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ISBN : 2234087503
Éditeur : Stock (24/04/2019)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 257 notes)
Résumé :
A qui parler quand on est pauvre, perdue, rejetée de sa famille ? Jbara, petite bergère des montagnes du Maghreb, parle à Allah. Il est, dans un monde qui ne voulait pas d'elle, son seul confident. Elle lui raconte sa vie, la misère, le mépris, son père ignorant et brutal qui la traite en servante, les hommes qui la traitent en objet, la découverte progressive du pouvoir de la beauté, la prostitution, la prison, le désir d'ailleurs : une vie semblable à tant de vies... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  31 décembre 2015
Quelle claque ! Voila ce qu'on se dit en refermant la dernière page de Confidences à Allah. Saphia Azzedine nous raconte la vie de Jbara, une petite bergère pauvre qui est malheureuse dans sa famille. Elle tombe enceinte et est reniée, elle doit donc partir vivre en ville, où elle tombe petit à petit dans la prostitution.
Le ton est cru, l'auteur va droit au but et ça m'a quelque peu dérangé parfois. Je pense que c'est le but, et c'est très réussi. C'est encore plus dérangeant quand le récit se fait à la première personne sous la forme d'un long monologue.
C'est un récit poignant, ou l'on découvre l'oppression des femmes au Maghreb ou notre héroïne ne se soumet pas. Je découvre avec ce roman Saphia Azzedine est je suis conquise. C'est sur, je lirai d'autres de ses romans.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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garrytopper9
  04 mai 2014
Comment expliquer ce livre sans vous raconter cette histoire poignante, émouvante et attachante de la petite Jbara, qui vit dans les montagnes dans un pays du Maghreb. Il s'agit ici d'une sorte de long monologue sur sa vie, mais surtout sur l'oppression des femmes.
Cette petite fille, puis cette femme, révoltée, écorchée vive qui ne va cesser de se dresser seule et contre tous envers les hommes et cette société qui rabaisse les femmes.
Elle tiendra bon jusqu'au bout, grâce à Allah qui sera souvent son seul refuge. le récit aurait pu être pompeux, compliqué et écoeurant, et pourtant Saphia Azzeddine réussit avec brio à nous narrer l'histoire de la petite Jbara avec un humour justement bien dosé.
Un pur régal.
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Bouvy
  31 octobre 2016
Jbara, petite bergère des montagnes est pauvre, sans avenir et jeune femme dans un monde ou la religion les classe dans les rangs inférieurs de l'humanité. Mais la petite bergère est libre dans sa tête et dans son corps. Cela ne lui portera pas toujours chance mais ce sera peut-être sa chance. Elle ne sait pas si Dieu existe vraiment mais elle sait que les hommes en font plus une superstition parce qu'ils le craignent plus qu'ils l'aiment. Elle, elle lui parle comme à un simple ami, un copain imaginaire sans doute. Elle ne s'embarrasse pas du protocole que demande la soumission face à un être immanent mais surtout face aux hommes qui nous l'imposent. Peu importe la voie qu'il faut emprunter pour échapper à sa condition de miséreux. Jbara sait que la seule aide de Dieu qu'elle peut recevoir, elle vient de ses décisions à elle et non des prières ou simplement de la formule magique qui excuse tout et autorise à ne pas être responsable de ses actes : « Inch'Allah ».
Un langage soutenu, des mots crus, des phrases à l'emporte pièce et un réalisme qui tient de la vérité qui n'est pas forcément bonne à dire donne à ce roman un réalisme époustouflant. Ça décape notre conscience, nous déloge de notre confort et de nos petites vies tranquilles et bien rangées. Ce livre nous explose au visage, il nous trempe dans un monde que nous ignorons et qui pourtant existe à côté de nos portes. Un roman d'écorchée vive, une puissance d'écriture qui frise l'attentat. C'est merveilleusement écrit, avec des mots simples mais qui claquent comme des rafales de Kalachnikov. Il nous fait ouvrir les yeux sur la misère du monde, sur la misère d'être femme dans certaines régions du monde polluées par les fous de Dieu. La bite qui domine le monde mais rend les cerveaux masculins exsangues quand le sang doit avant tout en gonfler les tissus spongieux plutôt que nos neurones engorgés de testostérone.
Une ode à l'agnosticisme, à la liberté de penser et d'agir, au fait de vouloir simplement être femme par tous les pores de la peau en étant l'égale de l'autre sexe, celui qui rejette tous ses tords sur la femme : le mâle. Un court récit qui vous scarifie les tripes. Puissant, émotif, décapant. Maintenant, je suis impatient de le découvrir en bande dessinée, histoire de voir si les images de cet ouvrage correspondront à celles que je me suis créées en lisant ce roman.
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Under_the_Moon
  13 septembre 2013
Confidences à Allah constitue ma deuxième rencontre avec la plume de Saphia Azzeddine.
Une fois de plus, on retrouve un langage très cru, voir même vulgaire parfois. Ici, on comprend l'utilisation de ce langage fait par Jbara, une paysanne illettrée venue du fin fond du Maroc - comme le disent mes oncles côté famille marocaine : "c'est le genre de paysans à qui tu vas essayer de mettre un pantalon pour qu'il ait l'air plus civilisé. Et une fois qu'il l'aura mis il va chier dedans".
Bref, tout ça pour dire qu'elle parle comme les femmes qui "connaissent la vie" et ne se racontent pas d'histoire sur la nature humaine.
L'histoire que nous conte ce roman se situe quelque part entre l'histoire de Pretty Woman et celle de Cendrillon (version revue et corrigée par le groupe Téléphone). C'est aussi un roman qui s'avère être une belle quête de soi, du sens que l'on donne à l'enseignement d'Allah et de son Prophète.
L'auteure y adopte un ton résolument féministe et révolté. Elle dénonce, par exemple, l'hypocrisie des hommes qui veulent se faire passer pour des gens pieux, ou au moins respectueux des commandements religieux et de la création divine :
" L'alcool est interdit dans l'islam et comme ce sont de bons musulmans, les cheikhs, ils ne boivent pas. Par contre, qu'est-ce qu'ils baisent comme pures!"
Saphia Azzeddine semble aussi nous crier sa révolte face à la misère qui règne toujours aujourd'hui - et prend un sens particulier dans les pays du Maghreb - dans un monde d'opulence comme le notre. Et oui, même le Prophète disait qu'il est dans la nature de l'Homme d'être jaloux. Mais comment justifier tant d'injustices sociales ? Et de tels écarts entre les peuples ?
J'ai de très loin préféré la deuxième partie du roman , car c'est à ce moment que le roman prend une tournure de conte satyrique de notre société. Alors que la première partie s'apparente plus à une accumulation d'humiliations subies par la protagoniste étalée dans un langage toujours plus cru.
Confidences à Allah a été le premier roman de Saphia Azzeddine, il a eu le mérite de me réconcilier avec l'auteure qui ne m'avait absolument pas convaincue avec Héros Anonymes.
Maintenant je demande ce que je devrais en conclure : dois-je retenter ma chance une troisième fois ? Ou Saphia Azzeddine aurait-elle dû s'arrêter là ?
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Stelphique
  13 septembre 2016
Chronique faite en 2012 sur le blog! ;)
L'ambiance:
Perdue dans le fin fond des montagnes du Maghreb , une jeune fille se bat pour exister tout simplement… Survivre dans ce monde intolérant, en faisant des choix difficiles mais les revendique haut et fort auprès de son confident Allah, elle va nous surprendre avec son franc parler et un peu d'humour pour colorer cette souffrance et sa misère….
Les personnages:
Jbara, bergère des montagnes du Maghreb, est née dans une famille sans éducation, pauvre et malheureuse, elle rêve de prendre le car ….Elle s'imagine déjà loin de ce père tyrannique et con , qu'elle déteste par dessus tout. Sa famille vit selon les dires du fkih: en fait , tout est péché, la femme diabolisée et tout ça , au nom d'Allah…Or Jbara, parle à Allah, l'aime et se bat pour que sa vie prenne un sens…Enceinte, reniée, frappée, elle prend enfin ce car avec cette valise tombée du ciel, pour « mieux » vivre, même si elle n'a d'autre choix que la prostitution et être au service des autres, mais c'est Son choix, donc elle se sent exister…Ses confidences à Allah sont vraies, sans faux semblants…
Ce que j'ai ressenti:
Je dois dire que je m'attendais à un livre plein de poésie, pauvre bergère perdue au milieu de rien avec ses brebis, qui n'a d'autre choix que de parler à Allah car elle ne peut avoir d'autre confident….Heu , on est loin du compte…
Ce livre est une gifle: court, violent, efficace et choquant…Et on n'est pas prêt de l'oublier!!!!
Ce monologue intime et cru fait à Allah, est vraiment intense…On voit à travers les yeux de cette bergère, toute la misère et les souffrances des femmes du Maghreb, considérées comme « des moins que rien » , elles ne peuvent s'exprimer dans ces traditions religieuses où tout est « haram » , la pauvreté n'arrange pas les relations et le sexe prend toute la place de l'amour…Je ne suis pourtant pas très fan du langage vulgaire et cru, mais là , on se rend compte qu'il n'y a pas trop le choix face à si peu d'éducation, la poésie n'a pas sa place…Et si le style interpelle des les premières lignes , on passe outre, car c'est plus choquant les faits que les mots (et c'est peu dire car tout le long, c'est insultes, et langage plus que fleuri)…Se faire tabasser par son village parcequ'on est enceinte et pas mariée, alors que cette pauvre fille ne sait rien des relations sexuelles et ses conséquences, si ce n'est ce petit yaourt à la grenadine, faible récompense au don de son corps…
Malgré cela, j'ai été touchée par son amour sans faille, sans attente, sans demande à Allah…On la voit évoluer au cours de ses péripéties ( et le langage) aussi gràce à sa perséverance et son envie de Savoir, elle ne se laisse pas bernée par les coutumes et les traditions et soulève à plusieurs reprises les incohérences du Coran, ou plutôt des interprétations douteuses que certains en font… J'ai remarquée aussi que sa foi l'aide et peut être que Allah l'entend finalement, en faisant tomber cette valise rose et en l'emmenant dans les bras de cet imam, la rapprochant ainsi de cet Amour , Grand et Vrai, pour son dieu…
Le petit plus: J'ai adoré le message d'amour derrière la vulgarité du texte…
Le petit bémol: J'ai été horrifiée quand Jbara a abandonné son bébé par terre…
Lien : https://fairystelphique.word..
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critiques presse (1)
BDZoom   06 juillet 2015
Long monologue poignant, émouvant et attachant.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
sandradrionsandradrion   18 octobre 2011
Ils disent qu'il faut cacher ses ornements afin que l'homme n'ait pas de pensées inavouables. C'est écrit comme ça et ça n'a l'air de déranger personne. C'est lui qui a des pensées inavouables et c'est moi qui dois me cacher. Ça n'a pas de sens. De quel droit je deviendrais l'otage d'un homme qui ne sait pas se contrôler ? C'est à l'homme de s'éduquer, ce n'est pas à moi de me cacher. Et s'il ne veut pas s'éduquer, je n'ai qu'un conseil: la douche froide. Je ne vois rien d'autre pour soulager vos pensées inavouables, messieurs. Mais laissez-moi tranquille, moi et mes ornements, moi et mes cheveux, moi et ma chasteté! Si des chevilles vous font bander, il est temps d'aller consulter. Pas moi. Vous. Pour troubles avancés de la zézette. C'est une punition divine ce zizi, ma parole!
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yvantilleuilyvantilleuil   13 février 2011
"Je suis pauvre et j’habite dans le trou du cul du monde. Avec mon père, ma mère, mes quatre frères et mes trois soeurs. Ça baise comme des salauds chez les pauvres, parce que c’est gratuit."

"Mon père, dès qu’il m’en parle, c’est pour me dire qu’il va me châtier si je fais encore des conneries. Un jour j’ai juste dit devant lui qu’il faisait trop chaud et que c’était pénible : eh bien il m’a flanqué une baffe. Dans sa logique, à ce con, comme c’est Allah qui fait le temps, j’avais blasphémé. Maintenant, vous avez une idée de qui est mon père. C’est un ignorant et il l’ignore. Un vrai cancer à lui tout seul. Il ne sait que gueuler et de préférence sur les gonzesses. C’est un pauvre, mon père. Et c’est un con. C’est un pauvre con."

"Ma mère, je l’aime parce qu’elle me fait pitié. Elle met des oignons dans tous les plats pour pouvoir pleurer en paix."
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MERIEMMERIEM   20 septembre 2010
Quand je pense à Toi; ma première sensation est celle d'un amour infini. Ni crainte. Ni peur. En fait je crains de te décevoir.Ca oui, ça me fait peur.Je T'ai déjà déçu et je le referai probablement. Mais j essaierai de le faire moins; j'essaierai de m'améliorer, Allah. Avec Toi à mes côtés, j'ai l'impression d'être moins seule...
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MERIEMMERIEM   20 septembre 2010
Les belles-mères d'ici veulent des esclaves pour leurs fistons, qu'elles ont élevés comme des petits rois. Et surtout elles veulent se venger sur nous les belles-filles de leurs propres belles-mères, qui les ont fait chier toute leur vie aussi.
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MissMymooMissMymoo   25 juin 2012
Il est souvent chez le fkih du village voisin. Un fkih, c'est - comment dire en restant polie ? - c'est... c'est comme un imam. Non, pas du tout. Jamais. Ce n'est pas juste pour les vrais imams. Non, un fkih c'est en général le plus idiot du village qui ne veut pas bosser pour de vrai alors un jour il décide de devenir imam. Enfin c'est eux qui s'appellent comme ça. Un vrai imam, normalement, c'est un type bien qui ne fait rien de mal. Il faut y aller pour représenter Allah sur terre, il faut être sacrément à la hauteur. Les fkih, eux, en général ils ne savent ni lire ni écrire. Et la plupart du temps ils puent des pieds. Ce sont des dangers publics qui bouffent gratos, qui vivent à l'oeil et sur le dos des pauvres et des ignorants. Des vrais enfoirés que tous les pauvres gens respectent et craignent, en plus. Mon père le premier.
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Videos de Saphia Azzeddine (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saphia Azzeddine
Père et gay. Christophe Honoré publie un roman autobiographique fort sur l?homoparentalité intitulé « Ton père » chez Mercure de France. Entre autoportrait et fiction, le réalisateur des « Chansons d?amour » raconte le quotidien avec sa fille de 12 ans et la difficulté de revendiquer aux yeux du monde une double identité qui reste étrange pour beaucoup. Avec lui Saphia Azzeddine.
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