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EAN : 9791035202729
358 pages
Éditeur : Thierry Magnier (28/08/2019)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 61 notes)
Résumé :
« Notre territoire est immense. Nous sommes les Noconis ce qui, en langue comanche, signifie « les Errants ». Toujours en mouvement, nous suivons la transhumance des bisons. La terre est notre mère, le soleil est notre père. Les plaines sur lesquelles nous chevauchons ne nous appartiennent pas, mais notre territoire s'étend à perte de vue. » Ainsi commence l'histoire de Quanah Parker, fils du grand chef Peta Nocona et d'une femme aux yeux clairs. Inspiré de faits ré... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 janvier 2020
Décembre 1860 (d'après le calendrier des visages pâles), au pied des montagnes Wichita... Kwana vit au sein de la tribu des Noconis. Il est le fils du grand chef, Peta Nocona, et de Nautdah, une femme à la peau claire et aux yeux bleus. Une vie paisible rythmée par la transhumance des bisons. Malheureusement, le campement se fait attaquer par une armée de rangers. Peta Nocona crie à ses deux fils de fuir tandis que lui chevauche son cheval pour affronter l'ennemi. Kwana et son petit frère, Pecos, sautent sur leurs montures, derrière eux, des hurlements qui se confondent parmi les coups de feu. Ils voient leur campement s'enflammer, des cadavres joncher le sol et leur père s'effondrer. Leur mère, leur petite soeur sur le dos, se tient devant un soldat qui pointe son arme sur elle avant de l'agripper et de la monter sur son cheval. Les deux enfants, meurtris et attristés, n'ont d'autre choix que de fuir, laissant les leurs derrière eux, avec l'espoir de retrouver d'autres Noconis...
Passionnant de bout en bout, ce roman retrace, avec finesse, émotions et "une très grande liberté" comme le souligne Nathalie Bernard dans la postface, le parcours de Quanah Parker, le dernier chef Comanche à avoir vécu libre sur les vastes terres américaines. de Kwana, son nom de naissance, à Quanah Parker, du nom de sa mère en passant par Kwinhai, l'Aigle, pour avoir réussi les épreuves initiatiques de sa nouvelle tribu et Quanah, son nom de guerrier et chef de tribu, l'on suit toutes les épreuves qu'il devra affronter tout au long de sa vie pour tenter de sauver sa culture et ses terres. En arrière plan, l'évolution des États-Unis avec l'arrivée des chemins de fer, la volonté farouche des rangers de "parquer" les Indiens avec la création des réserves, les guerres qui opposeront colons et Indiens, l'extermination des bisons entre 1870 et 1880 et, immanquablement, la fin d'un mode de vie... Passionnée par l'histoire des Amérindiens, Nathalie Bernard nous livre une fresque épique d'une force étourdissante et d'une sensibilité rare.
Un fond historique captivant et un destin aussi incroyable et riche que celui de Quanah Parker...
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Ileauxtresors
  01 octobre 2019
« Toujours en mouvement, nous suivons la transhumance des bisons. La terre est notre mère, le soleil est notre père. Les plaines sur lesquelles nous chevauchons ne nous appartiennent pas, mais notre territoire s'étend à perte de vue. Herbe haute, arbustes, rocaille, immense ciel bleu. »
C'est de loin que je reviens pour vous faire part de cette chronique, de très loin même ! Pour être précise : des grandes plaines américaines des années 1860-1870, à une époque tourmentée où colons et indiens s'affrontent violemment pour l'immense territoire s'étalant des plaines canadiennes au golfe du Mexique. Grâce au talent de conteuse de Nathalie Bernard, nous voilà propulsés au coeur des événements, avec pour fil rouge la vie incroyable de Quanah Parker, fils du chef comanche Peta Nocona et de Cynthia Ann Parker, une blanche enlevée à sa famille. Nous suivons Quanah de sa naissance à la fin de son enfance, de son adolescence à l'âge adulte, dans une quête saisissante d'un espace, d'une issue, de ses origines, de son identité.
Nathalie Bernard nous livre un récit captivant – à tel point qu'il a été difficile d'interrompre la lecture pour mettre les garçons au lit ! L'écriture est brute, imagée, très belle. La tension amorcée dès les premières pages autour des grandes questions qui hanteront Quanah toute sa vie se nourrit également, au fil du récit, de péripéties qui s'enchaînent avec beaucoup de rythme. Quanah est un personnage magnifique, sensible et solide, d'une humanité désarmante et bouleversante.
Le contexte est restitué de façon très dense : on voit sous nos yeux le paysage transformé par le développement des lignes de chemin de fer et de l'agriculture ; le quotidien des amérindiens qui vivent, survivent, tentent de s'adapter ; la condition des femmes, dans les deux camps ; la nature façonnée par le rythme des saisons et la guerre. L'autrice fait très fort : l'histoire est si passionnante qu'on remarque à peine tout ce que l'on apprend au passage. Elle parvient avec brio à livrer un récit de cette époque qui ne tombe ni dans le manichéisme, ni dans les stéréotypes teintés de folklore. À raconter des vérités terribles tout en portant constamment un beau message d'espoir et de tolérance.
« Si les bisons n'avaient pas été exterminés, je serais resté dans les plaines.
Mais je ne peux pas revenir en arrière.
Alors, je regarde vers l'avenir. »
Ma curiosité a été si bien aiguisée par cette lecture qu'il fallait en savoir plus. En cherchant un peu, nous avons découvert que Quanah Parker a réellement existé. J'ai été terrifiée en découvrant que les grandes lignes de cette histoire sont vraies, notamment le désastre humain et le massacre de quinze millions de bisons américains, essentiels dans le mode de vie des Comanches. Une mémoire douloureuse, mais importante, que Nathalie Bernard contribue à entretenir avec beaucoup de talent.
Une épopée flamboyante dont on peine décidément à s'extraire…
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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PriscillaMushu
  01 décembre 2019
Une histoire d'indiens. Inspirée de faits réels.
Il ne m'en faut pas plus pour avoir envie de lire ce livre qui rappelle à mon bon souvenir l'un de mes livres favoris: 1000 femmes blanche de Jim Fergus.
Le dernier sur la plaine est, lui, destiné à un plus jeune public.
Ce qui n'enlève rien à sa justesse et aux émotions qu'il procure. Ce n'est ni enfantin ni édulcoré.
J'ai donc suivi toutes les étapes de la vie de Quanah Parker avec intérêt.
Il faut dire que c'est un sacré parcours de vie qui nous est offert là...la perte de sa famille, sa fuite, son initiation, sa désertion, la construction de sa « meute », ses batailles, son amour aussi, ses morts à pleurer...Tellement de choses dans un si court roman ( car oui il m'a parut court et j'aurais bien voulu un petit supplément ^^)
En résumé: adulte ou plus jeune, laissez-vous tenter ! Un livre qui pousse à réfléchir sur ce que les hommes sont capables de s'infliger entre eux...Et pour ne rien ignorer de l'histoire.
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Azeline
  18 mars 2020
Roman pour ados enrichissant et passionnant, c'est l'histoire romancée de Quanah Parker et de la dernière tribu de Comanches libres.
Si la vie personnelle de l'homme m'a marquée (ses décisions, son évolution, ses interrogations sur sa mère d'origine européenne, Cynthia Ann Parker), j'ai surtout été bouleversée par la fin programmée de son monde.
L'occupant ne s'est pas contenté de tuer ou de parquer dans des réserves les natifs, il les a privés de leurs ressources en détruisant leur milieu naturel, en massacrant les chevaux, les bisons parfois juste par "jeu" (totalement inconcevable pour les Indiens qui jusqu'alors vivaient en harmonie avec la nature et ne prélevaient dans les troupeaux que le nécessaire).
Comme le récit s'achève sur la décision prise par Quanah pour le bien des siens et s'ouvre sur sa capacité à s'adapter, et aussi pour suivre à nouveau les Comanches sur leurs mustangs à travers les plaines, je prévois de lire L'empire de la lune d'été de Sam C. Gwynn, la "référence absolue" pour Nathalie Bernard.
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Jeannepe
  12 juillet 2020
1860, les grandes plaines américaines sont peu à peu ratissées par les colons qui, sur leur passage, tuent ou parquent les Indiens, et laissent une terre souvent désolée. Quanah Parker est métisse. Il est le fils du grand chef Peta Nocona et d'une blanche. Lorsque le premier est assassiné au cours d'une attaque et que la seconde se rend, il chevauche avec son petit frère pour retrouver leur tribu. Mais leurs yeux clairs les rendent suspects auprès de celleux qui étaient les leurs auparavant. Quanah reprend donc sa chevauchée à travers ce territoire immense qui ne devrait appartenir à personne. Des années durant, il lutte, aime et construit, mais la marche de l'Histoire ne laisse ici aucun doute : il sera le dernier chef comanche libre.
Inspiré de faits réel, ce roman nous emporte dans la poésie des espaces immenses et arides où les existences trouvent leur équilibre entre nature, spiritualité, culture et communauté. Nathalie Bernard a effectué un travail conséquent de recherche pour constituer ce texte qui nous emporte dans une logique de vie absolument étrangère à nos yeux d'Européen.ne.s du XXIe siècle, et qui néanmoins nous saisit. J'ai retrouvé la fascination que petite je ressentais face à Danse avec les loups, la colère en supplément. Une histoire vieille de 160 ans et qui toutefois entre en résonance parfaite avec les logiques économiques impérialistes et consuméristes contemporaines. C'est affolant.
Et pourtant, malgré la fin, persiste une lueur d'espoir. Car même si elle risque constamment d'être brimée, la liberté qui se dégage de ces pages est d'une force vibrante. Alors, on a envie de lire et de faire un.e avec notre mustang (celui qu'on a dans la tête à tout le moins) pour continuer à galoper.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ileautresorileautresor   10 janvier 2020
Le jour de ma naissance, au milieu de ces bourdonnements et de ces chants d'oiseaux, un gémissement monte dans l'air tiède. Une femme à la peau blanche et aux yeux clairs, accroupie au pied d'un tilleul, est en train de devenir mère. Au-dessus d'elle, l'aigle à tête blanche pousse son cri strident et mon corps tout neuf glisse entre ses cuisses.
- Kwana, murmure ma mère tandis que l'herbe verte et épaisse de mes ancêtres m'accueille tendrement.
- Le parfumé, répète mon père, pour s'imprégner de mon existence.
Ma grand-mère s'approche à petits pas, comme je l'ai toujours vue se déplacer. Elle est si légère que ses mocassins foulent la terre sans y laisser d'empreinte. Elle s'accroupit près de ma mère, retire le couteau qu'elle a glissé dans sa ceinture et, d'un coup sec, elle coupe le cordon ombilical. Ses lèvres s' entrouvent, elle avale un peu d'air pour dire à voix haute cette vérité qu'elle a entendue bien des fois de la bouche des anciens:
- Dire le nom, c'est commencer l'histoire...
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IleauxtresorsIleauxtresors   01 octobre 2019
Toujours en mouvement, nous suivons la transhumance des bisons. La terre est notre mère, le soleil est notre père. Les plaines sur lesquelles nous chevauchons ne nous appartiennent pas, mais notre territoire s’étend à perte de vue. Herbe haute, arbustes, rocaille, immense ciel bleu.
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marina53marina53   14 janvier 2020
La terre est notre mère, le soleil est notre père. Les plaines sur lesquelles nous chevauchons ne nous appartiennent pas, mais notre territoire s’étend à perte de vue.
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JeannepeJeannepe   12 juillet 2020
L’obscurité s’installe et la température descend de plusieurs degrés. Nous faisons ensuite halte dans une cuvette. Épuisé, je m’enveloppe dans mon manteau en peau de bison et me blottis contre le ventre chaud de Tami. Quand je n’ai plus froid, je lève les yeux vers le ciel. Mes prunelles se remplissent d’étoiles et j’ai soudain la sensation de prendre un bain dans l’éternité.
Traçant des traits imaginaires d’une étoile à une autre, je pense à mon père, à mon frère, à ma grand-mère, à ma mère… Bientôt, tous ces traits forment deux losanges distincts, comme deux yeux qui me regardent fixement.
Je grogne.
Pour le moment, je ne veux plus penser à ma mère.
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marina53marina53   13 janvier 2020
Ses lèvres s'entrouvrent, elle avale un peu d'air pour dire à voix haute cette vérité qu'elle a entendu bien des fois de la bouche des anciens :
- Dire le nom, c'est commencer l'histoire..
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Vidéo de Nathalie Bernard
Une société matriarcale sur une presqu’île glaciale du bout du monde, des traditions bien ancrées, une malédiction familiale et une forêt hantée par l'ombre de la Walïlü, dangereuse créature dévorante... C'est ici que "Filles de la Walïlü" de Cécile Roumiguière prend sa place.
Vous m'y suivez ? Promis, il ne vous arrivera rien. Sinon de découvrir quelques sociétés matriarcales existant encore aujourd'hui, et des romans et bandes-dessinées qui vous emmèneront au cœur de la forêt... parmi lesquels "Sauvages" de Nathalie Bernard.
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Les indiens d'Amérique du Nord

Publié pour la première fois en 1970 aux États-Unis, ce livre de Dee Brown retrace les étapes de la Conquête de l'Ouest et les massacres des indiens entre 1860 et 1890 :

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