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EAN : 9782070135882
528 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
3.19/5   56 notes
Résumé :
"La nature a horreur du vide. Dans le banditisme peut-être plus qu'ailleurs."
Diego est braqueur, né à Barcelone.Il vit à Aubervilliers, dans une hacienda délabrée, avec son frère Archibaldo et des souvenirs.Leur soeur, Adriana, a fait d'autres choix.Artiste au cirque Moreno, elle rêve d'accrocher son trapèze à la tour Eiffel.
Paris, bassin de la Villette. Lors d'un braquage, le gérant d'un bar s'effondre, terrassé par un coup de batte de base-ball.La ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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sandrine57
  13 mai 2013
Diego (libre dans sa tête ♪♫) est un braqueur précis et soucieux du moindre détail. Il vide les distributeurs de billets, il attaque les bijouteries à la voiture bélier, il ne vit que pour l'adrénaline des coups bien préparés et les billets craquants qu'il dépense comme ils viennent ou qu'il offre à Adriana, sa soeur adorée, sa mésange, trapéziste au cirque Moreno. Bien à l'abri dans son squat d'Aubervilliers, il a toujours réussi à éviter la police qui ne connait ni sa planque, ni même son existence. Pourtant, un jour, la belle mécanique s'enraye. Son partenaire, ultra violent, tue net un buraliste d'un seul coup de batte. Les services de police sont en alerte. La brigade criminelle du quai des orfèvres, le deuxième district de police judiciaire, la brigade fluviale et le commissariat d'Aubervilliers enquêtent de concert et remonte la trace de l'insaisissable espagnol.

Angle mort est le polar des "trop". Trop de flics trop parfaits, on ne sait même pas auquel s'attacher et finalement on ne réussit à en apprécier aucun. Trop de sigles, BRI, BAC, DPJ, SDPJ, STIC, SAEP, etc. Ils sont certes expliqués dans les notes de bas de pages mais ils cassent la fluidité du récit. Trop de détails, sur les armes, sur les vêtements, sur la décoration des bureaux, sur les bateaux de la brigades fluviales, on s'y perd, on s'y noie, on s'y ennuie. Trop de dialogues factices qui jouent la complicité entre flics ou entre voyous mais restent obscurs pour le lecteur. Et trop peu d'action! Malgré la violence, les meurtres, le sang, il ne se passe finalement pas grand chose et le récit s'englue dans des longueurs qu'on lit rapidement en quête de quelque chose qui pourrait éveiller l'intérêt.
Et puis arrive la fin, trop prévisible, trop attendue, trop vite expédiée et même pas émouvante puisque le voyou trop beau, trop intelligent, trop blessé par la vie, trop amoureux de sa soeur n'a pas réussi à emporter l'adhésion...
Une lecture laborieuse, sans plaisir, sans frissons, sans intérêt.
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emi13
  20 février 2014
L'enquête se déroule dans la banlieue parisienne, au bord du quai de la seine, la brigade de police du 36 quai des orfèvres et la brigade fluvial vont s'unir pour cette enquête .Il vont avoir pas mal de travail pour calmer ses jeunes dont la haine et la violence font partie de leurs vies .les deux brigades vont s'unir pour enrayer cette violence. Ingrid Astier nous emmène dans une banlieue plutôt survoltée. Enquête policière bien réussie.
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7878751021
  26 avril 2015
Commencer par "Angle mort" en vue d'une rencontre - découverte avec l'auteur est une chose, le continuer après avoir rencontré l'auteur ... c'en est une autre !
L'expérience est très intéressante en tout cas !
J'avais remarqué et un peu bloqué comme d'autres (cf quelques avis lus pour me renseigner avant la rencontre) sur la diversité des sigles notamment policiers utilisés dès les premiers chapitres ... vraiment de quoi se perdre ! Perso, j'avais donc refusé de me laisser enquiquiner par eux et donc je "zappais" régulièrement la dimension "précision touffue à étouffante" de l'info. qui gênait un peu ma lecture de l'histoire.
J'avais noté le langage ... pas toujours facile à comprendre, que ce soit sur les passages "flics" ou "voyous" ... certes ils ont une partie de vocabulaire en commun mais aussi leurs propres expressions parfois pas faciles à comprendre !
J'avais noté le(s) rythme(s) selon les moments et ce qui se passait, les personnages qui se dévoilent plus ou moins, selon qu'on les côtoie ou non et leur importance dans l'histoire,
Et dans tout ce chaos bruyant, des moments de beauté, de rêve et de poésie.
Et puis rencontre avec l'auteur ... et là tout prend une autre dimension :
Ecouter Ingrid Astier parler de ses personnages, des recherches qu'elle mène pour donner matière à son livre, de l'attention qu'elle prête à la musicalité et la justesse des langages qu'elle utilise pour être le plus fidèle à ce qu'elle a vécu sur le terrain ...
et on comprend que non elle ne peut pas faire autrement que balancer des tonnes de sigles dans ses pages : de nos jours, tout corps de métier n'a-t-il pas les siens, son vocabulaire propre et difficile à décrypter pour celui qui n'en fait pas partie ? Ca colle juste à la réalité et ça fait sonner juste le bouquin !
Les personnages ? Flics ou voyous, elle ne juge pas les démarches ou motivations des personnes qu'elle a rencontrées ... elle leur donne simplement vie à travers ses personnages, par leur langage, leurs aspirations et manières de vivre et de s'exprimer, de faire avec les cartes que la vie leur a distribuées et de ce qui se passe...
Quand on reprend le livre après une telle rencontre, c'est foutu ! :-) ! Les personnages sont sortis de la dimension 2D de leurs pages et ont complètement pris chair ! Derrière chacun d'eux, ce que je devinais en lisant les premiers chapitres et trouvais parfois déconcertant vibre à présent clairement : c'est l'énergie, la vitalité, la passion, l'humanité et la voix d'Ingrid Astier . Bluffant !
Quant à l'histoire ... je vous laisse la découvrir !
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Seraphita
  31 août 2014
Diego est braqueur en série. Espagnol de naissance, il vit à Aubervilliers. Sa soeur Adriana a le goût du risque également, à sa manière toutefois : elle tutoie les cimes sur son trapèze au sein du cirque Moreno. Elle rêve d'envol sur des sommets où des arabesques poétiques viendraient dire le risque maîtrisé, assumé. Diego a deux passions contre lesquelles il ne peut lutter : les casses qu'il multiplie, traquant sans relâche le moindre angle mort, sa soeur qu'il chérit plus que tout au monde. L'angle mort tant redouté ne viendra pas forcément de là où on pourrait l'attendre.
Après « Quai des enfers », Ingrid Astier poursuit le travail d'écriture romanesque avec « Angle mort ». On y retrouve une ode à Paris, et la Seine qui la traverse, qu'enjambent des ponts et que la Brigade fluviale sillonne sans relâche. On retrouve des personnages déjà rencontrés précédemment et on poursuit la route dans une intrigue qui met en parallèle deux trajectoires marquées et soudées par le risque. La voix narrative la plus séduisante, envoûtante d'excès et d'adrénaline, est sans conteste celle de Diego : le rythme est soutenu, l'écriture en « je » - caméra à l'épaule - nous conduit au coeur de l'action et l'on vibre du sang bouillonnant qui porte le braqueur. Mais quand vient la voix de la Police, institution ô combien complexe pour le béotien, avec ses multiples divisions, sous-divisions en tous sens, des longueurs surgissent : d'innombrables intrigues secondaires viennent freiner la progression d'ensemble. le pavé de 500 pages paraît alors bien long. Et puis les trajectoires jusque-là parallèles des divers protagonistes commencent à se rapprocher, le final surgit, de manière assez prévisible, mais l'écriture est si puissante qu'on laisse « Angle mort » avec un goût salé en arrière-gorge… Long mais puissant !
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Pchabannes
  29 octobre 2013
Ingrid Astier revient et nous offre encore un OVNI, le policier littéraire. Il s'appelle Diégo et c'est un pro ; Diégo vit libre comme un loup, discret prédateur prélevant sa part sur le troupeau. “Ils sont les fantômes de la nuit. Je suis le fantôme de la nuit.” Si tout le monde connaît Diégo dit l'espagnol à Aubervilliers, nul ne connaît sa tanière et chacun imagine ses crocs. Dur et méfiant, “la beauté le ramollissait. A force elle finissait par l'agresser.” Seule faiblesse, seule concession à la grâce, ses visites à sa soeur, cette trapéziste volante qui lui rappelle combien le monde ne se restreint pas aux calibres et aux motos.
“Vraisemblablement un seul tireur avec des nefs d'acier. Et deux refroidis de saturnisme violent.”
Parce que Ingrid Astier les connaît, qu'elle a vécu à leurs cotés en nous offrant le très beau livre et premier roman Quai des enfers, la Fluviale, Desprez, Duchesnes et leurs collègues du 36 sont solides, humains, professionnels. Ils sont les chiens de berger. Gardiens du troupeau, ils reniflent les dangers et vivent comme leurs proies, en équilibre.
“Dans sa voiture il avait englouti un sandwich au boeuf à dix étages, grappillé des cookies et bu un coca. C'était de la nourriture pour chiens et il rêvait d'un vrai plat d'homme tel l'aligot de son Aveyron natal.”
Ne vous attendez pas à la construction classique du polar avec le meurtre en page 10 et les gentils qui courent après le méchant. A ce compte là, 250 pages eussent suffit. Ingrid Astier est un écrivain, soyons lecteurs et prenons le temps de vivre. Accompagnons le prédateur et sa meute ; nous nous attacherons à Diégo, intelligent, libre, avec ses forces et ses faiblesses. Prenons le temps d'enquêter avec Desprez et Duchesnes ; mangeons un sandwich froid et courons dans la nuit sus aux dangers inconnus ; passons un peu de temps avec les gars et les filles de la fluviale ; glissons avec cette petite communauté sur les eaux de la Seine.
Inéluctablement, ces vies vont se croiser, le fauve va se trouver face aux chiens de berger.
Assurément, certains lecteurs, habitués à la lecture rapide proposée par les polars, pourront être déconcertés. Un policier littéraire se mâchonne. Sachez que ces 500 pages de vie en liberté se liront en 8 à 10 heures au moins. Vous ne l'oublierez pas plus que vous n'aurez oublié le Baratin, ce restaurant de Belleville où la fluviale aimait à aller.
“Dans ces moments-là, il se disait que la 2ème DPJ manquait sérieusement d'une masseuse. C'était plus utile qu'une imprimante et pourtant moins reconnu d'utilité publique par l'administration.”
Gallimard, Série noire, Décembre 2012, 518 pages, 19,90€
Lectori salutem, Pikkendorff

Lien : http://quidhodieagisti.kazeo..
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critiques presse (4)
Lhumanite   15 avril 2013
Trois semaines d’affrontements entre un jeune hors-la-loi rageur et suicidaire et des policiers coriaces, dans une ville sinistrée de Seine-Saint-Denis. Le deuxième ouvrage, documenté et magistral, de la jeune Ingrid Astier.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Actualitte   12 mars 2013
Ingrid Astier revient, accompagnée par l'essentiel de ses personnages, mais s'aventure dans les banlieues, aux alentours d'Aubervilliers, en compagnie de très mauvaises fréquentations pour lesquelles le lecteur se surprendra à avoir, tout comme son auteur, de l'empathie.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   25 février 2013
De part et d'autre du périphérique nord parisien, l'écrivain signe, avec Angle mort, un polar efficace et ambitieux.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   25 février 2013
on retrouve les ponts de Paris, mais elle nous emmène aussi nous perdre dans la banlieue Nord, du côté du canal Saint-Denis. Ce n’est pas l’intrigue qui fait l’intérêt de son récit mais les personnages. On est avec les voyous et on s’y sent bien.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   20 janvier 2020
Il jeta un dernier œil à la Seine avant de rejoindre la brigade. Rémi ne voulait pas s’avouer l’évidence : il attendait. Il attendait que Lily le rejoigne. Malgré lui. Elle était bien trop maligne pour ne pas l’avoir vu se diriger seul vers l’atelier. Encore une minute. Juste pour la gloire. Le fleuve capta à nouveau son attention. Comme tout flic, il passait sa vie à observer. Sur l’autre rive, à l’entrée du port de plaisance de l’Arsenal, son regard s’arrêta sur un remorqueur qui avait été modifié en pousseur. À l’avant, des fers de poussage noirs. Ses couleurs, bleu, blanc et rouge, rappelaient l’Île-de-France, le remorqueur. Puis ses yeux se perdirent dans les reflets des vagues.

Lily.

Il fallait reconquérir Lily.

Et retourner au Quai des Orfèvres. L’air du bureau 324 lui manquait.
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mag290781mag290781   14 avril 2013
Mais les braquages, c'est comme le jeu.Tout dans ta tête te dit d’arrêter. C'est mathématique, tu sais qu'un jour, tu vas perdre.Jamais la trotteuse ne te quitte, elle bat dans ta cervelle et t'ordonne de te ranger.mais au plus profond de toi, il y a le souvenir de l’adrénaline. Tu sais que si tu décroches, tu vas t'ennuyer.
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PchabannesPchabannes   29 octobre 2013
“Je viens de Barcelone et j’ai déménagé autant de fois que le nombre de coups dans le chargeur d’un Beretta 92 : quinze.”
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collectifpolarcollectifpolar   20 janvier 2020
Tout le groupe de répression du banditisme du 2e District de police judiciaire participait au dispositif pour sécuriser les hypothèses de fuite. La BRI2 du quai des Orfèvres avait rappliqué en renfort. Le périphérique n’était pas loin et c’était une rampe de lancement pour les braqueurs. L’A1 avait aussi leurs faveurs, de même que l’A 86 — pour disparaître dans le 94. Marc Valparisis et Nicolas Imbert cuisaient dans leur fourgon, tandis que Julien Roux, un jeune gardien de la paix à moto, domptait l’impatience de sa Yamaha Fazer 600. Le commandant Duchesne, chef de section de la Criminelle, ne manquait pas à l’appel. Toujours soigné, la frange trop courte, contrairement à sa cravate, un regard d’enfant en contraste avec de profondes rides soucieuses. L’intervention extérieure de la BRI imposait que la hiérarchie garde un œil. Avec Stella Auger à ses côtés, ils auraient formé le couple parfait dans leur Ford Mondeo, si la policière n’avait pas renversé le thermos de thé du commandant. Redoutant de donner un mauvais tour à la surveillance, il avait ravalé ses envies de réplique. Ils s’étaient positionnés pour conserver une vue générale.
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collectifpolarcollectifpolar   20 janvier 2020
La plupart des gens pensent que les braqueurs sont des tireurs d’élite qui achètent tranquille leur arme en descendant dans la cave d’une cité aussi pourrie que leur vie. Je leur propose de changer de destination, de passer d’Ibiza à Aubervilliers ou du côté de la porte de Bagnolet. Là, ils comprendront pourquoi je flippe quand je ne suis pas sûr de mes équipiers. Car parole, la passion des armes devient aussi rare que le sakkos de l’évêque sur le cul d’un cheval.
Avant de monter au braquo, j’ai des manies : il faut que je prépare tout moi-même — une arme doit être sûre à 100 %. Et puis je ne peux m’empêcher d’alterner les cartouches quand je garnis le chargeur. Ce geste frôle la superstition, mais je suis rongé par l’idée qu’avant de devenir allumée, la superstition est une bonne fille.
Chez nous, la superstition sauve de la tombe.
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