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EAN : 9782226448217
Éditeur : Albin Michel (19/08/2020)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Gwenn a 30 ans. Elle est belle, libre, aussi drôle que désespérée. Elle a toujours rêvé d’être Isabelle Huppert mais en attendant elle travaille dans un sex-shop à Pigalle, parfait poste d’observation de ses semblables qu’elle saisit avec humour et tendresse dans son journal intime où elle raconte, entre autres, sa vie nocturne, ses virées, ses amours.

Personnage haut en couleur, bouleversante égérie, inapaisée, inapaisable, Gwenn est une Calamity Jan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
MiMotsLettres
  30 août 2020
ALLÔ PARIS
J'ai aimé passer ces heures au côté de Gwenn, actrice désenchantée montée à Paris pour suivre le chemin de son idole Isabelle Huppert, mais qui termine au comptoir d'un sex-shop de Pigalle.
On découvre Gwenn et ses acolytes aussi titubants qu'elle par le biais de son journal intime dans lequel elle crache ses pensées emberlificotées, ses états d'âme froissée et ses colères volcaniques. 
Elle y parle de ses amants, qu'elle consomme comme les rails de coke et les apéros.
Elle y parle de ses valeurs, du féminisme, de sa fureur envers tout ce qu'en tant que femme on subit dans la rue, dans le couple, dans la vie.
Gwenn est parfois énervante, souvent touchante, toujours utopique. Elle tombe mais se relève sans cesse, un peu plus boiteuse après chaque chute. Mais un peu plus consciente de la spirale auto-destructice dans laquelle elle semble irrémédiablement bloquée.
Elle crame la vie et ses amours par les deux bouts, éternelle amoureuse, éternelle rêveuse. Qui avale les films des années 80 et 90, adule Coluche, Rosalie, Marina Foïs. 
Une héroïne paumée au grand coeur entourée de personnages claudiquants.
Paris la nuit, qui m'a rappelé le Paris de Mano Solo, Pigalle déglinguée, carrefour névralgique des soirées alternatives.
La plume est crue, sans concession, rappelle Virginie Despentes.
Une belle rencontre.
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leslecturesdemoe
  02 septembre 2020
#RENTREELITTERAIRE2020
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Ça y est, la rentrée littéraire est là. Mon choix s'est naturellement tourné vers ce livre, ô combien intriguant.
On sait qu'il parle d'une jeune femme, Gwenn. On a la référence à Calamity Jane, alors on imagine le personnage que ça doit être. On sait qu'elle travaille dans un Sex Shop à Pigalle. Et on sait qu'elle va nous raconter sa vie, ses pensées les plus intimes, ses rencontres, ses amours, absolument tout. Et oui, on s'apprête à lire le journal intime de Gwenn.
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J'ai trouvé cette lecture hyper intéressante. Écrit à la manière d'un journal intime, on suit Gwenn pendant un an, de septembre à septembre, dans ce livre haut en couleurs et plein de rebondissements ! Gwenn, c'est une femme libre. Elle est féministe et fait tout ce qui lui passe par la tête. Elle sort tout le temps, elle se drogue, elle couche avec n'importe qui. Elle ne veut aucune attaches, pas d'enfant, elle veut être l'I B R E. Elle nous raconte sans filtre ses expériences sexuelles et ses mésaventures. Gwenn vit dans un film. Elle est la star de son propre film. Car après tout, son rêve c'est de devenir actrice, pas de travailler dans un Sex Shop ! Et on rit avec elle. Parce que cette Gwenn, c'est vraiment quelque chose ! Sa vie est tellement improbable qu'elle doit vraiment faire exprès d'attirer les problèmes. Et on espère que ça finira bien pour elle, parce que Gwenn est touchante. Elle mérite elle aussi son Happy Ending !
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Je suis vraiment heureuse d'avoir lu ce livre, c'est vraiment une belle découverte !
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lesjolismotsdeclem
  30 septembre 2020
Calamité : (nom féminin) Grave infortune personnelle ou simple inconvénient, mais aussi personne qui n'apporte que des ennuis. Deux lignes de définition distincte dans le dictionnaire, qui se mêlent entre elles dans la vie, après tout.
Paris. Ville lumière aux ténèbres éclairées. Ville aux deux visages. Sage, avec ses monuments – musée à ciel ouvert s'il en est – sa vie arty propre sur elle, ses restaurants sans gluten. Une jeune fille policée bien sous tout rapport le jour. Punk, avec ses nuits fiévreuses qui finissent au petit matin, ses noctambules endiablées qui convergent vers l'ultime point de ralliement, Pigalle. Une jeune fille qui fait le mur, assoiffée de liberté et en quête d'expérience la nuit.
Pigalle. Quartier schizophrène, à la population éparse et hétéroclite. Où tes pas te mènent invariablement, que tu sois un touriste en goguette, aux aguets de stupre bon chic bon genre ou cet individu grammé prêt à vivre des expériences improbables, et dont les souvenirs sont d'emblée incertain.
Gwenn. Notre héroïne aux deux visages, qui définit parfait la dichotomie de ce quartier où elle travaille, de cette ville où elle vit. Gracile et fragile, une Isabelle Huppert en devenir qui stagne dans un monde aux brutes opiacées auxquelles elle n'a de cesse de s'accrocher. Bienvenue dans le paradis artificiel dépeint laconiquement dans l'intimité de son journal. Bienvenue chez Calamity Gwenn de François Beaune : « Gwenn a 30 ans. Elle est belle, libre, aussi drôle que désespérée. Elle a toujours rêvé d'être Isabelle Huppert mais pour le moment elle travaille dans un sex-shop à Pigalle, parfait poste d'observation de ses semblables qu'elle saisit avec humour et tendresse dans son journal intime où elle raconte, entre autres, sa vie nocturne, ses virées, ses amours.«
Qu'il est facile de se perdre dans les limbes lorsque la seule chose à laquelle nous nous raccrochons est un rêve inaccessible. le fantasme de devenir actrice, à Hollywood, a été mainte fois dépeint. le miroir aux alouettes et la triste vérité qui se cache derrière. Peu d'élues et à quel prix*. le fantasme de devenir une icône française, beaucoup moins. Car à mes yeux c'est ce que sont nos rares actrices, des icones talentueuses, parfaites images de papier glacé qui dégage ce « je ne sais quoi » de « chic à la française ».
Au travers des mois d'une année débridée, Gwenn narre ses pensées, ses histoires, sa vie – d'avant, de maintenant – ses galères, ses plans dopes, dans un nuage opiacé, dans un monde de la nuit tentant et dangereux, aux gentils Freaks et vrais méchants. L'âge de raison que la trentaine pousse à poser un constat sur sa vie, ce qu'elle est et ce qu'elle aimerait.
J'ai aimé lire les mots de cette Calamity Gwenn, sous la plume de François Beaune, que j'ai trouvé touchante. Une amazone en manque d'amour dans un le Pigalle de la nuit est pour moi la parfaite image des anti héroïnes des temps modernes. Et pour cela, elle ne pouvait que me plaire.
Belle lecture à vous !
Lien : https://lesjolismotsdeclem.c..
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Emma7874
  12 octobre 2020
Gwenn a 30 ans. Elle monte à Paris pour devenir Isabelle Huppert. Mais en attendant il faut bien remplir le frigo et payer les fêtes alors elle travaille dans un sex shop à Pigalle.
Une sorte d'anti Bridget Jones qui se livre dans son journal intime et nous fait découvrir une galerie de portraits étonnante.
Gwenn cherche l'amour sans jamais l'admettre.
Je n'ai pas accroché à l'atmosphère du livre, le personnage de Gwenn est attachant et pourtant elle ne m'a pas touché.
Une déception après avoir été accroché par la présentation facebook live de la rentrée chez Albin Michel.
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GoodBooksGoodFriends
  15 septembre 2020
Drogues, sexe et cinéma
Gwenn, elle est vendeuse dans un sex-shop, elle est comédienne sans rôle fixe, elle fait ce qu'elle veut, elle baise qui elle veut, elle parle comme elle veut.
Dans Calamity Gwenn, c'est son journal intime que nous lisons, aux mois poétiquement renommés.
Dans ces pages, elle se livre sans filtre, sans fard, et à corps perdu. Ses mecs, ses addictions, ses déprimes, ses plans foireux, rien n'est occulté, rien n'est mis de côté.
Le langage est cru, parfois vulgaire, toujours sans tabou.
Je salue François Beaune pour avoir su se glisser dans la peau d'une jeune femme un peu paumée, c'est totalement réaliste.
Cependant, je ne peux pas dire que j'ai été séduite par ce roman.
Trop cru, trop vulgaire, au-delà de 100 pages, mon intérêt s'était émoussé.
J'ai (re)connu ses errances de jeunesse, jusqu'au nom d'une boîte citée que j'ai fréquenté occasionnellement, errances un peu plus malheureuses chez Gwenn toutefois.
J'ai souvent pensé à Virginie Despentes pour la rage, le message, le réalisme de l'écriture. Mais il faut croire que j'apprécie moins ce genre de roman aujourd'hui.
Calamity Gwenn m'a touchée sans m'enchanter.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   24 août 2020
La nana concernée est en stress, vu qu’elle se marie dans un mois. C’est là que la féministe en moi peut pas s’empêcher de monter au créneau. Je fais un métier pas très féministe, mais justement, je suis à un endroit où je peux divulguer un message. Par exemple un mec intelligent, réceptif, qui me disait que la prostitution, il en faut, ça évite les viols, j’ai réussi à lui faire comprendre que c’est pas parce qu’il y a des violeurs que des femmes doivent faire putes et foutre leur vie en l’air.Il avait ce truc tout établi, mais il était pas borné, et je crois qu’il a compris.
La fille avait déjà commandé des boules sur Internet, mais elle avait trop peur qu’elles arrivent pas à temps. Je lui dis, il s’en fout que tu sois vierge ou pas, il veut
juste qu’il y ait du sang, t’as qu’à en renverser sur le drap, ça fera pareil. Faites
votre arnaque entre vous, prenez-les tous pour ce qu’ils sont. La petite feuj est
repartie, toute honteuse, en colère. Parfois je suis pas bonne vendeuse, vu que je suis trop humaine.
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rkhettaouirkhettaoui   24 août 2020
Avec ce que j’ai déconstruit et appris depuis deux ans, ça me paraît impensable d’avoir laissé entrer cet être abjectement sombre dans ma vie. Je ne pense pas que ce coup de cœur valait un aveuglement pareil. Et je sais au fond qu’il lui est encore possible de m’envahir et de me conditionner, que je pourrais même lui pardonner s’il avait
assez de talent, mais que non, je le ferai pas, car j’ai aussi la haine.
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Emiliec28Emiliec28   23 septembre 2020
Le mot sexiste est trop faible. Je voudrais qu'il sonne comme raciste. Sexiste, prouve que tu existes ! Les expressions sexistes du genre, femme qui rit, à moitié dans ton lit, femme au volant, mort au tournant, femme gourmande, femme coquine, il faut souffrir pour être belle, elle fait sa blonde, elle fait sa meuf, les femmes quand elles trompent c'est par amour, les femmes quand elles couchent c'est qu'elles ont des sentiments, merde ! Mais quand ça va finir ?!
Les masculinistes pensent que les femmes seront libres quand elles auront compris ce qu'elles doivent être : des femmes. Mais sans savoir ce que c'est.
Ils t'expliquent que le cerveau des hommes est complexe et souvent court-circuité par le corps féminin. Que c'est les femmes qui agressent visuellement les hommes. Mais le viol c'est pas du sexe, habibi. Quand tu te prends un coup de pelle t'appelles pas ça du jardinage (une féministes qui disait ça).
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audeLOUISETROSSATaudeLOUISETROSSAT   01 septembre 2020
Ça fait même des années que je projette de monter un business d'échographies retouchées pour meuf en cloque qui veulent récupérer des mecs pourris en faisant du chantage. D'ailleurs avec mon chat Chicha, qui est mon associé, on croit que ca va cartonner, mais avant de nous lancer, comme on est de vrais pros, on teste la formule sur des connards de ton genre.
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rkhettaouirkhettaoui   23 août 2020
Si on était bien conçu, on devrait pouvoir choisir sa langue sexuelle à l’adolescence.
Quand j’entends de l’italien, c’est comme si Pavarotti me chantait sur le clito. Mais il y a pas que l’italien. Le syndrome Jamie Lee, j’ai des copines qui l’ont dans des tas de langues. J’ai une amie technicienne pour l’armée de l’air, qui a son bureau dans une base cachée sous les monts du Lyonnais, elle c’est le russe. Surtout c’est une énorme fan de Poutine. Dès qu’elle l’entend,il y a carnage, tu lui mets deux bassines sous elle quand il passe au 20 heures. Ou encore mieux Poutine en VO, sur Russia Today, elle en peut plus.
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Videos de François Beaune (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Beaune
Gwenn a 30 ans. Elle est belle, libre, aussi drôle que désespérée. Elle a toujours rêvé d'être Isabelle Huppert mais pour le moment elle travaille dans un sex-shop à Pigalle, parfait poste d'observation de ses semblables qu'elle saisit avec humour et tendresse dans son journal intime où elle raconte, entre autres, sa vie nocturne, ses virées, ses amours.
Personnage haut en couleur, bouleversante égérie, inapaisée, inapaisable, Gwenn est une Calamity Jane des temps modernes. À la lisière de la fiction et du documentaire, l'art de François Beaune, l'auteur entre autres d'Un homme louche et d'Omar et Greg (prix du Réel 2019), en fait une foudroyante héroïne.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/calamity-gwenn-9782226448217
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