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EAN : 9782253173618
528 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (09/01/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.07/5 (sur 2186 notes)
Résumé :
Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s'acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d'encre. Mais, faute d'indices, la police avait classé l'affaire. Jusqu'à l'intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d'origine ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (422) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  03 février 2013
Premier Olsen au compteur . le roi Wallander n'étant plus , vive le roi , il me fallait désormais retrouver l'envie récidivante de m'identifier à un univers accrocheur aux côtés d'antihéros du quotidien éminemment sympathiques et rassurants . Passer de la Suède au Danemark , rien de plus facile , mais le décalage horaire valait-il vraiment un hareng fumé certifié ND , nom d'un p'tit fjord ?
Très attendu à la lecture d'innombrables critiques élogieuses , ce thriller tire largement son épingle du jeu sans pour autant révolutionner le genre...
Premier bon point , le thème de la disparition admirablement abordé et changeant quelque peu de la très classique et parfois lassante enquête post mortem . Merete Lyyngaard est un animal politique de caractère très en vue possédant la rare faculté , dans le milieu , de se créer autant d'inimitiés sincères que de franches camaraderies douteuses . Cinq longues années de détention pour une issue ne faisant absolument aucun doute . le temps lui est désormais compté mais sera-t-il suffisant ?
Deuxième bon point , la personnalité de nos fins limiers . Si le tenace mais borderline policier Carl Mørck tape dans l'ultra classique - mais un polar sans flic à la ramasse , c'est un peu comme un cassoulet sans chantilly , ça ne présente pas de réel intérêt ! le débat est ouvert...- , l'excellente surprise vient de son acolyte , Hafez el Assad , missionné pour assister dans cette course contre le temps son si peu sympathique et attachant supérieur nouvellement promu à la tête du département V dans le but d'éclaircir les affaires non-élucidées . Quoi de plus logique que des cold case en Norvège ?
Assad , semblant posséder le charisme et les compétences d'un Deschien , présente cependant les caractéristiques d'un véritable couteau Suisse . le genre de type à vous donner le montant d'un billet , sa date d'édition et son pays d'origine rien qu'en l'entendant plomber le sol dans son dos . Étonnant non ?
Troisième bon point , une écriture nerveuse et intelligente qui pose très rapidement les jalons de ce que l'on pressent comme bigrement excitant et de fait , la sauce prend , le lecteur est happé du début à la fin et referme ce premier volet heureux d'avoir découvert un énième mais talentueux auteur de polars Nordique !
Adler-Olsen : I'll be back !
Miséricorde d'Adler-Olsen : 1 – Miserere de Grangé : 0
http://www.youtube.com/watch?v=z7VYeH5R9CA
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sandrine57
  13 janvier 2013
En 2002, Merete Lyyngaard, vice-présidente du parti démocrate danois, disparaît sur un ferry alors qu'elle se rend à Berlin avec son frère. Est-elle tombée par-dessus bord accidentellement? S'est-elle suicidée? A-t-elle été poussée? Par son frère? Ou a-t-elle choisi de disparaître pour refaire sa vie ailleurs? Les questions sont restées sans réponse puisque son corps n'a jamais été retrouvé et que le temps a effacé le souvenir de la jeune femme qui incarnait l'avenir politique du pays. Cinq après, les journaux ne parlent plus de cette énigme et la police a abandonné l'enquête. Pourtant, un homme va, par la force des choses, rouvrir le dossier de Merete. En effet, Carl Mørck revient travailler après un congé maladie pour apprendre qu'il est promu à la tête du Département V, un nouveau service de police spécialisé dans les vieilles affaires non élucidées, une manière pour son supérieur de se débarrasser d'un collègue irascible dont le caractère déjà difficile ne s'est pas arrangé après l'incident où il a été blessé et où un collègue a perdu la vie pendant qu'un autre gît, paralysé, sur un lit d'hôpital. Mørck, bien décidé à se la couler douce dans ses nouvelles fonctions, finit par s'intéresser au cas de Merete Lyyngaard et commence une enquête, secondé par son étrange assistant Assad, un syrien futé et débrouillard qui, très vite, délaisse son seau et sa serpillière pour dévoiler ses capacités d'observation et de déduction.

Totale réussite pour cette première enquête du département V! C'est un vrai plaisir de faire la connaissance de ce duo d'enquêteurs hors normes : Mørck, le policier bourru, trop franc pour être apprécié de ses collègues, empêtré dans une vie conjugale un peu spéciale, rongé de remords de ne pas avoir pu sauver ses collègues d'une fusillade, et son assistant, le syrien Assad, véritable fée du logis, chauffeur casse-cou, bon musulman muni de son tapis de prière et de sa boussole pour toujours trouver la direction de la Mecque. Ce n'était pas gagné d'avance mais ces deux-là finissent par s'entendre et s'unissent pour remonter la piste d'une femme politique disparue. D'elle je ne dirai rien pour ne pas déflorer l'intrigue mais son calvaire est très bien décrit et le suspense est infernal, jusqu'à la toute fin on tremble pour elle, tout en admirant sa force de caractère et sa combativité.
Bref, Miséricorde est un excellent polar qui a comme seul défaut d'entraîner le lecteur vers une inévitable nuit blanche.
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Ptitgateau
  23 décembre 2019
Encore un bon thriller de chez Thriller ! Coté police, rien de très original si ce n'est Carl Mørck, comme tout inspecteur qui se doit de pimenter un roman policier, montre ses qualités et ses défauts au lecteur , mais aussi ses lubies et ses doutes.
Persona non grata au commissariat, mis au placard, installé au sous-sol avec une pile d'affaires à élucider, Carl qui n'aime pas grand monde, se montre capable de se mettre en colère et clouer le bec à quiconque l'empêcherait de parvenir à ses fins, opiniâtre à souhait et inspirant confiance au lecteur qui en a grand besoin : sa première enquête lors de la création du département V à la tête duquel ses collègues l'ont placé histoire de se débarrasser de lui, est une affaire non résolue, concernant Merete Lyyngard, dirigeante du parti démocrate danois disparue en 2002 et déclarée morte noyée alors qu'elle revenait de Berlin en bateau. Carl Mørck relance cette enquête que rien ne permet de résoudre, aucune piste, aucun indice.

Le roman, c'est classique à présent, présente des chapitres en alternance : le parcours de Merete jusqu'à sa disparition et même au-dela, lors de sa captivité, le lecteur devient alors témoin de son calvaire, constatant qu'elle ne peut s'en sortir, qu'on lui inflige un supplice des plus cruels et l'on assiste à l'évolution d'une enquête que seul Carl Mørck pourrait résoudre grâce à sa persévérance et à la perspicacité de son aide de camps, le dévoué Hassad, venu d'on ne sait trop où, aux petits soins pour son inspecteur et qui épice encore le récit par son originalité et ses actions parfois surprenantes.

C'est ainsi que naît le département V dont je suivrai l'évolution durant l'année à venir, car il s'agit bien là, d'un policier comme je les aime.
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belette2911
  25 janvier 2013
En voilà un drôle de zèbre : Carl Mørck, un inspecteur danois. Danois ? Rien à voir avec le chien, bien que Carl ait une sacrée grande gueule et que ses petites saillies verbales (vous pensiez à quoi ?) ne plaisent pas à tout le monde. de vrais coups de dents, parfois, ce qui fait qu'il n'est pas apprécié à sa juste valeur, bien que ce soit un enquêteur hors pair.
Lecteurs et lectrices, je vous signale d'emblée que si vous êtes à la recherche d'un polar au rythme trépidant, laissez tomber ce bouquin, il n'est pas pour vous.
L'auteur prend le temps d'installer son intrigue, mêlant les chapitres qui se déroulent entre les années 2002 et 2007.
Il fait de même avec ses personnages, prenant le temps de développer le mal-être de l'inspecteur Carl Mørck et durant ce moment, l'intrigue se met en place, lentement, mais sûrement, aiguisant notre curiosité.
Puisque c'est dans le flic torturé qu'on fait les meilleures soupes policières, Carl Mørck est un inspecteur à la criminelle qui a survécu à une fusillade où l'un de ses collègues est mort et l'autre grièvement blessé.
Autant dire qu'il ne va pas très bien. Et du côté de sa vie privée ? Guère reluisant, pour ne pas dire que c'est la cata. Sa femme l'a quitté mais continue de le faire chier. Bref, la vita e bella !
Le comble ? Pour se débarrasser de lui au commissariat, on le nomme à la tête du département V, chargé de se pencher sur des affaires non élucidées.
Puisqu'il est relégué dans le placard à balais, il dépose les deux pieds sur la table et basta.
Là, comme nous, lecteurs, avons eu droit à plus d'infos dans les chapitres que lui, on se dit que pour retrouver Merete Lyyngaard, ça va pas être coton avec un flic qui fait des Sudoku.
Ben oui, nous, lecteur, on apprend très vite que Merete, celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark, est en fait retenue prisonnière dans une espèce de grande cage hermétiquement fermée. Nous avons déjà fait sa connaissance, ainsi que de son frère handicapé, Oluf.
Deux personnages très touchants que j'ai vraiment apprécié.
Pareil pour l'enquêteur, Carl, qui m'a fait sourire, trouvant le personnage bien plus "travaillé" que celui de Steven Dark dans "Level 26".
Le must de tout cela, c'est qu'on lui a adjoint un syrien, Hafez el Assad, homme à tout faire (le ménage entre autre) mais qui prend son travail tellement à coeur qu'il va très vite dépasser ses fonctions qui consistent surtout à faire le café et à jouer au chauffeur.
Il est Syrien... heureusement qu'il ne se prénomme pas Bachar ! Regardez son nom de famille et vous comprendrez.
La plus grosse partie des épices du roman se trouve dans ces deux hommes - Carl et Assad - véritable duo cocasse et improbable. Assad a de la matière grise entre les deux oreilles et de l'énergie pour deux, sans parler de sa manière particulière de se mettre les femmes dans la poche.
Par contre, s'il avait regardé la série "Les Experts", il saurait qu'on ne met pas ses mains pleines de doigts sur des pièces à conviction ! Oups.
Dommage qu'une phrase ait éveillé mon cerveau et que j'aie rapidement compris pourquoi Merete avait été enlevée et retenue prisonnière dans cet espèce de sas de compression.
Oui, j'avais compris qui était coupable... Oh, cela n'a rien enlevé de mon plaisir de lecture, savourant chacune des pages, tremblant pour Merete et m'inquiétant pour son frère.
En fait, je voulais absolument découvrir tout le noeud de l'intrigue à mon aise, sans me presser, en suivant les pérégrinations de notre duo amusant et en découvrant au fur et à mesure toute l'enquête et sa résolution.
J'avoue que sur la fin, j'étais agrippée à mon livre... Mais que ça fait du bien.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Eve-Yeshe
  19 avril 2014
L'inspecteur Carl Morck reprend le travail dans des conditions plutôt difficiles après un congé maladie. En effet, lors de sa dernière enquête, il y a eu des dégâts, un de ses coéquipiers est mort et l'autre est à l'hôpital dans un état grave.
Morck se sent coupable car il a l'impression de ne pas avoir eu assez de réflexe pour éviter le carnage et semble atteint d'un syndrome de stress post-traumatique, disant avoir perdu la mémoire de ce qui s'est passé.
De ce fait, le commissaire va profiter de la situation pour lui confier les « enquêtes non résolues » cold case à la danoise. Ainsi est crée le département V. le commissaire se voit octroyer une forte somme pour développer le nouveau service mais se garde bien de l'affecter à Carl. On lui aménage un bureau dans les sous-sols et on lui adjoint comme un assistant un « homme de ménage » réfugié politique syrien Hafez-El-Assad …
Leur première enquête choisie au hasard dans la pile de dossiers qui atterrit sur son bureau concerne la disparition de Merete Lyyngaard femme politique de caractère, très en vue, vice-présidente du parti démocrate qui a l'art de se créer des inimitiés et de la jalousie par son intransigeance et son physique avantageux.
Elle a disparu, il y a 5 ans, sur un ferry, alors qu'elle se rendait à Berlin avec son frère. Personne n'a rien vu. On ne sait pas si elle est passée par-dessus bord accidentellement ou si on l'a poussée. Est-ce que son frère a joué un rôle dans la disparition ? S'agit-il d'une disparition volontaire pour aller refaire sa vie ailleurs. Est-on en face d'un crime ? D'un accident ? Toujours est-il que le corps n'a jamais été retrouvé et que l'enquête après avoir longtemps piétiné a fini par être abandonnée.
Telles sont les questions auxquelles devront répondre l'inspecteur Morck et son « assistant » …
Ce que j'en pense :
Ce roman est plutôt une réussite. J'ai d'emblée apprécié cet inspecteur, limite border-line, grande gueule, mais fin limier quand même avec de bons reflexes. Il n'a pas que des amis dans la police loin de là mais on s'attache à lui, à sa vie sentimentale plutôt chaotique elle aussi.
Son homme de ménage, qui très débrouillard, aussi gentil avec les autres que Carl peut-être limite agressif et qui par conséquent obtient tout ce qu'il veut : ordinateur, imprimante…. L'appeler Hafez-El-Assad (comme le père de Bachar) alors qu'il est réfugié politique syrien, il fallait oser.
Le plus drôle, c'est que ce duo fortement improbable fonctionne. A notre plus grande joie.
On voit les faiblesses de Carl derrière son ton bourru, son sens de l'amitié : il va voir presque tous les jours son ami grièvement blessé (pourra-t-il remarcher un jour ?) à l'hôpital. Il tombe sous le charme de la psy censée vérifier son état psychique et son aptitude au travail.
D'un autre côté, en alternance, on assiste aux tortures que subit Merete qui est en fait bien vivante mais enfermée dans un caisson étanche, on lui donne peu à manger, de la nourriture infecte, sans couverts et elle observée de façon constante. Donc, la part de sordide de tout bon polar est bien présente.
Peu à peu l'enquête progresse malgré le peu de moyens mis à la disposition de Carl mais avec beaucoup d'astuces et de réflexion, grâce à ce tandem bien complémentaire, avec les odeurs de cuisine dans le sous-sol car Assad ramène de la nourriture ce qui n'est pas du goût de tout le monde…
L'écriture est vive, légère, j'ai été happée par le débit de l'auteur et je n'ai plus décroché. J'attends la suite avec impatience car le style de Jussi Adler-Olsen me plaît et l'énigme est intéressante, et j'aime ce style de polar où l'auteur soue sur la personnalité des protagonistes autant que sur la noirceur et la complexité de l'énigme.
Un seul bémol, j'ai résolu l'énigme un peu rapidement mais ça n'a rien enlevé au plaisir.
pour en savoir plus : cf blog...

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Citations et extraits (131) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   25 janvier 2013
"Dans les bureaux de l'administration, on passe plus de temps à remplir des formulaires idiots qu'à aider nos concitoyens, tu savais ça, Carl ? Je voudrais bien y voir les prétentieux qui nous gouvernent. S'ils étaient obligés de remplir des formulaires pour avoir des dîners gratuits, leurs chauffeurs gratuits, leur logement gratuit, leurs indemnités journalières, leurs voyages gratuits, leur secrétaire gratuite et tout le tremblement, ils n'auraient le temps ni de manger, ni de dormir, ni de voyager, ni de rouler en voiture, ni de faire quoi que ce soit.

Imagine un peu si notre Premier ministre, avant les réunions, était obligé de mettre une croix devant les sujet qu'il allait aborder avec ses ministres ! En trois exemplaires, imprimés à partir d'un ordinateur qui ne fonctionne qu'un jour sur deux.

Et si on le forçait à faire valider son texte par un fonctionnaire quelconque avant d'en parler. Je suis sûre qu'il en mourrait !"
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isabiblioisabiblio   29 avril 2012
Il ne savait pas grand-chose de la mort sinon qu'elle survenait quand on s'y attendait le moins, rapide comme l'éclair, puis infiniment tranquille une fois qu'elle avait frappé sa victime. En revanche, il connaissait sa violence et le sentiment d'impuissance qu'elle laissait derrière elle. Celui-là, il le ressentait tous les jours.
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Eve-YesheEve-Yeshe   25 avril 2014
Je voudrais bien y voir les prétentieux qui nous gouvernent. S’ils étaient obligés de remplir des formulaires pour avoir leurs dîners gratuits, leurs chauffeurs gratuits, leur logement gratuit, leurs indemnités journalières, leurs voyages gratuits, leur secrétaire gratuite et tout le tremblement, ils n’auraient le temps ni de manger, ni de dormir, ni de voyager, ni de rouler en voiture, ni de faire quoi que ce soit. P 282
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ladesiderienneladesiderienne   17 février 2019
"Demain, tu viendras me chercher à Allerod, Assad, là où j'habite. On va aller faire un petit tour en voiture, d'accord ?"
Il haussa une épaule :
"Et il n'y aura pas de problème avec ça, là, quand nous circulerons ensemble en voiture, n'est-ce pas ? ajouta-t-il en montrant le tapis de prière.
- Non, non, ça peut se rouler.
- Ah parfait. Et dis-moi, comment sais-tu s'il est bien tourné vers La Mecque ?"
Assad pointa le doigt vers sa tête comme si on l'avait équipée d'un GPS.
"Et quand on n'est pas complètement sûr, on peut toujours utiliser ce truc-là." Il souleva un magazine sur l'étagère et lui montra une boussole.
Carl leva les yeux vers le réseau de grosses conduites métalliques qui sillonnaient le plafond :
"On ne peut pas se servir de cette boussole, ici."
Assad pointa de nouveau le doigt vers sa tête.
"Très bien, alors tu te fies à ton intuition. Ça n'a donc pas besoin d'être aussi précis ?
- Allah est grand. Il a des épaules tellement larges."
Carl fit la moue. Bien sûr qu'Allah avait les épaules larges. Comment avait-il pu l'oublier ?
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ladesiderienneladesiderienne   20 février 2019
Lorsque Carl arriva au travail ce lundi matin-là, le sous-sol de la préfecture de police faisait penser aux souks du Caire si l'on ne se fiait qu'à son odorat et à son ouïe. Jamais ce digne bâtiment n'avait pué à ce point la cuisine et les épices orientales, et jamais ces murs n'avaient entendu de sons aussi exotiques.
(...)
Il trouva l'explication du mystère dans le bureau de pygmée d'Assad. Des assiettes contenant des montagnes de petites spécialités frites, des morceaux de papier argenté qui renfermaient de l'ail haché, des petites choses vertes et du riz jaune encombraient son bureau. Il y avait effectivement de quoi surprendre !
" Qu'est-ce qui se passe ici, Assad ?" s'exclama Carl en éteignant le lecteur de cassettes. Assad lui fit un grand sourire en guise de réponse. Il n'avait apparemment pas saisi que le fossé culturel était une réalité, et qu'il ébranlait en ce moment même les fondations solides de la préfecture de police.
Carl s'assit lourdement sur son siège en face de son assistant.
"Ça sent très bon, Assad, mais ici, on est à la préfecture de police, pas dans un gril libanais de Vanlose.
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