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ISBN : 2266054376
Éditeur : Pocket (02/10/1992)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 37 notes)
Résumé :
En 1912, Antonin avait vingt et un ans et il était fou de bonheur. Certes, il allait rejoindre son régiment et quitter pour de longs mois Josépha qu'il aimait plus que tout ; mais il savait qu'elle l'attendrait, qu'en 1914 ils se marierait et vivraient aux Rivières-Hautes, le domaine familial qui lui revenait.
Le destin en décida autrement. La guerre éclata. Lorsqu'il revient, amputé d'un bras, son frère dirigerait le domaine et Josépha était mariée à un aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
IdeesLivresMandarine
  09 août 2015
Ce petit livre m'a tout de suite attiré car il porte un de ces titres qui ne laisse pas indifférent « le porteur de destins » : un titre tellement poétique et prometteur.
On comprend tout de suite que l'histoire va être passionnante et on ne se trompe effectivement pas. de plus, dès le début du livre, on apprend que l'histoire dont est tiré le livre est vraie, ce qui lui confère une dimension encore plus énigmatique.
Gilbert Bordes est un auteur Français qui même si installé aujourd'hui en région parisienne reste très profondément attaché à sa Corrèze natale. Et justement, le porteur de destins se passe dans cette campagne de Corrèze entre les années 1900 et 1950.
Mais attention, ne pensez pas que livre de terroir signifie ennui, car dans ce livre il n'y a pas une minute de répit. L'histoire est tout simplement formidable et Gilbert Bordes avec des mots simples sait nous happer et nous entraîner dans une succession d'évènements incroyables liés de près ou de loin principalement aux guerres mondiales. le personnage principal Antonin Chèze, il sera notre guide tout au long du livre. Antonin qui jour après jour s'en va sur les routes pour distribuer les lettres -p163- « le sac pesait à mon épaule du poids terrible des destins qui s'y entassaient ». Parmi ces destins dont parlent Antonin, il y a ces fameuses enveloppes bleues qui annonçaient l'inconcevable à la famille … Tous les autres personnages gravitent autour de lui et on comprend vite que l'on va rencontrer des gens fantastiques et surprenants : le grand-père Antonin, Josepha, Hélène, Maurice le patron d'Antonin, Lucien l'ami de toujours, et Lucien son fils et j'ai enfin une pensée pour le couple Baptiste et Berthe qui nous donne une belle leçon de vie.
Ce livre est un hommage aux hommes et aux femmes de la terre, aux parents, aux femmes et mères qui ont sacrifié leurs enfants, leurs frères et leur mari pour la patrie, mais également un hommage pour le métier de facteur si important jadis qui aujourd'hui ne nous émeut à peine tellement l'anonymat s'est installé dans nos boîtes à lettres.
Un grand moment de lecture ! Ressortez ce livre des étagères et des réserves de nos bibliothèques, faîtes le lire à nos plus jeunes ! C'est un très beau témoignage.
Ce livre a reçu quelques prix qu'il est important de citer, le Prix Maison de la Presse ; prix du Printemps du livre de Montaigu et le Grand Prix littéraire de la Corne d'or limousine.
Lien : http://ideeslivres.jimdo.com..
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ides60
  01 juillet 2011
J'ai passé un excellent moment à feuilleter ce livre. L'avantage avec les romans régionaux, c'est qu'on risque rarement de ce tromper. On y retrouve cette authenticité, cette sensibilité, qu'avait nos grands-parents ou arrières-grands parents, ces gens de peine qui ne conçoivent de prendre un peu de plaisir que lorsque l'ouvrage est fini. Ils sont âpres au gain, mais débordent de générosité tant envers ceux qui sont dans la peine que face au labeur. ils donnent tout et en retirent une immense fierté. Et pourtant la vie ne les ménage pas, c'est tellement souvent qu'elle vient bouleverser leur destin. Et ainsi va la vie. On ne s'arrête pas pour autant, soit on perd totalement la tête et on en termine, soit on s'attèle à nouveau à la tâche et on fonce vers le nouvel avatar en profitant en chemin des toutes petites joies qui émaillent la vie.
>modifier
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kikou114
  03 juillet 2012
C'est le premier roman de cet auteur que j'ai lu il y a déjà une quinzaine d'année... Même mon mari qui n'aime pas la lecture (eh oui malheureusement ça existe) a lu ce roman. Roman magnifique, triste que l'histoire d'amour entre les deux personnages, tragique. Après ce roman, j'ai lu pas mal de romans de cet auteur durant ma période "romans du terroir". Je profite pour faire un petit coucou à ma fille Emeline qui est surement connectée sur le site cet après-midi... Donc à lire...
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Oresteici
  03 décembre 2016
Très intéressant récit partant de la première guerre mondiale. Un sujet pourtant rebattu mais l'angle de vue de l'auteur, à travers l'itinéraire d'un facteur de campagne donne une dimension nouvelle à ce type de roman rural.
A déguster près du cantou...
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sld09
  27 juin 2017
Un joli roman sur un homme mutilé et déçu qui se reconstruit peu à peu, mais ce n'est pas mon livre préféré de Gilbert Bordes..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
RChrisRChris   07 novembre 2018
A cette époque, les hommes ne s'occupaient pas plus des enfants de la maison que des poules ou des lapins. C'était le travail des femmes, et personne n'aurait osé faire le moindre projet pour un fils avant qu'il ait dépassé dix ou onze ans. Les croutes de lait, le croup, la rougeole, les diarrhées, le mal de ventre et toutes sortes de maladies ne manquaient pas pour vider les maisons souvent trop pleines.
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
Quand nous avions bien mangé, nous allions au bordel. Je me sentais un peu honteux d’acheter du plaisir. Je comprenais mal qu’on puisse faire l’amour sans amour. Il me semblait qu’avec mon argent je salissais quelque chose d’unique au monde, qui ne pouvait s’acheter, un don de Dieu aux hommes, un bijou brillant que la moindre tache ternissait à jamais… Après de telles pensées, je me jurai de ne jamais retourner chez les filles, pourtant je suivais mes camarades à la première occasion. J’étais quelqu’un d’autre. L’habit militaire m’avait transformé.
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
Près de Josépha, j’étais fort. Tout devenait facile. Notre entente n’avait pas besoin de mots. Nous nous asseyions dans l’herbe. Je lui réchauffais les mains et, l’un près de l’autre, nous nous laissions pénétrer par la rumeur de la campagne. Le joli temps ! Je croyais que l’univers était fait pour le bonheur, que la vie ne pouvait être que simple. L’avenir nous appartenait : avec un peu de chance, j’échapperais au service militaire, sinon je partirais pour deux ans. À mon retour, nous nous marierions. Une longue vie de bonheur nous attendait aux Rivières-Hautes. En y pensant, je me sentais invincible et Josépha oubliait sa pauvreté.
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
La naissance est le premier acte du destin. Il vous place à l’époque qu’il a choisie et vous êtes bien obligé de la subir. J’aurais pu naître au Moyen Age, au temps des mammouths, dans dix mille ans ou bien en Inde dans une paillote pourrie. D’ailleurs, on ne m’attendait pas ou, plutôt, on ne m’espérait plus. Chez nous, aux Rivières-Hautes, le manque d’enfants était un souci de chaque génération à cause d’une malédiction vieille de plus d’un siècle et toujours aussi forte qu’aux premiers jours
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
Les études ne m’avaient pas ôté le goût du travail de la terre. Chaque jour, je mesurais la chance que j’avais, moi, fils de propriétaire, à côté des autres paysans, des domestiques qui travaillaient chez nous, des métayers. J’étais l’aboutissement de plusieurs générations de Chèze qui avaient modelé les champs, les prairies et les chemins des Rivières-Hautes, qui avaient conservé ces châtaigneraies intactes, ces noyeraies où chaque arbre valait plus cher qu’une paire de bœufs. J’existais.
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Vidéo de Gilbert Bordes
Gilbert Bordes partage ses souvenirs à la Foire du livre de Brive. En savoir plus sur "L'année de la pluie" : http://bit.ly/2BybM03
Pluie diluvienne, famine, terreur et haines à la cour de France. Bienvenue en 1316.
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