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EAN : 9782021142280
223 pages
Éditeur : Seuil (02/01/2014)
3/5   3 notes
Résumé :
En mai 1968, une jeune actrice quitte Lyon, sa famille et son mari, pour entreprendre un voyage initiatique à Paris, où elle rêve de vivre depuis son enfance. Elle croit à l'amour et à la roue de la fortune. Dans une capitale en pleine ébullition, elle fait des rencontres provoquées ou subies, cocasses ou tragiques. On devinera quelques personnages célèbres: une jeune romancière sortie de prison, un barde juif et canadien qui électrise les foules, un futur grand écr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Annette55
  20 février 2014
Je connaissais Myriam Anissimov pour avoir lu,il y a quelques années,son livre autobiographique. "Sa majesté la mort",où elle narre dans un récit pudique,déchirant l'histoire de sa famille,où elle s'attache à retrouver la trace de ses proches disparus,victimes des camps de concentration:Mendel et Dina,ses grands- parents paternels,Moshé,le grand- père maternel,Israël et Samuel,ses oncles,dont on a perdu la trace.
Dans "Jours Nocturnes"elle raconte d'une manière déjantée,tantôt joyeuse,tantôt désespérée,paradoxalement enthousiaste,son arrivée à Paris,pauvre et affamée,loin de sa petite maman,qu'elle aime et déteste d'un même mouvement.
C'est une jeunesse libérée,gorgée de sexe débridé. Elle s'est évadée de la boutique de sa mère ogresse,à jamais insatisfaite de sa fille.
"Je quittais Lyon sans le sou avec ma valise pour seul viatique".
"Je ne passais jamais plus de quelques jours sans la présence d'un homme".
"J'étais le spectateur navré de ma propre vie,comme toujours voyeuse de moi même et des autres."
"L'amour a toujours été la plus grande affaire de ma vie".
Elle est toujours en fuite,quitte une minuscule chambre de bonne,pleine de rage,quand la nuit lui appartient encore,quitte un amant généreux pour un autre qui lui promet le succès dans la chanson ou le spectacle.
Elle squatte chez une amie,Hella,en voyage et se contente d'un rouleau de printemps chez le vietnamien du coin pour tout repas de la journée.
La faim revient souvent dans cet ouvrage.
Des relations tourmentées avec sa mère rien ne nous est caché:
"Ce que ne comprenait pas ma petite maman c'est qu'en me perdant, je me trouvais,en me perdant ,je me sauvais"... Rien ne nous est caché non plus des amants,des ratages artistiques,des rencontres tumultueuses de ce récit.
Myriam Anissimov écrit à coups de griffes,c'est un récit à fleur de peau,frémissant,exalté,qui alterne les situations,les scènes de panique et d'exaltation ,son âme est tourmentée,électrisée..
Reste les portraits bouleversants,celui de son ami Sultan,Arturo,mademoiselle grand montagne....
C'est un roman d'apprentissage où l'héroïne ,sincère,chaotique,n'a pas le meilleur rôle.
C'est un très beau livre.
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michelekastner
  28 juin 2015
Ennuyeux. L'itinéraire d'une petite fille qui refuse de grandir, perdue entre l'absence du père et le manque de tendresse de la mère.
Aucun intérêt.
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critiques presse (1)
Telerama   02 janvier 2014
Myriam Anissimov a le don de la vie, malgré toutes les détresses. Et ce don, ce souffle superbement emportent dans ce nerveux récit à fleur de peau.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   28 juin 2015
Je ne passais jamais plus de quelques jours sans la présence d'un homme. Ceux qui m'aimèrent et ceux qui ne m'aimèrent pas.
Je crois que tout a commencé un jour d'août par un grand trou noir sous le soleil de midi, au bord d'une plage blanche. La mer roulait de petites vagues aux crêtes d'écume sur le sable qui se gonflait d'eau, puis se laissait vider. Et l'on voyait alors apparaître des petits trous bien ronds d'où sortaient de longs vers de mer qui laissaient derrière eux de minuscules monticules floconneux. J'ai soudain crié : "Il est mort !". Tout est devenu vide autour de moi et, à trois cents kilomètres de là, il était effectivement mort, incarcéré dans les tôles dans sa voiture, broyé sous le poids du semi-remorque qui l'avait cueilli de front, alors qu'il doublait en troisième position. Dans son tort. J'ai commencé à me noyer.
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Annette55Annette55   20 février 2014
"J'étais partout et nulle part,j'étais une intruse,une voleuse,un passager clandestin,appréhendant à tout moment d'être expulsé."
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Video de Myriam Anissimov (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Myriam Anissimov
Rencontre le 19 décembre 2012 à l'Institut français de Tel Aviv avec Myriam Anissimov , romancière, journaliste et biographe autour de son dernier opus Vassili Grossman, un écrivain de combat (Seuil, 2012). NB désolé pour le son.
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