AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782749164281
Éditeur : Le Cherche midi (27/08/2020)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 12 notes)
Résumé :
1901. Afrique du Sud. Une guerre sans merci oppose l’armée britannique et les premiers colons. Sarah van der Watt et son fils sont emmenés de force dans un camp de détention. La dernière chose que voit Sarah, tandis que les soldats anglais mettent le feu à leur ferme, est sa précieuse bibliothèque réduite en cendres. À leur arrivée au camp, le commandant se veut rassurant. C’est pour leur sécurité que les habitants ont été regroupés, on leur assure que « tout ira bi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  25 septembre 2020
Une fois de plus, c'est un romancier qui m'aura fait découvrir les atrocités dont son capable nos semblables.
Il s'appelle Damian Barr, il est écossais et dans son roman Tout ira bien, c'est en Afrique du Sud qu'il nous entraîne.
Tout d'abord en 1901, en pleine guerre anglo-boer (la deuxième pour être plus précis, la première ayant eu lieu quelques années avant, seulement).
L' armée britanniques chasse les fermiers pour s'approprier leurs territoires.
On brûle les fermes et on emmène femmes, enfants, vieillards et serviteurs dans des camps.
De véritables camps de concentration.
Ils seront 116 000 à y être parqués.
Un quart y mourra, pour la plupart de moins de 16ans.
Sarah van der Watt et son fils Frédérick sont conduit au camp de Bloemfontein, c'est au travers du journal intime de la jeune femme que nous allons découvrir l'horreur.
En 2010, Willem, 16 ans tout juste, est envoyé par ses parents dans un camp d'entraînement, pour se forger, pour devenir un homme. Tu verras, tout ira bien lui dit-on.
Deux histoires, totalement différentes, sans lien apparent.
Mais, sur une même terre, une terre de souffrances, et même plus d'un siècle après, tout a-t-il été effacé ?
Sarah et Willem, deux vies, qu'un lien invisible uni.
Barr m'a ému avec son roman, il m'a interrogé.
Une lecture qui vous amènera, sans aucun doute, à découvrir la terrible histoire de Lizzie van Zyl, cette fillette de 7 ans, véritable symbole, dont la photographie deviendra célèbre, de même qu'Emily Hobhouse, cette infirmière britannique dont les terribles révélations sur les conditions de détention aboutiront à la fermeture de ces camps.
J'ai découvert cet auteur qui fait là un excellent travail, il va au-delà du roman, il ouvre les yeux des lecteurs sur un passé méconnu,  j'adore ce genre de lecture que je conseille fortement.



 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Dupuisalex
  27 septembre 2020
« Tout ira bien », mais ce n'est qu'une apparence, des promesses.
1901, seconde guerre des Boers, les soldats britanniques, brûlent, pillent, et soumettent les fermiers afrikaans. Sarah van der Watt, son fils Frédéric et des milliers d'autres habitants sont emmenés dans des camps de concentration. Insalubre, rationnement plus que minime et des soldats abusifs.
Le combat d'une mère pour la survie de son fils commence.
2010, Willem jeune collégien solitaire, ne rêve de vivre que de livres, avec son chien et sa grand-mère. Mais lorsque Irma, sa mère, croise le chemin de Jan, celui ci en décide autrement et l'envoie dans un camps. « L'aube nouvelle » formateur des hommes de demain.
Deux histoires, deux époques. Un lien les lie.
On ne ressort pas indemne d'une guerre. Il y a toujours des cicatrices. Visible ou non.
Tout ira bien de Damian BARR
L'auteur nous emmène en Afrique du Sud. Sur les traces du passé. de 1901 à aujourd'hui. de la seconde guerre des Boers, en passant par l'élection de Nelson Mandela à la déségrégation. Ce roman est une perle.
Une histoire captivante, des personnages charismatiques, une ambiance dense. On apprend beaucoup de choses.
Ce roman historique est original, captivant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          152
sorayaben
  09 septembre 2020
𝕋𝕠𝕦𝕥 𝕚𝕣𝕒 𝕓𝕚𝕖𝕟 de Damien Barr aux éditions @cherchemidiediteur
𝐐𝐮𝐞 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬, 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐜𝐞 𝐛𝐞𝐚𝐮 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐥'𝐨𝐩𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐮𝐧𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬.𝐌𝐚𝐧𝐝𝐞𝐥𝐚📖
C'est une histoire dans L Histoire qui nous propulse en Afrique du Sud aux débuts du 20ème et ensuite du 21ème siècle.
L'intrigue démarre par le journal intime d'une femme nommée Sarah van der Watt. Elle s'adresse à son mari parti au combat. Nous sommes face à la seconde guerre des Boers, conflit qui oppose l'armée britannique et les premiers colons blancs en Afrique du Sud.
Sarah se voit chassée de sa ferme avec ses enfants, ils sont détenus dans un camp. C'est la naissance du premier camp de concentration de l'histoire.
Puis, dans les années 2000, on suit Willem. Un ado marqué par une différence, il est solitaire et aime la lecture. Son destin va le conduire à vivre une expérience atroce qui va nous faire échos aux événements du début du 20ème siècles.
L'histoire se répète et le plus souvent pour le pire.
C'est un pan de l'histoire qui m'était complètement méconnu.
L'auteur a effectué un travail remarquable de contextualisation.
L'intrigue se centre sur la vision de la communauté blanche de l'Afrique du Sud. L'auteur fait de brèves références à la communauté noire et à son implication dans le conflit.
J'ai aimé les deux histoires, les personnages et la sagesse qui s'en dégage. J'ai adhéré à la proposition de l'auteur, et jai beaucoup apprécié la narration chronologique.
Un premier roman de Damian Barr que j'ai dévoré, une très belle découverte de cette rentrée littéraire que je vous recommande
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Lalitote
  21 août 2020
Coup de coeur pour ce premier roman incisif qui se déroule en 1901, en Afrique du Sud, pour lequel il a fallu cinq années d'écriture à Damian Barr. Il nous livre un travail excellemment bien documenté sur La guerre des Boers prononcer « bour », le terme de Boer se traduit en néerlandais par fermier. Il met en lumière le rôle du gouvernement britannique dans la création de camps de concentration pour blancs mais pas seulement et du racisme ainsi exacerbé qui marque encore de nos jours l'Afrique du Sud. On va suivre la terrible histoire de Sarah van der Watt et de son fils contrainte de quitter sa ferme, les soldats anglais pratiquant la politique de la terre brûlée, il ne restait que des cendres après leur passage.
Cent ans plus tard nous suivrons l'histoire de Willem, 16 ans qui ne correspond pas à l'image que sa mère et son beau-père attendent de lui. Il sera envoyé dans le camp « Aube Nouvelle » afin de faire de lui un homme, un vrai !
L'auteur a choisi une approche en plusieurs parties et non de passer d'un personnage à l'autre, d'un chapitre à l'autre. Il, nous a ainsi épargné une gymnastique bien souvent fastidieuse. J'ai été captivée par la première partie qui nous présente les débuts de Sarah et de son fils dans le camp. Les suivantes l'étaient toutes autant. Une belle écriture tout en sincérité vient nous cueillir par les sentiments. le choix des personnages et leurs caractères bien trempés est émouvant, ils font preuve d'une sagesse et d'une clairvoyance face aux épreuves qui les attendent qui m'a bien souvent bouleversée. Relier les deux récits alors qu'ils ne semblent pas y avoir de dénominateur commun est exécuté brillamment. Je me suis sentie très proche de Willem, sont parcours était déchirant et sa personnalité attachante et sensible m'a retourné. Je pense que les personnages vont m'accompagner encore longtemps. Bonne lecture.

Lien : http://latelierdelitote.cana..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Sangpages
  02 septembre 2020
De 1901 à aujourd'hui, une immersion totale et intégrale dans cette fabuleuse Afrique du Sud. le récit d'un pays au travers de différents personnages: de Sarah la fermière déportée dans le camp de Bloemfortein en pleine guerre des Boers à Rayna, sa fille Irma et Willem son petit fils. Des conflits à l'apartheid, du changement à l'insécurité, des dizaines d'années d'histoire tumultueuse d'un pays, brillamment décrites.
Je ne peux qu'avouer mon ignorance quant aux conflits qui ont secoué ce pays au début du 20ème siècle. le récit de Sarah a donc été, pour moi, particulièrement bouleversant. Un récit au travers de son journal, de son carnet bleu sur lequel elle écrit à son mari. Un récit à l'émotionnel puissant qui te raconte des faits historiques non pas sous forme de dates ou de faits mais sous forme d'émotions pures et dures.  C'est clairement la partie que j'ai préférée bien que ce soit un tout.
Un véritable choc générationnel qui pourtant se retrouve d'une manière ou d'une autre au fil des pages, au fil des années.
Une première génération qui n'avait pas le choix, qui s'est retrouvée parquée dans des camps contrairement à une génération actuelle qui paye pour y mettre ses enfants.
Une boucle qui se boucle d'une bien triste façon et qui laisse matière à réflexion qui ne s'applique pas seulement à ce pays-là mais à toute notre société.
Une plume magnifique, une construction rudement bien foutue, quelques longueurs mais cela ne tient qu'à moi.
C'est à découvrir sans tarder !
Lien : https://sangpages.com/2020/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ledevorateurledevorateur   03 septembre 2020
Notre camp – il y en a d'autres – contient 250 tentes. La limite d'occupation officielle est prétendument e quinze par tente. Donc, nous sommes au moins 3000. Il y a une semaine, nous étions tous des fermiers. Maintenant il n'y a plus de fermes. Nous sommes des "réfugiés". La proportion de prisonniers – c'est ce que nous sommes, d'après Helen – par rapport aux soldats est de cent contre un. Mais ils sont armés. Le seul portail est celui à l'entrée. Il n'y ni clôtures ni murs pour nous retenir. Où irions-nous si nous nous enfuyions ? Bloemfontein est à trois kilomètres de là. Le camp est installé sur une pente, et comme à la maison, on peut voir à des kilomètres à la ronde, mais il n'y a rien autour de nous : ni maisons, ni fermes, ni même un peu d'herbe. Tout a été brûlé, y compris les huttes des Indigènes. Les rares petites kopjes qui cassent la ligne d'horizon ont été dépouillées de toute leur végétation pour faire du bois à brûler. Il n'y a même pas un nuage dans le ciel. Nous avons tous travaillé si dur pour apprivoiser cette terre. Peut-être aucun d'entre nous n'a-t-il vraiment sa place ici.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
YuyineYuyine   09 août 2020
Ici, les étoiles sont libres.
Commenter  J’apprécie          00

Video de Damian Barr (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Damian Barr
Marie Misandeau, notre éditrice, vous présente nos deux titres de la rentrée littéraire, domaine étranger, "Tout ira bien" de Damian Barr, traduit par Caroline Nicolas, et "La Femme intérieure" d'Helen Phillips, traduit par Claro. Ces deux titres seront à retrouver en librairie dès le 27 août.
autres livres classés : afrique du sudVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox