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ISBN : 2070146073
Éditeur : Gallimard (21/08/2014)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 109 notes)
Résumé :
La France est devenue un paysage lointain.
Dans un village oublié par l'histoire, un château se délabre au bord d'une rivière.
Les travaux d'une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui sommeillait ici depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur.
Le village devient alors le théâtre d'une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs.
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
jeandubus
  21 septembre 2014
L'aménagement du territoire
« La théorie de l'information » m'avait laissé un peu dubitatif quant à la part de Houellebecq contenue dans l'ouvrage. A l'heure où le susnommé écrit des chanson pour J.M. Aubert il n'est plus de doute qu'Aurélien Bellanger puisse revendiquer sinon son originalité, mais son engagement personnel. Et c'est bien là toute la difficulté d'un roman ambigu qui oscille pour des raisons évidentes entre la réalité et l'invention des personnages et des lieux.
Tel major du BTP nommé Taulpin serait-il en fait Bouygues père ou fils, père et fils, à la recherche de la domination du monde comme un docteur No apocalyptique… Alors que Foccart a bien existé, lui et ne fait que décéder entre les pages.
Il faut les inventer ces gens-là, pour qu'ils meurent et lorsque leur mort n'est pas envisageable, ils peuvent alors garder leur nom réel sans passer par la fiction. Il faut donc vérifier que tel ou tel fait est avéré. Google qui est aussi invité dans ces lignes, est un confident idéal qui permet de différencier le vrai du faux, le romanesque de l'historique, le caractère provisoire et approximatif de la vérité.
On pourrait parler d'une charge contre le TGV, si l'on considère comme Aurélien B. que 400T lancées à 300km/h sont bien plus dangereuses qu'une bombe H. Les dangers de la technologie triomphante (comme pour le minitel du précédent roman) mènent à la ruine du monde civilisé, dont on peut se faire une idée dans la magistrale introduction sur l'évolution de la race humaine de la préhistoire à nos jours en moins de vingt pages.
Et si tout cela n'était que du vent ou de la lumière, une sorte d'exercice à base d'érudition scientifique et de mot de plus de quatre syllabes. La fin très radicale et très convenue semble avoir été imaginée très en amont de la trame romanesque elle-même au point qu'elle semble artificielle et facile.
Le Q, cher à HouellebecQ est pratiquement absent de cette confusion plaisante mais tellement vaine au bout du compte. Que doit-on faire, Aurélien B. subir ? Appuyer sur le bouton ? Résilier sa commande sur voyagessncf.com. ? Quelle est l'urgence ?
En tout cas un brillant exercice qui ne vaut que par sa virtuosité.
Ps. Avec ce nouveau roman la photo d'Aurélien B. les cheveux aux vent et la barbe à la mode. Par curiosité retrouvez l'homme aux mille visages sur google en tapant Aurélien Bellanger et "Images". Un choix difficile pour l'auteur véritable Frégoli de la toile.

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Rodin_Marcel
  29 février 2016
Aurélien Bellanger – "L'aménagement du territoire" – Gallimard/Folio, 2014 (ISBN 978-2-07-046809-6) – Prix de l'Académie française en 2015.

Comme le titre l'annonce déjà, il s'agit ici d'un roman fort peu romanesque : la part de fiction imaginative y est en effet réduite à la portion congrue. Mieux vaut le savoir avant de commencer cette lecture, ces quelques cinq cents pages traitent surtout et principalement d'aménagement du territoire, tel qu'il s'est concrétisé dans la doulce France jacobine, mise en coupe réglée par les énarques, les bureaucrates et les politiques de tout bord durant ces cinquante dernières années.

L'auteur resserre son propos autour du département de la Mayenne, et plus précisément d'un village situé sur la faille géologique qui séparerait grosso modo le socle francilien du vieux massif armoricain de peuplement celte breton. Admettons ; personnellement, en tant que lotharingien des marches orientales du royaume, je suis assez mal placé pour juger de la pertinence de ce propos et du degré de virulence d'un éventuel autonomisme "marchien" aux confins de ce qui fut le grand duché du Maine, coincé entre la Normandie, la Bretagne et l'Anjou.

L'intérêt de ce roman (si peu romanesque, j'insiste) centré sur la concurrence acharnée que se livrèrent les technocrates aménageurs partisans les uns de l'autoroute et les autre du chemin de fer, réside dans la description des multiples processus inventés par le génie administratif franchouillard pour limiter de plus en plus précisément les libertés publiques en poursuivant des objectifs absurdes engendrés dans des cerveaux malades de centralisme kafkaïen, une maladie aujourd'hui largement aggravée par les cauchemardesques et coûteux cerveaux parasites se parant à Bruxelles du titre de "fonctionnaire européen". Ainsi par exemple, dans le chapitre 7 (pp. 94-95), de l'exposé du mode de calcul des tués sur les routes et de la suppression des arbres le long des routes. le début du chapitre 10 nous expose aussi malicieusement que justement l'origine du succès du magazine "Géo". Dans le onzième chapitre, le lecteur apprend des tas de choses insoupçonnées sur la forme des voies de chemin de fer, sur le ballast, sur la boue (pp. 158-159). La vision de l'archéologie revue à la lumière du "data mining" (p. 168) vaut incontestablement le détour.

le récit est jalonné de rappels historiques, comme par exemple (p. 159-161) l'inauguration du TV Paris-Lyon par Mitterrand en septembre 1981, suivie d'un exposé historique récapitulant la concurrence entre le TGV et l'ICE allemand ; l'exposé sur l'histoire du TGV se poursuit par exemple au chapitre 13 (pp. 175 et suivantes) avec un tableau cinglant de ce que fut la direction de la SNCF (p. 177). Les conséquences sur le mode d'exploitation agricole du pays sont rappelées à plusieurs reprises, comme au début du chapitre dix-sept (p. 222).
D'autres caractéristiques de la vie politique française sont effleurées, comme par exemple la complaisance avec laquelle les pouvoirs publics lassèrent délibérément se répandre la consommation de cannabis à partir du milieu des années 1990 (p. 227), sur fond de musique "alter" (p. 233) et de gourous exotiques, venus par exemple de Suède (p. 234). Les agissements occultes de Jacques Foccart – l'incarnation de la Françafrique – font à plusieurs reprises l'objet de variations... cocasses.

Au fil des chapitres, les réflexions s'approfondissent : le chapitre vingt aborde le thème du recul du catholicisme, débouchant sur la validation du mariage d'individus de même sexe (p. 270-271). Autre caractéristique des temps : l'un des personnages – Clément – appartient "à la seconde génération d'hommes qui n'avaient jamais connu la guerre" (p. 291) avec pour horizon ce qu'il est convenu d'appeler "la construction européenne".

Dans le dernier tiers du texte, l'auteur livre une réflexion sur le temps et la mise en scène de l'histoire humaine. Pour ce faire, il accentue le côté "science fiction" de son récit, ce que personnellement je trouve un peu dommage, mais il ne pouvait guère faire autrement pour parvenir à la fin "explosive" que le lecteur devinait depuis au moins le deuxième tiers de l'intrigue.

Une lecture fort plaisante et souvent fort drôle pour les gens de la génération concernée, surtout pour les habitants de la Mayenne, probablement un peu hermétique pour les plus jeunes (alors que l'auteur est né en 1980, à Laval).
Un récit globalement plus du genre "documentaire" que "fiction", fort bien écrit. Finalement, cette lecture me convainc de me risquer dans celle de la "Théorie de l'information" que j'avais boycotté en raison du tapage médiatique organisé par les cultureux.

Un auteur à suivre.
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Wictoriane
  26 octobre 2014
Le TGV va relier Paris à Rennes : autour de cet événement une galerie de portraits s'animent au travers des âges : hommes et femmes originaires de cette Mayenne ancienne et mystérieuse où subsistent encore quelques châteaux plus ou moins entretenus appartenant à des familles désormais fâchées l'une avec l'autre, ou indifférentes les unes aux autres. Une Mayenne qui détient un secret enfoui que vont peut-être révéler des fouilles archéologiques nécessaires dans ce genre de travaux d'aménagement du territoire.
**
Un livre choisi parmi ceux de la "rentrée littéraire 2014" sans trop savoir pourquoi, je ne connais pas l'auteur, je ne connaissais pas le thème de ce roman, mais quand j'ai lu qu'il avait écrit quelque chose sur Houellebecq ceci m'a décidé. Je ne le regrette pas car c'est un livre étonnant, surprenant, émouvant, donc un livre qui m'enthousiasme.
De nombreux personnages sont présentés, un peu trop et il a fallu que je prenne quelques notes pour me souvenir de "qui est qui".
Beaucoup d'indications d'aspect un peu trop "documentaire" sur certains thèmes d'histoire, de géographie, de géologie, certes utiles à moins d'être un lecteur assidu des encyclopédies (moi aussi, comme l'un des personnages, je me suis plongée durant des heures dans les TOUT L'UNIVERS qu'avaient acheté mes parents et qui me fascinaient, mais tout cela est bien loin maintenant et c'est certain que je n'ai pas tout retenu !) mais qui alourdissent à mon avis la fluidité du roman.
J'ai aimé la matière dont l'auteur entoure ses personnages : il explique leur cheminement, la manière dont ils décident de leur destin, qu'ils soient manipulateurs ou manipulés, nous savons quel est l'ingrédient utile qui les détermine : le jeune homme brillant mais cachant son homosexualité sera un homme politique de l'ombre, cette jeune femme traumatisée par la mort accidentelle de sa mère cherchera par tous les moyens à empêcher les vitesses excessives sur les routes, ou encore ce jeune exalté défendant une certaine liberté décide d'être un activiste ne reculant devant aucun sacrifice.
Dans ce roman, la France devient un mécano géants dont il faudrait sans cesse déterminer le centre de gravité, ajoutant ici une autoroute, là une ligne à grande vitesse, alors que dans ses souterrains, une oeuvre millénaire détient la réalité des plans d'aménagement du territoire depuis une époque qui précède la préhistoire.... Mystère !
Il me reste tout de même une impression plutôt positive de ces 470 pages de lecture que je recommande, sans toutefois occulter les nombreuses digressions qui nuisent à l'intérêt de l'histoire centrale qui est celle de la Bretagne, indépendante ou magique, dont les chevaliers d'aujourd'hui vont entreprendre une croisade sur plusieurs années, au coeur de sociétés secrètes, d'alliance et de trahisons, de vengeance et de manipulation, jusqu'aux meurtres.
Retrouver mon résumé et mon avis sur mon blog si vous le désirez en cliquant sur lien
Lien : http://lecturesencontrepoint..
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Fx1
  26 avril 2016
J'ai lu et beaucoup aimer le premier livre de l'auteur , " La théorie de l'information " .
J'aime ce côté documentaire que l'on trouve dans son écriture .
Il propose une narration hors norme , quelque chose d'unique , bîen au dessus de Houellebecq à qui il est comparé , un peu hâtivement à mon sens .
Cet opus confirme tout le bîen que je pense de cet auteur .
On a une intrigue qui curieusement est assez basique , et qui , quand elle se déploie se révèle être d'une richesse remarquable .
Il construit son livre avec patience , on peut y voir de la froideur , pour ma part j'y vois une volonte d'inscrire son texte , son oeuvre dans une logique réaliste .
Le style est tout simplement remarquable .
On a une qualite d'écriture indéniable , qui redonné envie de croire en la litterature ,
C'est profond , fort , érudit .
C'est un bijou ce livre .
Incontournable .
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uaeroffat
  02 octobre 2018
L'exposition occupe plus de 140 pages, soit un bon quart du livre. Aurélien Bellanger nous brosse la longue histoire de familles d'une petite ville nommée Argel, proche de Laval (Mayenne). C'est savant, documenté, rédigé à la façon du synopsis d'une saga de romancier du XIXe siècle. Parmi les personnages, un haut fonctionnaire de l'aménagement du territoire, un entrepreneur de travaux publics ayant fait fortune dans les grands chantiers des années soixante et soixante-dix…
On se demande où veut en venir l'auteur.
La seconde partie, intitulée “LGV” nous ramène à l'époque actuelle. La construction de la ligne à grande vitesse devient l'élément perturbateur qui va cristalliser toutes les ambitions et tous les fantasmes du microcosme longuement mis en place dans la première partie. Contre toute attente, l'histoire bascule lentement, mais sûrement, vers l'étrange, tant les protagonistes se révèlent de plus en plus fous. Sociétés secrètes, extrémistes de tout poil — du nostalgique de la France éternelle à des activistes zadistes borderline — nous conduisent tout droit dans des spéculations et projets tous plus fantaisistes les uns que les autres. On passe du Club des Cinq (sic !) à des desseins paranoïaques dignes des Bob Morane (“et je serai le maître du monde”). Ce mélange des genres étonnant séduit ou irrite selon les pages. Un tension se crée peu à peu, incitant à poursuivre la lecture, jusqu'à un final qui se veut brillant et se révèle mollasson et, pour tout dire, sordide.
Le plus amusant, dans ce long roman, est peut-être la façon appliquée dont Aurélien Bellanger pastiche Michel Houellebecq, jusqu'au titre, allusion évidente à La Carte et le Territoire (*). Rien d'étonnant : il est l'auteur d'un essai, Houellebeq, écrivain romantique (2010). Parmi les tics de son maître figure le choix de la rédaction à l'imparfait, y compris dans la période contemporaine, donnant la sensation que l'auteur se situe au-delà de notre époque, sur laquelle il porte un regard sarcastique, vaguement désespéré. Exemple :
le TGV était un jouet de technocrate indifférent à l'existence du territoire réel. La carte de la grande vitesse était une carte autonome.
On a alors l'impression que l'enchaînement des événements, implacable et quasi automatique, résulte d'une sorte de malédiction, que les personnages, qui ont, pour parler crûment, “pété un câble”, appellent de leurs voeux maladivement.
L'auteur répète ici sa vision apocalyptique qu'il avait développée dans son précédent roman, La Théorie de l'information (que nous avions lu) avec beaucoup plus d'originalité… et d'humour. Même si la critique de la Provence reproduite en quatrième de couverture remarque que cette “fiction” est “curieusement d'un humour constant”, il est presque impossible de savoir si c'est délibéré ou… involontaire de la part du romancier !
Il reste une succession de morceaux de bravoure, à la virtuosité souvent superfétatoire, parfois ennuyeuse, desquels émergent quelques scènes inattendues, rocambolesques et feuilletonesques, férocement noires, voire absurdes, comme si l'intellectualisme ne pouvait conduire qu'à une forme de folie. Au bout du compte, ce territoire qui devait être aménagé se veut la métaphore d'un monde courant à sa perte, tour à tour mégalomane ou, encore une fois, paranoïaque dans toutes ses composantes, traditionalistes ou révolutionnaires. Il n'empêche que l'on passe des heures de lecture sinon passionnantes, du moins attentives, étonnées et… perplexes !
(*) L'allusion est limpide en page 63 :
Lentement elles [les villes nouvelles et métropoles d'alternance] déplieraient la France et feraient correspondre, à terme, la carte du pays avec son territoire.
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   02 décembre 2014
Le roman follement ambitieux d’Aurélien Bellanger obtient le prix de Flore. Comment la construction de cette voie ferrée révèle l’archéologie trouble des Français.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   14 novembre 2014
C’est le charme du livre, qui essaye d’incarner les obsessions de Bellanger dans un récit d’aventure, et peut-être sa limite: trop complexe, parfois artificielle, l’intrigue finit par laisser le lecteur en rase campagne.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir   22 octobre 2014
Ambitieux. Assommant parfois. Démesuré peut-être.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
jack56jack56   14 mai 2015
Tout était parfait jusque dans les moindres détails : sa cuisine était en chêne, sa femme était blanche, les questions de sécurité occupaient une place centrale dans son existence ; il travaillait dur mais vivait relégué dans une zone périurbaine; il aurait dû, comme ses ancêtres, devenir agriculteur, mais, face aux dangers toujours renaissants qui menaçaient la civilisation européenne, il avait préféré, pour protéger sa communauté, devenir, tel un chef de clan, le responsable local d'un milice d'autodéfense.
Il avait pour cela dû faire remonter le chien au stade de loup.
Pierre regardait son frère avec admiration. Il y avait là, dans chacun de ses gestes, dans sa tenue presque militaire, dans les ailes légèrement couperosées de son nez d'amateur de vin, un leader politique en puissance.
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WictorianeWictoriane   26 octobre 2014
Ses réflexions, pendant son dernier été mayennais, le portèrent plus loin. Si prendre le pouvoir était une activité plaisante, gouverner l'était beaucoup moins. Quiconque possédait un peu de sens historique s'apercevait que l'exercice du pouvoir impliquait un immense gâchis de force, d'énergie et d'intelligence.
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ChezLoChezLo   06 février 2015
Dominique Taulpin, très engagée dans la Recherche & Développement, lança d'innombrables études et expérimentations pour apprendre à ralentir les effets de la gravité, de l'usure, du ruissellement et de l'inévitable vieillissement des infrastructures.

En donnant au profil des voies la forme d'une pyramide tronquée, on pouvait retenir le sable qui voulait s'épandre. En posant des plaques de feutre sur le fond des voies, on pouvait empêcher la boue de remonter et d'agir ainsi négativement sur les propriétés mécaniques du ballast - il devait conserver ses angles saillants et sa rugosité, faute de quoi il perdrait l'essentiel de ses qualités mécaniques. En drainant les marnes glissantes, en aspirant l'air sous des films plastifiés, comme dans des sachets de café sous vide, on pouvait retenir pendant plusieurs dizaines d'années les plus mauvais terrains.

Dominique parcourut des centaines de mémoires sur l'écoulement des eaux, la granulométrie, la pédologie et la résistance des matériaux. Elle participa à des dizaines de chantiers de réforme des voies, au côté de la gigantesque machine qui creusait sous les rails pour en extraire le ballast usé, avant d'en réinjecter, mélangé à du ballast frais, la part encore utilisable, sélectionnée par une calibreuse embarquée. On introduisait alors à travers le nouveau granulat des ancres vibrant à la fréquence étudiée de 42 hertz afin d'éveiller les propriétés mécaniques du nouvel agrégat, en attendant l'action métamorphique des trains.
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DLNDLN   12 octobre 2014
L'accident avait organisé, comme dans un roman de science-fiction, la censure provisoire du temps.
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mesnilmesnil   05 janvier 2015
la constante d'une structure fine est un des plus grands mystères de la physique: un nombre magique donné à l'homme sans qu'il comprenne quoi que ce soit. On pourrait dire que la main de dieu a tracé ce nombre, et que l'on ignore ca qui a fait courir Sa plume.
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Vidéo de Aurélien Bellanger
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