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EAN : 9782266054379
221 pages
Éditeur : Pocket (02/10/1992)
3.93/5   52 notes
Résumé :
En 1912, Antonin avait vingt et un ans et il était fou de bonheur. Certes, il allait rejoindre son régiment et quitter pour de longs mois Josépha qu'il aimait plus que tout ; mais il savait qu'elle l'attendrait, qu'en 1914 ils se marierait et vivraient aux Rivières-Hautes, le domaine familial qui lui revenait.
Le destin en décida autrement. La guerre éclata. Lorsqu'il revient, amputé d'un bras, son frère dirigerait le domaine et Josépha était mariée à un aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  30 janvier 2020
Le domaine des Rivières-Hautes mesure 300 ha et en Corrèze, on est paysan de père en fils mais Antonin Chèze revient de la première guerre, amputé d'un bras. Il ne pourra pas reprendre la propriété. Alors il sera facteur à pied, parcourant quotidiennement 18 kms pour quelques maisons isolées dans sa campagne.
Le facteur est poursuivi par la malédiction car il doit parfois apporter des lettres porteuses de mauvaises nouvelles à des personnes qu'il connaît.
La distribution du courrier donne l'originalité et le caractère vivant à ce récit de 30 ans de vie de facteur.
Tiré d'une histoire vraie, ce roman, avec une jolie écriture, est très agréable.
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IdeesLivresMandarine
  09 août 2015
Ce petit livre m'a tout de suite attiré car il porte un de ces titres qui ne laisse pas indifférent « le porteur de destins » : un titre tellement poétique et prometteur.
On comprend tout de suite que l'histoire va être passionnante et on ne se trompe effectivement pas. de plus, dès le début du livre, on apprend que l'histoire dont est tiré le livre est vraie, ce qui lui confère une dimension encore plus énigmatique.
Gilbert Bordes est un auteur Français qui même si installé aujourd'hui en région parisienne reste très profondément attaché à sa Corrèze natale. Et justement, le porteur de destins se passe dans cette campagne de Corrèze entre les années 1900 et 1950.
Mais attention, ne pensez pas que livre de terroir signifie ennui, car dans ce livre il n'y a pas une minute de répit. L'histoire est tout simplement formidable et Gilbert Bordes avec des mots simples sait nous happer et nous entraîner dans une succession d'évènements incroyables liés de près ou de loin principalement aux guerres mondiales. le personnage principal Antonin Chèze, il sera notre guide tout au long du livre. Antonin qui jour après jour s'en va sur les routes pour distribuer les lettres -p163- « le sac pesait à mon épaule du poids terrible des destins qui s'y entassaient ». Parmi ces destins dont parlent Antonin, il y a ces fameuses enveloppes bleues qui annonçaient l'inconcevable à la famille … Tous les autres personnages gravitent autour de lui et on comprend vite que l'on va rencontrer des gens fantastiques et surprenants : le grand-père Antonin, Josepha, Hélène, Maurice le patron d'Antonin, Lucien l'ami de toujours, et Lucien son fils et j'ai enfin une pensée pour le couple Baptiste et Berthe qui nous donne une belle leçon de vie.
Ce livre est un hommage aux hommes et aux femmes de la terre, aux parents, aux femmes et mères qui ont sacrifié leurs enfants, leurs frères et leur mari pour la patrie, mais également un hommage pour le métier de facteur si important jadis qui aujourd'hui ne nous émeut à peine tellement l'anonymat s'est installé dans nos boîtes à lettres.
Un grand moment de lecture ! Ressortez ce livre des étagères et des réserves de nos bibliothèques, faîtes le lire à nos plus jeunes ! C'est un très beau témoignage.
Ce livre a reçu quelques prix qu'il est important de citer, le Prix Maison de la Presse ; prix du Printemps du livre de Montaigu et le Grand Prix littéraire de la Corne d'or limousine.
Lien : http://ideeslivres.jimdo.com..
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Ludotflg
  24 mai 2020
Je souhaite redonner ses lettres de noblesse à un genre littéraire : le roman régional ; peut-être pas de la grande littérature mais de la belle littérature. Quatrième roman de Gilbert BORDES, auteur de l'école de BRIVE (tel Christian SIGNOL, Michel PEYRAMAURE...) écrit en 1992.
C'est l'histoire d'Antonin CHEZE racontée à la première personne, facteur de campagne, appelé initialement à reprendre la ferme de Rivieres-Hautes de 300 hectares, à une époque où la paysannerie se transmet de génération en génération. Né en 1890, premier garçon, élevé dans l'amour de son grand-père qui lui donne une éducation, rare à cette époque, et dans l'amour du travail de la terre.
Il tombe amoureux de la fille du métayer, Josepha, qui doit l'épouser à son retour du service militaire. Seulement, la guerre éclate, il est réquisitionné. Il tombe à Verdun. Un communiqué annonce sa mort au village. Grâce à la dévotion de personnels hospitaliers et religieux, il survit mais doit subir l'amputation de son bras.
Son retour parmi les siens sera une immense joie et une terrible désillusion quant aux travaux des champs pour un handicapé. Son amour se sera promise à une autre du village voisin. Il ne trouvera ses repères qu'en remplaçant le facteur auxiliaire.
C'est l'histoire de ses 18 km quotidiens, à porter les destins pour une myriade de personnages.
C'est l'histoire de ces gens de campagne avec qui l'on vit un bout d'Histoire. Ces personnes qui ne vivaient que de leur travail et de leurs croyances, avec leur hospitalité. On va s'attacher à chacun d'eux : le facteur (à une époque où la boite aux lettres n'existait pas), son frère cadet (Alfonse), son épouse (Hélène), ses enfants, son ami d'enfance, ce couple en mal d'attendre le retour du front de leur fils aîné, le curé du village et bien d'autres encore du début du siècle jusqu'après la seconde guerre mondiale.
Si vous trouviez deux, trois acteurs (du style de Brad PITT, ou Mel GIBSON) ou si une production se dotait de moyens à la NETFLIX, je suis certain que tout le monde jugerait cette série ou ce film comme le plus grand de tous les temps. Je suis navré, au contraire, de ne trouver aucune réédition, de ne pas retrouver le téléfilm de France 2, alors qu'un tel destin,issue d'une histoire vraie, écrit d'une si belle manière devrait faire l'unanimité.
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ides60
  01 juillet 2011
J'ai passé un excellent moment à feuilleter ce livre. L'avantage avec les romans régionaux, c'est qu'on risque rarement de ce tromper. On y retrouve cette authenticité, cette sensibilité, qu'avait nos grands-parents ou arrières-grands parents, ces gens de peine qui ne conçoivent de prendre un peu de plaisir que lorsque l'ouvrage est fini. Ils sont âpres au gain, mais débordent de générosité tant envers ceux qui sont dans la peine que face au labeur. ils donnent tout et en retirent une immense fierté. Et pourtant la vie ne les ménage pas, c'est tellement souvent qu'elle vient bouleverser leur destin. Et ainsi va la vie. On ne s'arrête pas pour autant, soit on perd totalement la tête et on en termine, soit on s'attèle à nouveau à la tâche et on fonce vers le nouvel avatar en profitant en chemin des toutes petites joies qui émaillent la vie.
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kikou114
  03 juillet 2012
C'est le premier roman de cet auteur que j'ai lu il y a déjà une quinzaine d'année... Même mon mari qui n'aime pas la lecture (eh oui malheureusement ça existe) a lu ce roman. Roman magnifique, triste que l'histoire d'amour entre les deux personnages, tragique. Après ce roman, j'ai lu pas mal de romans de cet auteur durant ma période "romans du terroir". Je profite pour faire un petit coucou à ma fille Emeline qui est surement connectée sur le site cet après-midi... Donc à lire...
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
RChrisRChris   07 novembre 2018
A cette époque, les hommes ne s'occupaient pas plus des enfants de la maison que des poules ou des lapins. C'était le travail des femmes, et personne n'aurait osé faire le moindre projet pour un fils avant qu'il ait dépassé dix ou onze ans. Les croutes de lait, le croup, la rougeole, les diarrhées, le mal de ventre et toutes sortes de maladies ne manquaient pas pour vider les maisons souvent trop pleines.
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ChrystaalleChrystaalle   12 septembre 2020
Je me faisais du souci pour mes petits enfants.

Comment allaient ils vivre ? Connaitraient ils ses joies qu'apportent chaque saison, chaque jour ? Sauraient ils qu'il suffit de respirer l'air frais du matin, de voir s'envoler une perdrix devant soi, de découvrir la première violette à la fin du mois de février, pour retrouver sa bonne humeur ?

Je me demandais si à force de vivre plus ailleurs qu'ici par la télévision, ils n'en oublieraient pas ce qui est à leur portée. A trop connaitre ce qui se passe au bout de l'univers, ne risquaient ils pas de délaisser pour des mirages, ce regard sur les choses et les êtres qui les entourent, indispensables pour être heureux.
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
Quand nous avions bien mangé, nous allions au bordel. Je me sentais un peu honteux d’acheter du plaisir. Je comprenais mal qu’on puisse faire l’amour sans amour. Il me semblait qu’avec mon argent je salissais quelque chose d’unique au monde, qui ne pouvait s’acheter, un don de Dieu aux hommes, un bijou brillant que la moindre tache ternissait à jamais… Après de telles pensées, je me jurai de ne jamais retourner chez les filles, pourtant je suivais mes camarades à la première occasion. J’étais quelqu’un d’autre. L’habit militaire m’avait transformé.
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ArnoTArnoT   23 août 2021
Pour la danse, je n’étais pas trop maladroit et ma situation d’héritier des Rivières-Hautes, même si personne n’en parlait, me valait les regards tendres des filles. Mes trois années de collège me plaçaient au-dessus de ma condition de paysan aisé et il n’y avait pas une de ces bergères qui ne rougît de plaisir quand je m’approchais d’elle pour l’inviter. Il ne fallait pas voir de mal dans ces jeux innocents du dimanche après-midi. Avec Josépha, ce fut différent. Un orage qui ne s’est jamais arrêté, même si nos vies n’ont pas suivi le même chemin.
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rkhettaouirkhettaoui   07 décembre 2017
Près de Josépha, j’étais fort. Tout devenait facile. Notre entente n’avait pas besoin de mots. Nous nous asseyions dans l’herbe. Je lui réchauffais les mains et, l’un près de l’autre, nous nous laissions pénétrer par la rumeur de la campagne. Le joli temps ! Je croyais que l’univers était fait pour le bonheur, que la vie ne pouvait être que simple. L’avenir nous appartenait : avec un peu de chance, j’échapperais au service militaire, sinon je partirais pour deux ans. À mon retour, nous nous marierions. Une longue vie de bonheur nous attendait aux Rivières-Hautes. En y pensant, je me sentais invincible et Josépha oubliait sa pauvreté.
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Vidéo de Gilbert Bordes
Mai 1944. Jérémie, Rachel et Éloïse doivent quitter la ferme où ils se cachaient depuis plusieurs mois. La milice est à leurs trousses : ils sont juifs, et leur père est un savant dont les connaissances pourraient être capitales pour les nazis. Marguerite, une jeune boiteuse, et Paul, orphelin de fraîche date, les rejoignent avec chacun sa motivation, plus ou moins avouable. Commence alors pour les cinq fuyards une aventure dont aucun ne sortira indemne. Ils décident de suivre le cours de la Loire, avec l?espoir de rejoindre l?océan et d?embarquer pour l?Amérique. Mais les méandres sont nombreux. Et périlleux. Entre trahisons, dénonciations, fausses amitiés et bombardements, ils ne renonceront jamais à leur quête de liberté. Dix ans après Les Enfants de l?hiver, Gilbert Bordes nous fait vivre une incroyable épopée. Un grand roman d?aventures et d?initiation dans une des périodes les plus sombres de notre histoire.
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