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EAN : 9782290319024
374 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/07/1975)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 706 notes)
Résumé :
Histoire du futur,
Cycle 03 : Elijah Baley,
Tome 01: Les cavernes d'acier

Les cavernes d'acier sont les villes souterraines du futur. Là, bien que privés d'air et de lumière naturels, des millions d'hommes vivent à un rythme étourdissant.
Malgré une civilisation super scientifique et l'apparition de robots intelligents, les passions humaines n'ont pas cessé pour autant et le meurtre n'a pas disparu.
Mais le problème de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Wiitoo
  10 juin 2014
Attention, brève introduction à la suite de ma critique sur l'homme bicentenaire pour redonner vie au chroniqueur littéraire décédé lors de ce dernier épisode. Attention, PEGI 18, scène de sexe et de violence.
C'est en se rendant à pied, comme tous les jours, à la piscine communale que RAlexsixseptWaterproof, vit une boule de feu jaillir d'une habitation et plonger directement dans l'étang familiale. C'est alors que la 3ème loi de la robotique s'imposa à lui et qu'il enjamba, sans aucune hésitation, la clôture pour se jeter à l'eau. Son brevet de secouriste aidant, il sauva Mootii, le petit robot de Wiitoo d'une mort certaine non sans avoir dû préalablement procéder à 10 minutes de massages de circuits imprimés ainsi qu'à une USB à USB tellement excitante qu'elle aurait pu provoquer une explosion sur un modèle de machine à calculer HP de l'époque médiévale si elle avait assisté à la scène.
Biiip, bip, tuc, tuc... Miitoo ouvrit les yeux, fixa langoureusement RAlexsixseptWaterproof, inclina légèrement la tête et, dans un redoutable et inattendu mouvement, gifla le sauveteur avec le saumon de 500 grammes qu'il avait agrippé au fond de l'étang lors de sa noyade. Puis Miitoo disparu aussitôt et retourna s'enfermer dans la demeure alors que le sauveteur resta la bouche ouverte et le doigt levé sans avoir eu l'opportunité de dire un mot.
RAlexsixseptWaterproof secoua la tête non sans amertume : "Ahhh, ces robots domestiques qui se prennent pour des Diva, ils ont vraiment les boulons qui enflent et aucun savoir vivre". Il reprit sa route vers son travail sans même s'être rendu compte que le squelette du saumon était resté agrippé à son crâne, lui donnant un air d'iroquois spécialisé dans l'amplification des signaux de téléphonie mobile.
Ainsi, on retrouva Miitoo, noirci de la tête aux pieds, dégoulinant sur les dalles du garage maintenant recouvertes d'algues, face à un container à ordures de couleur verte. " Ahhh biiiip, tuc, tuc Wiitoo je te cherchais." dit-il au container vert.
"J'ai lu les cavernes d'acier, le premier roman d'Isaac Asimov sur le thème des robots. Cela en fait le 3ème tome du Cycle des Robots après les deux premiers tomes consacrés à ses nouvelles.
J'avoue que je m'attendais à une aventure un peu plus dynamique. Je suis un peu déçu de cette rencontre avec nos deux enquêteurs, Elijah Baley, l'humain et R. Daneel, l'humanoïde qui sera détaché par les Spaciens pour mener l'enquête aux côté de Baley. En fait il n'y a pas vraiment d'enquête, ils ne font pas grand chose à ce sujet si ce n'est de lancer des hypothèses et parler. Au final cela m'a fait pensé aux épisodes de Colombo, l'histoire se résout assez facilement sans grandes surprises.
Mais l'intérêt de ce roman réside surtout dans la description de ce monde et de celui des Spaciens. Les explications détaillées de leur mode de vie, leur relation avec les robots. Nous avons d'un côté les terriens qui ne veulent pas de robots sur la terre de peur qu'ils ne perdent leur travail. Pourtant les conditions de vie sur Terre sont abominables. Isaac Asimov nous conte là une vrai dystopie. D'un autre côté les Spaciens, eux, vivent très bien, en parfaite harmonie avec les robots. Les naissances sont limitées afin de conserver un bon équilibre des ressources et là, Isaac Asimov présente une belle utopie de leur monde.
Ce sont ces divergences ainsi que la haine des humains envers les robots qui vont être le centre de ce roman. Au final un roman tourné sur la psychologie des personnages et des peuples, leurs différences et leurs capacités d'adaptation.
Pour autant je recommande cette lecture qui est à n'en point douter un des piliers de la SF et je dirais même un roman d'anticipation brillant sur certains aspects. Tu comprends ce que je veux dire Wiitoo ?"
C'est alors que la porte du garage s'ouvrit, laissant apparaître un rutilant camion poubelle escorté par deux gardes du corps habillés en jaune fluo à l'arrière du véhicule. L'un d'eux cria alors : "Vient m'aider Bernard, il y un container et de la vieille ferraille à récupérer." Miitoo, pétrifié par cette rencontre inattendue passa inopinément en mode veille.
Wiitoo Takatoulire
www.wiitoo.over-blog.com
Note 4/6
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Dionysos89
  11 janvier 2017
Après deux tomes sous forme de recueils de nouvelles, le cycle des Robots fait plus que poser des bases désormais avec un troisième tome composé d'un seul roman, Les Cavernes d'acier, où Isaac Asimov poursuit son chemin créatif autour des fameuses Trois Lois de la robotique et toutes leurs contradictions possibles.
Les Cavernes d'acier suivent l'aventure du détective Baley, policier de New York, chargé d'enquêter sur l'assassinat du docteur Sarton. Toutefois, ce meurtre n'a pas eu lieu sur Terre à proprement parler, mais bien à Spacetown, la ville qui domine New York et qui est un comptoir terrien pour les Spaciens, humains bénéficiant de privilèges car partis à la conquête de l'espace. La différence entre Terriens et Spaciens réside d'abord dans leur rapport aux androïdes qu'ils ont créés : les premiers s'en méfient et s'en servent comme main-d'oeuvre, les deuxièmes voient en eux bien plus que de simples exécutants et cherchent à les intégrer dans la société. Or, le détective Baley voient arriver au-devant de lui deux obstacles : d'abord Spacetown est une cité aérienne ultrasécurisée où les premiers suspects seront donc les androïdes (mais c'est censé être impossible, car ils sont programmés pour ne pas nuire), ensuite on lui assigne d'office un collègue androïde de Spacetown, R. Daneel, qui semble le surpasser en tout point.
Avec Les Cavernes d'acier, Isaac Asimov garde le principe du cycle des Robots, c'est-à-dire étudier au plus près les contradictions des lois qui régissent la construction d'androïdes, ainsi que leurs relations avec l'évolution humaine. Toutefois, il crée à cette occasion un véritable polar de très bonne facture. L'enquête de Baley est passionnante dans le sens où elle se développe au rythme qu'il faut, avec des indices qui nous conduisent à soupçonner un certain nombre de personnages chacun leur tour. Cela change clairement des nouvelles précédentes des tomes 1 et 2 où chaque élément des Trois Lois de la Robotique pouvait être étudié séparément ; ici, il s'agit de faire avec un environnement potentiellement hostile et avec un acolyte androïde dont nous ne pouvons jamais sûrs à 100% qu'il est fiable.
En conclusion, Les Cavernes d'acier ce que j'attendais enfin dans le cycle des Robots : un bon roman, policier en plus, qui use des ressorts des Trois Lois de la Robotique, sans plus seulement chercher uniquement à les tourner dans tous les sens (même si c'est toujours plaisant aussi).
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colimasson
  21 novembre 2013
« L'homme est issu de la Terre, entends-tu ?
C'est sa mère nourricière, entends-tu ?
Spacien, va-t'en, disparais
De la Terre qui te hait !
Sale Spacien, entends-tu ? »

Le Spacien aura disparu… et la haine de la sale bête se perpétue et se prolonge en haine roboticide. Pour bien comprendre ces Cavernes d'acier, qui constituent le troisième volume de Cycle des robots, mieux vaut connaître le contexte : dans un futur indéterminé, les humains vivent dans des villes souterraines pour échapper à la pollution atmosphérique et à la lumière. Ils sont observés par les Spaciens, générations de descendants d'humains qui avaient autrefois colonisé des planètes lointaines. Entre les deux populations, les relations sont tendues et fluctuent de haine belliqueuse à tolérance amère. Les Spaciens dominent et ils interdisent les humains de venir les rejoindre sur leurs nouvelles planètes, en même temps qu'ils leur imposent l'utilisation de robots censés les aider dans la vie quotidienne. A défaut de pouvoir haïr les Spaciens, les humains se sont pris en grippe contre les robots. A l'instar de Blade-Runner, certains de ces robots sont devenus si perfectionnés qu'il est difficile de ne pas les confondre avec des modèles du genre humain…

Dans ce volume en particulier, l'intrigue se construit autour du meurtre d'un Spacien. Un terrien est soupçonné de l'avoir commis et pour résoudre cette énigme, Baley est envoyé en mission. Tout irait bien si on ne lui avait pas collé aux basques un robot humanoïde ultra-perfectionné qu'il devra loger chez lui. Comment vont réagir la famille et le voisinage ? Baley espère pouvoir cacher sa véritable nature le plus longtemps possible –d'autant plus que le robot a été construit avec une minutie de détails époustouflante- mais les médiévalistes rôdent et ouvrent l'oeil, à l'affut de tout signe de déchéance moderniste.

Dès le début, on comprend que ce roman de science-fiction s'appuie sur une réalité qui connaît elle-même de nombreux antagonismes. La méfiance que subit le robot est un racisme qui dépasse les espèces et qu'Asimov se charge d'anéantir. le bien et le mal cherchent à se dissoudre en un scepticisme confus. Les robots sont-ils à l'image des hommes ? Si oui, sont-ils à l'image des hommes bons ou des hommes mauvais ? Si non, sont-ils bons sachant que certains hommes sont mauvais, ou sont-ils mauvais sachant que certains hommes sont bons ? Peut-être ne sont-ils ni bons ni mauvais, peut-être est-ce seulement l'homme qui se montre mauvais dans sa méfiance, et mauvais dans son ingratitude.

Si le message moral n'a rien d'exceptionnel et s'élude rapidement en considérations simplistes, l'intrigue plaisante nous apportera au moins la satisfaction de nous laisser entrevoir un monde déboussolant mais parfaitement crédible. Dommage que celle-ci souffre parfois de la précipitation de l'auteur, empêtré dans de si nombreuses imbrications qu'il se retrouve, à la fin du livre, obligé de tout bâcler en moins d'un paragraphe :

« Je sais qui est l'auteur du coup monté contre moi, je sais comment et par qui le Dr Sarton a été assassiné, et je dispose d'une heure pour vous le dire, pour arrêter le criminel, et pour clore l'enquête ! »

Peut-être faudrait-il lire les précédents volumes de la série pour mieux apprécier celui-ci. Dommage que ni le style, ni le message ne donnent particulièrement envie de s'attarder sur ce monde qui, s'il avait été mieux travaillé, aurait peut-être connu des heures plus prestigieuses dans nos cerveaux de lecteurs.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Kalgan
  20 mars 2018
Le troisième tome du Cycle des Robots d'Asimov marque le retour du récit sous la forme de roman après que les deux précédents livres ait été composé de nouvelles. Les Cavernes d'acier relate le déroulement d'une enquête policière dans l'univers futuriste peuplé de robots qu'a créé Asimov.
L'enquêteur Terrien Elijah Baley doit faire équipe avec le robot Spacien R. Daneel Olivaw pour trouver le meurtrier du Dr Sarton, un imminent chercheur Spacien. Les mauvaises relations entre Terriens et Spaciens semblent compliquer la tâche des deux enquêteurs, d'autant plus que le mouvement terrien des Médiévalistes voue une haine inconsidérée aux robots.
Le récit apporte des informations et des éléments de compréhensions primordiaux au Cycle des Robots et de façon plus vaste encore, à l'univers d'Asimov, et c'est surtout en cela que réside l'intérêt du livre plus que sur l'enquête elle-même.
On découvre que des siècles après la création des premiers robots, beaucoup d'humains craignent et haïssent parfois encore les robots qui ont du mal à être intégrer à la vie quotidienne malgré l'avancée technologique qu'il représente dans un monde formaté et décadent, organisé en classes sociales et qui à courte échéance risque de s'effondrer face à la croissance de la population.
Le personnage d'Elijah Baley fait lui figure d'anti-héros, Asimov démystifie l'image de l'enquêteur surdoué et ne tombe pas dans les clichés présentant l'enquêteur comme un surhomme. Il créé un personnage authentique, porté par la peur du déclassement social, devant affronter sa vie de famille et son dégout des Spaciens. Il ne maîtrise parfois pas son enquête et se laisse aller à des accès de colère, à des moments de faiblesse.
Mais aussi à des éclairs de génie lorsqu'il résoud de façon si brillante et spectaculaire l'enquête, ne manquant pas de détermination et de courage lorsqu'il affronte les difficultés, mais surtout de justesse lorsqu'il va balayer ses anciens préjugés, remettant sa propre opinion en doute, pour avoir une vision à long terme de ce que pourrait apporter une collaboration entre Terriens et Spaciens.
C'est notamment à travers ce personnage qui souhaite voir la génération de son fils et les suivantes s'en aller vers d'autres planètes qu'Asimov anticipe et prédit la colonisation de l'univers à venir dans la suite du Cycle des Robots et qui est déjà présente durant le Cycle de la Fondation. de façon presque anodine, Asimov commence déjà à créer les liens qui unissent ses différents cycles et même ses différents livres, se déroulant finalement tous dans le même univers. Il pose les jalons et les bases de l'histoire qui précède celle décrite dans ses livres se déroulant dans le futur.
Même s'il est aisé de continuer à détailler point par point toutes les force du livre, c'est d'abord un tout, le tout, qui donne sa cohérence au livre et qui fait sa réussite.
Cela devient répétitif mais une fois encore Asimov ne déçoit pas et livre encore un roman à la hauteur des espérance et des éloges qui lui sont adressées et se maintient toujours à un haut niveau d'écriture même après de nombreux lignes écrites.
Très bon livre.
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ToolFan
  15 avril 2019
Dans un New york futuriste enclavé sous une coque d'acier et farouchement opposé aux robots, Elijah Baley, un inspecteur de police terrien, est dépêché par son supérieur et ami, le commissaire Julius Enderby, pour enquêter sur un cas particulier : un meurtre à Spacetown, ville terrestre dédiée aux spaciens. Ceux-ci sont persuadés que le coupable ne peut être qu'un terrien, bien que leur ville ne leur est pas ouverte. Et dernier détail, et non des moindres, le temps de son enquête Baley doit être accompagné d'un habitant de la planète Aurore, mais pas n'importe lequel car il s'agit d'un robot humanoïde du nom de R Daneel Olivaw.
Le roman est fortement appréciable, plusieurs idées sont intéressantes et apportent de la couleur à l'ombre des cavernes : la haine des terriens envers les robots, un nouveau type de robot ressemblent quasi en tout point aux humains, l'alliance entre un terrien et un robot, l'opposition entre spacien et terrien, l'enquête dans un roman de science fiction, les potentiels graves incidents diplomatiques liés au meurtre, le communisme omniprésent sur terre, la peur des grands espaces qu'éprouvent les terriens…
D'un autre côté le livre a malheureusement mal vieilli, hormis les robots, la technologie est parfois à la ramasse et offre quelques scènes un peu fade et, je trouve, mal maîtrisée : tous les passages avec les tapis roulants (moyens de transports universellement utilisés dans les villes du futur) sont kitsh et viennent briser le rythme de l'histoire. L'auteur aurait, selon moi, gagné en crédibilité et en efficacité à ne pas décrire autant cette technologie improbable.
L'énigme proposée est plutôt intéressante : quand et comment un terrien aurait-il pu entrer dans Spacetown, cette ville ultra sécurisée ? Et qui cela peut-il bien être ? En tentant de répondre à ces questions, Baley et Daneel apprennent, malgré eux, à se connaître tout en cherchant des indices et en exposant leurs hypothèses respectives.
Comme toujours chez Asimov l'histoire et l'univers sont mis en avant, et les décors sont, par conséquent, quasi inexistants. Cependant, j'aurais aimé « voir » un peu plus les décors de cet univers (villes enclavées à la lumière artificielle, Spacetown qui doit être bien différente du reste de New york, les différents secteurs visités…).
Dans l'ensemble, le roman se laisse lire même si quelques passages sont réellement moins bons. À conseiller au fan d'Asimov, de SF, de robots et d'enquête.
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
WiitooWiitoo   08 juin 2014
- Mais pourquoi donner aux robot une forme humaine ?
- Parce que la forme humaine est, dans toute la nature, celle qui donne le meilleur rendement. Nous ne sommes pas des animaux spécialisés, monsieur Baley, sauf au point de vue de notre système nerveux, et dans quelques autres domaines. Si vous désirez construire un être mécanique, capable d'accomplir un très grand nombre de mouvements, des gestes et d'actes, sans se tromper, vous ne pouvez faire mieux qu'imiter la forme humaine.
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colimassoncolimasson   06 décembre 2013
En revanche, l’habitude qu’a prise l’homme de dormir la nuit est aussi vieille que l’humanité : un million d’années sans doute. Il n’est donc pas facile d’y renoncer. Aussi, quoique la venue du soir ne soit pas visible, les lumières des appartements s’éteignent à mesure que la soirée s’avance, et le pouls de la Cité semble presque cesser de battre. Certes, aucun phénomène cosmique ne permet de distinguer minuit de midi, dans les avenues entièrement closes de l’immense ville ; et cependant la population observe scrupuleusement les divisions arbitraires que lui imposent silencieusement les aiguilles de la montre. Et, quand vient la « nuit », l’express se vide, le vacarme de la vie cesse, et l’immense foule qui circulait dans les colossales artères disparaît : New York repose, invisible au sein de la Terre, et ses habitants dorment. 
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colimassoncolimasson   05 mai 2014
Un robot n’aura jamais le sens de la beauté, celui de la morale, celui de la religion. Il n’existe aucun moyen au monde d’inculquer à un cerveau positronique des qualités capables de l’élever, ne serait-ce qu’un petit peu, au-dessus du niveau matérialiste intégral. Nous ne le pouvons pas, mille tonnerres ! Ne comprenez-vous donc pas que cela est positivement impossible ? […] Nous ne le pourrons jamais, tant qu’il existe dans le monde des éléments que la science ne peut mesurer. Qu’est-ce que la beauté, ou la charité, ou l’art, ou l’amour, ou Dieu ? Nous piétinerons éternellement aux frontières de l’Inconnu, cherchant à comprendre ce qui restera toujours incompréhensible. Et c’est précisément cela qui fait de nous des hommes.
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colimassoncolimasson   21 novembre 2013
J’ai fait installer ça spécialement l’an dernier […]. Je crois que je ne vous l’avais pas encore montré. Approchez et jetez un coup d’œil. Dans le temps jadis, toutes les pièces des maisons étaient ainsi équipées. On appelait ça des « fenêtres ». Vous le saviez ?
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colimassoncolimasson   28 novembre 2013
Quand les gens sont malheureux et perdent tout espoir de voir venir la fin de leurs tourments, ils passent aisément de l’amertume, née de la spoliation, à la fureur vengeresse et destructrice. Il ne faut alors que quelques minutes pour transformer l’hostilité latente d’une foule en une fulgurante orgie de sang et de ruines.
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