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ISBN : 2851940287
Éditeur : Fata Morgana (01/01/1992)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 12 notes)
Résumé :
“Les livres sont des boîtes à musique remplies d’encre. J’ai voulu recueillir, juste avant qu’elles s’éteignent, quelques notes grêles, quelques airs de berceuse.” Sept rêveries sur Claudel, Kafka, Ramuz, Beckett, Ponge, Apollinaire et Gustave Roud.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Marech20
  16 octobre 2017
Beau, mais beau.. Très (trop?) court mais cela nous fait découvrir de grands noms sous une autre facette, le style diffère parfois des autres Bobin, mais je suis toujours fan. Si je devais citer des passages, je citerai tout le livre.... alors j'avais décidé de ne rien inscrire ici, persuadée qu'il y en aurait beaucoup. Et, mystère, ce n'est pas le cas. Je vais avec plaisir me replonger dans ce très beau texte et essayer de choisir quelques phrases à vous faire déguster ci-après dans les prochains jours!
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Cielvariable
  10 mai 2018
Il est toujours très plaisant de lire Christian Bobin, car c'est le beau qui domine, la phrase musicale et esthétique, le sens profond et poétique. C'est un livre d'autant plus intéressant si on a lu les écrivains dont parle l'auteur: Claudel, Kafka, Ramuz, Beckett, Ponge, Apollinaire, Gustave Roud.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Marech20Marech20   17 octobre 2017
Car personne n'est poète. Personne n'est là pour donner des poèmes comme l'enfant donne son sourire ou comme l'arbre donne ses fruits. Personne n'est "poète" parce que ce serait là sa nature - son infirmité ou sa grâce. La poésie seule existe. Elle existe comme les champs, comme la neige, comme les saisons. Mais personne ne "fait " de la poésie, pas plus que personne ne vous offre les giboulées de mars o les neiges de décembre. La poésie c'est la vie limpide quand elle entre en nous pour prendre connaissance d'elle-même, d'une connaissance aérienne, subtile, semblable à celle que la mère a de l'enfant, ou l'amant de l'aimée : un sourire plus qu'un savoir. Un silence plus qu'une parole. La poésie n'est rien que la fragilité de cet état de conscience, l'éveil en nous de la pureté qui est bien plus que nous. Elle ne vient pas de l'élégance d'une écriture, mais de la transparence d'une vie.
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CielvariableCielvariable   10 mai 2018
Une petite fille mange du chocolat. Il y a plus de lumière sur le papier d'argent enveloppant le chocolat que dans les yeux des sages.

Le livre que je tiens entre les mains se met parfois à sourire.

J'apprends que je suis vivant. Je dois cette bonne nouvelle à l'air qui circule sous une phrase en faisant flotter ses mots, très légèrement, au dessus de la page.

Je ne cherche pas à vous convaincre. C'est harassant, vain et au fond un peu cruel de convaincre. Je voulais juste vous dire qu'un jour j'ai vu, planté dans un livre d'André Dhôtel, un panneau indicateur du paradis. La distance marquée ? Il n'y a pas de distance. L’Éternel est là, sous nos yeux, sous nos pieds, dans une phrase.
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CielvariableCielvariable   10 mai 2018
Quand je n'écris pas c'est que quelque chose en moi ne participe plus à la conversation des étoiles. Les arbres, eux, sont toujours dans un nonchalant état d'alerte. Les arbres ou les bêtes ou les rivières. Les fleurs se hissent du menton jusqu'au soleil. Il n'y a pas une seule faut d'orthographe dans l'écriture de la nature. Rien à corriger dans le ralenti de l'épervier au zénith, dans les anecdotes colportées à bas bruit par les fleurs de la prairie, ou dans la main du vent agitant son théâtre d'ombre. À l'instant où j'écris, j'essaie de rejoindre tous ceux-là.
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jolimoisdemaijolimoisdemai   11 février 2015
On se trompe sur la solitude comme on se trompe sur tout. On dit que l'on est seul dans cette vie. On craint la solitude. On la fuit comme la peste, comme l'amour. On dit que l'on est seul dans cette vie mais ce n'est jamais vrai, jamais assez vrai: on est à mi-chemin, aussi éloigné de la solitude que de la beauté, aussi loin de mourir que de vivre.
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Marech20Marech20   17 octobre 2017
Il faudrait enlever les livres des mains des intellectuels. Ils ne savent pas lire. Ils ne savent pas lire ce qu'ils lisent. Il faudrait rendre les livres à ceux qui ne lisent jamais. Il faudrait retrouver une innocence de lecture telle qu'on la connaît ici, telle que la donnent les grands auteurs. Les grands auteurs ne sont pas des intellectuels. Les grands auteurs ne sont pas des écrivains.
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Videos de Christian Bobin (52) Voir plusAjouter une vidéo
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L’émission « For intérieur », par Olivier Germain-Thomas, diffusée le 31 mars 2002 sur France Culture.
Dans la catégorie : EssaisVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Essais (404)
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