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ISBN : 2359493949
Éditeur : Don Quichotte éditions (12/03/2015)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Mado, jolie pépette de soixante-dix-sept ans, est en maison de retraite. Seulement voilà, elle a le méchant sentiment de vivre en marge de la vie, cloisonnée entre les murs de cet asile de vieux. Delphine et Magali, ses petites-filles, veillent au grain mais ses copains de toujours, Jacky et Ferdinand, organisent un plan pour la faire évader...
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
leluez
  01 juillet 2015
Madeleine, Jacky et Ferdinand sont des amis de longue date, ils ont ou approchent les quatre-vingt ans. Delphine et Magali sont les petites filles de Madeleine. Si Magali semble croquer la vie à belle dent, sa soeur et nos trois anciens ont bien des difficultés tant avec le passé qu'avec le présent.
Le jour ou Madeleine se retrouve en maison de retraite, ses copains ne le supportent pas et cela entraine toute une aventure qui nous mènera, nous les lecteurs, sans cesse du rire aux larmes, et tous les personnages vers de grands changements dans leur vie.
Orfèvre dans la construction du texte, Agnès Bihl sait trouver les petits ressorts qui donnent le sourire au milieu de l'émotion. Un très beau roman d'amour plein d'émotion et d'éclats de rire. Un livre que j'ai lu d'une traite, pas moyen de prendre le temps, les péripéties s'enchainent et oblige à continuer.
Un texte absolument magnifique dont j'espère qu'il sera suivi de nombreux autres.
Merci aux éditions Don Quichotte et à Babelio pour ce livre reçu dans le cadre de l'opération masses critiques.

Lien : http://allectures.blogspot.f..
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Bazart
  20 mars 2015
L'année dernière, je vous parlais d'Agnès Bihl, chanteuse engagée et enragée, exigeante et très littéraire à l'occasion d'un croisement entre un album de chansons et un livre, 36 heures de la vie d'une femme.
Pour ce début d'année 2015 , elle nous présente un premier roman, "La vie rêvée des autres", aux Editions Don Quichotte, plus tendre et moins engagée que son travail de chanteuse.
Partant d'un sujet douloureux et épineux, celui de la vieillesse et du placement de la personne âgée, Agnès Bihl parvient à en tirer un conte optimiste et chaleureux, où la solidarité prend le pas sur les épreuves de la vie, pas loin de l'univers d'une Anna Gavalda.
Même si l'abondance des bons sentiments et un manque de crédibilité dans certaines situations nuit un peu au plaisir de lecture, on suit avec un vrai plaisir cette histoire qui mine de rien dit des choses assez juste sur la violence et la place des personnages âgées dans notre société... Une nouvelle facette du réel talent d'Agnès Bihl...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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cecilit
  13 juin 2015
Agnès Bihl, je la connaissais comme chanteuse, je l'avais vue en concert en 1ère partie de... Brigitte Fontaine (je crois..) et j'avais adoré sa gouaille, ses textes, sa voix ; Pas surprenant donc qu'elle écrive car elle a le talent pour.
Si de prime abord, j'ai eu peur que le thème de son roman me fiche le cafard (la décrépitude due à la vieillesse, les maltraitances que vivent les vieux dans les maisons de retraite), ....confrontée que je suis à ma maman qui vieillit et qui est passée entre les mains de "professionnels" ignobles tels que décrits dans le livre et contre lesquels je me suis battue... je suis tombée très vite sous le charme de ces trois vieillards, Madeleine , Ferdinand et Jacky.
Agnès Bihl connait son sujet, cela se sent, se vit. Elle a le sens du dialogue, de la bonne formule, de la phrase qui fait rire et/ou pleurer, c'est triste, c'est drôle, c'est vivant comme ces trois vieillards, enfin, c'est beau !
Merci à Babelio qui m'a fait découvrir ce roman dans le cadre de la Masse Critique. Et merci aussi aux Editions Don Quichotte qui me l'a adressé avec un joli message personnalisé (écrit à la main et non imprimé... je le souligne)
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chriskorchi
  31 mars 2015
Une très belle surprise que ce roman qui traite du sujet de la vieillesse et du placement des personnes âgées. L'auteur signe ici son premier roman et il est très réussi, j'ai beaucoup aimé son style.
Le personnage de Madeleine cette femme de caractère est terriblement attachant , elle ne comprend absolument pas la décision des membres de sa famille de la placer , elle qui se sent encore jeune et autonome. Cela aurait pu donner un roman versant dans le pathos et la sensiblerie et il n'en est rien c'est même tout le contraire. Un roman optimiste où les valeurs telles l'entraide, la solidarité et la joie de vivre sont au rendez-vous.
Beaucoup d'humour et de malice chez Madeleine et ses amis , de la légèreté qui nous fait tout de même réfléchir sur la façon dont sont traités les personnes âgées dans notre pays et sur la manière dont on souhaiterait être traité .
Les situations sont truculentes, les dialogues savoureux , j'ai aimé le lien entre Fatoumata et Madeleine , cette femme est la seule à lui témoigner de l'affection et c'est assez touchant comme l'humanité peut venir de personnes étrangères à la famille.
Un roman que j'ai donc pris plaisir à lire et je ne manquerai pas de lire les prochains romans de l'auteur.
VERDICT
A se procurer pour s'aérer les neurones et découvrir l'univers et la verve d'Agnès Bihl qui nous sert un premier roman prometteur.
Lien : https://lilacgrace.wordpress..
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Garoupe
  24 mai 2015
Madeleine, 77 ans, est mise au rebut, pardon à la maison de retraite, par ses deux petites-filles, Delphine et Magali aussi dissemblable que possible, respectivement sainte-nitouche austère engluée dans un couple déséquilibré avec un type que nous pourrons qualifier de connard sans prendre un grand risque et jeune fille délurée maquillée comme une voiture volée, encore que les voitures volées sont maquillées pour être discrètes.
Madeleine se morfond dans son mouroir qui porte bien son nom. En dehors de Fatoumata, camerounaise clandestine travaillant au black dans la maison de retraite, point de salut pour Mado. A part peut-être une lueur d'espoir en la personne de Jacky et de Ferdinand, quatre-vingt balais chacun mais aucun dans le cul : gouailleurs, colériques, alcooliques, ces amis de soixante ans ne voient qu'une issue possible : faire évader Mado !
Agnès Bihl, parallèlement connue pour ses talents d'auteur interprète, aborde une multitude de thèmes sans noyer le lecteur. Des affres de la vieillesse au naufrage de la solitude en passant par la violence au sein du couple, qu'elle soit physique ou morale, et la futilité de la jeunesse, Agnès Bihl mène sa barque d'un pied marin ferme et sûr de lui, avec humour mais profondeur. Chez Agnès Bihl, on ne fait pas rimer Amour avec Toujours mais on les fait durer… ou pas.
Par petites touches, par allusions, par jeu sur les mots, Agnès Bihl, malgré quelques tendances à délayer parfois et faire assaut de métaphores multiples et successives pour dire plusieurs fois la même chose, touche à ce qu'il y a de plus humain dans ses personnages principaux : Madeleine, Jacky et Ferdinand pour ce qui a trait à la vieillesse, Delphine et Magali pour le rapport au couple, Fatoumata pour tout ce qui concerne le racisme. Elle met tout cela en opposition à des caractères odieux tels que Jean-Christophe, le mari de Delphine, phallocrate et harceleur, Connard, surnom du père de Jean-Marie et raciste devant l'éternel ou encore l'aide-soignante de la maison de retraite.
Le livre d'Agnès Bihl est touchant et sonne juste même quand il est parfois à la limite du cliché ou de la phrase toute faite, lieu commun mais ô combien représentatif. C'est l'occasion de passer un grand moment de tendresse avec les personnages d'Agnès Bihl, leur vie emprunte de liberté de ton, de pensée, d'action. En faisant vibrer notre corde sensible et notre petit coeur d'artichaut (pour ceux qui en ont une/un, évidemment, pour les autres…), elle remplit pleinement une des nombreuses missions de la littérature : « instruire en distraisant (treize ans et demi maximum) », pour reprendre les mots de Bobby Lapointe. A noter d'ailleurs la présence de multiples références musicales, plus ou moins directes, saupoudrées par Agnès Bihl avec une prédilection marquée pour Renaud, présent à plusieurs reprises… il s'agit là d'un bon goût que le fan de Renaud que je suis ne pouvait que saluer.
« - Et d'ailleurs entre nous, c'est quoi l'homme idéal ?
- Ca me parait évident : l'homme idéal, c'est celui qui fait les courses, la vaisselle, le ménage et qui, en rentrant du boulot, s'occupe de la cuisine, du linge et des enfants.
- Mouais. J'aurais dû m'en douter que l'homme idéal était en fait une femme… »
« A force de regarder dans le miroir brisé de son âme amochée, la jeune femme se mit à pleurer… Au fond, elle avait bon coeur. C'est juste qu'elle ne s'en servait pas souvent. »
« Mais la vieille dame avait le coeur en miettes. Partout, même ici dans ce paradis, la haine montait peu à peu, ça faisait froid dans le dos – à quel étage s'arrêtera donc enfin l'ascenseur pour les fachos ? »

Lien : http://wp.me/p2X8E2-qW
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   14 mars 2015
« Jacky et Ferdinand se firent avaler par le porche en essayant d’être invisibles – à leur âge, fastoche. Ça n’a rien d’un exploit. Quand on affiche quatre-vingt balais au compteur, on a depuis longtemps la piteuse habitude d’être devenu transparent. Il faut juste s’y faire."
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cecilitcecilit   13 juin 2015
De toute façon, Madeleine n'avait plus très envie de vivre - elle attendait, c'est tout. Le petit-déjeuner, les soins, le déjeuner, peut-être une visite ou un coup de téléphone... et puis le soir venait : dîner à 19 heures, couvre-feu juste après - allez hop on éteint la lumière et plus vite que ça. Qu'on ait sommeil ou non. Faut garder le moral, demain sera un autre jour. Mais en tout point pareil. Le lundi ressemblait au samedi, le temps s'était figé. Du coup, Madeline se repérait plus ou moins dans la semaine avec les moyens du bord ; le vendredi, ils avaient du poisson, le dimanche : île flottante. Et tous les mercredis, goûter de la directrice - bon sang, elle aurait mieux fait de tenir une crèche, celle-là ! au lieu de traiter ses petits vieux comme si c'était des gosses !
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MarieGen44MarieGen44   14 juillet 2016
J avais une certaine appréhension avant de commencer ce livre mais au final j ai passé un tres agréable moment de lecture. Tout m a plu les personnages attachants, l histoire, et le style de l auteur que je ne connaissais pas. A recommander a tout le monde, jeunes ou moins jeunes, pour changer notre regard sur ces jeunes gens qu' on dit vieux.
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cecilitcecilit   13 juin 2015
- Bonjour mamie, on a bien dormi cette nuit ?
Et voilà.
A peine un mois qu'elle vivotait ici, elle était déjà devenue "on". Pourtant c'était son corps qui était diminué ; certainement pas sa dignité.
- Alors on a fait caca dur ou caca mou, ce matin ? On a peut-être faim ? Allez faut se forcer, c'est bon pour la santé. Ha la la quel temps de chien ! C'est trop bête. Hier il faisait beau et maintenant voilà qu'il pleut... c'est fou, non ?
Si. Bien sûr que c'était fou. Lui parlait-on du temps qu'il fait pour qu'elle oublie le temps qui passe ? Drapée dans sa robe de chambre et toute sa fierté, Madeleine répondait oui quelle que soit la question.
Prudence. Il vaut mieux se montrer polie, avec les peaux de vaches.
Tous les jours,elle avait le droit à son petit-déjeuner servi par Marie-Christine. Une salope de première. Avec son éternel sourire de marbre funéraire, elle planquait systématiquement toutes les télécommandes - celle du lit, la télé, la petite chaîne hi-fi, à croire qu'elle avait peur que Madeline mange les piles. Du calme. Il n'y a pas mort d'homme et ce n'est pas non plus un crime. C'est sûr. Mais ça peut rendre folle une vieille dame abîmée. Les tortures les plus simples sont souvent les plus efficaces, ça marche à tous les coups.
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cecilitcecilit   13 juin 2015
- Delphine, ma cocotte, ne me parle pas sur ce ton ! rouspéta la vieille dame. Tu devrais avoir honte. Lorsque je me suis remariée avec Pierre, tu n'étais même pas née et tu as encore tout à apprendre ! Oh, Pierre... mon Pierre ! Il était si discret, si timide... Quand je pense que durant deux ans ce nigaud m'aima en silence sans même que je le susse...
- Mamie ! Tu devrais avoir honte, aboya Delphine cramoisie.
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