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Christine Le Boeuf (Traducteur)
EAN : 9782253148159
351 pages
Le Livre de Poche (22/05/2000)
3.66/5   65 notes
Résumé :
De son "Carnet rouge", où il consigne, et même collectionne des événements étranges par leurs coïncidences, Paul Auster dit que "c'est un art poétique sans théorie". Et comme, dans "L’Art de la faim", il a rassemblé essais, textes critiques et réflexions sur Kafka, Hamsun, Celan ou Rushdie, aussi bien que sur des créateurs moins connus de ce côté de l'Atlantique, c'est une véritable géographie de l'œuvre austérienne qui s'élabore dans le présent volume.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Ce carnet rouge finalise mes retrouvailles avec Paul Auster. C'est un carnet d'un intérêt assez inégal, qui va d'une ébauche de roman (ou de nouvelle, je ne sais pas bien) sans intérêt – le fameux carnet rouge - à des critiques très érudites et très pointues sur plusieurs poètes américains et français, ou sur des grands noms de la littérature comme Kafka ou Hamsun. J'avoue être trop peu calée en littérature et en poésie pour goûter de la pertinence de ces critiques, de ces réflexions … Mais il me reste une curiosité pour l'oeuvre de Reznikoff, poète que je ne connaissais pas.

Mes passages préférés sont ses entretiens donnés aux journalistes après la publication de ses premiers romans. Il y parle de sa vocation, de sa démarche artistique, de ses réflexions sur la fiction et sur la vie. Et cela me donnerait presqu'envie de relire ses tout premiers romans… Sans oublier la très belle prière pour Salman Rushdie, et son hommage à Philippe Petit, le funambule de Notre-Dame.

On découvre dans ce carnet toutes les facettes de cet écrivain fascinant, qui est aussi poète, critique, esthète, bref un artiste complet.

A réserver néanmoins aux personnes intéressées par l'auteur, je pense.
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Un livre composé de treize nouvelles, réflexions, pensées sur des sujets divers, Auster dresse une liste de coïncidences qu'il interroge, est ce vraiment le hasard, n'y a t il pas quelque volonté inconnue cachée comme cette femme rencontrée ( par hasard?!) qui vous offre un livre rare, introuvable objet de vos recherches…
Ou ces femmes qui se croisent au Japon et découvrent ( par hasard?!) que leurs soeurs habitent le même étage du même immeuble à New York. On retrouve dans ce petit livre la plupart des thèmes et dès questionnements qui irriguent les grands romans de Paul Auster.
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Un peu beaucoup marre de ces arnaques éditoriale : entendez ici, le choix d'un titre plus que trompeur. Il ne s'agit pas ici d'une très longue nouvelle ou un long texte appelé le Carnet Rouge, qui parle-rait de coïncidences, de hasards dont est parsemée la réalité et que relaterait Paul Auster. Non, ce Carnet Rouge est mince, une quarantaine de pages seulement. Sur les quelques 350 que compte ce recueil.
Car en fait, il s'agit d'un recueil hétéroclite, plutôt très intellectuel concernant la poésie, la littérature, les traductions des textes français vers l'anglais, et l'Auster way. Recueil de textes concernant des poètes divers, plus ou moins connus, qui permettent à Auster de se montrer intelligent, un peu trop d'ailleurs, trop pour moi, ça m'a endormi. Recueil encore de quelques interviews de l'auteur par des journalistes (je présume), où celui-ci se donne à comprendre, au prix de quelques répétitions par rapport aux textes qui précèdent.
Bref, un livre pour ultra fans de Paul Auster, et/ou d'étudiants en littérature (comparée). Pour les autres, fuyez cet opus, il y a bien d'autres choses à lire de cet auteur.
Et een kleine fuck à l'édition, en général, et ici en particulier.
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Ce livre se compose de trois parties : le carnet rouge où l'auteur note ces hasards qu'il aime temps, l'art de la faim qui rassemble des chroniques sur des auteurs, artistes et des entretiens avec l'auteur.
Et l'intérêt va crescendo.
Ce qui explique peut-être que j'ai fait une très longue pause entre la première et la deuxième partie. J'avais été un peu déçue par le carnet rouge et j'ai attendu plusieurs mois (voire plus) pour attaquer la seconde partie, dont le titre ne m'attirait pas non plus.
Et là, j'ai découvert des chroniques très intéressantes alors même que je ne connais pas tous ceux dont Paul Auster parle.
Et, enfin, les interviews en fin de livre permettent de le connaître lui, mieux, et non plus ce qu'ils pensent des autres.
Enrichissant.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Un bon roman policier représente l’une des formes les plus pures et les plus attachantes de l’art du récit. L’idée que chaque phrase compte, que chaque mot peut faire la différence – il en nait un formidable élan narratif. […]
Je suis certainement d’accord que l’écriture romanesque s’est égarée bien loin de ces structures ouvertes, de même que de la tradition orale. Le roman caractéristique des deux cent dernières années est bourré de détails, de descriptions, de couleurs locales – toutes choses qui peuvent être excellentes en soi mais qui n’ont souvent que peu de choses à voir avec le cœur de l’histoire racontée et bloquent parfois l’accès du lecteur à cette histoire. Je voudrais que mes livres ne soient que cœur, que centre, qu’ils disent ce qu’ils ont à dire en aussi peu de mots que possible. Cette ambition me parait si contraire à ce que la plupart des romanciers s’efforcent d’accomplir que j’ai souvent de la peine à me considérer comme un romancier.
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Un poète pourrait difficilement se rendre plus invisible que ne l’a fait Reznikoff dans ce livre. Pour trouver une telle approche du réel, il faudrait remonter aux grands prosateurs du début du siècle. Comme dans Tchekhov ou dans les premières œuvres de Joyce, l’ambition est de permettre aux événements de parler par eux-mêmes, de choisir le détail exact qui dira tout, permettant ainsi d’en dire le moins possible. Paradoxalement, se restreindre ainsi demande une ouverture d’esprit dont peu sont capables : la capacité d’accepter ce qui est donné, de rester témoin du comportement humain sans succomber à la tentation de s’ériger en juge.
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L’idée est généralement admise que les romans ne devraient pas pousser trop loin l’imagination. Tout ce qui parait « peu plausible » est nécessairement ressenti comme forcé, artificiel, « irréaliste ». Je ne sais pas au sein de quelle réalité ces gens ont vécu mais en tout cas ce n’est pas la mienne. Paradoxalement, je crois qu’ils ont passé trop de temps à lire. Ils se sont si bien plongés dans les conventions de la fiction soi-disant réaliste que leur sens de la réalité en a été déformé. Dans ces romans, tout est nivelé, dépouillé de sa singularité, emboîté dans un univers prévisible de causes et d’effets. N’importe qui comprendra, à condition d’avoir la curiosité de lever le nez de son livre pour étudier ce qui se trouve effectivement devant lui, qu’un tel réalisme est complétement artificiel. Autrement dit, la réalité est plus étrange que la fiction. Ce que je cherche à faire, je suppose, c’est à écrire une fiction aussi étrange que le monde dans lequel je vis.
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La distance – qui permet au monde d’apparaître – est aussi ce qui nous en sépare et, bien que le corps se déplace interminablement à travers cet espace, comme avec l’espoir de l’abolir, le processus recommence à chaque pas que l’on fait. Nous nous déplaçons vers un point qui recule à l’infini, une destination à jamais inaccessible et, à la fin, ce mouvement en lui-même deviendra but, de sorte que le simple fait d’aller de l’avant constituera une façon d’être dans le monde, alors même que le monde demeure hors de notre portée.
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En décembre 1978, je suis allé par hasard à une répétition publique d’un spectacle de danse dont une amie d’un de mes amis avait réalisé la chorégraphie, et il m’est arrivé quelque chose. Une révélation, une épiphanie – je ne sais pas comment dire. Quelque chose s’est passé, et un monde de possibilités s’est soudain ouvert devant moi. Je pense que c’était l’absolue fluidité de ce que je voyais, le mouvement continu de danseurs qui se déplaçaient sur la scène. Ça m’a rempli d’un bonheur immense. Le simple fait de regarder des hommes et des femmes se déplacer dans l’espace m’a rempli d’une quasi-euphorie.
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