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Claudine Brécourt-Villars (Éditeur scientifique)
ISBN : 2859408673
Éditeur : Phébus (05/11/2002)

Note moyenne : 4/5 (sur 22 notes)
Résumé :

Elle ne supportait pas qu'on tienne la plume à sa place. Parvenue au faite de sa carrière (1907), elle a tenu à rédiger - et à rédiger seule - ses Mémoires d'actrice... et d'inspiratrice de toute une époque. Un livre considéré comme un classique du genre, où Sarah révèle à la fois une personnalité incandescente et un rare tempérament d'écrivain: en un temps où le st... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Marti94
  28 novembre 2017
Cette autobiographie de Sarah Bernhardt a le mérite d'avoir été écrite en 1907 avec une approche assez moderne pour l'époque, comme une visite des coulisses du théâtre français de la fin du 19ème siècle.
Pourtant, j'ai parfois trouvé l'enfant, la jeune fille ou la femme agaçante même si son talent de comédienne est indéniable.
La petite Sarah fut élevée par des nourrices et éduquée au couvent avec les soeurs. Elle ne se destinait pas du tout au théâtre mais voulait être religieuse. Sa famille bourgeoise a décidé de son avenir en inscrivant au Conservatoire cette jeune fille déjà si turbulente et au caractère bien trempé. C'est ce caractère qui va lui permettre de trouver sa place à la Comédie-Française puis de partir en claquant la porte (pour y revenir 12 ans après) pour aller au théâtre de l'Odéon à l'ambiance plus festive et moins guindée.
Sarah Bernhardt va connaître la guerre de 1870 mais cela ne l'empêchera pas de toujours faire ce qu'elle veut. Elle rencontrera Georges Sand et surtout Victor Hugo dont les textes, notamment Ruy Blas, lui permettront de devenir très célèbre.
Elle s'essaiera également à la sculpture et à la peinture et sa maison deviendra une véritable ménagerie.
Finalement son mauvais caractère d'artiste accomplie et son désir d'indépendance lui permettront de passer à la postérité.
Lu en novembre 2017
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Maxie
  18 novembre 2015
Sarah Bernhardt… Un nom souvent entendu, et pourtant je n'aurais pas pu en dire grand-chose. C'est la raison pour laquelle son autobiographie me tentait. Je n'ai pas été déçue, j'ai appris énormément de choses sur cette actrice tombée dans le théâtre presque par dépit et contre son gré alors qu'elle souhaitait ardemment devenir bonne soeur. Dans son autobiographie, elle nous raconte son ascension, la parenthèse due à la guerre de 1870, sa mauvaise santé, son caractère colérique, ses rencontres avec des personnages illustres de son époque, comme Victor Hugo ou Alexandre Dumas fils et ses voyages dont celui, épique, dans l'Amérique de la fin du XIXème siècle. Une question reste pour moi sans réponse : pourquoi ce titre, ma double vie ? Parce qu'elle était non seulement actrice mais aussi peintre, sculpteur, ou aide-soignante durant la guerre ? Parce qu'elle estime qu'avec une vie si dense on aurait pu en remplir deux ? Je ne sais pas. Mais en tout cas cette autobiographie est une lecture très plaisante et pleine de petites anecdotes qui font qu'on ne s'ennuie à aucun moment. Un seul regret : Sarah Bernhardt tait volontairement presque tout ce qui concerne sa vie intime. Par exemple, on apprend tout à coup l'existence de son fils, alors que rien ne nous y avait préparé. Il ne sera jamais question, dans son récit, d'une quelconque liaison amoureuse, alors que ses amitiés sont longuement évoquées. Un petit plus : les photos qui permettent de se faire une meilleure idée des costumes de l'époque.
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Adl
  24 février 2016
Sarah Bernhardt est un nom que j'ai toujours entendu, à la façon d'une héroïne d'un conte, un être dont on ne sais pas vraiment s'il a ou non existé. Mon premier contact avec ce nom fut quand elle partage l'affiche avec une autre célébrité de la bande dessinée, Lucky Luke, ce qui du coup rajoutait au mythe Sarah Bernhardt.
Pourtant elle a bel et bien existé et c'est avec curiosité et émerveillement que j'ai lu ce qu'elle a bien voulu livrer à son public.
Les amateurs d'autobiographies axées sur la vie privée seront déçus, elle reste discrète dès le départ, ne livrant qu'une partie de son enfance, et sans en dévoiler les états d'âme.
Que de découvertes, quelle femme complexe, complète, polyvalente, entière, et surtout humaine! Bien sûr il se peut qu'elle ait quelque peu enjolivé son récit, mais il n'en reste pas moins que c'est un témoin d'une époque très riche sur tous les plans. Rendez vous compte, elle a côtoyé les plus grands écrivains français, a foulé les plus prestigieux théâtre,survécu à une guerre, rencontré d'illustres personnages (Thomas Edison!).
Sous sa plume les Zola et Hugo pour ne citer qu'eux deviennent plus que de simples grands noms de la littérature.
Quel plaisir j'ai eu à découvrir une époque à travers elle, à lire des mémoires ou pour une fois, les noms me sont familiers.
Pas étonnant qu'elle eût été la première à porter le qualificatif de "monstre sacré" et qu'elle flirte avec le mythe: une femme extraordinaire pour son temps, avant gardiste, humaniste et engagée, intemporelle sans aucun doute.
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Ys
  23 septembre 2014
Née dans un milieu très mondain, élevée entre une nourrice bretonne et un couvent versaillais, résolue à entrer dans les ordres avant d'être envoyée au Conservatoire pour devenir comédienne, entrée deux fois à la Comédie Française qu'elle quitta deux fois avec pertes et fracas, devenue entre temps une étoile montante de la scène, dont l'éclat ne cessera plus jamais de croître pour mieux éblouir ou exaspérer ses contemporains, artiste accomplie, sculpteur, peintre, tragédienne jusqu'au bout des doigts, Sarah Bernhardt est un des personnages les plus fascinants de sa fascinante époque.
Ses mémoires sont passionnantes de bout en bout. Certes, ceux qui cherchent la vérité historique, factuelle, du personnage, feront bien de se méfier : les aspects plus demi-mondains que mondains de sa famille et de sa vie sont soigneusement gommés, et Sarah Bernhardt, non sans pudeur, ne donne d'elle-même que l'image qu'elle veut bien montrer. Soigneusement contrôlée, sans doute, mais avec un art consommé de la mise en scène - c'est la moindre des choses - et un naturel indéniable dans le ton. On y découvre un caractère exalté jusqu'à la violence, audacieux, généreux, très conscient de ses défauts, mélange d'artifice raffiné et de spontanéité parfois ravageuse, de fragilité physique et de force d'esprit. Une personnalité pleine de vie, et extrêmement attachante.
Seul regret : que ces mémoires soient incomplètes, et s'arrêtent aussi tôt dans sa carrière, après sa première tournée américaine. J'aurais adoré la voir parler de la suite, de ses collaborations ultérieures, et particulièrement d'Oscar Wilde qui n'a droit ici qu'à une ligne assez triste. Mais telle quelle, cette Double Vie est un parfait plaisir : exquis, et qui vous laisse insatisfait. What more can one want ?
Une biographie documentaire, peut-être, pour remettre les choses en perspective. J'en ai lu une, il y a longtemps : j'ai bien envie de la rouvrir.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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KRISS45
  18 octobre 2014
"Ma double vie" ou Sarah Bernhardt par elle-même : coléreuse, ambitieuse, généreuse, tragédienne pas seulement sur les planches, et surtout extravagante et fière de l'être.
Elle évoque son ascension vers la gloire, le souvenir de ses nombreux amis et de ses aussi nombreux ennemis ou détracteurs.
"Monstre sacré", on a pu dire d'elle comme de toute personnalité hors norme le meilleur et le pire. Les éditorialistes de son époque ne se sont pas privés et c'est avec une touchante lucidité qu'elle nous le rappelle.
Dans ce récit, aucune révélation d'ordre intime, aucune allusion à sa vie privée.
"Je veux mettre de côté dans ces mémoires tout ce qui touche à l'intimité directe de ma vie. Il y a un "moi familial" qui vit une autre vie, et dont les sensations, les joies et les chagrins naissent et s'éteignent pour un tout petit groupe de coeurs".
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
Marti94Marti94   28 novembre 2017
Je me sentais, sans le définir, un léger mépris pour ce tribunal impitoyable.
J’ai bien souvent, depuis, pensé à cette épreuve, et je me suis rendu compte que des êtres bons, intelligents, pitoyables, deviennent inférieurs lorsqu’ils sont groupés. Le sentiment de l’irresponsabilité personnelle éveille les mauvais instincts. La crainte du ridicule chasse les bons.
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Marti94Marti94   28 novembre 2017
Ainsi, tout ce dérangement de gens graves : le notaire appelé du Havre, mon oncle arraché au travail de son livre, le vieux garçon M. Meydieu dérangé de ses habitudes, mon parrain détourné de la Bourse, et cet élégant et sceptique de Morny terré pendant deux heures dans ce petit milieu bourgeois, tout cela aboutissait à cette décision : « On va la conduire au théâtre. »
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Marti94Marti94   28 novembre 2017
« Mettez-la au Conservatoire ! » Et je devinais que cette phrase était le poteau indicateur de ma vie.
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MaxieMaxie   18 novembre 2015
Le public belge - j'entends par là le public bruxellois - est celui qui se rapproche le plus de notre public. En Belgique, je ne me sens jamais à l'étranger. Notre langue est la langue courante; les attelages sont toujours d'un goût parfait; les femmes du vrai monde ressemblent à nos femmes du vrai monde; les cocottes abondent; les hôtels ne sont pas meilleurs à Bruxelles qu'à Paris; les chevaux de fiacre sont aussi malheureux; les journaux aussi méchants. Bruxelles est un tout petit Paris potinier.
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JonquilleJonquille   28 février 2013
Je me levais un matin de septembre, le coeur plein de gaité, lointaine. Il était huit heures. Je collais mon front contre les vitres et je regardai. Quoi ? Je n'en sais rien ! Je m'étais réveillée en sursaut au milieu de je ne sais quel rêve et je m'étais précipitée vers la lumière, espérant trouver, dans l'infini du ciel gris, le point lumineux qui allait éclairer mon inquiète et joyeuse attente.
Attente de quoi ? - Aurais-je pu le dire alors ? - Puis-je le dire aujourd'hui après longue réflexion ? - Non.
J'allais avoir quinze ans. J'étais dans l'attente de la vie ; et ce matin là me semblait être précurseur d'une ère nouvelle. Je ne me trompais point, car ce jour là de septembre décida de mon avenir.
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Video de Sarah Bernhardt (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah Bernhardt
Sarah Bernhardt, 'La Samaritaine' - Edmond Rostand ( Act 2, Scene 3 ; "Il dit Encore; Soyez doux....") (1903)
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