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ISBN : 2812606975
Éditeur : Editions du Rouergue (20/08/2014)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 427 notes)
Résumé :
Allongé dans son lit en costume de deuil, ce 15 février, à l'heure de son anniversaire, Mortimer Decime attend sagement la mort car, depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés à onze heures du matin, le jour de leurs 36 ans.
La poisse serait-elle héréditaire, comme les oreilles décollées ? Y a-t-il un gène de la scoumoune ? Un chromosome du manque de pot ?
Que faire de sa vie, quand le chemin semble tout tracé à cause d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (163) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  20 octobre 2014
Un grand merci à Babelio et aux Editions du Rouergue pour cette douceur...
C'est son anniversaire aujourd'hui. Mortimer Decime va avoir trente-six ans. Mais au lieu d'aller s'acheter une petite part de gâteau et y poser délicatement trente-six bougies, il est allé s'acheter un beau costume... sombre... d'enterrement. Chemise et veste assorties, dépareillées avec ses chaussettes décorées oursons jaunes et rouges. Qu'importe, il se sent prêt. Prêt à partir sereinement. le bail est résilié, la voiture vendue, le frigo et les placards vidés. C'est allongé sur son lit (accessoirement de mort) qu'il attend la Grande Faucheuse. Prévue normalement pour 11h, si elle n'a pas de retard. Tout comme ses ascendants mâles, de son arrière-arrière grand-père, Morvan, à son père Maury, Mortimer doit mourir à 36 ans. C'est écrit, à croire que c'est dans les gènes. Attendant patiemment sa dernière heure, il est surpris et quelque peu mécontent qu'on vienne toquer à sa porte. C'est son amie Paquita, la vivante et virevoltante Paquita, étonnée de le voir dans un tel accoutrement. Elle discute tandis que Morty jette un oeil sur la pendule constamment. Quand arrive 11h, rien ne se passe, il est toujours vivant...
Une fois encore, Marie-Sabine Roger séduit et nous émeut dans son nouveau roman. Morty Decime (et non Décimé, faut pas exagérer non plus!) est si touchant qu'on se laisse porter par son histoire quelque peu invraisemblable. Entre les prénoms de ses aïeux commençant tous par "mor", les conditions dans lesquelles ils ont trouvé la mort, tout y est pour nous plonger dans un récit loufoque et prêtant à sourire. Ses amis Paquita (et ses fameuses crêpes) et Nassardine (et son moins fameux khawa) sont emplis de tendresse, d'amour et d'humanité. Ce roman, d'une douceur réconfortante, est, à l'instar d'un gâteau, tendre, généreux, moelleux et croustillant à la fois. L'on retrouve avec plaisir la plume de Marie-Sabine Roger, toujours aussi vive, pimpante et drôle.
Trente-six chandelles... sur lesquelles je souffle avec regret...
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Eric76
  10 mars 2017
La mort ne prendra pas par surprise Mortimer : elle l'emportera le jour de ses trente-six printemps. Tout comme elle le fit, avec une régularité de métronome, pour son père, son grand-père, son arrière-grand-père, comme tous ses aïeux de sexe masculin… Trente-six ans ! Une espérance de vie de « serf pestiféré au coeur du moyen-âge ». Mine de rien, connaître à l'avance l'heure et la date de sa mort change totalement la donne dans l'existence d'un homme ! Plus d'incertitude, pas d'avenir à construire, ni d'éventuelle vieillesse à préparer… On peut prendre sa vie à bras le corps, vivre pleinement ses rêves, devenir grand voyageur, aventurier, corsaire… Mortimer aurait pu avoir cette vie-là, mais il procrastine, remet toujours ses grands rêves au lendemain, et « perd son temps pour rien tout en se lamentant de le voir s'écouler ». Il arrive poussivement à l'âge fatidique de trente-six ans qui mettra fin à une existence terne et sans intérêt. Mais les choses ne se passeront pas comme prévu… Car il survivra à son destin morbide. Une seconde vie – une seconde naissance – pleine de doutes et d'espoirs s'ouvre alors pour un Mortimer démuni et empêtré par son « hérédité lourde comme une enclume ou un piano à queue ».
Une gentille bluette, un conte philosophique à quat'sous raconté avec toute la goguenardise de Marie-Sabine Roger, toute sa générosité et son amour de la vie. Tout autour de ce malheureux Mortimer, s'agite une galerie de personnages magnifiques et drôles que l'on aimerait tant rencontrer au coin de sa rue. Nassardine le sage, l'homme du désert aux yeux de braise, et son kahwa tragique… Paquita la pulpeuse, son corps « page central pour journaux masculins », et son monde merveilleux… Et puis Jasmine, « petit moineau aux allures de fille », au look de fée clochette ; Jasmine qui prend chaque jour comme il vient, la rêveuse à la vie foisonnante ; Jasmine la confectionneuse de chapeaux extravagants et improbables…
Avec Marie-Sabine Roger, c'est tout simple ! j'en ai encore pris plein les yeux et plein le coeur…

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scarlett12
  27 août 2018

Je sortais de plusieurs lectures assez dramatiques (même si très appréciables) et j'avais envie de me changer les idées avec un livre humoristique. J'ai donc choisi (entre autres) celui-ci et je ne le regrette absolument pas.
Ces trente-six chandelles sont non seulement drôles (j'ai éclaté de rire plus souvent qu'à mon tour) mais également empreintes d'amitié, d'amour, de tendresse, de douceur et j'ajouterai d'une certaine philosophie : peut-on rater sa vie à cause de la peur et de la certitude de la mort ?
Les personnages sont adorables et l'écriture pétillante. Que demander de plus ? Une belle découverte de cette auteure et un livre qui fait du bien !
A lire !
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Eve-Yeshe
  08 novembre 2014
Mortimer Decime a trente-six ans aujourd'hui ; il devrait fêter cela avec des amis, et souffler ses bougies. Seulement voilà, il est victime d'une malédiction familiale qui veut que tous les hommes, du côté mâle, décèdent le jour de leur trente-sixième anniversaire à l'heure pile. Pour Mortimer, c'est ce matin à onze heures.
Il s'est préparé, a démissionné de son travail, résilié le bail de son loyer, fait couper l'eau et l'électricité, vendu sa voiture. Il est fin prêt, il est même allé chercher des croissants, et a enfilé un costume de circonstance et s'est permis une fantaisie avec les chaussettes avec des « oursons rouges et jaunes, clonés façon Andy Warhol, sur fond de neiges éternelles. Mourir d'accord mais du bon pied ».
Les minutes s'écoulent, on se rapproche de l'heure fatidique quand quelqu'un tambourine à la porte et vient s'immiscer dans le scénario. Que va-t-il se passer ?
Ce que j'en pense :
Le destin de Mortimer est contrarié grâce à l'entrée, presque par effraction, de Paquita, une femme haute en couleurs, c'est le cas de le dire, car elle s'habille de façon extravagante ; comme dit l'auteure, elle « est irracontable. Avec ses kilos et ses plis, ses cils plâtrés de rimmel, ses jupes de pétasse et ses décolletés de plus en plus profonds pour attraper ses seins qui se font un peu la malle, elle est juste touchante ».
Paquita a cinquante-deux ans, elle est mariée depuis plus de trente ans avec Nassardine, arrivé de son Algérie natale à dix-neuf ans et tous les deux vendent des crêpes dans leur camion aménagé. Mortimer les connaît depuis longtemps parce que le camion lui servait de refuge quand il était enfant. Il trouvait chez eux la chaleur, l'amour que son père ne lui donnait pas et sa mère était partie quand il était petit. Ayant souffert du rejet de leur entourage, leur couple s'est construit sur une base solide et naturellement ils ont partagé leur bonheur quotidien avec cet enfant qui est devenu un peu le leur.
Un joli roman qui fait du bien, car il y a une montagne d'amour autour de Mortimer. Et on le déguste, lentement, à petites bouchées comme les crêpes improbables de Paquita, et le café infâme de Nassardine. Ces deux là sont des parents doudous, rassurants, sécurisants, et toujours dans le positif. Une leçon d'espoir dans la gent humaine dont on a bien besoin par les temps qui courent.
Marie-Sabine Roger m'avait beaucoup touchée avec « La tête en friche » et j'ai retrouvé la même fraicheur, la même humanité dans son récit de même que la truculence des personnages toujours attachants car ils nous ressemblent.
Note : 7,8/10

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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milamirage
  29 octobre 2014
Affublé de son costume de deuil sombre, de sa chemise et de ses chaussures neuves, que fait donc Mortimer Decime, affalé sur son canapé-lit, en ce matin du 15 février ? Seules ses chaussettes, parsemées d'oursons rouges et jaunes, donnent une petite note de fantaisie, comme un pied de nez au sérieux du moment ! Et bien, il attend que sonnent onze heures : l'heure précise de son trente-sixième anniversaire, mais aussi, celle de sa mort. Car c'est ainsi, depuis des générations : les hommes de sa famille paternelle meurent de façon stupide, avant même d'avoir soufflé leur bougie et mangé leur gâteau. Il est vrai qu'onze heures du matin n'est pas un bon horaire pour le dessert ! Après une adolescence passée à provoquer la mort, tant il était persuadé ne rien risquer avant la date cruciale, il a mené une vie de patachon, ne la commençant pas, pour ne pas la laisser inachevée… Et pourtant, en ce jour fatidique, une surprise l'attend…
Mon avis : En général, je m'abstiens de demander un ouvrage lors des masses critiques de littérature adulte, mais quand une bonne âme me susurre à l'oreille qu'un roman de Marie-Sabine Roger y est proposé, que voulez-vous que je fasse ? Après tout, ne dit-on pas qu'à l'impossible nul n'est tenu ? Je ne pouvais quand même pas passer à côté d'une telle friandise... Alors, j'ai coché… et c'est très sincèrement que je remercie les éditions du Rouergue et Babelio pour le beau cadeau qu'ils m'ont fait. Depuis que j'ai lu « La tête en friche » et fait ainsi la connaissance de son auteure, j'ai vraiment une affection toute particulière pour son écriture, aussi fluide que pétillante, pour ses livres, emplis d'humanité et qui font tant de bien… Débordants de tendresse et d'un humour à nul autre pareil. Elle parvient à nous dépeindre des personnages hauts en couleurs auxquels on ne peut pas ne pas s'attacher, jusqu'à dans leurs petits travers qui nous touchent au coeur aussi sûrement, si ce n'est plus, que leurs qualités. Dans l'histoire de Mortimer Decime, c'est également vrai pour les personnages secondaires qui prennent une belle importance et qu'on n'est pas près d'oublier : l'exubérante Paquita et sa présence chaleureuse ; le sage Nassardine, au regard toujours bienveillant ; et que dire de Jasmine, qui pleure dans la rue, même les jours de pluie, pour aider les gens qui ne vont pas bien car, dit-elle, en se rapprochant de son chagrin, ils oublient un peu le leur et repartent en se sentant utiles. C'est entouré de ce petit monde, qu'au gré des pages, on passe de sourire en sourire… et qu'en refermant la couverture après le point final, on se sent plus léger. Un conseil, dans la morosité ambiante, laissez-vous tenter : cette histoire, c'est comme un bonbon légèrement acidulé, vous savez, un peu comme une fraise tagada pink ;-D
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Citations et extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   09 mars 2017
C'était le pus fabuleux chapeau que Jasmine ait imaginé. Il parlait de nous deux, de deux mondes. C'était elle, c'était moi. C'était toute notre histoire.
D'un côté, la fenêtre mansardée de son studio et les toits de Paris, une tasse de café, des tickets de cinéma, un lit aux draps froissés, une petite tour Eiffel, les berges de la Seine avec ses bateaux-mouches. De l'autre Manhattan, les gratte-ciel, les mosaïques jaune et vert de Cathedral Parkway, la station de métro sur la 110è ouest. Le tout agrémenté de ribambelles de croissants et de frises de cupcakes. Un minuscule avion accroché à du fil de pêche tournait comme un mobile au-dessus du chapeau, dans un vol continu de Paris à New York.
J'ai ouvert des tiroirs, des fenêtres, des boites, les yeux de plus en plus brillants, le cœur de plus en plus serré. Je n'en finissais pas de découvrir des choses. là, un mouchoir blanc, pour les yeux de Jasmine. Ici, une machine à écrire, pour mon supposé scénario. Et partout, partout, des petits cœurs, en papier, en tissu, de toutes les couleurs. Jasmine avait pris soin d'accrocher une loupe sur le bord du chapeau, pour pouvoir observer les plus infimes détails. Ici, une façade de restaurant : "Les petits Français". Là, une adorable boutique remplie de chapeaux fous. Tout au sommet du chapeau, il y avait Central Park. Jasmine avait représenté la colline de Great Hill. La pelouse était vert fluo, tout entourée d'ormes immenses aux feuilles en papier de soie. Face au gazon, il y a avait trois bancs en allumettes, avec leurs plaques commémoratives, car on peut adopter un banc à Central Park.
En regardant mieux, j'ai remarqué que sur le banc du milieu la plaque n'était pas réglementaire. C'était une simple feuille en forme de cœur. Je n'ai pas eu besoin de la loupe, pour lire ce qui était écrit : "Jasmine et Mortimer forever".
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marina53marina53   20 octobre 2014
Grâce à Bubulle, mon poisson rouge, j’avais été très jeune confronté à la mort. Je devais avoir dans les quatre ou cinq ans lorsqu’un matin, je l’avais retrouvé en train de faire la planche au milieu de son bocal. J’avais eu beau lui faire la respiration artificielle avec une paille, ça n’avait rien donné du tout.
Bubulle était cassé.
Je l’avais apporté à mon père, persuadé qu’il pouvait le refaire marcher, car il était très bricoleur. Mon père l’avait considéré d’un oeil trouble, avant de conclure :
- Il est mort, ton poisson.
J’avais demandé:
- Ça va durer longtemps ?
Il avait répondu:
- Ça va durer toujours.
Puis il l’avait jeté dans les toilettes – soi-disant qu’il allait retourner à la mer. J’avais regardé Bubulle partir dans le tourbillon de la chasse. Mourir, c’était donc ça: un truc définitif et plutôt emmerdant.
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Eric76Eric76   05 mars 2017
Nassardine a changé de sujet :
- Tu connais la Sierra Leone ?
J'ai hésité, j'ai dit :
- ... C'est la nouvelle Ford ?
Nassardine a secoué la tête d'un air découragé. Il a dit, en montrant les grilles du lycée :
- Mais qu'est-ce que vous apprenez, là-dedans ?
Pour les autres, je n'en savais rien. Pour moi - résolument - je n'y apprenais pas grand-chose. Depuis le début de l'année j'allais en cours avec un stylo noir et une feuille à petits carreaux grand format perforée. Je prenais tous les cours de la journée sur cette même feuille, ce qui m'obligeait à résumer beaucoup, donc à développer mon esprit de synthèse. A la fin de la journée, je froissais la feuille en boule et la balançais dans la première poubelle venue.
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Eric76Eric76   02 mars 2017
- Encore au pieu, gros paresseux ? ! a jeté Paquita en traversant le studio d'un pas vif, telle une antilope dodue qui trottinerait vers le point d'eau sur des talons de douze centimètres.
Elle a jeté au vol sa fourrure synthétique sur le coin de mon lit, puis elle est allée derrière le bar qui sépare le coin cuisine du coin séjour-chambre-bureau. Paquita est partout chez elle, encore plus lorsqu'elle est chez moi. Elle fait partie de ces gens à géométrie variable qui occupent aussitôt l'espace d'une pièce, quelle qu'en soit la superficie.
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nelly76nelly76   27 juillet 2016
Il m'énerve.
-Tout est simple , pour toi . Jamais de doutes, rien!
-Tout. ....Montre moi un homme qui n'a jamais douté, et je verrai un imbécile. ....Qu'est ce que tu t'imagines? Des doutes , j 'en ai eu plein ! J'ai quitté l 'Algérie à dix-neuf ans, j 'ai tout laissé derrière moi, ma famille, ma culture, ma langue. Je suis parti parce que là-bas c'était la pauvreté assurée et que j 'avais des rêves de garçon de dix-neuf ans. Je voulais une belle montre , de belles chaussures, un bel appartement, une belle voiture. ..Je voulais tout , et plus que ça. Je me suis retrouvé ici à bosser sur chantier quarante huit heures par semaine et à me faire traiter de crouillat et c'était pas facile tous les jours.Je m'en suis posé des questions, quand je me retrouvais seul au foyer, le soir, loin de ceux que j'aimais. Je me suis demandé quelquefois si je n'avais pas quitté la pauvreté pour trouver la misère. Parce que la vraie misère, c'est d'être seul dans la vie.
-Pourquoi tu es resté, alors?
Du menton, Nassardine montre la porte du couloir, qui mène à la chambre
-Pour elle, évidemment. C'est la femme de ma vie. On n 'est pas si nombreux à la trouver, crois-moi. ....
.....Les femmes nous rendent meilleurs mon fils.tu ne le sais peut - être pas encore , mais un jour tu le comprendras.Comme disait mon père : " L homme apporte les pierres et la femme construit la maison.....
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