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Jean Bottéro (Traducteur)
EAN : 9782070725830
304 pages
Éditeur : Gallimard (23/10/1992)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Le grand homme qui ne voulait pas mourir.

Vieille de quelques trente-cinq siècles et de loin antérieure à l'Iliade et au Mahâbhârara, l'Epopée de Gilgames est la première oeuvre littéraire connue à qui son ampleur, sa force, son souffle, sa hauteur de vision et de ton, l'éminent et l'universel de son propos aient valu, dans tout le Proche-Orient ancien, une célébrité millénaire et, dans notre jugement à nous, le titre d'épopée.

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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  17 février 2019
Je me suis procuré cette version française du texte et je l'ai trouvée bien écrite et belle à lire. L'assyriologie, étude des anciennes langues et littératures de Mésopotamie, est si majoritairement anglophone qu'on ne pense pas tout de suite à chercher dans le peu d'ouvrages français disponibles. Les textes de cet ensemble consacrés à Gilgamesh peuvent s'étudier avec de bonnes grammaires, de bonnes versions aident à corriger les erreurs du lecteur, de bonnes études l'éclairent, mais tout est en anglais !
Est-il légitime de parler d'épopée ici ? Ce mot, postérieur au cycle de Gilgamesh, est-il pertinent pour le désigner ? Même s'il n'y a pas de guerre à proprement parler, Enkidu et Gilgamesh accomplissent des exploits surhumains, dans la forêt des Cèdres ou contre le Taureau Céleste : on peut donc qualifier l'ouvrage d'épopée, sans les effets de masse, ni les tensions entre individu et société auxquels Homère nous a habitués. La quête d'immortalité de Gilgamesh privé de son ami est épique dans la mesure où là encore, il accomplit de grands exploits, non guerriers et martiaux, mais dans sa lutte contre la nature et les obstacles matériels (les Hommes-Scorpions, les Montagnes des Ténèbres, la Mer Périlleuse). Sa quête métaphysique, en revanche, nous éloigne de la tradition épique postérieure, puisque Achille, Hector ou Ulysse ne se rebellent jamais contre le destin mortel des hommes mais s'y soumettent sans discussion. La motivation du héros, la vie éternelle, a tout pour nous dépayser et nous éloigner de nos cadres occidentaux.
Enfin, autre différence notable, le style. Il est difficile d'imaginer la scansion et les sonorités des vers akkadiens, et c'est totalement impossible pour la poésie sumérienne. La phrase, cependant, est simple, répétitive souvent, manifestement écrite pour la déclamation orale, mais sans aucun des ornements rhétoriques et sans le souci raffiné du style de l'épopée grecque : Eric Auerbach, dans son livre Mimesis, soulignait la rudesse des récits bibliques, qui choquait les amateurs gréco-latins de littérature. Il en va un peu de même ici : le parti-pris de simplicité pourrait faire penser, dans une certaine mesure, au roman médiéval en vers, où la plus grande clarté d'expression est au service du récit.
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Bouteyalamer
  14 novembre 2017
Une grande rencontre que ce récit mis par écrit au 3ème millénaire, très antérieur à l'Iliade, rencontre conseillée par Henri l'Oiseleur, qui pratique l'akkadien et que je remercie.

Le narrateur commence par la fin : l'éloge d'un héros « Surdoué de sagesse », « Retour de son lointain voyage, Exténué mais apaisé ». de là il développe la légende selon le fil du temps. Gilgames, roi d'Uruk, se conduit comme un « buffle arrogant », parade sur les murailles de la ville, fait trembler les gaillards et déflore leurs promises. Les gaillards se plaignent à Anu, chef des dieux, qui commande à Aruru-la-grande de créer un rival à Gilgames : « S'étant lavé les mains, Elle prit un lopin d'argile Et le déposa en la steppe : Et c'est là dans la steppe, Qu'elle forma Enkidu-le-preux […] Abondamment velu Par tout le corps » (p 69). Enkidu, l'homme sauvage, détruit les pièges du chasseur, l'émissaire de la civilisation. le chasseur n'ose affronter le géant et, sur le conseil de son père, recrute en ville la courtisane Lajoyeuse. « En compagnie de sa harde, [Enkidu] s'abreuvait à l'aiguade, Et se régalait d'eau En compagnie des bêtes. Lajoyeuse le vit, cet être-humain sauvage, Ce redoutable gaillard D'en pleine steppe : le voilà lui dit le chasseur. Dénude-toi, Lajoyeuse, Découvre-toi le sexe Pour qu'il y prenne ta volupté ! […] Une fois soûlé du plaisir qu'elle lui avait donné, Il se disposa À rejoindre sa harde. Mais, à la vue d'Enkidu, Gazelles de s'enfuir, Et les bêtes sauvages de s'écarter de lui » (p 74-5). Alors Enkidu change de monde : « Il avait mûri : il était devenu intelligent ! Aussi revint-il s'asseoir Aux pieds de la courtisane. Les yeux rivés sur son visage, Il comprenait tout ce qu'elle lui disait. La courtisane S'adressa donc à lui, Enkidu : Tu es beau, Enkidu ! Tu ressembles à un dieu ! Pourquoi galoper en la steppe Avec les bêtes ? » (p 76). Dans ce mythe généreux, antérieur à la Bible, la tentatrice initie l'homme au plaisir, mais aussi au savoir. La courtisane civilise Enkidu, partage avec lui ses vêtements et l'emmène à Uruk.
Enkidu et Gilgames se rencontrent et se battent, mais aucun ne domine. Se reconnaissant égaux, ils deviennent inséparables. Ils font ensemble des voyages et des travaux fabuleux : abattre Humbaba le Gardien de la Forêt des Cèdres, tuer le Taureau-Céleste. Leur succès, leur complicité, leur insolence vis à vis d'Istar-la-princesse déplaît au conseil des dieux. Alors Enkidu agonise pendant douze jours. Se croyant trahi par les hommes, il maudit le chasseur, la courtisane Lajoyeuse et la porte colossale qu'il a offerte à la ville. Puis il revient sur la malédiction de Lajoyeuse et meurt. Gilgames le tient sur ses genoux « jusqu'à ce que les vers lui tombent du nez » et lui fait une longue déploration : « Pleurez-le, ours, hyènes, panthères, Tigres, cerfs et guépards, Lions, buffles, daims, bouquetins, Grosses et petites bêtes sauvages ! […] Pleurez le, ô gaillards d'Uruk-les-clos, Qui nous avez vu combattre Et tuer le Taureau-géant » (p 149). « Lorsque brilla le point du jour, Gilgames fit publier Un appel dans tout le pays : Fondeurs de métaux ! Lapidaires ! Travailleurs du métal ! Orfèvres ! Joaillers ! Faites à mon ami sa statue ! » (p 152) « Lorsque brilla le point du jour, Gilgames ouvrit la porte du Palais, Produisit un grand plateau En bois d'elammaku, Remplit de miel une jatte rouge, Remplit de beurre une jatte bleu, Et le tout dûment apprêté, le présenta à Samas » (le Dieu du soleil) (p 154).
Les funérailles achevées, Gilgames comprend que la finitude d'Enkidu, c'est la sienne. Il se révolte et part solitaire à la recherche de la vie-sans-fin, dans une nouvelle séquence d'aventures et de personnages héroïques : la Tavernière, les hommes-scorpions, le Nocher, enfin Utanapisti, l'homme qui a fait survivre l'humanité au déluge, ce désastre qui a épouvanté jusqu'aux dieux : « Prenant la fuite, Ils grimpèrent jusqu'au plus haut du ciel, Où, tels des chiens, ils demeuraient pelotonnés Et accroupis au sol. La Déesse criait Comme une parturiente » (p 191).
La vie-sans-fin lui est interdite et Gilgames se lamente : « Si l'on pouvait Fermer la porte à l'angoisse ! Si l'on pouvait l'obturer Au bitume, à l'asphalte ! Mais le Destin ne m'a pas laissé m'amuser : Il m'a déchiré, Malheureux que je suis ! ». Utanapisti le tance : « Pourquoi donc, Gilgames, Exagérer ton désespoir ? Toi que les dieux ont fait de substance divino-humaine, Qu'ils ont traité comme ton père et ta mère, Serais-tu, Gilgames, Comparable à un fou ? A un fou, l'on peut faire passer de la lie Pour du beurre. […] Penses-y, Gilgames » (p 179-80). Alors Gilgames retourne à Uruk : « Les Sept Sages en personne N'en ont-ils pas jeté les fondations ? ».
J'ai lu la version ninivite par les yeux de Bottero : « Une mise en français, suffisamment à jour, mais adressée premièrement aux autres, aux non-professionnels, auxquels les spécialistes farouches, enfermés dans leur impénétrable casemate, ne rendent pas souvent visite » (p 7). Sur la forme, Bottero prévient de l'amputation du « manuscrit » (c'est vrai, les cunéiformes sont manuscrits sur des tablettes), des difficultés de la transcription, de l'arbitraire de choix souvent nécessaires. Son style est rugueux dans le commentaire comme dans la traduction, ce qui convient à la puissance et à la franchise du mythe. En « lecteur ingénu », je vois dans ce temps et ce texte archaïques le temps et le texte des découvertes. L'homme y découvre la joie du corps, la peine de la mort, le respect des autres mortels, la sagesse et l'irrespect pour les dieux.

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5Arabella
  30 juillet 2016
Ce texte, que j'aime tout particulièrement, est tout simplement de la plus vielle épopée du monde et sans doute aussi le plus vieux texte à proprement parlé littéraire de l'humanité.
Compte tenu de son extrême ancienneté, nous ne disposons sans doute pas du texte dans son intégralité, ce qui nous en reste provient d'ailleurs de différentes versions, pas toutes identiques ni même écrites dans exactement la même langue. Mais peu importe, ce qui nous reste suffit à montrer que dès que l'homme a su écrire il a pleinement été homme et qu'il s'est posé les mêmes questions, éprouvé les mêmes angoisses, ressenti les mêmes joies, et qu'il a eu le besoin de l'art et de la magie du verbe pour le dire.
Cette Épopée de Gilagameš nous parle d'un roi légendaire d'Uruk, ville sumérienne de Mésopotamie, actuellement en Irak, un roi d'avant le Déluge, dont quelques mentions dans des listes royales font penser qu'il a pu exister vers -2700,-2500 av J.-C. Mais comme pour le Charlemagne de nos vieilles chansons de geste, le personnage réel n'a rien à voir sans doute avec le personnage de littérature qu'il est devenu, magnifié et héroïsé par les scribes.
Les premiers textes qui évoquent Gilagameš ont été composés vers la fin du III millénaire en sumérien, il s'agit d'épisodes isolés consacrés à certaines de ses aventures et qui reprennent sans doute des traditions orales.
La première version de l'Épopée en tant que telle semble avoir été composée par un seul auteur dans la Babylonie du XVIII ou XVII siècle av. J.-C. en akkadien. Ce sont des tablettes du VII siècle avant notre ère conservées dans la bibliothèque du roi assyrien Assurbanipal à Ninive découvertes au XIXème siècle qui nous ont en grande partie permis de redécouvrir ce texte extraordinaire, complété par d'autres versions plus ou moins partielles, car ce texte fût fameux pendant des siècles et des siècles, et il a été souvent reproduit.
Il s'agit donc de nous conter l'histoire de Gilagameš, roi d'Uruk « Pour deux tiers, il est dieux, pour un tiers, il est homme », un tyran plus qu'un roi, tellement dur pour ses sujets que ces derniers vont se plaindre au dieu Anu. Les dieux pour le contraindre à plus de modération, vont créer Enkidu, mi-homme mi-bête, qui va être capable de tenir tête à Gilagameš, qui ne pourra pas le battre en duel. Ils vont devenir amis, plus proches que des frères, et ensemble accomplir des exploits sans nombre.
Mais ils vont dépasser les bornes de ce qui est permis à des hommes et offenser les dieux qui vont faire mourir Enkidu. Cette mort terrorise Gilagameš , qui refuse qu'il lui arrive la même chose, il part donc à la recherche de l'immortalité, et pour cela se lance dans la quête de Uta-napisti, l'homme qui a survécu au Déluge et qui est devenu immortel. Gilagameš affronte de grands dangers pour le retrouver mais Uta-napisti ne peut lui donner l'immortalité, pour l'en convaincre, il lui fait le récit du Déluge. Gilagameš finira par accepter le sort commun des hommes et reviendra à Uruk pour y finir sa vie.
Ce n'est bien sûr qu'un très bref résumé de ce texte riche et complexe, qui a été pendant longtemps lu et raconté. Une partie au moins a été intégré dans notre culture, le récit biblique de la Bible reprend en effet une bonne partie du récit du Déluge mésopotamien, ce qui choqua terriblement au XIXem siècle: la Bible ne serait pas le plus vieux texte de l'humanité, et en plus une partie aurait été copié sur un texte païen (et non pas inspiré par la parole divine !).
Quelques mots aussi sur la traduction, personnellement je possède la très belle version de Jean Bottero, dont j'ai peur qu'elle ne soit plus disponible, elle est très littéraire, ce qui est un choix assumé de Bottéro, qui explique qu'il souhaitait s'adresser à des non spécialistes. Je suis personnellement une grande admiratrice des travaux de ce grand assyriologue, qui joint à une immense érudition une écriture magnifique, élégante et raffiné, et qui arrive à mon sens à faire passer une grande passion pour cette vielle culture de la Mésopotamie ancienne si mal connue et si mal aimée.
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Xian_Moriarty
  19 mai 2015
Un livre particulier puisqu'il s'agit des traductions des tablettes cunéiformes retraçant cette première épopée.
L'épopée de Gilgamesh (ou Gilgames) est la première épopée écrite et remonte au temps de la Mésopotamie. Transmises par de nombreuses tablettes d'argile, de culture et de peuple, nous la connaissons grâce à ses supports découverts dans divers sites archéologiques.
Jean Bottero, spécialiste de la Mésopotamie, nous propose donc ici des traductions des tablettes évoquant cette épopée. Plusieurs versions sont présentées, plus ou moins complètes, plus ou moins anciennes, issues de diverses populations.
L'introduction de cette épopée est vraiment très bien faite. Elle permettra au néophyte de comprendre la grande culture de la Mésopotamie ancienne ; l'auteur fait ici preuve d'un très bon travail de vulgarisation : pointu, mais tout en restant accessible. Il nous présente donc le contexte d'écriture de cette épopée, ces différentes versions avec ses variantes, ainsi que les thèmes aborder par ces histoires (la conception du monde mésopotamien n'est pas tout le même que le nôtre).
Pour ce qui est des textes (traductions) en eux-mêmes, difficile de m'exprimer. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas en face d'un texte littéraire classique puis que ce sont des traductions de tablettes d'argiles : certains vers sont manquants (ce qui ampute parfois le récit), des mots ne sont pas déchiffrables (car abimés et illisibles). Nous nous retrouvons devant des textes versifiés très lacunaires.
D'une certaine façon, ça se lit bien : les vers sont courts et ne présente pas trop de complexité. Ceci dit, si la lecture est assez rapide, elle n'en demeure pas moins très évasive et parfois compliquée dans la compréhension du « fond » du récit. En effet, malgré les très nombreuses annotations, il est parfois compliqué de saisir les subtilités de ce texte.
Mais que narre cette épopée ? Elle raconte les aventures de Gilgames, un roi d'essence divine (si l'on peut s'exprimer ainsi, les Mésopotamiens n'ont pas de terme pour désigner des demi-dieux, les héros), qui avec son ami Enkidu (un être sauvage) affronte plusieurs épreuves, avant de partir à la découverte de la-vie-sans-fin après le décès de son ami.
C'est très résumé, mais c'est les grandes trames de ce récit. On y trouve d'ailleurs la première allusion au Déluge.
Personnellement, j'ai apprécié la lecture de ce livre, car je me suis retrouvé au plus près des textes anciens et cela m'a permis de découvrir les bases mêmes de cette épopée. Mais je ne pense pas que cet ouvrage convienne pour quelqu'un qui souhaiterait un texte plus « littéraire ». Même moi, je pense maintenant me tourner vers un livre plus « romancer » afin de peut-être mieux saisir l'essence même de ce récit.
Il est donc difficile pour moi d'en dire plus. le livre est vraiment très bien fait avec une très bonne introduction, de très nombreuses annotations et remarques. Ceci dit, ce n'est pas un « roman ».
Il ne convient donc pas à tous les publics.
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chris0675
  13 mars 2014
La plus vieille épopée écrite du monde retrouvée a ce jour, (en irak).
Surement vers -2000 avant JC
Un demi-dieu, qui trouve un équivalent, ensemble ils affrontent des dangers
Dans certaine versions le texte finit par une quete de l'immortalitée
Un profond respect pour nos ancetres je met 5 étoiles
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   03 février 2019
— Gilgamesh, Gilgamesh, pourquoi erres-tu comme un pauvre fou ? Tu poursuis un rêve irréalisable.

Ce rêve te ronge. Il t'a fait entreprendre un long voyage, mais il n'y a rien au bout. Rien, tu entends ! La vie-sans-mort, cherche-la partout, tu ne la trouveras pas. Quand les dieux ont créé les humains, ils leur ont fait cadeau de la mort. La vie, ils l'ont gardé pour eux. Tout ce chemin que tu viens de parcourir t'éloigne des vrais plaisirs qui conviennent aux humains. Retourne donc vite dans ta ville, mange, bois, fais la fête. Oui, jour et nuit, fais la fête, danse, danse, danse encore au son de la musique. Lave-toi, parfume-toi, prends ta femme dans tes bras et aime-la. Prends ton enfant par la main et montre-lui les oiseaux, les fleurs.

C'est cela la vie d'un homme ; c'est cela le destin accordé par les dieux.
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BouteyalamerBouteyalamer   14 novembre 2017
Si l’on pouvait Fermer la porte à l’angoisse ! Si l’on pouvait l’obturer Au bitume, à l’asphalte ! Mais le Destin ne m’a pas laissé m’amuser : Il m’a déchiré, Malheureux que je suis ! Utanapisti s’adressa à lui, Gilgames : Pourquoi donc, Gilgames, Exagérer ton désespoir ? Toi que les dieux ont fait De substance divino-humaine, Qu’ils ont traité comme ton père et ta mère, Serais-tu, Gilgames, Comparable à un fou ? A un fou, l’on peut faire passer de la lie Pour du beurre. […] Penses-y, Gilgames
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   16 mai 2015
Six jours et sept nuits je l'ai pleuré
Et refusé à la tombe,
Jusqu'à ce que les vers
Lui soient tombés du nez.
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lehibooklehibook   29 décembre 2019
Tels des éphémères emportés au courant,
De visages qui voyaient le soleil,
Tout à coup il ne reste plus rien !
Endormi et mort , c'est tout un!
On n'a jamais reproduit l'image de la Mort ;
Et pourtant l'homme, depuis ses origines
En est prisonnier.
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Calliope2017Calliope2017   14 octobre 2018
Le meilleur des jeunes hommes,
La meilleure des jeunes femmes,
Sont enlevés
Par la main de la Mort, [...]
Bâtissons-nous des maisons
Pour toujours ?
Scellons-nous des engagements
Pour toujours ?
Partage-t-on un patrimoine
Pour toujours ?
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