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EAN : 9782221131060
154 pages
Robert Laffont (05/04/2012)
3.02/5   31 notes
Résumé :
S'ils remportent ce match de football contre les nazis, les Ukrainiens savent que leur existence est menacée. Et pourtant, ces hommes choisiront de remporter la victoire plutôt que de souffrir une vie de déshonneur.

Retour sur une histoire incroyable, celle d'une équipe de football qui, durant la Grande Guerre, préférera encourir les plus graves sanctions plutôt que céder au déshonneur d'un match arrangé...

Lorsqu'en 1941 le régime naz... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  20 mai 2014
Le "match de la mort", vous connaissez ? C'est le nom donné à un match de football qui s'est disputé à Kiev le 9 août 1942 entre une équipe ukrainienne et une sélection des meilleurs joueurs de l'Allemagne nazie.
Le but de l'occupant allemand était de démontrer devant quarante-cinq mille spectateurs la supériorité de la race aryenne. Mais rien ne se passa comme prévu, et les allemands se trouvèrent menés deux buts à un à la mi-temps. Les joueurs ukrainiens reçurent alors une menace très claire : ils doivent laisser les allemands gagner, sinon leur existence est menacée.
C'est cette histoire que Pierre-Louis Basse veut nous raconter dans ce livre.
Pourquoi "veut nous raconter" et pas "nous raconte" ? Parce que le texte est tellement confus et décousu, qu'on a du mal à s'y retrouver. L'auteur fait des allers-retours incessants entre son récent voyage à Kiev et le match du passé. Il nous donne des bribes éparses de considérations historiques. Il fait des digressions à n'en plus finir sur des équipes et des joueurs de toutes les époques. du début à la fin je me suis perdue dans ce livre, et j'ai fini dépitée, n'ayant pas du tout saisi les tenants et les aboutissants de l'histoire.
Pierre-Louis Basse dans un éclair de lucidité écrit vers le milieu de son ouvrage : "Je suis vraiment désolé pour le lecteur. Encore un peu de patience. La vérité de ce match du 9 août 1942 finira bien par sortir du bois." J'ai poursuivi ma lecture, ai fait preuve de patience... rien n'est sorti du bois, à part un ennui colossal. Heureusement que le livre ne fait que cent quarante-quatre pages !
Je me suis donc tournée vers internet pour apprendre et comprendre ce qui s'était passé en ce fameux mois d'août 1942.
Si le fait historique sur lequel l'auteur s'est appuyé est très intéressant, son livre ne l'est pas du tout. Comme quoi, en littérature comme en cuisine, de bons ingrédients ne suffisent pas : encore faut-il que le cuisinier soit à la hauteur.
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Maldoror
  17 avril 2014
Délayage ! Délayage ! Délayage !

Et pourtant, on pourrait croire qu'à propos d'un livre de seulement 145 pages, on ait des difficultés à parler de délayage. Eh bien si !
Et pourtant, vu le sujet tout ce qu'il y a de plus aguichant, on ne s'attend pas à être déçu. Eh bien si !
Et pourtant, on a du mal à croire qu'on puisse manquer de matière en s'attaquant à un fait historique relativement récent. Eh bien si !

Le récit est celui d'une équipe de football du Dynamo de Kiev exécutée par les nazis pour avoir refusé de perdre leur match face à une sélection des occupants allemands. Quel sujet ! La lecture de la 4e de couverture m'avait carrément mis l'eau à la bouche. Et je m'attendais à une histoire extraordinaire. D'où une déception d'autant plus grande.
On imagine aisément tout ce qu'un romancier aurait pu faire d'un tel thème : le sacrifice des footballeurs, l'humiliation des nazis, la revanche sportive du faible, la fierté d'un pays anéanti, la cruauté de l'envahisseur, les malheurs de l'Ukraine…

Mais, l'auteur est journaliste, pas romancier. Et il faut lui reconnaître son honnêteté intellectuelle qui a fait qu'il n'a justement pas voulu broder autour du fait divers, et qu'il n'a pas voulu s'en tenir aux légendes qui ont été bâties par le pouvoir soviétique. Malheureusement, il n'a pas pu rassembler suffisamment d'éléments historiques pour que cette histoire ait suffisamment de consistance pour être racontée de manière pertinente dans un livre.
Faute de cela, l'auteur se raconte, philosophe, disserte sur le football, sur le sport, fait part de son enquête, de ses souvenirs dans un style très impressionniste qui finalement ne dit pas grand-chose. Par ce biais, Pierre-Louis Basse essaye d'entraîner le lecteur dans le contexte de l'époque et de ce match pour essayer de faire ressentir l'ambiance et les moteurs de tous les protagonistes. Sans succès.

Déçu ! Déçu ! Déçu !
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litolff
  07 mai 2012
Peut-être fallait-il aimer le foot pour apprécier ce livre.... ?
En ce qui me concerne, le seul intérêt que je lui ai trouvé est d'avoir découvert cette histoire de match de foot kamikaze qui opposa en 1942 une équipe ukrainienne affamée et en loques aux stars du foot du 3ème reich : arrivés à la mi-temps et alors qu'ils menaient, au lieu de "laisser filer" comme leur indiquait leur entraîneur, ils ont fait ce qu'il fallait et ils ont gagné... mais à quel prix...
Mais même ça, c'est plus clairement expliqué dans les critiques du livre que dans le livre lui-même : l'auteur y parle de foot, de communisme, de sa famille et de lui-même, 145 pages plutôt confuses et mal écrites qui à aucun moment ne décryptent vraiment ce match invisible... pour les amateurs, on y apprend tout en revanche sur le Dynamo de Kiev, moi ça m'a assommée. Bref, autant lire l'article du Matin (Suisse), concis et circonstancié.
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angelita.manchado
  06 septembre 2014

Il est inutile de rappeler, quoi que, que je suis une fan, si l'on peut dire, de cette période de la guerre 39-45 où je dévore romans, documents s'y rattachant quel que soit le pays où se passe l'action. Ce document de Pierre-Louis Basse ne fait pas exception à la règle, même si cela concerne le monde du football, que je connais également un tant soit peu, pour avoir suivi de nombreux matchs lorsque j'étais plus jeune et que je suis au courant de ces périodes où certains clubs ont dominé les championnats. le Dynamo de Kiev, bien entendu, j'en avais entendu parler. Mais je n'étais absolument pas au courant de ce fameux match du 19 août 1942 qui a entraîné l'arrestation de ces joueurs et pour la plupart leur mort.
L'auteur se consacre donc à ce match invisible, ce match de la mort. Avec sa passion pour l'Ukraine, la Russie, le football, il tente de nous raconter ce pan d'histoire dont il ne reste pas grand chose. Comme il le dit si bien, le devoir de mémoire n'est pas facile, surtout que la plupart des personnes qui y ont assisté sont mortes. Difficile également de retrouver ces traces. Mais l'amour du foot, le sacré, les odeurs sont toujours là et les souvenirs font le reste. Pourtant, ce match prouve la résistance des Ukrainiens, d'abord sous le joug de la Russie, collectivisée et affamée, et ensuite d'Hitler, et leur envie de passer du bon temps, d'être heureux, le temps d'un match, alors qu'ils n'ont plus rien, que les morts défilent. Ils ont décidé de jouer, de s'amuser. Les Ukrainiens sont mal nourris, ils travaillent dans des conditions difficiles. Tout le contraire des Allemands qui font la fierté de leur Führer, ces aviateurs bien nourris qui veulent prouver leur suprématie alors que la situation de l'armée allemande n'est pourtant pas au beau fixe puisqu'ils n'arrivent pas à prendre Moscou. Sous Hitler et aussi avant, les Ukrainiens sont des sous-hommes. le rapport avec les Juifs est donc vite fait. L'auteur nous rappelle, si on connait cette histoire, Babi Yar, où de nombreux Juifs ont été fusillés, où il y a eu très peu de survivants. Les Allemands, conscients de leur défaite, sont revenus sur les lieux pour les exhumer et les brûler. Et puis, il n'y a pas que ça comme atrocités vécues par les Ukrainiens.
Les joueurs ont eu leur fierté. Envers et contre tout, ils ont décidé de jouer, de gagner, même s'il leur avait été demandé de laisser gagner ces Allemands. Les Ukrainiens sont fiers, ils ont la passion du beau jeu, du football. L'histoire du Dynamo le rappelle dans chaque page car elle ne se cantonne pas à ce match d'août 1942 mais à leurs performances avant et après. Un jeu qui n'a cessé de perdurer et un amour du football comme on n'en fait plus.
Le devoir de mémoire, parlons-en, lorsque l'on vient d'une famille où le grand-père a été déporté dans les camps de la mort, lorsque la famille est vraiment communiste. Pierre-Louis Basse a baigné dans ce milieu très jeune.
Malgré ce terrible sujet, il y a énormément de poésie, de douceur et de fierté dans les mots de l'auteur. Ce n'est pas qu'un document. C'est un hommage à un peuple fier qui peut prendre tout son sens, également aujourd'hui, alors que l'Ukraine, pourtant aidée par l'Europe, est mise à mal par la Russie de Poutine.
Lien : http://jelistulisillit.wordp..
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pleasantf
  26 décembre 2015
En passionné de foot, PLB choisit un match de foot d'août 1942 entre l'équipe du Dynamo de Kiev et une sélection allemande comme porte d'entrée pour évoquer un pan de l'histoire de la 2ème guerre mondiale.
C'est un livre sur la mémoire réalisé après une enquête sur ce match obscur, dans lequel interfèrent également les souvenirs personnels de l'auteur, fils d'un couple de fervents militants communistes attardés. Faire un lien entre petite histoire footballistique et grande Histoire est intéressant et on se laisse facilement happer par le récit.
Le livre est volontairement rédigé du point de vue hyper subjectif de l'auteur et il est construit comme un collage avec de nombreux allers et retours entre différentes périodes. Mais n'est pas Modiano qui veut. PLB tombe souvent dans la grandiloquence, l'emphase, les raccourcis lyriques propres à servir de socle aux mythes, les tics journalistiques dans lesquels l'emballage et la forme comptent plus que le fond. Tout cela est un peu agaçant.
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critiques presse (3)
LaPresse   27 décembre 2012
La légende raconte qu'une équipe de soccer ukrainienne, le FC Start, avait défié une équipe constituée des meilleurs joueurs de l'armée nazie, en août 1942
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   23 mai 2012
Gagner, à en mourir... De Jesse Owens, à Berlin en 1936, aux Ukrainiens de 1942, l'Histoire recèle des victoires légendaires. Magnifiées ici par un Pierre-Louis Basse plus humaniste que jamais.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   02 mai 2012
Ses auditeurs le regrettent, mais ses lecteurs le remercieront d'avoir écrit, sur «le match de la mort», un livre fervent doublé d'un précis de résistance. Il est libre, Basse.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   07 mai 2012
C'était sans doute ce savant équilibre du jeu et de la mort qui ne cessait de les motiver. Ils filmaient tout. Y compris leurs crimes de masse. Les derniers moments, en sous-vêtements, des familles condamnées. Les pendus, dans les villages, qui faisaient dans l'hiver comme de gros épouvantails, pris dans la glace. Les partisans fusillés. On peut s'étonner qu'ils n'aient pas filmé le match du 9 août 1942.
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Nastie92Nastie92   20 mai 2014
Sur les corners, Kolya ne se contentait pas de chiper tranquillement le ballon aux attaquants qui venaient se bagarrer dans les airs. En passionné de billard, c'était un homme de trajectoire et d'anticipation. Au passage, son plaisir consistait assez doucement à caresser le cuir chevelu de l'adversaire, histoire de lui montrer avec une pointe d'humour que c'était lui qui dominait le ciel.
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Nastie92Nastie92   03 juin 2014
Il fut question un moment d'embarquer sous la bannière nazie près d'un million d'Ukrainiens susceptibles de combattre l'Armée rouge. C'était trop pour Hitler. On n'allait tout de même pas offrir un uniforme allemand à une bande d'Untermenschen !
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litolfflitolff   05 mai 2012
Maman prit ses aises avec l'histoire : la grande famine de 1933 qui fit plusieurs millions de victimes en Ukraine -il n'était pas rare que des villageois en soient réduits à manger leurs enfants-, les purges, assassinats en masse et antismitismes d'Etat, ne parvenaient pas entamer le "bilan globalement positif".
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litolfflitolff   05 mai 2012
La description de la fin du communisme avec son lot d'espoir et aussi de grande vulgarité, a été parfaitement décrite par Emmanuel Carrère dans son Limonov.
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Videos de Pierre-Louis Basse (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre-Louis Basse
Echange entre le journaliste et Xavier Fos, président de stratégies françaises. L’ancien conseiller Grands, qui vient de publier « Les 27 de Chateaubriant » (Editions de L’Humanité), répond à de nombreuses questions, dans un entretien passionné. Le lieutenant-colonel Hotz a été abattu le 20 octobre 1941 près de la Cathédrale de Nantes. Une terrible répression va s’en suivre. Celui qui a été journaliste radio pendant de longues années aborde la question de l’exécution des 27 de Chateaubriant. Xavier Fos interroge Pierre-Louis Basse. Pierre-Louis Basse témoigne sur ce que sa mère, Esther Gaudin, lui a transmis de cette histoire. Xavier Fos, président de stratégies françaises fait l’interview de l’ancien conseiller de François Hollande. Pierre-Louis Basse s’exprime sur Guy Môquet et sa lettre. L’écrivain raconte comment le 22 octobre 1941, les 27 otages n’ont plus qu’une heure à vivre : ils peuvent écrire une lettre à leur famille, à leur compagne… Pierre-Louis Basse reçoit le club stratégies françaises. Quels sont les enjeux de ce sujet aujourd’hui, à l’aube d’une année présidentielle ? Comment l’écrivain parle de Nantes, du théâtre Graslin aux abords de la gare, en évoquant Patrick Modiano ? Pierre-Louis Basse explique comment Esther Gaudin, une jeune collégienne, en 1940, refuse de rédiger une rédaction au Maréchal Pétain. Pierre-Louis Basse analyse avec lucidité les zones grises du communisme entre les résistants et les partisans de Staline.
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