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ISBN : 1035200392
Éditeur : Thierry Magnier (07/06/2017)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Nita, une adolescente amérindienne est kidnappée à Montréal et se réveille dans une cabane perdue au cœur de la foret canadienne enneigée. Qui l'a emmenée ici et pourquoi ? une chose est sûre : c'est seule qu'elle devra affronter les pires prédateurs. Du côté des enquèteurs , les indices sont rares. Une course contre la montre s'engage. Nita a sept jours pour survivre.
Un thriller glaçant!!
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Jmlyr
  16 décembre 2017
J'ai décidé d'avoir treize ans le temps d'une lecture, et de me retrouver dans un univers que je ne connais pas, le Canada, ses forêts, cabanes, et le grand froid… moi qui aime tant être au chaud. Le titre annonce la couleur, celle de la peur. Une semaine où les jours sont égrainés comme autant de leçons de vie, ou de survie.
Je me suis fait piéger, empruntant tour à tour les sentiments d'une ado loin de son cocon familial, et ceux d'une mère à qui on a arraché son enfant sur un trajet quotidien. L'angoisse est palpable, quel que soit le côté duquel on se place. Le rythme est entrainant, le suspens maintenu, le cadre tellement bien évoqué que j'ai presque eu envie de grands espaces et de neige, à condition d'être dans une jolie cabane bien entourée, avec un bon thé chaud, et non à la merci d'un psychopathe !
J'ai aimé le dépaysement total, le style agréable, la trame de l'histoire et le fait que derrière tout cela il y ait une réelle dénonciation de l'indifférence dans laquelle ont pu disparaître tant de jeunes filles autochtones. À l'issue de cette lecture il est largement possible d'ouvrir des discussions avec des ados, dont les règles de sécurité bien sûr, mais bien au-delà : le respect des minorités, leurs traditions, leur culture... et de débattre sur l'histoire des Amérindiens du Canada :
« Comment au cours du XXe siècle, ils ont été enfermés dans des pensionnats pour être évangélisés et comment on a voulu  “tuer l'Indien dans l'enfant”. » (Page 254)
Nita est donc cette jeune fille amérindienne victime d'un kidnapping, histoire romancée, mais qui n'en dénonce par moins une réalité. J'ai bien sûr été très troublée par les révélations de l'auteure en fin d'ouvrage, et le lien empreint de mystère entre Nita Rivière et Tina Fontaine... lisez pour comprendre !
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Kawane
  01 décembre 2017
Ah..on dit que la hasard fait bien les choses quelques fois ! Je rentre du Canada..et je "tombe" sur ce livre qui m'y ramène ! ...sous des températures certes moins clémentes...
Quel roman ! on marche dans la neige avec l'héroïne, Nita , jeune fille de treize ans, amérindienne, photographe amateur se fait enlever dans un parc . Son ravisseur la kidnappe et la retient séquestrée dans une cabane isolée dans les insondables forêts canadiennes où va se mêler le chamanisme, les traditions, la Nature, les animaux sauvages.. cette héroïne est pétrie de bon sens, d' optimisme et de courage, ...les secours ou la police la retrouveront-ils dans cette immensité ?
...Thriller haletant, l'histoire crédible et plein de rebondissements rend la lecture fluide et passionnante., une empathie immédiate avec cette héroïne. Un très bon roman policier comme un très bon Fred Vargas, l'écriture est agréable, dense, le scénario de l'histoire est remarquable ... les "paliers de l'angoisse" rendent l'enquête policière intéressante. ..bref lu d'une traite et à recommander à tous et à toutes !
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leathian
  10 juin 2017
Critique d'Adeline Détée, comédienne.
« Sept jours pour survivre » m'a happée… Immédiatement… J'ai adoré son suspense, le grand froid glacé qui l'habite et le pragmatisme de Nita, jeune adolescente en prise avec la dureté des éléments et la perversité de l'âme humaine.
J'ai aimé frissonner avec elle et me questionner sur nos racines profondes. J'ai eu envie de mieux connaître le couple d'enquêteurs et faire un bout de chemin avec eux. Et surtout, j'ai appris avec ce texte la tragédie des jeunes filles amérindiennes dont nous ignorons ici les combats.
L'écriture de Nathalie Bernard est une écriture fine, ciselée, sur le fil, qui se déroule comme un film… Un film haletant et profond. »
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Rowena77
  19 septembre 2018
Si le début peut faire craindre le pire pour Nita, 13 ans, victime d'un enlèvement, on part vite sur une histoire de survie classique.
Comment survivre en pleine nature, sans eau ni nourriture, perdue au milieu de nulle part ?
Est-ce que la police canadienne va parvenir à trouver l'identité du ravisseur et remonter jusqu'au lieu de captivité de Nita ?
L'alternance de point de vue entre Nita et les deux policiers chargés de l'enquête permet de faire monter la pression progressivement et de suivre les avancées de l'investigation...
Un thriller ado efficace et plaisant !
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hashtagceline
  17 août 2018
Nita, une jeune amérindienne de 13 ans, a été kidnappée. Elle se réveille dans une cabane en pleine forêt, pieds et mains liés. Qui l'a enlevée ? Pourquoi ? Et surtout, que va-t-il lui arriver ?
Deux enquêteurs se lancent sur sa piste et celle du ravisseur. Arriveront-ils à temps pour la sauver ?

Voilà assez longtemps que je n'avais pas lu un bon thriller pour les ados.
Ici, Nathalie Bernard nous tient en haleine et fait bien monter la pression.
Dès le début, avec sa scène d'ouverture nous mettant en présence de Nita, paniquée, qui vient d'être enlevée, le ton est donné.
Ensuite, elle maintient le rythme. Son texte, découpé en plusieurs leçons, nous plonge peu à peu dans l'angoisse. Nita va-t-elle s'en sortir ?
Les deux policiers chargés de l'enquête font tout leur possible. On suit leur progression, lente et difficile. Elle, Valérie Lavigne, lieutenante aguerrie, et lui, Gautier Saint-James, simple patrouilleur mais très motivé, vont rassembler des indices, écarter des pistes et en suivre d'autres. Mais le temps presse. On sait que dans les affaires de disparition, les premières 48h sont cruciales. D'autant plus que leur homme n'en est peut-être pas à son coup d'essai et que la dernière jeune fille qui a croisé sa route a fini à la morgue.
Le duo d'enquêteurs fonctionne bien. A leurs côtés, on se prend très vite au jeu (l'horrible jeu) et on espère une seule chose : que leurs efforts ne soient pas vain.
Pendant ce temps, Nita, la jeune disparue, se révèle une héroïne hors du commun. A 13 ans, elle fait preuve d'un sang froid exceptionnel ! S'inspirant de sa série préférée The Walking Dead (cela lui permet surtout de mettre à distance l'horreur de la situation), elle fait face avec beaucoup de courage et de bon sens. Les conseils de son grand-père et de son père, lui reviennent, face à l'adversité.
Et malgré tout ce qu'elle traverse, sa captivité et sa survie ne se sont pas exagérées. Cela aurait pu être le cas. Elle trouve moyen de tenir mais ce n'est pas sans peine, loin de là.
C'est terrible.
L'alternance d'un chapitre donnant des nouvelles de Nita avec un chapitre donnant des nouvelles de l'enquête intensifie le suspense. Entre deux, se fait aussi entendre la voix du père de Nita qui est en prison. de sa cellule, celui-ci se sent impuissant face à ce qui arrive à sa fille.
C'est vraiment un roman très agréable à lire, dans le sens où l'écriture est limpide, efficace et la narration parfaitement maîtrisée.
Je l'ai lu à une vitesse folle tant je voulais en connaître le dénouement.
C'est une très belle proposition à faire aux adolescents (et même aux adultes). Je suis ravie car dans ce genre que j'affectionne particulièrement, je suis souvent déçue car les ficelles sont parfois trop grosses.
Pas là. Ca tient la route et l'autrice n'exagère rien. C'est terrifiant, angoissant et surtout tout à fait plausible.
De plus, en toile de fond, un sujet à la fois passionnant et terrible est abordé: l'histoire des Amérindiens au Canada. Au cours du XXe siècle, ils étaient placés dans des pensionnats où l'on cherchait à « tuer l'indien dans l'enfant ».
Nathalie Bernard donne quelques éléments historiques à la fin du roman. Son prochain texte, Sauvages à paraître en septembre 2018, abordera aussi ce sujet.
Et malheureusement, l'histoire de la Nita de « Sept jours pour survivre » trouve encore aujourd'hui écho dans des faits divers, des meurtres de jeunes autochtones, commis au Canada. Une grande enquête a d'ailleurs été ouverte.

Bon, bref. Je ne peux dire qu'une chose : Lisez ce roman intelligent et captivant !
Comme Nita, en sortirez-vous indemne ?
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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critiques presse (1)
LeMonde   07 janvier 2018
L’écriture ciselée de la romancière parvient à décrire avec habileté une héroïne aux prises avec les éléments.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   15 décembre 2017
Chaque année, il y avait des morts à cause des attaques d’ours noirs. Chaque année, elle voyait dans les journaux des noms de gens, accompagnés de leurs photos souvent souriantes qui, en l’espace d’une promenade, n’existaient plus.
En l’espace d’une promenade…

Page 150
Commenter  J’apprécie          390
leathianleathian   10 juin 2017
Bizarrement, la première chose à laquelle Nita pensa en se réveillant fut : ma mère a dû m'attendre longtemps, les bougies ont fondu et recouvert le gâteau de cire, il doit être immangeable... Ensuite, elle sentit le froid sur son visage.
Un froid sec et mordant.
Son corps lui était au chaud. Elle reconnaissait le contact de son pull noir et de son jean et devinait le poids d’une couverture.
Ou suis-je ?
Elle serra ses paupières de toutes ses forces. Tant qu’elle n’ouvrirait pas les yeux, tout ça pouvait encore n’être qu’un cauchemar, juste un sale cauchemar comme ceux qui la réveillaient en nage au milieu de la nuit. Ces nuits-là, elle faisait la morte pour se rendre invisible, à l’instar de certains animaux sans défense. Elle se tenait immobile dans le noir, tentait de disparaitre jusqu’à ce que les spectres qu’elle avait imaginés s’en aillent, lassés de cette chair inanimée. Lorsqu’elle était bien certaine qu’ils étaient partis, elle tendait rapidement un bras en direction de la lampe, attrapait l’interrupteur et, dans la lumière jaune, elle redécouvrait sa chambre inchangée. Ses murs tapissés de gris, ses photos encadrées, ses peluches remisées en haut de la bibliothèque, son bureau couvert de boites de biscuits entamés et le silence de la nuit qui recouvrait tout.
Mais cette fois-ci il ne s’agissait pas d’un mauvais rêve. Tout venait de lui revenir en bloc : la sensation brutale de devenir la « chose » de quelqu’un, d'être trimballée comme un objet, de ne plus s’appartenir, l’air froid qui lui piquait le visage, la sécheresse de sa bouche et cette douleur lancinante sur le côté droit du crâne lui racontaient qu’elle se trouvait ailleurs, dans un endroit inconnu et glacé.
On l’avait transportée.
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JmlyrJmlyr   15 décembre 2017
Pour commencer, elle devait réparer au maximum sa première maison : son corps. C'était ce que la psy avait dit à Rébécca, sa meilleure amie, pendant son anorexie : "Ton corps est ta maison, si tu ne la consolides pas elle va bientôt s'effondrer…"

Page81
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KawaneKawane   01 décembre 2017
Pour survivre, elle pensa que le mieux à faire était de se forcer à sortir, s'extirper à tout prix de ce demi-caveau...oui au lieu de gâcher une allumette et de risquer une nouvelle fois que le feu ne s'éteigne pendant son absence, il est préférable d'explorer les alentours tant qu'il faisait jour.
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JmlyrJmlyr   15 décembre 2017
Nita poussa la porte derrière elle et chercha tout de suite un moyen de la bloquer. Après un rapide coup d’œil sur ce que contenait la pièce, elle saisit la chaise et la cala derrière le loquet. C’était une protection dérisoire, mais il y avait plus urgent.
Ne pas mourir de froid.

Page 79
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