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EAN : 9782702158128
288 pages
Calmann-Lévy (02/03/2016)
3.63/5   23 notes
Résumé :
À Tréboul, dans le Cantal, la vie s’est arrêtée en 1934 lorsque le hameau a été noyé par la mise en eau du barrage de Sarrans.Tous les quarante ans, le lac artificiel est vidé pour des travaux de maintenance : les ruines du passé remontent alors à la surface… De nos jours, les habitants des environs se retrouvent volontiers à l’auberge du pont de Tréboul que gèrent les trois soeurs Costeirac : Marthe la patronne, Patience l’artiste et Jeanne, jeune maman tourmentée.... >Voir plus
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Voilà un roman du terroir qui est aussi une intrigue policière. le tout basé sur une histoire vraie au niveau du passé du village.
C'est l'ensemble de ces aspects qui m'a attirée vers ce livre et je suis satisfaite​ de mon choix.
Le mélange d'histoires du passé, de conflits familiaux et de descriptions​ d'une région magnifique m'ont plongée dans le récit rapidement. La lecture d'ailleurs ne demande que quelques heures.
D'autres sujets qui ne sont hélas pas romanesques​ sont aussi abordés: le manque de médecins dans le monde rural en particulier, le racisme. Pour faire rêver les lecteurs, on y parle aussi du métier de souffleur de verre.
Le seul bémol est en fait l'intrigue policière qui aurait pu être plus développée mais qui parvient néanmoins à faire tourner les pages plus vite.
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Je n'ai absolument pas lu la 4e de couverture avant de commencer le roman, j'ai fait confiance à Sylvie Baron pour m'embarquer sur le Pont de Tréboul, que je connais pour l'avoir déjà franchi, pour y découvrir ce mystère qui m'a mit les papilles du suspense en ébullition. Vous savez maintenant que je surnomme Sylvie Baron "l'Agatha Christie Auvergnate" car sa finesse et son sens de l'intrigue sont des plus heureux.

Donc, je ne savais pas à quoi m'attendre (si : à un bon polar, un bon cosy-murder à la française) et j'ai illico fait la connaissance d'une fratrie de trois femmes, du jeune fils de l'une d'entre elles et d'un jeune médecin, qui en remplace un autre à qui il est arrivé une mésaventure dans un escalier.

On vient de vider le barrage de Sarrans, sur la Truyère, comme on le fait tous les quarante ans. On peut donc découvrir l'ancien pont gothique en dessous, ainsi que le village, tous deux habituellement engloutis par les eaux. Trois soeurs, les Costeirac, tiennent une auberge non loin de là, un endroit où l'on papote, où l'on vient raconter l'histoire de l'ancien bourg, la tristesse que le barrage a engendrée dans la mémoire de plusieurs générations, à l'idée d'abandonner les vieilles pierres dans les eaux. Je précise que ce roman est basé sur l'histoire de la réelle existence du lieu.

La montée du suspense est très progressive, on ne sait pas sur quoi va déboucher l'intrigue, et une fois le roman terminé, on s'aperçoit qu'il est admirablement bien construit, car on a, par moments, l'impression de s'égarer et en réalité : pas du tout. Il y a des événements sous-entendus, des petites choses se passent, des petits détails tacites, que l'on imagine de fausses pistes et qui n'en sont pas... Quant au propos, il sensibilise plusieurs causes. Les personnages principaux sont tout de suite très attachants, en ce qui concerne Patience, Jarod et Robin, surtout.

Le mystère plane jusqu'au dénouement, que j'ai trouvé surprenant, je n'ai rien vu venir. Bref, j'ai bien aimé ma lecture bien que l'intrigue policière n'ait pas assez été développée à mon goût, mais néanmoins, le suspense monte d'une manière progressive et la fin est des plus passionnantes.

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Jarod Habissa, jeune médecin, Parisien, qui a toujours exercé dans des dispensaires de banlieue, accepte d'assurer le remplacement d'un vieux médecin de campagne, celui-ci étant assez lourdement blessé après une chute dans l'escalier de sa cave.
Jarod logera à l'auberge du village, la seule, tenue par Marthe. Elle est l'ainée de trois soeurs, et a dû reprendre le commerce familial à la mort accidentelle de leurs parents. Encore jeune à l'époque, ces obligations lui ont forgé un caractère assez intransigeant, elle est exigeante, autoritaire, d'un commerce exemplaire avec ses clients, d'une dureté sans états d'âmes avec ses soeurs.
La cadette, Patience, après s'être échappée quelques années en Italie, est revenue s'installer au village. Elle est souffleur de verre et, partage son temps entre l'auberge et son atelier situé dans la grange voisine.
La benjamine Jeanne, n'est jamais partie, d'un tempérament calme, jusqu'à la nonchalance, rêveuse, soumise ; elle a pourtant un fils, dont personne ne connaît le père, ce qui n'est pas un mince exploit dans un village d'un millier d'âmes.
L'auberge est le lieu de rencontre de la commune, notre jeune médecin y rencontrera très vite tous les personnages qui comptent dans le pays, et dès son arrivée devra participer à des recherches effectuées après la disparition d'une des habitantes du village ; une Parisienne elle aussi ; retirée au village après son divorce.
Les battues resteront vaines, faut-il envisager, une volonté de disparaître de cette femme qui était extrêmement discrète ?
Le doute viendra du vieux médecin qui est le dernier à l'avoir vue ; juste avant sa chute ; et qui d'une confidence à une autre, révèlera à Jarod ne pas être convaincu que sa mésaventure soit accidentelle.
Les premières questions surgissent… Jeanne devient de plus en plus lointaine, indifférente à tout… Quel peut être le lien, que se passe-t-il dans ce village où tout le monde se connaît, se croise, rien ne peut pourtant y être caché.

Ce livre est paru dans une collection « France de toujours et d'aujourd'hui », c'est effectivement un roman régional dans la mesure où il y est fréquemment évoqué les paysages du Cantal, de ses vallées plus ou moins escarpées à ces plateaux totalement dégagé, mais c'est surtout un roman à suspens.
C'est une intrigue bien menée, jusqu'à la fin, pas de la grande littérature, (je sors d'un Echenoz), mais un roman très agréable à lire.
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"L'auberge du pont de Tréboul" est un livre créé à partir d'un événement réel : la noyade d'un village au profit de la construction d'un barrage. Tout près de celui ci, il existe une auberge tenue par trois soeurs célibataires dont la plus jeune a un enfant. le petit rêve d'aventures et, lorsque on vide le lac et que quelques ruines de maisons réapparaissent, il n'a de cesse de les explorer en cachette. Tout un petit monde fréquente l'auberge et le nouveau médecin noir en est l'un des pensionnaires. Mais qu'à donc découvert Robin, l'enfant trop curieux ? Ce qu'il a senti a t il un rapport avec la disparition d'une d' une dame du village ? Qui est vraiment son père ? Et pourquoi sa mère sort - elle souvent le soir enveloppée dans une cape grise ? le médecin Jarod éclaircira t- il tous ces mystères ?
Ce livre m'a plu mais le personnage de ce jeune médecin ne m'a pas paru très vraisemblable en particulier par son exubérance et sa propension à se confier à Clémence, l'une des soeurs qui le repousse pourtant vertement. La fin du roman est tout aussi rocambolesque mais, si le but de l'auteur, Sylvie Baron, était de nous distraire, elle y a parfaitement réussi.



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J'avais découvert il y a peu les romans de Sylvie Baron grâce à la lecture de son roman "Les ruchers de la colère" qui m'avait beaucoup plu. C'est donc avec empressement que j'ai entamé la lecture de "L'auberge du pont de Treboul", espérant qu'une nouvelle fois, la magie allait opérer, et je n'ai pas été déçue, bien au contraire !
J'ai dévoré ce roman à mi-chemin entre le roman de terroir et l'intrigue policière. Une histoire bien ficelée, des personnages qu'on se prend à aimer dès les premières pages, une écriture fluide qu'on ne se lasse pas de lire, et la beauté du Cantal, sans oublier le paysage insolite du barrage de Sarrans vidé de son eau, et qui libère à la vue de chacun le vieux village englouti.
Je n'ai qu'une hâte, lire un nouveau roman de cette auteur qui sait si bien m'émouvoir et m'emporter dans ses belles histoires.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Mon village au fond de l'eau
Se souvient du bruit des enclumes
Dont j'entends encore les échos
Vivant sous un manteau d'écume.
(Chanson de Charles Trenet citée dans le livre),
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En moins de trois semaines, Jarod avait déjà fait pas mal de conquêtes, surtout féminines il faut bien l’avouer. Son amabilité naturelle, sa force de vie, sa sérénité, sa foi tranquille dans son propre avenir inspiraient immédiatement confiance. Il s’intéressait à toutes les conversations, posait mille questions sur la vie de chacun, prenait l’avis du docteur Couderc dans les cas difficiles, ne ménageait pas son temps. Certains, cependant, ne s’étaient pas privés de lancer quelques blagues stupides sur sa couleur de peau. Comme il était le premier à en rire, ils n’allèrent pas plus loin.
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Elle adorait ce pays fier, sauvage, secret. Elle se sentait comme lui pleine de force, de vigueur, de noblesses discrètes et de valeurs vraies. Le Cantal restait pourtant largement méconnu des voies touristiques. Le plus grand volcan d’Europe avait donné son nom à ce département, dont il occupait presque la totalité du territoire. Il avait façonné les hommes à son image, empreinte à la fois d’austérité et de singulière générosité.
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Robin etait un enfant solitaire et plein d'imagination qui vivait depuis toujours dans une famille de femmes. Il réalisait déjà, du haut de ses huit ans, que ce n'était peut-être pas forcément un "cadeau". Il n'avait pas de père. Sa mère disait en souriant qu'elle ne le connaissait pas. Partant de là, toute autre explication avec elle devenait impossible. Elle habitait l'auberge avec ses deux sœurs, qui n'étaient mariées ni l'une ni l'autre.
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Dans ce village si beau, si tranquille, il venait de rencontrer le même genre de peur et de détresse que dans les cages d’escalier miteuses, les parkings glauques, les impasses sournoises et les bouts de ligne déshérités de sa cité d’origine.
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Vidéo de Sylvie Baron
Découvrez le nouveau titre de Sylvie Baron, Deux justicières paru le 1er septembre 2022. Deux jeunes filles de 17 ans renversées par un chauffard qui prend la fuite. Et s'il ne s'agissait pas d'un accident mais bien d'un meurtre ?
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