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Claudine Brécourt-Villars (Éditeur scientifique)
ISBN : 2859408673
Éditeur : Phébus (05/11/2002)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Elle ne supportait pas qu'on tienne la plume à sa place. Parvenue au faite de sa carrière (1907), elle a tenu à rédiger - et à rédiger seule - ses Mémoires d'actrice... et d'inspiratrice de toute une époque. Un livre considéré comme un classique du genre, où Sarah révèle à la fois une personnalité incandescente et un rare tempérament d'écrivain: en un temps où le st... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Maxie
  18 novembre 2015
Sarah Bernhardt… Un nom souvent entendu, et pourtant je n'aurais pas pu en dire grand-chose. C'est la raison pour laquelle son autobiographie me tentait. Je n'ai pas été déçue, j'ai appris énormément de choses sur cette actrice tombée dans le théâtre presque par dépit et contre son gré alors qu'elle souhaitait ardemment devenir bonne soeur. Dans son autobiographie, elle nous raconte son ascension, la parenthèse due à la guerre de 1870, sa mauvaise santé, son caractère colérique, ses rencontres avec des personnages illustres de son époque, comme Victor Hugo ou Alexandre Dumas fils et ses voyages dont celui, épique, dans l'Amérique de la fin du XIXème siècle. Une question reste pour moi sans réponse : pourquoi ce titre, ma double vie ? Parce qu'elle était non seulement actrice mais aussi peintre, sculpteur, ou aide-soignante durant la guerre ? Parce qu'elle estime qu'avec une vie si dense on aurait pu en remplir deux ? Je ne sais pas. Mais en tout cas cette autobiographie est une lecture très plaisante et pleine de petites anecdotes qui font qu'on ne s'ennuie à aucun moment. Un seul regret : Sarah Bernhardt tait volontairement presque tout ce qui concerne sa vie intime. Par exemple, on apprend tout à coup l'existence de son fils, alors que rien ne nous y avait préparé. Il ne sera jamais question, dans son récit, d'une quelconque liaison amoureuse, alors que ses amitiés sont longuement évoquées. Un petit plus : les photos qui permettent de se faire une meilleure idée des costumes de l'époque.
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Adl
  24 février 2016
Sarah Bernhardt est un nom que j'ai toujours entendu, à la façon d'une héroïne d'un conte, un être dont on ne sais pas vraiment s'il a ou non existé. Mon premier contact avec ce nom fut quand elle partage l'affiche avec une autre célébrité de la bande dessinée, Lucky Luke, ce qui du coup rajoutait au mythe Sarah Bernhardt.
Pourtant elle a bel et bien existé et c'est avec curiosité et émerveillement que j'ai lu ce qu'elle a bien voulu livrer à son public.
Les amateurs d'autobiographies axées sur la vie privée seront déçus, elle reste discrète dès le départ, ne livrant qu'une partie de son enfance, et sans en dévoiler les états d'âme.
Que de découvertes, quelle femme complexe, complète, polyvalente, entière, et surtout humaine! Bien sûr il se peut qu'elle ait quelque peu enjolivé son récit, mais il n'en reste pas moins que c'est un témoin d'une époque très riche sur tous les plans. Rendez vous compte, elle a côtoyé les plus grands écrivains français, a foulé les plus prestigieux théâtre,survécu à une guerre, rencontré d'illustres personnages (Thomas Edison!).
Sous sa plume les Zola et Hugo pour ne citer qu'eux deviennent plus que de simples grands noms de la littérature.
Quel plaisir j'ai eu à découvrir une époque à travers elle, à lire des mémoires ou pour une fois, les noms me sont familiers.
Pas étonnant qu'elle eût été la première à porter le qualificatif de "monstre sacré" et qu'elle flirte avec le mythe: une femme extraordinaire pour son temps, avant gardiste, humaniste et engagée, intemporelle sans aucun doute.
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Ys
  23 septembre 2014
Née dans un milieu très mondain, élevée entre une nourrice bretonne et un couvent versaillais, résolue à entrer dans les ordres avant d'être envoyée au Conservatoire pour devenir comédienne, entrée deux fois à la Comédie Française qu'elle quitta deux fois avec pertes et fracas, devenue entre temps une étoile montante de la scène, dont l'éclat ne cessera plus jamais de croître pour mieux éblouir ou exaspérer ses contemporains, artiste accomplie, sculpteur, peintre, tragédienne jusqu'au bout des doigts, Sarah Bernhardt est un des personnages les plus fascinants de sa fascinante époque.
Ses mémoires sont passionnantes de bout en bout. Certes, ceux qui cherchent la vérité historique, factuelle, du personnage, feront bien de se méfier : les aspects plus demi-mondains que mondains de sa famille et de sa vie sont soigneusement gommés, et Sarah Bernhardt, non sans pudeur, ne donne d'elle-même que l'image qu'elle veut bien montrer. Soigneusement contrôlée, sans doute, mais avec un art consommé de la mise en scène - c'est la moindre des choses - et un naturel indéniable dans le ton. On y découvre un caractère exalté jusqu'à la violence, audacieux, généreux, très conscient de ses défauts, mélange d'artifice raffiné et de spontanéité parfois ravageuse, de fragilité physique et de force d'esprit. Une personnalité pleine de vie, et extrêmement attachante.
Seul regret : que ces mémoires soient incomplètes, et s'arrêtent aussi tôt dans sa carrière, après sa première tournée américaine. J'aurais adoré la voir parler de la suite, de ses collaborations ultérieures, et particulièrement d'Oscar Wilde qui n'a droit ici qu'à une ligne assez triste. Mais telle quelle, cette Double Vie est un parfait plaisir : exquis, et qui vous laisse insatisfait. What more can one want ?
Une biographie documentaire, peut-être, pour remettre les choses en perspective. J'en ai lu une, il y a longtemps : j'ai bien envie de la rouvrir.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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KRISS45
  18 octobre 2014
"Ma double vie" ou Sarah Bernhardt par elle-même : coléreuse, ambitieuse, généreuse, tragédienne pas seulement sur les planches, et surtout extravagante et fière de l'être.
Elle évoque son ascension vers la gloire, le souvenir de ses nombreux amis et de ses aussi nombreux ennemis ou détracteurs.
"Monstre sacré", on a pu dire d'elle comme de toute personnalité hors norme le meilleur et le pire. Les éditorialistes de son époque ne se sont pas privés et c'est avec une touchante lucidité qu'elle nous le rappelle.
Dans ce récit, aucune révélation d'ordre intime, aucune allusion à sa vie privée.
"Je veux mettre de côté dans ces mémoires tout ce qui touche à l'intimité directe de ma vie. Il y a un "moi familial" qui vit une autre vie, et dont les sensations, les joies et les chagrins naissent et s'éteignent pour un tout petit groupe de coeurs".
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Oxy
  31 octobre 2013
Je ne connaissais pour ainsi dire rien de cette actrice dont tout le monde sait plus ou moins un petit quelque chose.
J'ai eu l'heur de tomber sur cette autobiographie (et oui, elle l'a écrite elle-même !) sur Amazon à petit prix. Je l'ai lue d'une traite car c'est un petit bijou ! Outre le fait que l'on apprend à (mieux) connaître ce personnage, on y fréquente le tout-Paris de cette période et l'on se rend compte que cette femme est une icône incroyable ce qui m'a permis de comprendre pourquoi on en parle encore aujourd'hui. Il y a 2 tomes à cet ouvrage, je me suis empressé de télécharger le second et j'attends avec impatience de m'y replonger.
Je vous encourage à lire ce petit chef-d'oeuvre qui nous offre un fabuleux voyage dans le temps.
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MaxieMaxie   18 novembre 2015
Le public belge - j'entends par là le public bruxellois - est celui qui se rapproche le plus de notre public. En Belgique, je ne me sens jamais à l'étranger. Notre langue est la langue courante; les attelages sont toujours d'un goût parfait; les femmes du vrai monde ressemblent à nos femmes du vrai monde; les cocottes abondent; les hôtels ne sont pas meilleurs à Bruxelles qu'à Paris; les chevaux de fiacre sont aussi malheureux; les journaux aussi méchants. Bruxelles est un tout petit Paris potinier.
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JonquilleJonquille   28 février 2013
Je me levais un matin de septembre, le coeur plein de gaité, lointaine. Il était huit heures. Je collais mon front contre les vitres et je regardai. Quoi ? Je n'en sais rien ! Je m'étais réveillée en sursaut au milieu de je ne sais quel rêve et je m'étais précipitée vers la lumière, espérant trouver, dans l'infini du ciel gris, le point lumineux qui allait éclairer mon inquiète et joyeuse attente.
Attente de quoi ? - Aurais-je pu le dire alors ? - Puis-je le dire aujourd'hui après longue réflexion ? - Non.
J'allais avoir quinze ans. J'étais dans l'attente de la vie ; et ce matin là me semblait être précurseur d'une ère nouvelle. Je ne me trompais point, car ce jour là de septembre décida de mon avenir.
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AdlAdl   03 février 2016
Que tout le monde soit soldat, au moment du péril, oui, mille fois oui ! Que chacun s'arme pour la défense de la patrie, et qu'on tue pour défendre les siens et soi-même, cela tombe sous le sens ; mais qu'il y ait encore, à notre époque, de jeunes hommes dont le rêve unique est de tuer d'autres hommes pour arriver à se faire une situation, cela passe l'imagination ! [...] Et quand les souverains se rendent visite, et qu'on leur offre le spectacle d'une revue, ne seraient-ils pas plus édifiés sur la valeur d'un peuple qui lui présenterait un millième de son effectif pris au hasard du sort dans la masse de ses soldats, que par l'élégante évolution d’une armée préparée à la parade ?
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PiertyMPiertyM   05 septembre 2014
En général on peut jeter à bas les ennuis, les soucis de la vie, pour quelques heures, on dépouille sa propre personnalité pour endosser une autre ; et l'on marche dans le rêve d'une autre vie, oubliant tout.
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PiertyMPiertyM   30 octobre 2014
En général on peut jeter à bas les ennuis, les soucis de la vie, pour quelques heures, on dépouille sa propre personnalité pour endosser une autre ; et l'on marche dans le rêve d'une autre vie, oubliant tout.
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Video de Sarah Bernhardt (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah Bernhardt
Sarah Bernhardt, 'La Samaritaine' - Edmond Rostand ( Act 2, Scene 3 ; "Il dit Encore; Soyez doux....") (1903)
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