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ISBN : 9791093552866
Éditeur : éditions de la Rémanence (05/04/2019)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Mebrat est éthiopienne. Dans son village, on pratique encore l’excision. C’est contre cette tradition que la jeune femme, moderne et courageuse, va décider de s’élever en refusant de confier sa cadette à l’exciseuse. Comment réagira le village ?
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
kateginger63
  20 juin 2019
Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées
*
Je prends la plume (enfin le clavier de mon PC) pour vous donner mon avis ému sur ce court roman.
Un roman délicat qui est à mettre entre toutes les mains (aussi bien les femmes que les hommes).
Saviez-vous que toutes les 10 secondes, on excise une petite fille. C'est terrible! Oui, ce roman parle de l'excision et de ses contradictions d'un peuple africain.
Bien sûr fictif, mais si transposable malheureusement. Ici, l'histoire se passe en Ethiopie. Un pays encore traditionaliste dans le milieu rural. Avec ses us et coutumes. On pense notamment à cet acte chirurgical reproduit depuis des millénaires: l'excision.
En tant que femme occidentale, je ne peux évidemment pas comprendre. Je suis révoltée.
*
Une jeune femme tente de briser cette tradition, avec tact et fermeté. Dans un village, le combat est rude, périlleux, remis en cause mais l'heroine est convaincue que les choses se passeront en douceur. Et s'amélioreront.
Sa fille, non excisée, utilisera le même cheval de bataille et créera un dispensaire où elle reconstruira chirurgicalement ces femmes mutilées et brisées.
*
Avec une écriture juste, sensible, l'auteure ne juge pas. De plus, elle décrit si bien cette richesse sensorielle (l'odeur grillée des grains de café, le crépuscule sur le lac, la galette de pain...) d'un pays assez méconnu.
Un récit sensible que je confie maintenant à mes deux filles. Pour ne pas oublier la chance d'être des femmes intactes.
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PrettyYoungCat
  09 octobre 2019
La soumission imposée aux femmes prend de multiples visages.
Elle s'inspire d'une société patriarcale, de culture, de religion, de traditions.
En tant que femme occidentale, il peut être difficile de comprendre pourquoi les femmes qui se révoltent contre des traditions aussi traumatisantes et mutilantes que puisse l'être l'excision ne sont pas plus nombreuses.
Cette question pourrait s'étendre à d'autres coutumes religieuses ou non, symboles de soumission et donc de violence perpétrée à l'encontre des femmes.
Il s'agit bien souvent d'un choix coercitif. Celui d'éviter l'opprobre et le rejet.
Il est difficile de s'opposer au poids si lourd de ce que la famille et la société met sur vos épaules pour vous considérer comme une femme digne.
Mais quand les femmes prennent fait et cause pour respecter les traditions qui les soumettent, je suis dans l'incompréhension.
Nous, femmes, françaises, belges, qui avons acquis de pouvoir voter, travailler, posséder un compte en banque, avorter,... et tout cela, hier. Comment ne pas juger ces femmes ancrées dans des traditions qui les oppriment et qu'elles défendent pourtant ?
Les fleurs du lac nous offre quelques éléments de réponse.
Un petit livre très vite lu, à l'écriture fluide, mais à la composition très scolaire.
D'ailleurs, cette lecture m'apparaitrait très intéressante à être analysée avec des élèves.
Malheureusement, pour ma part, si j'ai trouvé cette lecture agréable, elle m'a laissée sur ma faim car je l'aurais aimée enrichie, tant d'un point de vue narratif que sur sa thématique. Néanmoins, je salue, à juste titre, le choix porté par l'auteure de traiter de ce sujet assez peu abordé en littérature.
Je remercie très sincèrement Babelio et les Éditions Rémanence pour l'envoi de ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique.
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coquinnette1974
  18 juillet 2019
Je remercie Les éditions de la Rémanence pour l'envoi, via net galley, du roman Les fleurs du lac de Christelle Angano
Mebrat est éthiopienne. Dans son village, on pratique encore l'excision. C'est contre cette tradition que la jeune femme, moderne et courageuse, va décider de s'élever en refusant de confier sa cadette à l'exciseuse.
Comment réagira le village ?
Les fleurs du lac est un court roman qui m'a captivé de la première à la dernière page.
Il commence dans les années 80, en Ethiopie, dans un village où toutes les petites filles se font exciser. C'est ainsi, il est impossible de ne pas se soumettre à cette tradition.
Pourtant, Mebrat devient contre ses pratiques quand elle assiste à la mort d'un bébé. Et il devient évident pour elle (et pour son mari) qu'elle ne fera pas exciser sa seconde fille.
Peut t'on se mettre contre les traditions ? Les refuser ? Et combattre tout un village ?
Mebrat et son mari ont cette volonté, cette force et ce combat est admirable.
Les fleurs ne sont pas faites pour être coupées répète Mebrat, et elle a bien raison. C'est d'ailleurs cette phrase qu'elle dit souvent à sa jeune fille, pour qu'elle comprenne et accepte sa différence par rapport à sa soeur et leurs camarades.
Les fleurs du lac est un roman vraiment poignant, qui parle d'un sujet peu traité et méconnu, voir carrément tabou dans certaines cultures. Pourtant, toutes les 10 secondes, on excise une petite fille !! Cela fait réfléchir...
J'ai adoré cette lecture, parfois difficile mais nécessaire. C'est un roman, mais il reflète une certaine réalité, qui me fait froid dans le dos.
Ma note : un énorme cinq étoiles.
+ Lire la suite
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sylvaine
  05 juin 2019
"les fleurs ne sont pas faites pour être coupées".
En quelques mots tout est dit. Christelle Angano publie aux éditions La Rémanence un texte délicat sur un sujet sensible objet de discordes et de polémiques.
Ouvrez Les fleurs du lac , soyez à l'écoute et accordez toute votre attention à ces jeunes filles "mutilées" à vie, pour leur bien et celui de la société disent les traditionalistes, pour leur plus grand malheur disent tous les autres.
Un texte plein de délicatesse donc, où chaque mot est pesé soupesé. Pas de jugement de valeur exprimé juste des faits et au bout l'espoir que bientôt cette pratique tombera dans la désuétude . En attendant le chemin semble être encore long mais comme le dit ce beau proverbe éthiopien
La vérité et le matin deviennent lumière avec le temps
Merci aux éditions la Rémanence pour ce partage #LesFleursDuLac #NetGalleyFrance
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mariech
  17 mai 2019
Les fleurs du lac est un roman délicat qui parle de l'excision, du poids des traditions et de la difficulté de les changer sans perdre nos spécificités , l'âme du peuple .
Tous les peuples sont attachés à leurs traditions mais parfois celles - ci doivent évoluer en douceur .
C’est ce que pense Mebrat , une jeune éthiopienne, elle veut changer les choses dans son village , elle va se heurter à ton le village et sans le vouloir séparer ses deux filles . Elle sera la première femme du village à refuser l'excision de sa seconde fille , elle refusera de remplacer sa belle - mère qui est l'exciseuse attitrée et qui va devoir arrêter après des années de travail .
Mebrat la courageuse va tenir bon , elle va même obtenir l'aide de son mari dans sa lutte , elle pense avec raison qu'il faut associer les hommes à ce combat .
Bien entendu ce combat n'est jamais terminé , il faut continuer chaque jour , ne jamais renoncer , se battre contre l'obscurantisme, les idées reçues .
Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cette lecture c'est que l'auteur a une vision réaliste , juste de la situation .
L'Occident nous dit elle avec raison ne doit pas se contenter de condamner , l'Occident ne doit pas simplement juger .
J'ai vraiment aimé ce livre , l'écriture est très belle , lumineuse , j'ai été transportée dans ce petit village d'Ethiopie , je sens encore l'odeur du café .
Une très belle découverte que je recommande chaleureusement.
Décidément je suis ravie de ma rencontre avec NetGalley et ses belles possibilités de lecture .
Je remercie les éditions Rémanence .
+ Lire la suite
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PrettyYoungCatPrettyYoungCat   09 octobre 2019
Dans le monde, une fillette est excisée toutes les dix secondes.
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mariechmariech   16 mai 2019
L’Occident ne doit pas seulement condamner et clamer ´ que ce n’est pas bien ´ , simplement dénoncer , qualifier la coutume de barbare , selon le terme que vous avez employé .
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