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ISBN : 2260002897
Éditeur : Editions Julliard (09/09/1998)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 126 notes)
Résumé :
Avec 1,5 million d’exemplaires vendus dans le monde, dont près de 700 000 en France, Le Matou est le plus grand succès de la littérature du Québec à l’étranger. Il remporta de nombreux prix et fut adapté au cinéma.
Florent Boissonneault, jeune Montréalais, rêve de posséder son propre restaurant et Élise, son épouse, de fonder une grande famille. Un jour, Florent rencontre un étrange vieux monsieur, Egon Ratablavasky, qui lui propose de l’aider à racheter La B... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  14 octobre 2010
Curieux roman que ce Matou qui oscille entre le conte, le scénario de bande dessinée, l'aventure rocambolesque, un style somme toute assez inclassable dont l'histoire tourne autour d'un restaurant, un gamin et un matou.
D'abord il y a la langue, truculente et colorée qui donne un accent particulier aux péripéties de Florent, Elise et Monsieur Emile, car péripéties il y a !!! On n'a pas le temps de s'ennuyer au cours des 600 pages de ce roman où l'on rencontre des personnages aussi loufoques qu'attachants (un curé qui ne vit que pour lire, un cuisinier français volubile, un petit garçon délaissé par sa mère) et où les aventures s'enchaînent de façon rocambolesque.
Un livre qui parle de la vie et de la mort, de la chance et de la poisse, d'amour et d'amitié, de l'enfance en détresse, de cuisine et de littérature, du système médical canadien et surtout de Montréal dans les années 70.
Quelques longueurs et un mystère pas élucidé qui tempèrent mon enthousiasme, beaucoup de fantaisie et d'humour, de férocité, de tendresse, un zeste de fantastique...
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Er-et-cel
  15 octobre 2014
Un livre plein d'expressions québécoises et d'images "à la mode québécoise", donc très agréable à lire. La première moitié m'a paru plus inventive que la fin sur le plan du langage. L'intrigue est bien menée, avec des personnages à peu près crédibles, originaux et très divers.
Et pourtant, je n'ai pas été captivé par l'histoire: le héros ouvre un restaurant mais se fait berner par son associé de façon un peu trop simpliste, part en Floride où il se montre super homme d'action et d'affaires, revient au Québec, s'intéresse aux antiquités et gruge tous les paysans qui ont de vieux meubles de valeur, etc..Ça bouge, il y a du suspense, de l'humour mais je n'ai vraiment pas réussi à m'attacher à l'histoire et encore moins aux personnages. Quant au gamin dont la critique chante les louanges, je lui aurais plutôt botté les f... très souvent, malgré ses malheurs réels. Alors, un bon livre ? oui malgré tout mais je n'y reviendrai pas.
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kesalul
  26 juin 2008
C'est, à mon sens, un roman incontournable pour qui souhaite découvrir la littérature québécoise… voire même, incontournable tout court!! Et je remercie ma petite maman de m'avoir mis ce livre entre les mains…
On découvre en effet un récit captivant qui s'équilibre entre conte et réalisme : d'un côté, de la fantaisie, un soupçon de fantastique, et quelques situations rocambolesques, et de l'autre, la description du Montréal d'il y a 30 ans, ses rues, ses habitants, son accent si charmant et son froid perçant et impitoyable…
Vous vous attacherez sans doute aux héros et à tous les personnages secondaires, dont vous deviendrez l'ami(e) au fur et à mesure du récit, et si vous êtes comme moi, vous aurez bien du souci à les quitter au moment de refermer le livre sur cette incroyable histoire.

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Salix_alba
  28 août 2018
Prise en main de ce gros volume -670 pages, version définitive- intitulé « le Matou », d'un auteur québécois, Yves Beauchemin.
L'action se situe au Québec, et, nous allons partager, au fil des pages, le destin croisé de Florent Boissonneault, d'Elise sa femme, d'un vieux monsieur Egon Ratablavasky et de monsieur Emile –garçon de 6 ans- avec son « matou », dans les années 70.
Le rêve de Florent, devenir propriétaire d'un restaurant (La Binerie). le début m'a fortement accroché, pour ensuite, avec la verve québécoise de l'auteur, continuer par une fresque de l'univers humain quotidien de cette belle contrée. Se mêlent ainsi, l'humanité, la turpitude de certains, la lâcheté d'autres, la générosité ; bref, une tranche de vie avec tous ses aléas…
Je n'ai pas eu l'impression d'être dans les années 70 mais plutôt au XIX siècle. L'accent étant surtout mis, et avec bonheur, sur les personnages –truculents-, et non sur leur environnement.
Un sentiment de manque m'a gâché la fin, sans pour cela attendre une « happy end », j'eusse aimé avoir les motivations d'Egon Ratablavasky quant à son obsession à « traquer » Florent. Personnage énigmatique, qui pour moi a gardé tout son mystère !
D'agréable lecture, son style et ses personnages, nous permettent de le savourer avec délectation.
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keisha
  22 novembre 2009
Un mystérieux personnage, Egon Ratablavsky (qui est-il? est-ce son vrai nom?) propose à Florent et Elise,un jeune couple de Montréal, de les aider à ouvrir un restaurant. Grâce donc à son intervention, tout marche comme sur des roulettes, l'argent est prêté, le restaurant leur est vendu, les clients se pressent pour savourer la cuisine à prix légers du français Alexis Picquot.
Mais cette belle aventure ne durera pas... Florent et Elise découvrent que de pseudo amis sont des ennemis. le plus terrible, le plus puissant, celui qui sait tout d'eux et les poursuit avec acharnement, c'est Egon Ratablavasky. Ils vont lutter pour s'en tirer, avec le soutien de leurs fidèles amis, Alexis bien sûr, Ange-Marie, un cousin prêtre, les parents D Alexis. Un malheureux gamin nommé Monsieur Emile et son chat Déjeuner auront aussi leur rôle à jouer.
Yves Beauchemin entraîne son lecteur ravi sans lui laisser le temps de souffler ou de réfléchir et lui fait découvrir la ville de Montréal et ses environs, ceci à toutes saisons; ses expressions sont souvent amusantes et imagées, c'est vif, alerte, truculent. Une superbe galerie de nombreux personnages, qui vont et viennent sous nos yeux sans temps morts. Un peu rapidement sans doute car je ne me suis pas trop attachée à eux...
Une vraiment drôle d'histoire, qui ne tourne pas comme prévu. Tout va très vite, l'auteur ne s'appesantit pas sur la même scène. Un personnage peut apparaître, et deux pages plus loin se faire renverser par une voiture, et donc disparaître alors qu'il avait un bon potentiel romanesque. Des pistes qui pouvaient faire espérer un éclaircissement sur la personnalité d'Egon Ratablavsky se révèlent des culs de sac. En refermant le livre, j'avais encore beaucoup de questions sans réponse.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   01 juin 2013
Vers huit heures un matin d'avril, Médéric Duchêne avançait d'un pas alerte le long de l'ancien dépôt postal «C » au coin des rues Sainte-Catherine et Plessis lorsqu'un des guillemets de bronze qui faisaient partie de l'inscription en haut de la façade quitta son rivet et lui tomba sur le crâne. On entendit un craquement qui rappelait le choc d'un oeuf contre une assiette et monsieur Duchêne s'écroula sur le trottoir en faisant un clin d'oeil des plus étranges.

Florent Boissonneault, un jeune homme de vingt-six ans au regard frondeur, se trouvait près de lui quand survint l'accident. Sans perdre une seconde, il desserra la ceinture du malheureux, défit son col et se précipita dans une boutique pour alerter la police. Déjà, une foule de badauds s'amassait autour du blessé qui perdait beaucoup de sang. Cela ne l'incommodait aucunement, d'ailleurs, car il était occupé à revivre une délicieuse partie de pêche qu'il avait faite à l'âge de sept ans sur la rivière l'Assomption.

Florent revint près de lui et s'efforça de disperser les curieux. Un de ceux-ci était remarquable. Il s'agissait d'un grand vieillard sec à redingote noire dont le visage se terminait par un curieux menton en forme de fesses. Il observait Florent depuis le début avec un oeil admiratif.

- Voilà un jeune homme de gestes sûrs et d'un bel sang-froid, dit-il à voix haute avec un accent bizarre. C'est un trésor à notre pays.

Florent ne l'entendit Pas, Occupé qu'il était à répondre aux questions des policiers. Au bout de quelques minutes, il put s'en aller. Son auto l'attendait à deux coins de rue. Il arriva bientôt chez MusiPop, la compagnie de distribution de disques qui l'employait comme représentant depuis trois ans.

- Late as usual, remarqua monsieur Spufferbug en levant vers lui son front dégarni, qui reflétait désagréablement la lueur des néons.

Florent haussa les épaules, fit un clin dceil à son collègue

Slipskin et abattit sa journée de travail avec le même entrain que d'habitude.

Le lendemain matin, à son arrivée au bureau, il reçut des mains de mademoiselle Relique, l'antique secrétaire de Muslpop, un colis enrubanné d'où s'échappait une forte odeur de musc. Il déchira l'emballage et demeura silencieux pendant quelques secondes. Un énorme C en bronze luisait au fondd'une boîte doublée de velours bleu.

- Quel est le farceur qui vous a remis ça ? demanda-t-il à la secrétaire.

- Ce n'est pas un farceur, c'est le concierge, répliqua l'autre sèchement. Il l'a reçu à sept heures ce matin.

Le surlendemain, Florent recevait un deuxième colis, tout aussi odorant, contenant cette fois-ci un B.

- C'est un vieux monsieur à barbiche, lui apprit mademoiselle Relique d'un air désapprobateur. Il s'est d'abord moqué du concierge, puis lui a donné une bouteille de vin. La Sainte Vierge elle-même ne m'en ferait pas boire une goutte.

Au troisième colis, qui contenait la lettre A accompagnée d'un bout de papier où l'on avait griffonné: «Patience, un message existe», les secrétaires commencèrent à jaser avec des airs mystérieux.. Sur les entrefaites, Florent dut s'absenter pour un voyage de trois jours dans la région du lac Saint-Jean. À son retour, les let tres R, M et H l'attendaient, ernpilées sur son bureau. Made!noiselle Relique se plaignait de violents maux de tête causés par l'odeur du musc.

- Qu'est-ce que je vais faire de tout cet alphabet? se demandait Florent, de plus en plus intrigué.

- Va la vendre dans un magasin d'antiques, lui suggéra Slipskin et il lui fournit sur-le-champ l'adresse de l'établissement de son père.

Deux jours passèrent. la générosité de son bienfaiteur ne donnait pas de signes de fatigue. Florent résolut d'aller au fond de l'affaire et de recevoir lui-même son prochain colis. Il se leva à l'aube et s'installa à son bureau devant une tasse de café.

À six heures vingt, il entendit une auto stopper devant Musipop. Bondissant de sa chaise, il courut ouvrir la porte et se retrouva nez à nez avec un infirme loqueteux, à la barbe hirsute, au visage creusé, qui le regardait d'un air stupide, la bouche béante.

- Mo... mo... mossieu Bwazono, bafouilla-t-il en lui tendant un colis, pendant que l'auto démarrait avec fracas.

Florent le considéra un instant, puis se retira dans le bureau. L'infirme déposa le colis par terre et s'avança au milieu de la rue, tournant la tête de tous côtés, complètement désemparé.

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litolfflitolff   12 octobre 2010
La chance est une dame qui a la peau des joues fort raide et se donne rarement la peine de sourire deux fois de suite à la même personne.
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CielvariableCielvariable   01 juin 2013
L'interphone bourdonna.

- Votre père sur la deuxième ligne, fit mademoiselle Relique dont la voix, aggravée par le récepteur, avait la douceur de la broche piquante.
- Salut, lança Florent, je m'achète un restaurant.
- Hein ? Quoi ? Que c'est que tu me dis là ?
- Oui, je m'achète une restaurant. La Binerie, sur la rue Mont-Royal.
- Es-tu sérieux ? La Binerie ? C'est un très bon spot, ça. J'allais manger là durant la guerre. Mais tu veux rire. Jamais je ne croirai…
- Je te raconterai. Pour l'instant, je suis un peu pressé. Dis donc, tu connais un peu le milieu des affaires, toi… As-tu déjà entendu parler d'un bonhomme du nom d'Egon Ratablavasky ?
- Egon quoi ? Minute! Laisse-moi prendre un crayon et répète-moi ça lentement, mon blond. Je vais m'informer, fit-il après avoir noté. Fie-toi sur moi, j'ai le nez long et le bras sans fin. Ah oui! Pendant que j'y pense : ta mère fait demander si vous venez souper dimanche?
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litolfflitolff   11 octobre 2010
L'entendez vous avec sa solitude ! ricana le capitaine Galarneau en lui enlevant prestement la bouteille. Il parle comme si j'étais un vieux matelas ou un cendrier de motel. Jériboire ! du Baron Otard Fine Champagne ! On ne vous a pas élevé à la pisse de truie, mon ami ! Je peinturerais le pont Jacques-Cartier gratis, moi, si on me promettait de me faire boire de ce petit jus-là jusqu'à la fin de mes jours !
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xstxst   18 septembre 2013
Vers huit heures un matin d'avril, Médéric Duchêne avançait d'un pas alerte le long de l'ancien dépôt postal «C » au coin des rues Sainte-Catherine et Plessis lorsqu'un des guillemets de bronze qui faisaient partie de l'inscription en haut de la façade quitta son rivet et lui tomba sur le crâne. On entendit un craquement qui rappelait le choc d'un oeuf contre une assiette et monsieur Duchêne s'écroula sur le trottoir en faisant un clin d'oeil des plus étranges.
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