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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2742789200
Éditeur : Actes Sud (28/02/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.65/5 (sur 364 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Actes Sud, Lettres anglo-américaines - 03/2010)


LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS:

New York, 1967 : un jeune aspirant poète rencontre un énigmatique mécène français et sa sulfureuse maîtresse. Un meurtre scelle bientôt, de New York à Paris, cette communauté de destins placés sous le double signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice.

Superbe variation sur « l'èr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
latina
  01 juillet 2013
Je me suis tracassée toute la journée ... Comment rendre compte de ce splendide roman multiforme sans dénaturer la pensée de Paul Auster ? Comment retracer la relation ambigüe entre Adam et sa soeur Gwyn, entre Adam et son maître Rudolf Born ? Comment faire le lien entre le présent et le passé, en l'occurrence l'année 1967, où tout s'est délité pour se fondre dans une ambiance malsaine ?
Adam Walker est un étudiant de 2e année à l'université de Columbia. Il s'essaie à la poésie et surtout ne veut pas participer au massacre organisé qu'est la guerre du Viêtnam. Il fuit sa famille morte depuis la noyade de son jeune frère Andy, à 7 ans. Et ce jeune homme tourmenté va faire une rencontre inopportune, celle d'un professeur à Columbia, être nocif et énigmatique...Cette rencontre aura comme conséquence un voyage à Paris, où se produira le choc de certaines personnalités. Choc dont le retentissement est encore sensible des années plus tard.
Oui, je l'ai déjà dit dans d'autres billets, et je le répète, je le proclame, même : Paul Auster est très fort ! D'une intelligence extrême couplée à une sensibilité hors du commun, il arrive à nous faire communiquer avec l'Invisible. Mais qu'est-ce que l'Invisible, dans ce roman ? Ce sont « les profondeurs du coeur » que chaque personnage est obligé de sonder, et cette confrontation suprême ne laisse pas indemne, ni le personnage, ni le lecteur.
Paul Auster excelle dans la description de la psychologie humaine, dans le rapport entre les hommes tissé de faux-semblants, de regards, de paroles choisies et de lapsus, de sincérité et de confiance, de pouvoir et de faiblesse.
Dans ce roman, il a touché à l'indicible, à l'invisible. Il est au sommet de son art.
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Cath36
  21 mars 2013
Un apprenti poète témoin d'un meurtre retrouve le meurtrier des années après. Il raconte ses liens avec lui et sa propre vie dans un texte qu'il confie à un ami, lequel, après sa mort va entrer en contact avec des femmes qui l'ont connu et notamment sa soeur. Se pose en effet le problème de savoir si ce texte doit être publié ou non.
En fait d'invisible, Auster nous tend une fois de plus un miroir où les personnages se reflètent pour mieux se cacher les uns dans les autres, dans une sorte de jeu de construction vertigineux où la psychologie et l'action s'entremêlent dans un résultat assez stupéfiant qui aborde le mystère des êtres à travers leurs interactions. Non-dits, trop-dits, mensonges, vérités se succèdent à un rythme vertigineux et passionnant dans une écriture concise et rapide, efficace à l'extrême.
Qui est invisible, celui qui se cache derrière ses discours, ou celui qui tente de cerner des vérités improbables, le beau parleur ou l'écrivain ? Un peu thriller, un peu policier, mais surtout immense roman sur le secret des êtres, et le rôle de la fiction comme un miroir tendu sur la vie.
J'aime, un peu, beaucoup, passionnément....
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dancingbrave
  13 décembre 2012
Je ne souhaite pas faire un nouveau résumé, il y en a d'excellents ici mais juste faire part de mon ressenti:
Invisible de Paul Auster est une Intrigue complexe nichée dans un roman du trouble ;
Trouble sur les faits racontés par plusieurs personnages et selon des versions différentes.
Trouble sur le texte écrit par plusieurs narrateurs, eux même s'exprimant à la première, deuxième ou troisième personne du singulier.
Trouble du lecteur plongé dans un ou des meurtres, dans un inceste, dans une traite humaine indicible.
Trouble sur la santé mentale des différents personnages.
Trouble sur la véracité de tout ceci.
Trouble sur la nature réelle des personnages ; écrivain ou taupe, victime ou espion, professeur respectable ou agent double…
Trouble sur notre état lorsque l'on termine cet ouvrage; ravi ou déçu ? Perplexe dans tous les cas
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tilly
  30 mars 2010
"Invisible" est le titre énigmatique et étrange du dernier roman de Paul Auster.
Comme est étrange et formidablement romanesque, l'attirance morbide des personnages du roman pour un monstre séducteur et indéchiffrable, véritable Deus ex machina.
Invisible raconte comment sur quarante années, cet ogre (fantasmé ?) va faire se croiser des deux côtés de l'Atlantique entre New-York et Paris, les destins de ceux qui tenteront vainement d'échapper à son influence fatale.
En bref, mes mots-clé : brillant, fascinant, intriguant et passionnant, pas ennuyeux du tout
(auteur barbant : c'est l'a priori que j'avais après avoir “lâché” Auster dans les années 1990... et jamais "retenté" jusqu'ici !)
Dès le début de la deuxième partie du roman (page 75), le lecteur comprend que la première partie qu'il vient de lire, c'est aussi... du roman ! La mise en abyme ne fait que commencer. La construction de Invisible se complexifie au fur et à mesure avec l'emboîtement des récits et les changements de perspective. Ainsi de suite. A la fin il deviendra impossible de distinguer ce qui fait partie de l'imaginaire d'un personnage, d'un autre, de celui du lecteur, ou de Paul Auster. Vertiges. Plaisirs.
Première partie, 1967, New-York
Le narrateur est Adam Walker, étudiant en littérature, passionné de poésie classique. Il raconte à la première personne les circonstances de sa chute dans les rais de Rudolph Born et de sa compagne Margot : comment il est attiré, manipulé, comment il se débat, et finalement succombe.
“Born m'avait eu. Il m'avait fait voir en moi quelque chose qui me remplissait de dégoût et, pour la première fois de ma vie, je compris ce que c'était de haïr quelqu'un. Jamais je ne pourrais lui pardonner - et jamais, je ne pourrais me pardonner, à moi.”
Deuxième partie, 2007, New-York
Changement de narrateur : James (Jim), est un auteur à succès qui a perdu de vue Adam depuis leurs années communes en faculté. Adam est l'initiateur d'une correspondance avec Jim. Il lui fait lire le début d'un roman qu'il est en train d'écrire (c'est la première partie que le lecteur vient de lire, “Printemps”). Après avoir prévenu Jim que le second chapitre pourrait le choquer, Adam finit par lui envoyer une suite à ses mémoires de l'année 1967.
Dans ce texte intitulé “Eté”, Adam écrit à la seconde personne (il s'adresse à lui-même, tutoiement). On retrouve Adam, Margot, le temps d'un été poisseux à Brooklyn. On fait connaissance avec Gwyn la soeur d'Adam. On apprend leur histoire familiale douloureuse. Born est absent, disparu, invisible, mais son influence maléfique sur Adam est pesante. le désarroi dans lequel il plonge peut expliquer ses débordements affectifs et sensuels avec Margot d'abord, et avec Gwyn, sa soeur, ensuite.
Cette partie du roman, étouffante et belle, parfois torride m'a rappelé l'ambiance du roman Ada de Nabokov.
Troisième partie, 2007, Californie
Jim n'aura pas l'occasion de discuter avec Adam de son projet littéraire. Adam meurt. Avant de disparaître il a confié son manuscrit inachevé à Jim et le laisse libre de rédiger le chapitre manquant “Automne” à partir de notes très détaillées.
 Jim écrit à la troisième personne et au présent ce dernier volet des mémoires de l'année 1967 d'Adam Walker.
Venu à Paris à l'automne 1967 pour y poursuivre ses études, Adam a retrouvé Margot, mais aussi, malencontreusement, son âme damnée : Rudolph Born. Toujours inquiétant et machiavélique, Born met en présence Adam et deux françaises : Hélène Juin et sa fille Cécile, lycéenne.
La première partie "Printemps" s'achevait sur la disparition de Born, quittant précipitamment les Etats-Unis pour échapper à une enquête policière. A la fin d'"Automne", c'est au tour d'Adam de disparaître brutalement de la vie de Cécile, expulsé du territoire français suite à ce qui ressemble à un coup monté par la police. Mystères et symétries.
Quatrième partie, 2007, Paris
A la demande de Gwyn, la soeur d'Adam, Jim reprend le manuscrit d'Adam (Printemps, Eté, Automne), l'adapte, et le publie sous son propre nom.
Plus tard, à Paris, Jim retrouve Cécile qui lui confie à son tour une partie de son journal intime. Elle y raconte son face à face avec Born, en 2002, pour une ultime rencontre. Cécile la française est la seule qui aura eu le courage d'affronter Born pour l'amener au bout de quarante ans à se trahir. Elle le punit en ne cédant pas à son ultime tyrannie. Elle est ainsi celle qui venge Adam.
Sur le titre...
Invisible ? Visible ? Je me rends cet après-midi au Salon du Livre, où j'espère, Paul Auster sera... visible !
Se rendre visible : c'est (aussi) la leçon d'écriture que Paul Auster fait donner au milieu de son roman, par un auteur (Jim) à un autre auteur (Adam).
"En parlant de moi-même à la première personne je m'étais étouffé, rendu invisible, mis dans l'impossibilité de trouver ce que je cherchais. Il fallait que je me sépare de moi-même, que je libère un espace entre moi et mon sujet (moi-même en l'occurrence) [...]. Je devient il, et la distance créée par ce léger déplacement me permit d'achever le livre."
Paul Auster est un formidable virtuose des déplacements romanesques !
Dans Invisible cela ne nuit en rien, au contraire, au plaisir du lecteur.
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JeanLouisBOIS
  15 janvier 2012

Invisible, est, semble-t-il, l'histoire troublante d'Adam Walker, jeune étudiant de la Columbia, poète et traducteur de sombres oeuvres. Alors qu'il somnole à moitié dans une soirée dans laquelle il a été invité, il fait la rencontre de deux étranges énergumènes : Margot, une fille silencieuse mais très attirante, malgré son « "regard perdu dans le vide, comme si sa principale mission dans la vie consistait à avoir l'air de s'ennuyer" », et Born, un homme qui semble n'avoir peur de rien. Tous deux, formant un couple incongru, lui laissent une drôle d'impression, qui sera bien vite confirmée lorsque Born lui propose, alors qu'ils ne se connaissent que depuis quelques jours, de gérer un magazine littéraire que Walker pourra diriger – et Born le financera intégralement. Un mécénat dont la finalité lui échappe.
Mais bien vite, Walker prend conscience de la tournure que prennent les événements : Margot et Born projetteraient-ils de l'intégrer dans un ménage à trois ? Et puis, au-delà de cette ambiance un peu malsaine à la Les Liaisons Dangereuses, un meurtre imprévu vient sceller cette « "communauté de destins placés sous le signe du désir charnel et de la quête éperdue de justice" » (cf. 4ème de couv'). En effet, lors d'une promenade près de Riverside Park, Born blesse de sang froid un jeune noir qui tente de les racketter. Lorsque Walker revient sur les lieux de l'incident alors qu'il est parti chercher des secours, Born a disparu, ainsi que l'agresseur agressé. L'étudiant reste alors convaincu que son mécène a assassiné le racketteur sans autre forme de procès.
L'histoire commençait à vous plaire ? Vous aviez l'impression d'être plongé au début d'un bon thriller inquiétant ? Alors, vous tournez la page, pour vous rendre compte que tout ça n'était que foutaise. En réalité, il s'agit du premier chapitre d'une autobiographie d'Adam Walker, que ce dernier a transmis à Freeman, un ami d'université de longue date, devenu un romancier reconnu. Ce chapitre est reproduit, c'est celui qu'on lit en première partie d'Invisible. Il ouvre la voie à la deuxième, qui traite en fait du lien d'amitié qui s'installe entre le vieil Adam Walker (car entre l'histoire de la première partie et celle de la deuxième, 40 ans ont passé et Walker est très malade) et Freeman, ce dernier le conseillant quant à la deuxième partie de l'autobiographie qu'Adam écrit, et sur laquelle il bloque. Grâce à ce soutien, Walker parvient finalement à la mettre en forme, en se rendant « invisible » à lui-même, c'est-à-dire en prohibant le « je » pour parler de lui, et en lui préférant le « tu », marquant ainsi une distance avec lui-même qui lui permet de débloquer ses peurs et inhibitions. Ce second chapitre, reproduit dans le récit, narre les terribles relations d'Adam avec sa soeur Gwyn…
L'histoire commençait à vous plaire ? Vous aviez l'impression… bref, on ne va pas vous la refaire, mais là encore, bouleversement : on croyait qu'Auster nous emmenait quelque part, eh bien non, on rebrousse chemin, et on en revient à ce meurtre commis quarante ans plus tôt, avec une histoire cette fois rédigée par Freeman, à la troisième personne (Walker), à partir des notes que ce dernier lui aura confié avant sa mort.
Et puis, on apprend que l'histoire n'est pas à cent pour cent vraie, Walker n'est pas Walker, Born n'est pas Born, Freeman n'est même pas Freeman. Il faut bien protéger les individus impliqués dans cette sombre affaire. Et puis Gwyn dément les propos tenus par son frère. Dès lors, quelle valeur accorder à la certitude d'Adam de la culpabilité de Born dans le meurtre de Cédric Williams, le jeune noir qui les avait racketté quarante ans plus tôt ? Est-ce une invention, son autobiographie est-elle à ce point romancée ? Freeman enquête alors, et on croit avoir le fin mot de l'histoire en lisant le journal intime de Cécile, la fille d'Hélène, qui fut très proche de Born pendant les années qui suivirent l'incident de Riverside Park… Born a-t-il VRAIMENT assassiné quelqu'un ?
C'est peut-être la question essentielle du livre. Mais au-delà même de la trame, il y a la construction du roman. Ou la déconstruction. En tous cas, une structure dont l'intérêt dépasse la trame même.
Auster joue avec nos nerfs dans son laboratoire des mots. Journal intime, lettres, extraits d'autobiographie, de poèmes sont autant de tubes à essais que le docteur ès lettres Auster distille et mélange afin de parvenir à des composés chimiques pour le moins explosifs – mais stables. Car au final, tout tient parfaitement, l'expérience est réussie. Il faut dire que le brevet était déposé depuis le tome 2 de la trilogie new-yorkaise, « Revenants » (1988), alors notre docteur a eu le temps de s'entraîner. Avec Seul dans le noir, Auster avait également imbriqué dans son récit deux histoires, et mis en abîme le roman, mais Invisible est un exercice de style qui transcende ses tentatives passées.

Auster nous manipule jusqu'au bout, nous tient par la main, nous lâche quelques instants, nous laisse faire nos premiers pas dans le livre, nous laisse croire qu'on arrivera à marcher seuls, et puis on s'effondre au bout de quelques enjambées, et voilà qu'il nous reprend par la main, et nous emmène ailleurs, et cela recommence encore et encore…
Un roman qui se met en abîme, des histoires qui partent dans tous les sens mais finement imbriquées les unes dans les autres, et les obsessions d'Auster exacerbées (la relation de l'auteur à son oeuvre, la solitude, New York…). Tout y est pour faire de ce nouveau roman un véritable page-turner.
Le globe-lecteur.
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
latinalatina   30 juin 2013
La distance entre la pensée et les actes peut être immense, un gouffre aussi vaste que le monde lui-même.
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latinalatina   25 juin 2013
La vanité : cet invisible chaudron d'estime de soi et d'ambition qui frémit et bouillonne au fond de chacun d'entre nous.
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kathelkathel   15 septembre 2010
C’est au printemps 1967 que je lui ai serré la main pour la première fois. J’étais alors étudiant en deuxième année à Columbia, gamin ignorant affamé de livres et pétri de la conviction (ou de l’illusion) que je deviendrais un jour assez bon pour me dire poète et, parce que je lisais de la poésie, j’avais déjà rencontré dans l’enfer de Dante son homonyme, un mort qui traîne ses basques dans les derniers vers du vingt-huitième chant de L’Enfer : Bertran de Born, poète provençal du XIIe siècle, tenant par les cheveux sa tête coupée qu’il balance d’avant en arrière comme une lanterne – assurément l’une des images les plus monstrueuses de ce livre qui est, d’un bout à l’autre, un catalogue d’hallucinations et de tourments. Défenseur convaincu de l’écrivain qu’avait été de Born, Dante l’a néanmoins voué à la damnation éternelle pour avoir conseillé au prince Henri Plantagenêt de se révolter contre son père, le roi Henri II, et puisque de Born avait provoqué la séparation entre père et fils, faisant d’eux des ennemis, l’ingénieux châtiment imaginé par Dante consistait à séparer de Born de lui-même. D’où le corps décapité gémissant dans l’au-delà, qui demande au voyageur florentin s’il peut exister douleur plus terrible que la sienne.
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latinalatina   25 juin 2013
Quand on apprend que quelqu'un vous aime bien, on a la réaction instinctive d'aimer aussi cette personne.
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Cath36Cath36   19 mars 2013
Quant au mur dont il avait parlé, je lui dis que tout le monde rencontre de tels murs, et que, le plus souvent, la situation de blocage provient d'un défaut dans la pensée de l'écrivain -à savoir qu'il ne comprend pas pleinement ce qu'il essaie de dire ou, plus subtilement, qu'il aborde son sujet sous un mauvais angle.
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