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ISBN : 9791035202170
Éditeur : Thierry Magnier (12/09/2018)

Note moyenne : 4.32/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Jonas vient d’avoir 16 ans, ce qui signifie qu’il n’a plus que deux mois à tenir avant de retrouver sa liberté.
Deux mois, soixante jours, mille quatre cent quarante heures.
D’ici là, surtout, ne pas craquer. Continuer à être exactement ce qu’ils lui demandent d’être. Un simple numéro, obéissant, productif et discipliné.
En un mot, leur faire croire qu’ils sont parvenus à accomplir leur mission : tuer l’indien dans l’enfant qu’il était en arriva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ogmios
  16 septembre 2018
Un roman coup de poing qui entraîne le lecteur dans les grandes forêts canadiennes au sein d'un pensionnat sinistre tenu par des religieux dans les années 50. Ici sont retenus quasi comme des prisonniers, de jeunes enfants d'origine indienne. le but de ces structures : tuer l'indien dans l'enfant, en faire de parfait canadiens en les acculturant. En entrant dans ces pensionnats (pas nécessairement parce qu'orphelins), les enfants perdent le lien avec leur culture, apprennent de force le français et - dans celui-ci- perdent jusqu'à leur identité puisqu'ils sont des numéros. Parmi eux, numéro 5 alias Jonas, il a 16 ans, il va bientôt quitter le pensionnat, acculturé et en apparence "domestiqué". Mais Jonas, le narrateur, va vivre ces derniers mois avec une rare intensité parce que les événements dramatiques vont se succéder et qu'il va devoir apprendre à connaître le numéro 42, Gabriel, qui va bouleverser sa vie, lui qui jusqu'ici s'était ingénié à ignorer tout le monde pour survivre.
C'est un prodigieux roman qui a valeur de témoignage historique sur l'existence de ces sinistres lieux qui ont participé à l'éradication des amérindiens canadiens. Une plaie ouverte dans l'histoire du Québec pour lequel le 1er ministre Justin Trudeau à demandé pardon au peuple autochtone en 2015. Outre le fonds historique, ce qui fait l'intérêt de ce roman, c'est la qualité de l'écriture de Nathalie Bernard et son talent pour bâtir une intrigue qui prend aux tripes...et ce n'est pas qu'une façon de parler ! Il faut lire ce roman qui vous laisse pantelant la dernière page tournée, mais aussi curieux de mieux connaître cette histoire cachée de nos cousins d'outre-atlantique.
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leathian
  11 septembre 2018
En tant qu'auteur, je ne vais pas m'auto-critiquer ;-). Je transmets ici la très belle critique d'Adeline Détée, comédienne.
« Sauvage » est un roman passionnant ; un roman qui vient vous chercher et qui ne vous lâche plus. Un roman qui vous habite une fois terminé tant sa thématique forte résonne en nous.
C'est une histoire qui nous plonge dans un des moments noirs de l'histoire des Amérindiens, la terrible histoire des pensionnats « pour sauvages » trop peu connue, trop peu médiatisée…
J'ai été tellement émue… Bouillonnement des sentiments…
J'ai été attristée dans mon coeur de mère, en colère contre toute cette bêtise humaine, j'ai moi aussi eu l'envie à l'instar de notre héros de courir les yeux fermés dans la forêt pour ne pas voir, les mains sur les oreilles pour ne pas entendre les cris de souffrance et d'injustice de ces enfants, de ces adolescents que l'on prive de ce qui nous fait tenir droit dans la vie, nos racines.
Mais, passé l'effroi que nous procure le réalisme du quotidien de ces jeunes incarcérés en milieu hostile, nous voici rattrapés, happés par le récit du héros et des ses camarades d'infortune. Car l'onirisme est bien présent et l'évocation du passé nous permet de respirer, comme les rêves font également respirer ces jeunes. Avec une écriture fine et un sens précis du rythme, Nathalie Bernard nous tient en haleine. Lorsque le roman nous amène dans les terres sauvages, dans la forêt dense peuplée de dangers et de chasseurs sanguinaires, notre âme d'aventurier se réveille à son tour.
C'est un tourbillon d'émotions multiples et sensibles.
Et c‘est avec beaucoup d'appétit et de respect que j'ai le plaisir d'en lire quelques extraits choisis comme autant de petits témoignages de la richesse de cet ouvrage.
Adeline Détée.
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tichoulit
  03 septembre 2018
De quoi ça parle ?
Jonas, alias numéro cinq est enfermé au pensionnant du Bois-vert au Canada, un de ces endroits sordides qui ont existé jusqu'en 1996. Leur mission : tuer l'indien dans l'enfant, supprimer toute trace de cette culture indienne qui déplaisait aux blancs. Mais Jonas n'a plus que quelques jours à tenir avant d'avoir 16 ans et de pouvoir retrouver sa liberté. A moins que les choses se précipitent jusque là.
★★★★☆
Et c'est bien ?
Le roman est divisé en deux parties. La première, intitulé Dedans évoque les derniers mois qu'il reste à Jonas à survivre au sein du pensionnat. Dans ce lieu, les prêtres et les soeurs qui gardent les enfants se croient tout permis: la violence et la souffrance sont omniprésents. Ce pensionnat tient plutôt lieu de prison pour ces indiens que la société rejette au coeur d'une forêt, bien décidés à leur anéantir toute culture indienne. Ces faits réels, historiques sont parfaitement restitués par Nathalie Bernard. Certains passages sont d'une extrême dureté, à nos retourner le coeur. Une bonne ambiance donc!
Cependant, je regrette les premiers chapitres: ils ne m'ont pas emportés. Peut-être parce que Jonas, enfant solitaire, essayait de survivre, éloigné des autres, et que le récit s'en ressentait. L'importance de ces souvenirs et de son attachement à la nature est très présent à ce moment là. Et j'ai regretté cette linéarité du récit, qui rend Jonas taciturne. En même temps, avec tout ce qu'il a vécu, ça se comprend. ( Dans la même veine, j'avais lu Celle qui venait des plaines, de Charlotte Bousquet, qui m'a transporté davantage)
Là où le récit devient intéressant, et m'a raccroché au wagon, c'est lorsque tout s'accélère. Un événement va précipiter le départ de Jonas du pensionnant. Celui-ci va décider de s'enfuir, malgré les quelques jours qui lui restent à tenir. C'en est trop. La deuxième partie commence alors Dehors, et évoque la fuite de Jonas dans la forêt, à la merci de la nature et poursuivi par des chasseurs et leur chien. Une évasion haletante et effrénée où il devra faire face à tous les dangers.
C'est pas fini, car l'autrice évoque surtout dans ce livre, les conditions de vies et d'enfermement de ces enfants, arrachés à leur famille. C'est un beau livre bien documenté traitant d'un sujet peu évoqué car beaucoup ignore que ces pensionnats ont existé jusqu'en 1996. Ce qui est très récent. Pour cela, chapeau Nathalie Bernard.
Malgré une petite déception en début de lecture - peut-être avais-je trop d'attente - ce livre est formidable.
Lien : https://lelamaquilit.blogspo..
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Geronim0
  29 août 2018
Sauvages est un roman d'aventure bien ancré dans le monde réel, dans un passé pas si éloigné de nous.
Les pensionnats du Québec ont bien existé. Des milliers d'enfants arrachés à leur famille y ont vécu. Nathalie Bernard nous raconte l'histoire de l'un d'eux, Jonas, fictif mais bien vivant sous sa plume, qui à deux mois de sa "libération" va devoir infléchir son destin, et trouver des ressources insoupçonnées dans sa mémoire d'enfant. C'est aussi une lutte pour la survie qui décidément _ dans la suite de "Sept-jours-pour-survivre" _ est un thème récurrent de l'auteur !
De tous les protagonistes de cette histoire, la nature n'est pas en reste, observant de la canopée toute cette agitation humaine avec un mélange de curiosité et d'indifférence, donnant une force mystique au récit.
En filigrane, la montre du héros semble omniprésente, rythmant le temps qui s'égrène dans la première partie, s'effaçant quand tout s'accélère, pour trouver toute sa raison d'être dans l'épilogue et là, j'avoue que j'ai eu la grosse boule dans la gorge.
En résumé, un roman d'aventure captivant à recommander aux ados mais pas que, et qui arrachera sans doute une larme à pas mal d'adultes...
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Anarya
  12 septembre 2018
L'année dernière, Nathalie Bernard publiait un premier roman chez Thierry Magnier : Sept jours pour survivre, un thriller glaçant et angoissant qui se déroulait au Canada et évoquait déjà le destin des amérindiens, et en particulier des femmes amérindiennes. (On ne vous en dira pas plus mais on vous invite fortement à découvrir ce roman !)
Cette année, nous sommes toujours au Canada, mais cette fois dans les années 1950, en plein coeur d'un thriller historique qui nous conduit dans le passé terrible et honteux du pays : les pensionnats autochtones. Cela ne vous parle peut-être pas et pourtant, jusqu'en 1996, il existait des institutions qui « accueillaient » (comprendre « arrachaient à leurs familles ») des enfants amérindiens afin de les scolariser, certes, mais surtout de les évangéliser et les assimiler. L'idée y était de « tuer l'Indien dans l'enfant ». Charmant, n'est-ce pas ? Les conditions de vie y étaient déplorables et les sévices endurés par les enfants tout aussi abominables. C'est donc dans cette dure réalité historique que s'ancre le récit de Nathalie Bernard qui parvient avec brio à ne pas en faire qu'un roman dénonciateur basé sur des témoignages réels mais aussi un thriller efficace et un récit passionnant.
Et cela tient sans doute à la fluidité de l'écriture de Nathalie Bernard, et à ce personnage, Jonas, qui porte admirablement le récit. Un cheminement vers la liberté qui passe par de bien trop nombreuses épreuves pour ce garçon qui ne rêve que de retrouver ses racines, et par une chasse à l'homme au coeur des forêts québécoises, où la mort n'a jamais été aussi proche. Un roman émouvant, éprouvant, magnifique et captivant qui ne vous laissera certainement pas en ressortir indemne.
Lien : http://bobetjeanmichel.com/2..
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critiques presse (2)
Ricochet   03 décembre 2018
Histoire pleine de suspense, Sauvages est malheureusement découpé en chapitres qui ponctuent le temps, et entrecoupé de souvenirs heureux ou lyriques en italique. La lecture y perd parfois en fluidité, alors que le propos était suffisamment dense pour s’enchaîner avec richesse. Ce détail excepté, le roman touche par son réalisme sans fard.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte   02 octobre 2018
Ce que l’on découvre dans ce roman de Nathalie Bernard colle à cette terrifiante réalité : pas de concessions ni de poussière qui passerait sous le tapis. L’effroyable condition de ces enfants est rendue dans un récit qui rapidement révolte, écœure, stupéfie d’horreur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
manU17manU17   04 octobre 2018
Avant-propos

J’ai imaginé que cette histoire se déroulait quelque part au Québec, dans les années 1950. Elle m’a été inspirée par certains témoignages sur les pensionnats autochtones qui ont existé entre 1827 et 1996 dans tout le Canada, dans le but d’assimiler la race et la culture amérindiennes.

Le mardi 15 décembre 2015, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a demandé solennellement pardon aux Autochtones du pays au nom de l’État fédéral.

J’ai lu, regardé et écouté un grand nombre de témoignages des survivants de ces pensionnats. Ils m’ont profondément émue et je m’en suis largement inspirée pour écrire cette histoire.

Au demeurant, et même si pour moi ils sont bien vivants, je tiens à préciser que ce roman ne met en scène que des personnages et des lieux fictifs.

Nathalie Bernard
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Video de Nathalie Bernard (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Sur France 5, Nathalie Le Breton vous conseille l'album "Un oisetier".
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