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ISBN : 2747007758
Éditeur : Bayard Jeunesse (07/05/2003)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 479 notes)
Résumé :
L'homme et la femme Poloverdo avaient un enfant qui poussait comme le reste sur cette terre, c'est-à-dire pas très bien. Il passait ses journées à courir après les serpents. Il avait de la terre sous les ongles, les oreilles décollées à force d'être rabattues par les rafales de vent, et s'appelait Paolo. Paolo Poloverdo.
C'est lui qui vit venir l'homme, là-bas, sur le chemin, par un jour chaud de janvier. Cette fois-là, ce n'était ni un géologue, ni un marcha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  31 août 2015
Paolo est encore tout jeune quand Angel entre dans sa vie. Cet homme est un être brutal, pour qui ôter la vie est un acte banal et qui est recherché dans plusieurs villes du Chili. Quand il débarque dans la petite cabane du bout de la terre de Paolo, il tue d'abord ses parents avant de prendre possession de la maison. Mais au fil du temps, un lien se crée entre ces deux âmes blessées. Angel s'adoucit et se prend à aimer ce petit garçon qu'il considère comme son fils. Mais la vie n'est pas toujours facile, et chacun se fait rattraper par son destin...
Un très beau roman, tendre et dur à la fois. Une belle histoire d'amour, d'amitié et de besoin de liberté. Des personnages si attachants qu'on se prête à imaginer vivre à leur côté. Les larmes de cet assassin semblent tellement sincères qu'on les verse avec lui et qu'on lui prête notre épaule pour qu'il ne soit pas seul face a ses remords. Une magnifique découverte et une envie pressante de découvrir l'ensemble des ouvrages d'Anne Laure Bondoux.
Un grand merci à Verdorie qui m'a conseillé ce roman il y a peu de temps et dont la lecture restera dans un coin de ma tête pour longtemps...
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ZetaZeta
  29 mars 2010
J'ai lu ce livre quand j'avais onze ans et il m'a profondément marqué. Je ne saurais pas raconter l'histoire en détail aujourd'hui mais il me reste encore la trace de cette atmosphère particulière. C'est vraiment un livre à part, beau et révoltant. Une ambiguïté règne tout au long de l'intrigue. Pour la gamine que j'étais ça a été une excellente manière, tout en poésie, de m'interroger et remettre en question la vision manichéenne que j'avais du monde.
Je le conseille et le reconseille à tous, n'ayez pas peur de la mention "jeunesse", il n'y a pas d'âge pour lire un aussi beau roman !
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Fransoaz
  14 février 2018
La vie terne et sans éclats de Paolo, petit garçon à l'âge incertain, bascule le jour où Angel Allegria assassin de profession, débarque chez lui, dans la ferme de ses parents située au bout du bout du Chili. A la mort des parents, le gamin et l'assassin vont s'apprivoiser puis s'entraider pour survivre dans ce milieu aride et hostile.
Lorsque mourra la dernière chèvre, lorsque les légumes du jardin ne seront plus qu'un lointain souvenir, il faudra trouver une solution pour se nourrir et celle- ci pourrait venir grâce au second voyageur échoué chez Paolo, le pseudo aventurier Luis.
Les larmes de l'assassin bouleversent le lecteur par l'ingénuité et l'intelligence sensorielle du petit garçon qui ne demande qu'à apprendre et à aimer. Paolo est touchant dans sa découverte de la ville, il s'émerveille devant les intérieurs doux et confortables, les bibliothèques aux rayonnages garnis de promesses, un simple bonbon au papier doré. Ce roman d'initiation présente la particularité de mettre face à face un enfant et un assassin, qui n'a pas encore renoncé au tranchant de son couteau. Cet homme qui n'accorde pas d'importance à la vie va devoir faire face aux émotions qui le submergent lorsqu'il découvre l'amour qu'il voue à ce petit garçon.
Le talent d'Anne Laure Bondoux est de malmener le lecteur comme elle malmène et bouscule ses personnages. J'ai tremblé de peur, j'ai été dépitée, j'ai encaissé des déceptions, j'ai eu faim et soif, je me suis indignée, j'ai changé d'avis…
J'ai été surprise de la tournure des évènements et j'ai acclamé l'auteur qui m'a laissé dans l'expectative du dénouement.
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zazimuth
  03 avril 2012
J'ai finalement beaucoup aimé aussi cette histoire qui pourrait pourtant facilement confiner au sordide (tout comme « Pépites » d'ailleurs). Mais d'un propos plutôt dur (un assassin « adopte » le petit garçon du couple qu'il vient de tuer pour s'approprier leur cahute en plein désert), l'auteur arrive à tirer une belle histoire d'amitié et d'apprentissage, d'errance et d'émotion.
Angel Allegria a toujours tracé sa vie à coups de couteau et il fuit une fois de plus les autorités qui le recherchent pour tous ces délits. Il atterrit au bout du monde, dans la dernière maison avant la mer (nous sommes au Chili) sur une terre aride, chez un couple de pauvres gens assez rustres qui vivent de ce qu'ils arrivent à faire pousser et de quelques chèvres. Leur fils auquel on ne sait donner un âge est un petit sauvage dont l'occupation préférée est de chasser les serpents dans la caillasse environnante.
Lorsque le petit Paolo revient un soir à la maison, il trouve Angel et les cadavres de ses parents. L'assassin aurait dû se débarrasser de lui... mais ne le fait pas. Il décide de s'installer là quelques temps et Paolo le sert (il jardine, s'occupe des bêtes, puise l'eau et fait la soupe). Mais finalement une relation de complicité s'établit entre eux deux et Angel surtout goûte une vie simple auprès d'un enfant.
Les choses vont se compliquer avec l'arrivée de Luis, un poète voyageur, qui va attiser la jalousie d'Angel en s'attachant également l'affection du petit...
Je n'en raconte pas plus. Il y a des moments de grâce et la très belle rencontre avec Ricardo, le bûcheron, vers la fin, et j'ai vraiment aimé voir évoluer le caractère d'Angel au fil des pages et de sa fréquentation de l'enfant.
Je pense que c'est un texte à lire mais je ne le conseillerais pas en dessous de 13 ou 14 ans.
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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Ichirin-No-Hana
  08 septembre 2015
Cela fait longtemps que j'entends parler d'Anne-Laure Bondoux et donc quand je suis tombé sur Les Larmes de l'assassin (le roman qui me faisait le plus envie dans sa bibliographie) à la bibliothèque, j'ai voulu tenter l'expérience.
Les Larmes de l'assassin se lit comme un conte : l'écriture travaillée et les morales qui jalonnent le récit y rappellent énormément le style.
Quand on lit le résumé, on s'attend à un récit larmoyant. Les Larmes de l'assassin a su me surprendre par ce côté-là car, au contraire c'est un roman, plein d'espoir, de rédemption et d'amour entre un « père » et son fils.
Les Larmes de l'assassin est un roman très beau mais j'avoue qu'il m'a manqué malgré tout quelque chose pour que je m'attache réellement aux personnages et le récit souffre, malheureusement de quelques longueurs par moments. Il n'empêche que je suis contente d'avoir découvert l'auteure et que je retenterai l'expérience avec plaisir avec un autre de ses romans !
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   22 août 2009
Ici, personne n'arrivait jamais par hasard. Car ici, c 'était le bout du monde, ce sud extrême du Chili qui fait de la dentelle dans les eaux froides du Pacifique. Sur cette terre, tout était si dur, si désolé, si malmené par le vent que même les pierres semblaient souffrir. Pourtant, juste avant le désert et la mer, une étroite bâtisse aux murs gris avait surgi du sol : la ferme des Poloverdo.

Les voyageurs qui parvenaient jusque-là s'étonnaient de trouver une habitation. Ils descendaient le chemin et frappaient à la porte pour demander l'hospitalité d'une nuit. Le plus souvent, il s'agissait d'un scientifique, d'un géologue avec sa boîte à cailloux, ou d'un astronome en quête de nuit noire. Parfois, c'était un poète. De temps en temps, un marchand d'aventure en repérage.

Chaque visite, par sa rareté, prenait une allure d'évènement. La femme Poloverdo, mains tremblantes, servait à boire avec une cruche ébréchée. L'homme, lui, se forçait à dire deux mots à l'étranger, pour ne pas paraître trop rustre. Mais il était rustre tout de même, et la femme versait le vin à côté du verre, et le vent sifflait tant sous les fenêtres disjointes qu'on croyait entendre hurler les loups.

Ensuite, quand le voyageur était parti, l'homme et la femme refermaient leur porte avec un soupir de soulagement. Leur solitude reprenait son cours, sur la lande désolée, dans la caillasse et la violence.

L'homme et la femme Poloverdo avaient un enfant. Un garçon né de la routine de leur lit, sans amour particulier, et qui poussait comme le reste sur cette terre, c'est à dire pas très bien. Il passait ses journées à courir après les serpents. Il avait de la terre sous les ongles, les oreilles décollées à force d'être rabattues par les rafales de vent, la peau jaune et sèche, les dents blanches comme des morceaux de sel et s'appelait Paolo. Paolo Poloverdo.

C'est lui qui vit venir l'homme, là-bas, sur le chemin, par un jour chaud de janvier. Et c'est lui qui courut avertir ses parent
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LaLoLaLo   10 mars 2011
- Je veux mon père.
La femme s'accroupit devant lui. Elle soupira :
- Ton père est mort, tu sais.
- Angel ...
- Angel n'est pas ton père.
- Il m'aime.
- Je crois que non. Il t'a fait beaucoup de mal.
La femme pensait que Paolo était traumatisé par ces années passées avec l'assassin. Elle avait lu des rapports d'expertise psychiatrique qui expliquaient très bien ce processus d'attachement qui lie les victimes à leurs bourreaux. Elle avait lu beaucoup de choses, mais elle ne savait rien des sentiments qui liaient vraiment Paolo à Angel.
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luckitaluckita   29 mai 2014
Petit livre gentillet, que je recommenderais aux jeunes lecteurs. En effet, les larmes de l'assassin aborde au travers des regards croisés de Paolo, un jeune garçon, et Angel, l'assassin de ses parents, la complexité des relations humaines et de l'âme humaine. Au fil du livre nous voyons évoluer ces personnages qui grandissent et changent au contact l'un de l'autre. C'est un amour vrai, aussi fort que celui d'un père envers son fils qui se construit et se développe au fil des pages.
Le livre est émouvant. On est parfois indigné par l'incompréhension des "autres" qui, pensant bien faire, détruisent ce fragile bonheur.
Une écriture agréable et fluide, une histoire sans fioriture, font de ce roman un livre agréable à lire.
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ClairocheClairoche   30 août 2014
Un jour, il demanda s'il pouvait rendre visite à Angel en prison. On lui expliqua que ce n'était pas possible. Le règlement du quartier des condamnés à mort ne prévoyait pas la visite d'un enfant. Et puis, il ne fallait plus qu'il aime cet homme, cet assassin. Ce n'était pas normal.
Alors, Paolo alla s'enfermer dans sa chambre. Il ne comprenait pas quel sens cela avait, tout ça. Il se prit la tête entre les mains et attendit, attendit, attendit. À force d'attendre, peut-être que son cœur allait s'arrêter de battre, de lui-même, comme une mécanique usée ? Comment faire, sinon, pour cesser d'aimer quelqu'un ?
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AudreyTAudreyT   30 août 2015
Je ne suis qu'un assassin, mais il y a une chose que je sais... Quand on est triste, et qu'on a la chance d'avoir une épaule pour pleurer dessus, il ne faut pas hésiter.
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