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EAN : 9782234087545
176 pages
Éditeur : Stock (09/05/2019)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 72 notes)
Résumé :
J’ai fini par y aller vraiment, dans l’Himalaya. Non pour escalader les sommets, comme j’en rêvais enfant, mais pour explorer les vallées. Je voulais voir si, quelque part sur terre, il existait encore une montagne intègre, la voir de mes yeux avant qu’elle ne disparaisse.

J’ai quitté les Alpes abandonnées et urbanisées et j’ai atterri dans le coin le plus reculé du Népal, un petit Tibet qui survit à l’ombre du grand, aujourd’hui perdu. J’ai parcouru... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  27 mai 2019
Cognetti part dans le Dolpo sur les pas de Peter Matthiessen (« Le léopard des neiges »). Après son superbe libre de fiction “Les huit montagnes”, il nous raconte ici sa propre épopée dans Les Himalayas, alors que passé 3000mt il souffre d'altitude.
Un livre agréable à lire pour qui aime la montagne, la nature et est attiré par la magie des Himalayas et du bouddhisme. Mais rien de nouveau, sinon ses propres ressentis et ceux des rencontres plus ou moins intéressantes. Bien qu'il soit curieux de recueillir les pensées des autochtones, moines, simples villageois ou même de leur propre guide sur le bonheur, sur les étrangers, les népalais et tibétains sont peu bavards et le problème de la langue ne facilite pas les choses. Il se résigne à piocher chez Matthiessen , nous rapportant la réponse d'un lama à une question redoutable posée par ce dernier. « Le lama, qu'une arthrite déformante avait rendu infirme et condamné à rester là-haut, avait éclaté de rire et, levant les bras au ciel, avait répondu : « Bien sûr que je suis heureux ici ! C'est merveilleux ! D'autant plus que je n'ai pas le choix ! ».
L'écrivain lui-même semble y être heureux dans ces altitudes.
« La montagne me portait à l'essentiel » dit-il. L'essentiel est vague, une sensation sans doute d'une plénitude de l'existence, où tous les bobos qui nous la pourrissent n'ont plus aucune importance. Une plénitude qu'on peine à trouver dans le brouhaha de la vie quotidienne.
Une lecture facile et plaisante, avec en prime des jolis desseins naïfs que l'écrivain a exécutés au cours du voyage, et un remerciement à Tiziano Terzani, son maître, qui m'a fait plaisir.
Un grand merci aux Éditions Stock et NetGalley pour l'envoie de ce livre.
#SansJamaisAtteindreLesSommets#NetGalleyFrance
“Le léopard des neiges était quelque part là-haut pour me rappeler que tout ce qui existe n'est pas forcément visible, qu'on ne peut pas tout comprendre, tout saisir et emporter avec soi.”
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viou1108
  27 mai 2019
"Sans jamais atteindre le sommet" est le carnet de bord tenu par Paolo Cognetti lors de son expédition dans le Dolpo, région reculée et hostile du nord-ouest du Népal, en haute altitude, entre vallées et hauts-plateaux. Adossée au grand voisin chinois, cette région est fortement imprégnée de culture tibétaine, et l'auteur espère y trouver ce qui a disparu dans ses chères Alpes bien trop urbanisées : une montagne intègre et authentique.Avec une dizaine d'amis, autant de porteurs et de muletiers, la caravane s'ébranle pour plusieurs semaines de marche, remonte des vallées, franchit des cols à plus de 5000 mètres d'altitude, débouche sur un haut-plateau, redescend pour mieux recommencer plus loin, tout cela pour marquer la 40ème année de l'auteur, et avec la volonté affichée de ne jamais atteindre aucun sommet : "Nous montions et descendions, gagnant cent ou deux cents mètres avant de les reperdre à nouveau [...]. Je me rendis compte que déjà dans l'idée de gagner et de perdre, il y avait une conception économique typiquement occidentale de la montagne, au sens où l'altitude et la distance sont les capitaux que nous accumulons à la sueur de notre front, et il n'y a rien de plus agaçant que de gaspiller les efforts investis. [...] parce que tu perdras tout ce que tu as cru gagner, dis-toi que le sentier est bien plus précieux que le sommet".
Inspiré par la lecture du "Léopard des neiges" de Peter Matthiessen, ce voyage est éprouvant, les conditions sont spartiates, Paolo Cognetti est sujet au mal des montagnes qui lui vrille l'estomac. le récit qui en est tiré est fait d'impressions, de dessins, de réflexions sur l'amitié, la montagne, la marche, le pourquoi d'un tel périple, et sur les souvenirs qui en restent une fois achevé. Paolo Cognetti ne s'y trompe pas : qu'a-t-il réellement compris de ce pays, des gens qu'il y a rencontrés ? "Lever le camp tous les matins est la loi de la caravane, mais pour comprendre il faudrait pouvoir s'arrêter, rester". Lors des derniers jours de marche, il est conscient de la fin du voyage et du retour imminent au quotidien, et cela engendre un mélange de soulagement, de frustration et de nostalgie : "Marcher réduisait la vie à l'essentiel : manger, dormir, rencontrer, penser. Aucune invention de notre siècle ne nous servait à rien une fois que nous étions en route, mis à part une bonne paire de chaussures [...]. Depuis des semaines je vivais de riz, de lentilles, de légumes, parfois d'oeufs et de fromage, de mon Léopard, de mon carnet, de mes amis. le plus surprenant n'était pas tant de pouvoir faire avec si peu, mais de constater que je ne désirais rien de plus. Ce n'est que quand nous nous arrêtions que s'immisçaient le besoin, la nostalgie, les ambitions, tous les vides à remplir".
Ce texte court, parfois sobre, parfois lyrique (mais c'est peut-être l'altitude) est écrit par un passionné de montagne, et il donne envie d'attacher ses lacets et de partir en trek dans ces montagnes désertiques. En ayant conscience du paradoxe qu'on trouvera dans ce dénuement une plénitude qu'on ne ressent pas (ou peu) dans notre vie suréquipée et surconsommatrice.
En partenariat avec les Editions Stock via Netgalley.
#SansJamaisAtteindreLeSommet #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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isabelleisapure
  24 mai 2019
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre Paolo Cognetti, dont j'avais découvert le talent dans « Les huit montagnes », sur les sentiers du nord-ouest du Népal.
Sur les hauts plateaux du Dolpo, l'auteur parcourt 300 km à pied et franchit huit cols à 5000 mètres d'altitude.
« Marcher réduisait la vie à l'essentiel : manger, dormir, rencontrer, penser.»
Et des rencontres, il y en a eu, des belles, des innatendues, des inoubliables pour partager un bout de chemin comme Kanjiroba chien fidèle, rencontré par un heureux hasard et qui un bon matin a tiré sa révérence, sans bruit comme s'il avait senti que la ballade était fini et que chacun devait repartir vers son destin.
Un léopard des neiges, un loup, un corbeau, un mouton bleu aperçus brièvement complètent le tableau des souvenirs vivants.
J'ai lu avec plaisir ce carnet de voyage agrémenté de cartes et de dessins de l'auteur. A ses côtés, j'ai
découvert le thé préparé avec du sel et du beurre de yak.
Je me suis réchauffée auprès du feu de bois sur lequel on ajoute des bouses de yak pour qu'il brule plus longtemps.
J'ai frémi au son des moulins à prières agités par les moines ou le souffle du vent.
J'ai fait un magnifique voyage avec Paolo Cognetti envoutée par la simplicité, la limpidité et la fraîcheur de sa plume.
Merci à NetGalley et aux Editions Stock.
#SansJamaisAtteindreLeSommet #NetGalleyFrance
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blandine5674
  14 juillet 2020
L'auteur n'est pas attiré par les sommets mais par les vallées Népalaises, influencé par son livre fétiche le léopard des neiges de Peter Matthiessen. Il nous conte son expédition de 300 kilomètres avec des cols de 5 000 mètres d'altitude accompagné d'amis, porteurs et mulets et d'une chienne qui a décidé de les accompagner. L'écriture est belle mais j'ai trouvé que le voyage et les rencontres ne seront pas inoubliables. J'en attendais beaucoup, peut-être après Les huit montagnes.
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spleen
  11 mai 2019
Le Tibet et l'Himalaya sont pour beaucoup une destination mythique, certains à la recherche de l'exploit de franchir les plus hauts sommets, d'autres attirés par inaccessibilité du Tibet sous le joug des chinois et puis une grande partie d'individus comme moi poussés par leurs rêves d'aller sur les pas d'Alexandra David-Neel, de rencontrer le yéti ( les nostalgiques de Tintin ) , ou de croiser l'invisible léopard des neiges entre autres ...
Pour Paolo Cognetti, c'était aussi un rêve de montagnes pures , sans l'urbanisation galopante de ses Alpes d'adoption , l'envie de partager cette expédition avec des amis chers tout en sachant qu'il devra affronter son démon , le mal d'altitude .
Car c'est bien d'un récit d'expédition qu'il s'agit , une caravane d'hommes et de mulets dans le Dolpo, cette petite enclave tibétaine au Nord du Népal pour y découvrir les vallées nichées à 5000 mètres, s'émerveiller devant le bleu turquoise de lacs , camper près de monastères fantômes et croiser au hasard des chemins et des rares villages des moines bienveillants et des habitants souriants aux habitudes de vie d'un autre temps mais aussi être surpris au détour d'un sentier par l'irruption de la civilisation en particulier chinoise dans un lieu improbable .
Marcher en montagne c'est aussi être seul avec ses pensées, ses efforts, ses doutes , c'est avoir un carnet pour faire quelques croquis. Pour lui tenir compagnie, le soir dans sa tente quand le sommeil ne vient pas malgré la fatigue, Paolo Cognetti a emporté le livre de Peter Matthiessen: le léopard des neiges et les écrits de Peter se confondent parfois avec ceux de Paolo et à défaut de léopard, une petite chienne arrivée de nulle part sera une compagne.
Récit sobre, le livre a peu de pages , sans concession comme tout vrai récit de montagne où on se demande parfois pourquoi on aime gravir des montagnes , où il fait froid , où on dort mal , où on compte ses pas avant de souffler un peu , où on a le mal d'altitude , où on souffre des pieds, de la tête ... mais dès que l'horizon est plat, on sent au fond de soi un réel manque , et où la seule envie est d'y retourner encore et encore !
Un grand merci aux Editions STOCK et à NetGalley
#SansJamaisAtteindreLeSommet #NetGalleyFrance
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critiques presse (2)
LeMonde   30 juillet 2019
Une limpidité que Paolo Cognetti ­retrouve dans sa langue, précise et authentique, comme le sont les dessins qui ponctuent le texte.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaCroix   28 juin 2019
L’écrivain italien, prix Médicis étranger en 2017 pour son roman Les Huit Montagnes, fait le récit de son voyage au Népal, où compte le chemin plus que le sommet.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   27 mai 2019
Là-haut, au milieu des drapeaux de prières entremêlés, Lakba déposa sa pierre sur un tas d’autres pareilles à la sienne. « Ki, ki, so, so », murmura-t-il. Je connaissais ce mantra : « ki », c’est le cri de l’aigle et donc du vent, « so », c’est le souffle profond de la terre ; le col est le lieu où les esprits du vent et de la terre s’affrontent, et lorsque nous arrivons là-haut, nous déposons une offrande pour qu’ils s’apaisent et nous laissent passer.
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky   27 mai 2019
L’après-midi, je lavai mon linge dans le torrent et l’étendis au soleil........Sur les étendoirs, nos caleçons volaient au vent ; sur les toits, sur les murs, sur les mâts en bois, s’agitaient les drapeaux de prières : mais le bouddhisme apprécie l’ironie et personne, à Shey, ne s’en offusquerait.
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BookycookyBookycooky   26 mai 2019
Les chrétiens plantent des croix au sommet des montagnes, les bouddhistes tracent des cercles à leur pied. À mes yeux il y avait de la violence dans le premier geste, de la bienveillance dans le second : un désir de conquête contre un autre de compréhension.
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PasoaPasoa   20 juin 2020
Il n'empêche, comme c'était beau, comme cela nous était devenu naturel et nécessaire de nous remettre en chemin. Tourner le dos au monde connu et découvrir à chaque pas un pan de monde nouveau. Marcher était notre mission quotidienne, notre mesure du temps et de l'espace. C'était notre façon de penser, d'être ensemble, de traverser le jour, c'était le travail que nos corps faisaient sans nous.
[...] Marcher réduisait la vie à l'essentiel : manger, dormir, rencontrer, penser. Aucune invention de notre siècle ne nous servait plus à rien une fois que nous étions en route, mis à part une bonne paire de chaussures et, dans mon cas, un livre dans le sac.
[...] Ce n'est que quand nous nous arrêtions que s'immisçaient le besoin, la nostalgie, les ambitions, tous les vides à remplir.

p.140
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cecillececille   09 mai 2019
Cette nuit-là, je finis Le Léopard pour la deuxième fois. Je m’y trouvais tellement bien, dans ce livre, que je ressentis aussitôt un vide. Nicola dormait, je n’avais donc personne à qui faire part de ce sentiment, cette tristesse que seuls les lecteurs connaissent, la nostalgie des livres finis.
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Vidéo de Paolo Cognetti
Comédie du Livre 2016 - Samedi 28 mai - 11h
Présenté par Martine Laval, journaliste littéraire.
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