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EAN : 9782702163221
162 pages
Calmann-Lévy (28/02/2018)
3.68/5   69 notes
Résumé :
Camille apprend que ses parents ont mis en vente la maison de son enfance, où elle a grandi avec ses frères et soeurs. Elle décide de s'y installer pour la semaine afin de s'imprégner du lieu. Chaque pièce résonne encore de l'écho des joies et des peines passées et la replonge dans les souvenirs : les manies de sa mère, les blagues de son père, les amis du grand-frère dont elle est un peu amoureuse, les disputes entre soeurs... des cris, des rires, des larmes, mais ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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Pour apprécier ce livre, il faut savoir exactement ce qu'il contient et ce qu'on vient y chercher. Ce livre n'est pas un roman, plutôt un témoignage qui raconte un moment dans la vie de Camille Anseaume.

Ses parents vendent la maison dans laquelle , elle a grandi et elle éprouve le besoin viscéral d'aller lui dire adieu. Elle met le roman qu'elle était en train d'écrire entre parenthèses, et elle vient y séjourner seule, avec son "matériel" d'écrivain, dans le but clairement annoncé au départ d'en faire sa prochaine oeuvre. Et même si elle n'est pas joyeuse à l'idée que ses parents vendent la maison, ce n'est pas dû à un décés,et ça change tout, ses parents vendant certainement pour un autre projet.

Ce qui domine dans ce témoignage, c'est la nostalgie, Camille dit adieu aux souvenirs qu'elle a de cette maison, à ce que lui évoque chaque piéce. Une façon pour elle de devenir adulte. Elle est maman d'une petite fille, et l'on sent la passation de "pouvoir", le passage d'une génération à une autre, le temps qui avance inexorablement et qui envoie les habitants vers d'autres vies, d'autres villes, qui les envoient construire ailleurs.

C'est très beau et le cas personnel de cette auteure dépasse le cadre de cette maison, de ce livre, pour devenir nos maisons quittées , notre propre temps qui passe, notre album de souvenirs.

C'est très habilement construit : d'abord la rue, puis la porte qui grince , puis l'entrée. C'est très franc, Camille se livre sans filtre apparent, ses faiblesses, ses "conneries"d'adolescente...

Très frais, très touchant, très sensible, très finement observé, très gai (on sent la famille nombreuse, ils étaient quatre enfants). On entend les rires, les joies, les larmes, les disputes, les rivalités entre enfants, les trucs qui énervaient Camille chez ses parents. On sent l'énergie tourbillonante que diffuse une famille dans une maison - témoin muette de toute cette vie. On écoute les secrets .

Si vous connaissez la chanson de Benabar sur les maisons de familles, ce texte m'y a fait penser. Aussi beau, aussi vrai .

Ma réaction lorsque j'ai refermé ce très court livre m'a surprise. Il m'est venue une phrase spontanément : " J'adore cette fille !" Cette fille étant Camille...

Quand on tourne la dernière page , on a l'impression de quitter quelqu'un qu'on a appris à connaître , et qu'on trouve formidable.

Un coup de coeur pour ce livre , comme j'en avais eu un pour les deux précédents " Un tout petit rien " et "Ta façon d'être au monde".

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Les parents de Camille Anseaume décident de mettre en vente la maison où elle passa son enfance.

Il lui semble alors indispensable de passer une semaine dans cette maison afin de lui dire adieu.

Commençant par la rue « alléedelaprimevère », en un seul mot ; elle nous entraîne de pièce en pièce à chaque chapitre.

Ses souvenirs d'enfance affluent, bons ou moins bons.

Du coup on imagine très bien cette maison et toute la vie qui l'anima.

Le style est très agréable. A la nostalgie se mêle l'humour.

A quelqu'un qui lui demandait qui pourrait bien s'intéresser à cette histoire. Elle répond : à ma famille déjà.

Bien que n'étant pas de la famille, j'ai apprécié ce pèlerinage joyeux et mélancolique à la fois, fleurant bon la vie de famille et l'enfance.

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Ce midi en partant profiter (peut-être pour l'une des dernières fois) du jardin de mes parents, je ne m'attendais pas à ce que ma lecture, que j'avais pioché comme ça avant de partir, car elle m'inspirait, allait faire autant d'échos à ma vie.

Me voilà installée, dans une chaise longue avec un verre de menthe fraîche comme quand j'étais ado et que je lisais sous le pommier, sauf que depuis le pommier est tombé. On reprend vite ses bonnes habitudes, mais en même temps, on se sent tellement bien dans cette maison qui m'a vue grandir.

Je m'installe donc avec ce roman de Camille Anseaume, où elle nous raconte comment elle est revenue une dernière fois, le temps d'un week-end, dans la maison de ses parents avant qu'elle soit vendue. Outch, la claque.

A travers ce petit roman, elle repasse pièce par pièce et nous évoque ses souvenirs simplement et avec une extrême justesse puis les mets en relation avec sa vie actuelle. J'y retrouve de nombreuses similitudes avec ma jeunesse (les babies, les totoches, et autres souvenirs), une sensation étrange d'être comprise et de comprendre ce qu'elle souhaite me transmettre.

Je l'aurais lu dans la journée, je referme ses pages les larmes aux yeux et la sensation d'avoir trouvé le moment idéal pour le lire.

Cette lecture m'a terriblement touchée, vous l'aurez compris, tant les souvenirs de l'auteur faisaient remonter en moi mes propres souvenirs. Ca a été pour cette raison un énorme coup de coeur et je garderai précieusement ce livre avec moi.

A présent je vais me pencher sur les autres romans de l'auteur.

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Quand Camille apprend que ses parents ont mis en vente la maison de son enfance, elle décide alors de s'y installer seule une semaine afin d'en profiter une dernière fois et de s'imprégner des lieux et de tous les souvenirs qui y demeurent. Chaque pièce lui rappelle des joies, des peines, des événements petits ou grands qui ont marqué son enfance.

De Camille Anseaume j'avais déjà lu un titre, Un tout petit rien, que j'avais beaucoup aimé et qui m'avait beaucoup touché. À la parution de ce titre Quatre murs et un toit, j'avais vu passer de nombreux avis à son propos et qui attisaient ma curiosité, dernièrement je me suis alors enfin plongée dans ce livre.

À travers Quatre murs et un toit, Camille Anseaume revient sur un pan de sa vie, sur des moments qui l'ont marqué quand elle décide de passer cette fameuse semaine dans la maison de son enfance. Il est difficile d'imaginer que SA maison va désormais appartenir à quelqu'un d'autre, que d'autres personnes vont s'y créer des souvenirs et que tous les objets devront se trouver un nouvel endroit. C'est sur tout cela que Camille revient. Sur ces objets du quotidien qui ont leur propre histoire, sur les pièces de cette maison qui ont été l'écho de rires, de pleurs et de partages.

Ce livre est un vrai délice à découvrir. On se plonge dans ses pages avec le sourire, avec émotions et on se met parfois à la place de Camille. Avec cette petite part de son histoire personnelle qu'elle partage avec ses lecteurs, on se met à penser à nos propres souvenirs dans une pièce en particulier, à un objet pourtant anodin qui a une valeur particulière, à ses moments en famille qui nous ont fait grandir plus qu'on ne l'imagine ou à ces petits rituels ou petites habitudes qui n'appartiennent qu'à nous.

Pièce par pièce Camille Anseaume nous les décrit, nous partage un fait qui s'y lie. Tantôt, avec humour, avec émotions, mais toujours avec amour, l'auteure se livre avec douceur et tendresse. Quatre murs et un toit est un roman court, de moins de 200 pages, dans lequel il y flotte un doux parfum de nostalgie et d'enfance. C'est écrit avec simplicité, sincérité et on se prend finalement à être émue plus qu'on ne l'imaginait.

Quatre murs et un toit est une lecture douce et rapide que j'ai appréciée. J'ai apprécié l'écriture de Camille Anseaume sans fioritures qui partage tout simplement des bribes de son enfance avec nous, cette nostalgie ambiante qui nous fait (re)penser à notre propre enfance et tous ces petits événements qui font écho à notre propre histoire. On comprend pourquoi Camille Anseaume a pris le temps d'en écrire ce livre, on ressent que pour elle, il était nécessaire de poser des mots sur toutes ses émotions et c'est comme si finalement, on l'avait accompagné pour faire ses adieux à la maison de son enfance...

Quatre murs et un toit de Camille Anseaume est disponible aux Éditions Calmann Levy.


Lien : https://ladoryquilit.blogspo..
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Pour une fois, un auteur parle de sa maison natale avec tendresse, drôlerie pour relater la fin d'une époque puisque ses parents vendent le pavillon. En général, ces retours aux sources sont relatés lors de la mort des parents. On chemine avec l'auteur dans chaque pièce et on y découvre les souvenirs, les sentiments ressentis, l'enfance qui ressurgit dans sa vie d'adulte, ce qui rend nostalgique d'un temps révolu mais toujours ancré en soi. Un très joli bouquin rafraîchissant.

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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Je pousse la porte derrière moi. Elle se referme dans un craquement sec de bienvenue. Elle a l'assurance tranquille de ceux qui n'en font pas des tonnes. Elle vous ouvre les bras mais reste sur ses gardes. Il faut dire qu'elle en a vu d'autres. Elle s'en est pris dans la tronche, et pas toujours tendrement, en près de trente ans de bons et loyaux services.
Non, vingt-sept ans, exactement. Comme Jimi Hendricks, Jim Morrison, Kurt Cobain et Janis Joplin.
Je préférerais qu'elle meure d'une overdose au sommet de sa gloire, plutôt qu'elle continue à vivre sans nous, dans l'anonymat le plus complet, comme si rien n'avait changé.
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LE BANC DE L'ENTRÉE
" T'as vu mon manteau ?
- Sur le banc."
Où tu as mis le paquet de copies doubles ?
- Sur le banc ."
(...)
Quand on ignore où se trouve quelque chose, en général, c'est sur le banc. Par déduction, c'est peut-être ici aussi que se trouvent toutes les chaussettes orphelines du monde, Xavier Dupont de Ligonnes (...).
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A côté, par terre, un autre objet n'a pas trouvé de place définie. C'est le reste du paquet de croquettes de Vodka, la chienne. Il est conservé soigneusement, fermé grâce à une pince, au cas où elle vaincrait son cancer, six ans après sa mort.
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J'ai reçu sur mon portable une photo de mes parents, marchant sur la plage ensoleillée d'une région où il ne pleut que sur les cons.
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Parmi les choses qui m’agacent beaucoup, dans la vie, il y a d’abord les gens qui disent seulement « je n’ai pas entendu », sans demander de répéter, quand on vient de leur dire quelque chose qu’ils n’ont pas entendu. Puis, juste après, il y a ceux qui n’arrivent pas à composter leur ticket de bus. Ce n’est pourtant pas très compliqué d’insérer un carton en rectangle dans une fente en rectangle. Je vois chaque fois dans leurs essais ratés une volonté théâtrale de montrer qu’ils ne sont ici que de passage. Je déteste leur application à faire transpirer un peu leur sentiment d’être en terrain inconnu, « pas d’ici ». Tout à l’heure, je suis montée dans le bus numéro 11, celui qui descend en ville, et que j’ai déjà pris cent, mille fois. Ils ont changé les machines. Je n’ai pas réussi à composter mon ticket. Le chauffeur m’a gentiment expliqué comment faire. Il suffit d’insérer le carton en rectangle dans la fente en rectangle.
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