AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2490834002
Éditeur : Le Panseur (16/03/2019)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Au large du continent, un vieux monsieur raconte son île et ses habitants : le gardien de phare, le poète, le curé, le professeur...
Il parle de la mer, du vent et de leurs chats qui vont, depuis toujours, vont et viennent à leur rythme comme à leur choix. Mais quand ils disparaissent sans explication, c'est la façon de vivre de toute la communauté qui s'en retrouve menacé.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  20 octobre 2019
C'est une île, une petite île, où tout le monde se connaît, où les rôles sont attribués de façon presqu' immuable. Une île avec ses habitants, dont fait partie toute une population de chats, à la fois proches et indépendants, familiers mais insoumis , bref de vrais chats donc. Tout le monde s'en accommode jusqu'au jour où, inexplicablement, les chats disparaissent. Plus un seul félin ne hante les rues, plus un miaulement ne vient troubler le calme des soirées. Mais le désarroi des iliens ne passe pas inaperçu sur le continent, qui s'empresse de tenter de remédier au dysfonctionnement…
C'est là que le récit prend des airs de parabole, et rappelle immanquablement Matin brun.
L'absurde met en lumière ce qui l'était sans que l'on en soit conscient. Et les chats sont la métaphore de bien des écueils de notre vie contemporaine, avec un message sur l'articulation des besoins et des désirs et de l'art de susciter le désir en le faisant passer pour un besoin, ce qui est la meilleure manière de passer à côté du bonheur.
C'est très court, mais le message est clair. Et c'est écrit avec fantaisie et suffisamment d'humour pour alléger la gravité du propos

Une belle réussite.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          682
kateginger63
  25 novembre 2019
♥ Coup de coeur ♥
*
Eveillons nos consciences pour éviter le pire
*
Alors quelle dystopie étrange. Même déjà par son apparence visuelle. La couverture unie de prime abord révèle par son mouvement un texte en filigrane. Voilà un roman singulier. Qui nous promet une comparaison avec le très célèbre texte d'anticipation 1984 d'Orwell. La barre est haute me suis-je dit. Qui pourrait rivaliser avec le grand Orwell et son classique SF où totalitarisme et dictature sont à l'oeuvre.
*
Imaginez une île avec des résidents pas tout à fait comme les autres. Et des chats. Les chats justement sont partis. Les habitants s'inquiètent. L'administration du continent ramènera donc des chiens pour les faire passer pour des chats. Ben voyons!
*
Ce texte assez court est écrit sous forme de conte en utilisant l'absurde. Il nous met en garde contre les dérives de la société. Contre la liberté de penser, d'agir. de pouvoir choisir tout simplement. Pourquoi faire dire le mot "chat" quand c'est réellement un chien? L'évidence est là.
*
Mais quelle force dans les propos. J'étais sceptique au début. Je ne voyais pas du tout où voulait en venir l'auteure. L'histoire présentée est simple en apparence mais subtile dans la réflexion. Encore une fois, prenez garde aux éléments de langage. Mal utilisé, mal compris, il peut faire des ravages.
*
Ce texte m'a également rappelé la façon de penser du héros dans l'excellent "nous rêvions juste de liberté" de Loevenbruck. le narrateur nous devient familier et nous partageons son intimité. Un style qui a du chien!
*
Court mais costaud. Recommandé aux âmes sensibles et à tous les autres. Nécessaire!
*
Lu dans le cadre des #68premieresfois
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          530
Iboo
  24 juillet 2019
En ouvrant ce petit livre, offert par un ami connaissant ma passion pour les chats, je m'apprêtais à lire quelque chose de sympathique et léger mais "déjà vu". Que nenni !
Nous avons là un récit que j'apparenterais à un conte philosophique moderne où les chats ne sont que le prétexte.
Bluffant ! Vu le titre, je ne m'attendais vraiment pas à lire quelque chose d'aussi dense, d'aussi bien construit ; avec la petite touche de fantaisie, d'improbable, qui apporte au texte une pointe de sel bien plaisante.
Et l'écriture, le style ! Du caractère, de la justesse, de la limpidité. Chaque personnage nous y apparaît dans toute sa consistance, toute son essence.
Bluffée, disais-je. J'ai été bluffée !
Commenter  J’apprécie          475
hcdahlem
  11 novembre 2019
Des chats qui ont du chien
Un premier roman sous forme de conte pour nous mettre en garde contre les dérives du langage. Avec humour et fantaisie, Isabelle Aupy nous démontre que les chiens ne font pas chats.
Sur cette petite île balayée par les vent et les embruns, la vie est plutôt rude. Un environnement qui vous forge un caractère. Ceux qui ont décidé de vivre là sont par définition des marginaux, par choix ou par nécessité. Une vie à l'écart que leur convient pourtant très bien et qu'ils n'ont guère envie de voir changer. Mais ce microcosme va connaître un événement aussi bizarre que déstabilisant: leurs chats disparaissent. Aussi décident-ils d'envoyer l'instituteur du village sur le continent pour expliquer la situation et tenter de trouver une solution. Lorsqu'il revient, il est accompagné d'une femme de «l'administration» qui entend régler ce problème. Les fonctionnaires qui arrivent alors ont avec eux des cages dans lesquelles se trouvent des chiens et qui sont offerts aux insulaires pour remplacer leurs chats. D'ailleurs l'administration leur explique que ces bêtes sont des chats, quand bien même ils auraient l'air de chiens. Les premiers bénéficiaires de ces animaux ne bronchent pas, après tout ils leur tiennent aussi compagnie.
C'est Thomas, le gardien de phare, qui s'alarme. Lui qui vit isolé – il ne sort plus depuis que sa femme a quitté l'île avec son fils malade – ne perd pourtant rien de ce qui se trame autour de lui. S'il se méfie des fonctionnaires, il craint encore davantage cette dérive langagière. Parce qu'il faut bien appeler un chat un chat, il faut continuer à appeler un chien un chien. Céder à cette «facilité de langage», c'est mettre le doigt dans un engrenage infernal. Car la langue «change celui qui la parle, ça oui, elle le transforme, et quand on s'en rend compte, c'est déjà trop tard.»
À l'image des chats qui ne sont pas soumis, il va tenter de lancer la rébellion, de fédérer ses amis, Ludo, Gwen, Sergei, le curé, l'instituteur ou encore Léonore et Myriam. Mais la partie est loin d'être gagnée, car l'attaque est insidieuse. Pourquoi refuseraient-ils des cadeaux?
Le conte d'Isabelle Aupy est redoutablement bien construit, allant chercher derrière l'anecdote une réflexion sur la liberté de choix, sur la force du langage, sur l'endormissement des consciences. Prenons garde à la douceur des choses! Prenons garde aux «éléments de langage»! Prenons garde aux vessies que l'on veut nous faire prendre pour des lanternes! Prenons garde à ne pas sombrer dans un grand n'importe quoi aseptisé et uniformisé!

Lien : https://collectiondelivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
AudreyT
  02 décembre 2019
****
Il était une fois, une île. Un petit bout de terre peuplé d'âmes simples, généreuses, tolérantes. Au milieu de ces pêcheurs, professeur, artistes ou curé, vivaient des chats. Qu'ils soient sauvages, préférant le vent ou le chaud d'un canapé, ils étaient depuis toujours. Chacun se partageait la quiétude de ces rochers... Même si certains hommes cachaient quelques blessures, l'harmonie semblait régner. Mais quand les chats ont disparus, personne ne s'attendait à vivre des tempêtes bien plus impressionnantes que ce que la mer leur avait réservé jusque là...
L'homme qui n'aimait plus les chats est un roman d'une grande intensité.
A la fois par son écriture douce, poétique et chantante. Des mots qui servent parfaitement l'ambiance de cette île paisible. Des phrases et des dialogues où pointent un humour communicatif.
Par ses personnages ensuite, à la fois touchants et drôles. L'auteur nous offre une panoplie de voisins et voisines, qui s'entraident, s'épaulent et se complètent.
Par son histoire enfin. Car il n'est pas uniquement question de la vie sur l'île et de la disparition des chats. Isabelle Aupy nous livre un regard perçant sur ce que peut devenir une société où règne le mensonge, le profit et la manipulation. Elle nous alerte sur les libertés qu'on bafoue, les esprits qu'on trompe et les êtres qu'on piétine. Croire en son libre arbitre, s'appuyer sur ses amis, respecter la différence... Autant de maître mots pour un monde meilleur...
Merci aux 68 premières fois pour cette riche découverte...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2019..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          213
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
CalliPetriCalliPetri   27 novembre 2019
À ce moment, je n'aurais pas su dire si on en avait besoin de nos chats. Est-ce qu'on a besoin des nuages dans le ciel, des papillons au printemps ou des mouettes sur le port ? Sans doute que s'ils sont là, c'est qu'il y a une bonne raison. Sans doute que non, on n'en a pas besoin, que oui, on peut vivre sans. On arrivait à vivre sans nos chats, mais on n'en avait pas envie.
Commenter  J’apprécie          10
CalliPetriCalliPetri   27 novembre 2019
Les chats, je les aime parce qu'ils ne nous sont pas soumis. Ils viennent parce qu'ils le veulent, non par habitude, ou de ne pas savoir où aller. J'ai réalisé qu'à la question "c'est quoi un chat pour vous ?", j'aurais dû répondre : "un animal qui ne se tient pas en laisse". J'aurais dû répondre : "la liberté d'être soi".
Commenter  J’apprécie          00
CalliPetriCalliPetri   27 novembre 2019
Y avait la mer et ses tempêtes qui rythmaient les saisons ; y avait le vent qui vous prend au corps, qui vous rappelle que le monde existe, c'est important ça de sentir que le monde existe ; et nos chats qui ronronnaient comme la mer et le vent. C'était les trois instruments de musique de notre île.
Commenter  J’apprécie          00
CalliPetriCalliPetri   27 novembre 2019
Les dirigeants avaient vite compris que pour asservir les gens aujourd'hui, il ne fallait plus la force, il fallait créer le manque et le besoin.
Commenter  J’apprécie          00
CalliPetriCalliPetri   27 novembre 2019
Ensuite, y a que la mer et le vent qui forcent les choses. Le temps aussi. Les hommes, ça ne se force pas, ça se tient par la main.
Commenter  J’apprécie          00
Video de Isabelle Aupy (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Aupy
L'homme qui n'aimait plus les chats - Isabelle Aupy aux éditions du Panseur
autres livres classés : dystopieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2911 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
.. ..