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Les aventures de Benjamin Tardif tome 1 sur 2
EAN : 9782891119788
Libre Expression (01/01/2002)
3.38/5   17 notes
Résumé :
Benjamin Tardif, québécois et traducteur, fait le tour des États-Unis dans une fourgonnette de campingWestfalia. Alors qu’il circule sur une petite route du Texas, l’envie lui prend de se baigner dans le golfe duMexique. Il est encore dans l’eau, tout nu, quand il entend son véhicule s’éloigner : on vient de le lui voler, avec tout ce qu’il possède...
Que lire après Les aventures de Benjamin Tardif, Tome 1 : Nulle part au TexasVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Un pack de bière à la main, le pouce en avant, j'attends l'âme charitable qui va prendre le miteux auto-stoppeur silencieux que je suis. Mais je n'ai pas le temps de prendre une insolation boréale dans la banlieue de Montréal que déjà un Westfalia rose s'arrête et m'embarque dans ses aventures. Pas commun cette couleur pour un Westfalia, mais je ne m'arrête pas à ce genre de détail tant qu'il y a une glacière pour mettre au frais mes frettes. Benjamin Tardif, ça c'est le conducteur, y me cause avec un accent bizarre, je comprends pas tout d'ailleurs, il parle trop vite, même que parfois il sacre – pas que ça me dérange, d'ailleurs il pourrait sacrer plus que ça me dérangerait pas -, mais j'ai parfois besoin de sous-titres pour le comprendre. Ça tombe bien qu'il me dit, il est traducteur de profession.

Avant de passer la frontière, il s'arrête au dépanneur, faire le plein de frettes et de gas. Benjamin met une vieille bande magnétique dans son autoradio qui crache un vieux rock des années 80. Il me dit suivre la migration des lagopèdes à queue blanche jusqu'au Texas.

Le soleil se lève lorsque j'ouvre les yeux, encore ébloui par la caisse de frettes qu'on s'est tapé dans la nuit. Vue sur une crique, silence complet, j'écoute seul le discours des cactus au vent. Je me demande ce que fait l'hostie de zouave alors que je trouve son caleçon et ses gougounes sur le tableau de bord. le con, il est parti se baigner nu dans la beauté azuréenne parfumé à l'iode mexicaine. Je vais le retrouver, m'assois sur une vieille souche, j'entends un moteur, et c'est là que je me marre. On lui pique sa van. Et c'est là que cette histoire entre dans la loufoquerie, celle d'un type qui se retrouve la bite à l'air, le cul rouge, totalement nu, en plein désert texan. Je l'observe, les traces de pneus, ses fesses qui rougissent au soleil, sa gêne et son envie folle de sacrer, mais il se retient en bon traducteur des bonnes moeurs, parce que « nulle part au Texas », c'est quand même quelque part. Surtout qu'il va faire de drôles de rencontres avec un shérif bien particulier en la personne de Justin Case, et une noire qui fait le meilleur chili de la région, Soutinelle. Ils sont drôles ces deux-là, on les dirait sortis d'un film des frères Cohen chez les ploucs. Parce que texan ou plouc, c'est bien la même espèce, non ?

Moralité de cette histoire québécoise : Ne te promène pas la graine au vent dans la poussière du Texas ou tu te feras voler ton Westfalia rose.
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Benjamin Tardif profite de quelques mois de liberté pour faire le tour des États-Unis à bord de son Westfalia. Proche du Golfe du Mexique, au milieu de nulle part, il profite d'une magnifique plage à l'abandon pour se baigner. Las de la pudibonderie américaine, il décide même de se baigner nu et laisse l'intégralité de ses affaires dans son véhicule. (Arriva ce qui devait arriver) bruit de moteur, crissement de pneu, et voilà le Westfalia qui repart tranquillement dans l'autre sens, laissant notre Benjamin, nu, seul, dans l'eau. Plus de passeport, plus d'argent, plus de nourriture, plus de vêtement. Il ne lui reste qu'une solution, marcher jusqu'à trouver une bonne âme pour l'aider.

Après de longues heures de marche, il finira par rencontrer Soutinelle, une jeune femme qui habite dans une maison à l'abandon et vend de l'essence pour vivre. Très réticente, elle rechigne à lui venir en aide et se contente de lui laisser deux tranches de pain, une boite de chili, une tasse de café, une vieille culotte et une chemise transparente. Seule aide disponible, Benjamin va la harceler et inventer mille scénarios pour l'amadouer. (Imaginez le faire des va-et-vient sur une plage vêtu d'une culotte trop grande, d'une chemise de femmes et de mitaines pour se protéger les pieds...). Où demander de l'aide ? Que faire avec ce pseudo-shérif qui a la réputation de tuer les étrangers gênants ?

D'une situation absurde à l'autre, avec des rebondissements incessants, ce livre ne vous laissera pas une minute pour reprendre haleine et tant mieux ! Des situations loufoques en série (faire chanter L'Internationale à des Texans pseudos-évangélistes-anti-rouges et leur faire croire qu'ils chantent la Marseillaise, fallait oser !). Et son humour cache une critique, bien fondée et réfléchie, de la société américaine.

Ce livre fait partie d'une trilogie mettant en scène les mêmes personnages, hâte de lire la suite !

Petit plus : Benjamin est québecois et traducteur de métier, il s'amuse donc sans cesse à essayer de traduire les dires de ses interlocuteurs :
« - Putain de bordel de merde : plus d'essence, grogna l'inspecteur.
Il n'avait pas dit « putain de bordel de merde » mais plutôt l'équivalent de ce que peut se permettre de dire un inspecteur noir du FBI en pareille circonstance : « Oh boy ! Out of gas ! » »
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Dire que je viens seulement de découvrir François Barcello, auteur québécois, alors qu'il a écrit une trentaine de livres, en plus de nouvelles et de romans jeunesse. Ce livre-ci est une histoire délicieusement banale, et c'est exactement pour cela que je l'ai adoré! Banale ne voulant pas dire « vide », ni ennuyante, bien au contraire… Car j'ai voyagé au Texas avec Benjamin, un homme hors du commun. Il m'a entraînée dans une aventure complètement insolite, déroutante, insensée même, de quoi ravir ma fibre aventurière! Dans ce roman, on nous apprend à vivre et on nous amène à revoir le sens que l'on donne à sa vie. C'est déjà beaucoup, je trouve…

Benjamin Tardif est écrivain québécois et traducteur dans une grosse boîte à Montréal. Un matin, il décide de tout plaquer et de partir vers nulle part, Nulle part au Texas, à bord de son vieux Westfalia rose (pas du tout kitsch, certainement pas!). Il n'avait comme seul bagage que sa brosse à dents, une bouteille de shampoing, une vieille carte routière désuète et quelques livres. J'ai toujours rêvé de m'en aller ainsi vers un « nowhere », avec le strict minimum, mes lunettes de soleil, les pieds sur le tableau de bord… Mais là, je m'égare…

Benjamin roulait sur un chemin sans nom quelque part dans le désert du Texas. Un vieux panneau défraîchi indiquait de faire le plein afin d'éviter la panne sèche. Aucun poste d'essence avant 100 km, aucun endroit pour s'arrêter et boire. Il était encore temps de se rafraîchir dans les eaux du golfe du Mexique avant les grandes sécheresses. Arrêtant les moteurs, il s'est mis à poil et y a plongé tête première. Avec les 48 degrés qui lui plombaient dessus, sans climatisation, ce n'était pas une mauvaise idée. Sauf que, c'est à ce moment-là que tout a basculé…

En remontant la petite falaise qui surplombait le golfe, le Westfalia avait disparu. Et Benjamin était nu comme un ver, sur le bord d'une route qui ne portait aucun nom, pas âme qui vive à l'horizon, aucun téléphone (ce serait contraire à ce type de voyage), quelques sous en poche… C'est à ce moment de l'histoire qu'une belle Africaine, Soutinelle, sortie autant de nulle part que le nulle part de sa destination, est apparue. On apprendra qu'elle est propriétaire d'un bout de ce désert, amatrice du Natural Enquirer et intoxiquée au chili con carne en canne. Et puis, elle boit du Bourbon sans ménagement. Elle aura l'amabilité de lui prêter une vieille culotte trop grande, rose (décidément!) et un chemisier à franges. Benjamin se languira un peu de ses courbes… Mais fais gaffe! Peux-tu vraiment lui faire confiance quand elle propose de t'aider? Jusqu'où te manipule-t-elle? Un certain Justin Case, le shérif sanguinaire du coin, la connaît bien, lui, Soutinelle… Il y a aussi cet Oracle Simon, un télévangéliste impliqué dans des scandales financiers et sexuels, qui s'est fait prendre dans les bras d'un agent du FBI. Et qui débarquera dans le désert en limousine… Des amitiés se noueront-elles au fil de ce voyage?

En tout cas, pour un gars qui voulait partir seul, en road trip à l'ouest des États-Unis afin de faire le grand vide… Je me réjouis de lire la suite, « Ailleurs en Arizona », toujours avec Benjamin Tardif et ses folles aventures!

Qui monte dans mon Westfalia rose?

Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
- Dis donc, Ben, t’es homosexuel ou quoi ?
La tête de Justin Case, toujours coiffée de son chapeau de cow-boy patriote, était passée dans la porte coulissante du Westfalia. Benjamin Tardif s’efforça de se souvenir de la soirée de la veille. Cela lui revint rapidement, une fois qu’il se fut rappelé la bouteille de bourbon qu’ils avaient partagée inégalement – une moitié pour Justin et un quart chacun pour Soutinelle et pour lui. Ah oui, il y avait eu aussi une deuxième bouteille de bourbon, dont il avait peut-être obtenu une part plus équitable.
Il lui revint aussi à l’esprit qu’ils avaient commencé à se tutoyer – ou plutôt qu’ils se seraient tutoyés si le tutoiement avait existé en anglais. En tout cas, ils s’appelaient allègrement Ben et Soot, Justin ne se prêtant à aucune abréviation susceptible de plaire à l’ex-shérif.
- Homosexuel ? Pourquoi je serais homosexuel ?
- C’est Soot qui se le demande.
- Pourquoi ?
- Tu lui as pas fait de passe. Même pas mis la main sur la cuisse quand elle a effleuré la tienne par accident hier soir. Moi, je lui ai dit que t’avais plutôt l’air d’un raciste. Mais ça l’a pas consolée. Soot, elle prend ça mal quand elle se sent pas désirée. Elle dit toujours qu’elle a pas assez de seins mais trop de cul.
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- Bordel de merde ! s'écria Justin Case.
- Putain de salope ! hurla Oracle Simon.
- Hostie de tabernacle ! gémit Benjamin Tardif.
Bien entendu, sauf pour les gros mots de Benjamin Tardif, on aura compris que ces propos sont traduits librement, et même avec un souci d'éviter de scandaliser les femmes et les enfants qui auraient pu acheter ou ouvrir ce livre en croyant qu'il s'agissait d'un ouvrage sur les espèces animales disparues du Texas.
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- Excusez-moi, répéta-t-il, je suis un étranger, et je me suis fait voler ma voiture et tous mes effets personnels. Pour l'amour de Dieu, aidez-moi.
- Chiche, dit la voix.
Elle avait dit "Bullshit", mais si Benjamin Tardif avait eu à traduire cette expression, il aurait sans doute utilisé une expression comme "Chiche", même si ce n'était pas du tout la même chose.
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- Putain de bordel de merde : plus d'essence, grogna l'inspecteur.
Il n'avait pas dit « putain de bordel de merde » mais plutôt l'équivalent de ce que peut se permettre de dire un inspecteur noir du FBI en pareille circonstance : «Oh boy ! Out of gas !»
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