et ceux qui, au contraire, venus des milieux les plus favorisés, font figure aux yeux de leur parenté et de ses alliés -et, bientôt, à leurs propres yeux- de bohèmes ou même de déclassés dans la mesure où ils n'ont jamais su se pénétrer suffisamment du sentiment de la gravité des affaires et, pour tout dire, de l'éminente valeur de l'argent dont ils savent pourtant fort bien l'usage et les jouissances qu'il procure ; mais ils ne peuvent pas davantage renoncer aux biens que cette omniprésente puissance ne procure pas.
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Erik35Erik35   30 janvier 2017
Nombreux sont les printemps qui n'ont laissé en moi que la trace d'un même éclat ou les hivers dont ne me reste que le bien-être d'une somnolence dans un refuge calfeutré. Les impressions anciennes se dessèchent et se fanent en idées dont tout parfum s'est exhalé.
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GensGens   13 septembre 2014
Pour tout dire, dans le secret de ma pensée il ne me paraissait pas exagéré de considérer que le sort de l'humanité fût à tout moment signifié par celui qui était fait aux petites filles... Le Prince pouvait toujours rechercher en vain un interlocuteur avec qui régler ses comptes, mon chemin ne se confondait avec le sien que pour autant que j'eusse en tête un dessein propre, retrouver cette petite fille pour qui avait été arraché à un conquérant assoiffé de vengeance la promesse qu'en toutes circonstances seraient épargnées les petites filles perdues.
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Videos de Jacques Abeille (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Abeille
Maison de la poésie (10 nov 2017) - Texte et Lecture de Jean-Philippe Domecq, extrait du Dictionnaire des mots en trop (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution novembre 2017).
Le Dictionnaire des mots en trop :
Comment ? s?entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
Et pourtant. Ame, artiste, coach, communauté? ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu?ils charrient d?affects, d?idéologie, de pseudo-concepts ? notre résistance mais pas celle du voisin ! ? Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d?un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
Une expérience littéraire qui vient compléter, en l?inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
Auteurs : Malek Abbou, Jacques Abeille, Mohamed Aïssaoui, Jacques Ancet, Marie-Louise Audiberti, Michèle Audin, Olivier Barbarant, Marcel Bénabou, Jean Blot, Jean-Claude Bologne, François Bordes, Lucile Bordes, Mathieu Brosseau, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Thibault Ulysse Comte, Seyhmus Dagtekin, Louis-Philippe Dalembert, Remi David, Erwan Desplanques, Jean-Philippe Domecq, Christian Doumet, Renaud Ego, Eric Faye, Caryl Férey, Michaël Ferrier, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Cécile Guilbert, Hubert Haddad, Isabelle Jarry, Cécile Ladjali, , Marie-Hélène Lafon, Sylvie Lainé, Frank Lanot, Fabrice Lardreau, Mathieu Larnaudie, Linda Lê, Guy le Gaufey, Jérôme Meizoz, Christine Montalbetti, Christophe Pradeau, Marlène Soreda, Abdourahman A. Waberi.
http://www.editions-marchaisse.fr/catalogue-dictionnaire-des-mots-en-trop
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