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ISBN : 9791035202170
Éditeur : Thierry Magnier (12/09/2018)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Jonas vient d’avoir 16 ans, ce qui signifie qu’il n’a plus que deux mois à tenir avant de retrouver sa liberté.
Deux mois, soixante jours, mille quatre cent quarante heures.
D’ici là, surtout, ne pas craquer. Continuer à être exactement ce qu’ils lui demandent d’être. Un simple numéro, obéissant, productif et discipliné.
En un mot, leur faire croire qu’ils sont parvenus à accomplir leur mission : tuer l’indien dans l’enfant qu’il était en arriva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
rosalinda89
  03 février 2019
Waouh, quel livre!
Je connaissais le sort réservé aux amérindiens dans les pensionnats canadiens, car j'étais passée par le magnifique 'Jeu blanc' de Richard Wagamese. Curieuse de voir comment le sujet ce serait abordé dans la littérature jeunesse, je me suis laissée tenter et je fus conquise.
Enlevé à sa mère à l'âge de 10 ans, Jonas attend avec impatience la liberté tant souhaitée. Encore deux mois et les mauvais traitements resteront un très mauvais souvenir. Mais quelque chose va mal se passer et Jonas sera obligé de prendre la fuite…
J'ai dévoré ce livre que j'ai terminé le souffle coupé. Rédigé en courts chapitres, l'écriture est fluide, le suspense est parfois entrecoupé par les souvenirs de Jonas. Cela ne m'a pas posé de problème. J'ai adoré suivre son parcours, j'ai aimé les descriptions lyriques où même la nature participe aux états d'âme des personnages.
Poignant et émouvant, ce roman peut être lu par les adolescents et les adultes.
Laissez- vous tenter ! Vous ne serez pas déçus.
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Lagagne
  27 décembre 2018
J'ai dévoré ce livre dans la journée. Cela faisait un petit moment que ce ne m'était pas arrivé.
Il est dur, très. le pensionnat est horrible, le sort que l'on réserve aux jeunes amérindiens est horrible, ce prêtre est horrible, les soeurs sont horribles,... Je ne pouvais absolument pas le lâcher, lever mes yeux et mon esprit de cette histoire. J'étais dans les murs du pensionnat, sur la glace du lac, parmi les arbres de la forêt, j'ai ressenti le froid, de la haine, de la compassion, je voulais voir Jonas s'en sortir, lui et les autres numéros.
Une lecture vivante, intense.
Commenter  J’apprécie          240
ogmios
  16 septembre 2018
Un roman coup de poing qui entraîne le lecteur dans les grandes forêts canadiennes au sein d'un pensionnat sinistre tenu par des religieux dans les années 50. Ici sont retenus quasi comme des prisonniers, de jeunes enfants d'origine indienne. le but de ces structures : tuer l'indien dans l'enfant, en faire de parfait canadiens en les acculturant. En entrant dans ces pensionnats (pas nécessairement parce qu'orphelins), les enfants perdent le lien avec leur culture, apprennent de force le français et - dans celui-ci- perdent jusqu'à leur identité puisqu'ils sont des numéros. Parmi eux, numéro 5 alias Jonas, il a 16 ans, il va bientôt quitter le pensionnat, acculturé et en apparence "domestiqué". Mais Jonas, le narrateur, va vivre ces derniers mois avec une rare intensité parce que les événements dramatiques vont se succéder et qu'il va devoir apprendre à connaître le numéro 42, Gabriel, qui va bouleverser sa vie, lui qui jusqu'ici s'était ingénié à ignorer tout le monde pour survivre.
C'est un prodigieux roman qui a valeur de témoignage historique sur l'existence de ces sinistres lieux qui ont participé à l'éradication des amérindiens canadiens. Une plaie ouverte dans l'histoire du Québec pour lequel le 1er ministre Justin Trudeau à demandé pardon au peuple autochtone en 2015. Outre le fonds historique, ce qui fait l'intérêt de ce roman, c'est la qualité de l'écriture de Nathalie Bernard et son talent pour bâtir une intrigue qui prend aux tripes...et ce n'est pas qu'une façon de parler ! Il faut lire ce roman qui vous laisse pantelant la dernière page tournée, mais aussi curieux de mieux connaître cette histoire cachée de nos cousins d'outre-atlantique.
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leathian
  11 septembre 2018
En tant qu'auteur, je ne vais pas m'auto-critiquer ;-). Je transmets ici la très belle critique d'Adeline Détée, comédienne.
« Sauvage » est un roman passionnant ; un roman qui vient vous chercher et qui ne vous lâche plus. Un roman qui vous habite une fois terminé tant sa thématique forte résonne en nous.
C'est une histoire qui nous plonge dans un des moments noirs de l'histoire des Amérindiens, la terrible histoire des pensionnats « pour sauvages » trop peu connue, trop peu médiatisée…
J'ai été tellement émue… Bouillonnement des sentiments…
J'ai été attristée dans mon coeur de mère, en colère contre toute cette bêtise humaine, j'ai moi aussi eu l'envie à l'instar de notre héros de courir les yeux fermés dans la forêt pour ne pas voir, les mains sur les oreilles pour ne pas entendre les cris de souffrance et d'injustice de ces enfants, de ces adolescents que l'on prive de ce qui nous fait tenir droit dans la vie, nos racines.
Mais, passé l'effroi que nous procure le réalisme du quotidien de ces jeunes incarcérés en milieu hostile, nous voici rattrapés, happés par le récit du héros et des ses camarades d'infortune. Car l'onirisme est bien présent et l'évocation du passé nous permet de respirer, comme les rêves font également respirer ces jeunes. Avec une écriture fine et un sens précis du rythme, Nathalie Bernard nous tient en haleine. Lorsque le roman nous amène dans les terres sauvages, dans la forêt dense peuplée de dangers et de chasseurs sanguinaires, notre âme d'aventurier se réveille à son tour.
C'est un tourbillon d'émotions multiples et sensibles.
Et c‘est avec beaucoup d'appétit et de respect que j'ai le plaisir d'en lire quelques extraits choisis comme autant de petits témoignages de la richesse de cet ouvrage.
Adeline Détée.
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Caliroe
  09 février 2019
Un livre de littérature Jeunesse coup de poing, que l'adulte que je suis, a lu avec beaucoup d'attachement pour les personnages et d'émotion ! Pour des adolescents de fin de collège ou des lycéens qui n'auraient jamais entendu raconter comment, au Québec, des pensionnats catholiques ont eu pour mission de recevoir de jeunes indiens et des inuits enlevés à leur famille par les Autorités administratives, afin de tuer en eux leur culture, cela pourrait être une révélation d'une grande force.
L'auteure nous plonge dans un monde végétal pétrifié par le froid de l'hiver canadien qui encercle, enserre un de ces terribles pensionnats dans lequel essayent de survivre ces enfants des Premières Nations, sous la férule de trois religieuses et d'un prêtre plus que malveillants…, effroyables.
Dans un premier temps du roman, nous nous tenons au côté de Jonas. Il est aussi le narrateur, le personnage central. Fort de sa culture indienne, il doit se confronter à Gabriel, un autre pensionnaire et se protéger de l'horreur du sort réservé à tous les élèves dans cet établissement. Face à lui Gabriel, inuit, apparaît comme un personnage négatif.
Mais, de très dures épreuves vont transformer les deux garçons, les faire sortir du pensionnat et nous allons les suivre dans une course intense, éperdue, pour leur survie dans une nature toute à la fois hostile et généreuse.
Le roman finit dans un souffle rédempteur qui apaise en même temps qu'il rend justice aux à ces enfants et adolescents qui ont enduré de telles souffrances.
Une écriture poétique, portée par un changement de la police de caractères, apporte une respiration d'un bel air frais bienvenu ou une prise de recul /évasion à des endroits bien choisis dans ce texte mené tambour battant.
Un livre magnifique !
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critiques presse (2)
Ricochet   03 décembre 2018
Histoire pleine de suspense, Sauvages est malheureusement découpé en chapitres qui ponctuent le temps, et entrecoupé de souvenirs heureux ou lyriques en italique. La lecture y perd parfois en fluidité, alors que le propos était suffisamment dense pour s’enchaîner avec richesse. Ce détail excepté, le roman touche par son réalisme sans fard.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte   02 octobre 2018
Ce que l’on découvre dans ce roman de Nathalie Bernard colle à cette terrifiante réalité : pas de concessions ni de poussière qui passerait sous le tapis. L’effroyable condition de ces enfants est rendue dans un récit qui rapidement révolte, écœure, stupéfie d’horreur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
CaliroeCaliroe   09 février 2019
Nos plus grandes richesses ne nous appartiennent pas, mais elles sont éternellement à portée de nos mains.
…/…
Si tu penses à l’échec avant qu’il ne vienne, tu es sûr d’échouer.
…/…
Gabriel trouva et tailla plusieurs éclats de pierre. Il était plutôt doué pour ce boulot. Ou, comme nous tous au fond, était-il seulement doué pour ce qu’il avait vraiment envie de faire ?
Commenter  J’apprécie          10
manU17manU17   04 octobre 2018
Avant-propos

J’ai imaginé que cette histoire se déroulait quelque part au Québec, dans les années 1950. Elle m’a été inspirée par certains témoignages sur les pensionnats autochtones qui ont existé entre 1827 et 1996 dans tout le Canada, dans le but d’assimiler la race et la culture amérindiennes.

Le mardi 15 décembre 2015, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a demandé solennellement pardon aux Autochtones du pays au nom de l’État fédéral.

J’ai lu, regardé et écouté un grand nombre de témoignages des survivants de ces pensionnats. Ils m’ont profondément émue et je m’en suis largement inspirée pour écrire cette histoire.

Au demeurant, et même si pour moi ils sont bien vivants, je tiens à préciser que ce roman ne met en scène que des personnages et des lieux fictifs.

Nathalie Bernard
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Commenter  J’apprécie          152
rosalinda89rosalinda89   04 février 2019
Tandis que les voix envahissent mon crâne douloureux, je sentis la gorge se serrer. Cette fois, ce n’était pas la boule de colère, mais des larmes, un flot de larmes que je sentais remonter de mon ventre. Bientôt, elles envahirent ma poitrine, menaçant de faire céder le barrage que j’avais installé depuis si longtemps entre ma tête et mon cœur. Je n’avais plus d’arbre auquel attacher mon esprit qui, affolé, sautait d’une pensée à une autre comme un animal devenu fou.
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rosalinda89rosalinda89   03 février 2019
Je finissais par demander si mon cœur ne s’était pas éteint à chaque mort, et si celle de ….. n’ en avait pas consumé le plus gros morceau. Au fond, cette pauvre étoile là- haut, seule dans l’immensité sombre, représentait peut-être la dernière étincelle que contenait mon âme…
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rosalinda89rosalinda89   03 février 2019
Je mesurais comme jamais la fragilité de nos existences et la chance incroyable que j’avais d’être en vie. L’air qui entrait dans mes narines, la brise fraîche qui faisait frissonner ma peau, les sons harmonieux des chants d’oiseaux et de l’eau qui coule étaient des cadeaux précieux. Comme la foudre qui s’abat sur un arbre au hasard et le consume jusque dans ses racines, nous pouvions être happés par la mort à tout moment.
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