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EAN : 9782234057982
285 pages
Stock (24/08/2005)
3.16/5   144 notes
Résumé :
"Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. À chaque séance, j’avais l’impression de lui donner un livre, il s’agissait toujours de liens, de séparations, de rencontres, à chaque séance, je construisais et déconstruisais un édifice amoureux. Mes mauvaises pensées est le récit de cette confession, j’ai voulu raconter le métier de vivre et le métier d’aimer. Ce n’est pas le récit d’une thérapie, ce n’est pas une légende, c’est un roma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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zabeth55
  12 avril 2016
Ah ! Nina Bouraoui et ses révoltes ! Nina et sa colère. Nina et sa famille, Nina et l'écriture, Nina et ses amours, Nina et ses questions, Nina et Guibert, Nina et……
Là, on est servi. On sait tout en 286 pages, d'un seul trait, d'un seul paragraphe.
Il faut dire que ce long déballage s'adresse à sa psy, comme ça vient, comme elle le ressent.
Il y a de beaux passages, très beaux même, notamment sur l'écriture, sur l'emprise de la famille et des ancêtres, sur les racines. Des thèmes chers à l'auteur.
Et puis, j'aime l'écriture de Nina Baraoui.
Mais bon, le hic ici, c'est que ça me fait penser à Annie Ernaux, qui elle aussi nous prend pour sa psy, et ça, ça aurait plutôt tendance à m'agacer.. Sauf qu'Annie Ernaux m'a lassée au bout de deux livres, pour cette raison justement (en plus du détachement de la froideur de ses textes).
Alors que Nina Bouraoui a beaucoup plus de puissance d'écriture, d'une part, et qu'elle a produit des textes beaucoup plus variés.
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brigittelascombe
  04 décembre 2011
Qui dit mauvaises pensées chez Lou, jeune auteur angoissée, dit phobies d'impulsion, cette peur de passer à l'acte, de tuer l'autre, qui en psychologie reste le plus souvent au stade de névrose.
Une Lou, donc, que l'on dit "tendre" mais qui se sent mauvaise aux mauvaises pensées vis à vis du père (référent et absent à la fois) ou de M. (soignée par la même psy) se confiant à sa thérapeute " élégante", "jolie et douce", idéalisée. Une Lou qui porte le symptome de sa famille.
"J'ai peur de devenir un assassin".
Long monologue-confession, remontée dans l'enfance et les souvenirs d'Algérie, épluchage des couches successives jusqu'au pépin central(le moi dans l'autre, les "romans dans le roman","les phobies dans les phobies"), démultiplication de ses propres facettes dans le miroir imposé par les différentes figures féminines de l'entourage et surtout de la mère dont elle reste dans le désir.
Les mauvaises pensées (prix Renaudot 2005) semble expulsé et non écrit. Débit très rapide d'une Lou narcissique qui joue du je, plus que de raison.
J'avais chroniqué Poing mort, très poétique mais trop psychotique (le personnage bien sûr) à mon goût. J'ai par contre apprécié la capacité de Nina Bouraoui d'écrire dans des styles différents. Ici, le lecteur, positionné en voyeur, assiste à une séance sur le divan, dans laquelle la patiente vide son sac de violence contenue pour retrouver sa propre identité, d'où l'intéret psychologique.
Sont abordés également les fragiles limites du réel et l'imaginaire, l'écriture en tant que "sexualité" et "exposition de l'intimité"; le livre enfanté dans le transfert par rapport au thérapeute, "les livres buvards" de la famille,les livres "forteresse" érigée autour de la mère, la perte de l'écriture qui s'en vient parfois sans avertir et dont le vide se comble dans la lecture, la "haute jouissance" des mots.
Bref, un livre éclairant dans lequel chaque manieur de mots peut piocher son bonheur.
Nina Bouraoui, née de père Algérien, enrichie de deux cultures opposées, est l'auteur de nombreux romans dont La voyeuse interdite( qui a été couronné par le prix Livre Inter 1991).
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Nebulas
  12 octobre 2015
Un livre étrange qui ne contient pas de chapitres ni alinéas. Les 268 pages de texte n'offrent aucune interruption ou quelconque pause. C'est une écriture sans interruption et sans structure. C'est un livre qui ne présente pas une vraie histoire ou un récit traditionnel. L'oeuvre est plutôt une narration continue d'une femme qui raconte ses réflexions et pensées à son thérapeute. le livre donc consiste en un flot fluide de pensées, de réflexions, de souvenirs et d'associations. C'est une façon originale de transmettre des sentiments confus d'une personne troublée. On pourrait s'imaginer facilement que les pensées d'une personne troublée se déroulent comme ça. En effet, l'oeuvre est impressionnant. Composer un récit tellement original et utiliser un style tellement fluide, ça exige du talent.
Cependant, malheureusement, le livre ne m'a pas plu. Bien que je puisse suivre et comprendre le texte sans problème ni dictionnaire, je trouve la lecture un peu fatigante et surtout peu captivante. Après avoir terminé un livre comme ça, on comprend mieux les fonctions indispensables des alinéas et des chapitres dans un récit ! J'ai eu quelques difficultés terminer le livre, en effet je l'ai abandonné après environ la moitié du texte.
Le livre a gagné le prix Renaudot en 2005.

Lien : http://nebulas-nl.blogspot.n..
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playgirl
  15 avril 2012
Lire un livre de Nina Bouraoui n'est pas une distraction mais une expérience. Son écriture introspective nous amène secrètement à explorer nos propres rapports au réel d'une manière saisissante. Il y a l'Amie, la Chanteuse, Diane de Zurich que l'on connaissait déjà, le père, la mère, la soeur, les grands-parents, et surtout la France et l'Algérie en toile de fond du déchirement de ceux qui sont des deux, sans être réellement ni de l'une ou de l'autre. N'était-ce d'ailleurs pas le même pays à une époque pas si lointaine ? La psy n'est que la destinataire des mauvaises pensées, fruits du manque d'amour et de l'indifférence dont nous souffrons tous à différents degrés. L'amour et l'écriture arrivent si bien à reconstruire l'enfance perdue et celle où elle s'est perdue, dans ces mauvaises pensées justement. C'est peut-être moi, le fait d'avoir eu un parcours un peu similaire (vie à l'étranger, la meilleure amie désirée dans les premières années de l'adolesence, une famille de marbre) mais ce livre m'a beaucoup touchée, plus que n'importe lequel depuis bien longtemps.
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liliba
  27 décembre 2008
4ème de couverture : " Avez-vous des grains de beauté ? Des cheveux blancs que vous teignez ? Pratiquez-vous un sport ? Prenez-vous des coups de soleil ? Faites-vous l'amour la veille ou le matin de nos séances ? En gardez-vous une trace ? Est-ce que je suis jalouse ? Avez-vous eu des relations sexuelles avec une autre femme ? Avez-vous peur de la nuit ? de l'amour ? Comment se prénomment vos enfants ? Êtes-vous une mère douce ? Combien de baisers par jour ? Quels sont vos mots sur moi ? Quel est mon dossier ? Me trouvez-vous jolie ? Intelligente ? Perdue ? Avez-vous fixé ma voix sur une bande magnétique ? Dois-je vous avouer qu'il m'arrive de rêver de vous ? "
Dans un ample et fluide, Nina Bouraoui restitue cette parole propre à la thérapie, cet abandon qui reste tenu, contrôlé, dans une frénésie de vitesse, et révèle la géographie intime, physique et amoureuse d'une " déracinée ". Un " roman-confession " d'une grande maîtrise.
Ce qu'en dit l'auteur : "Pendant trois ans, je me suis rendue une fois par semaine chez le docteur C. A chaque séance,j'avais l'impression de lui donner un livre, il s'agissait toujours de liens, de séparations, de rencontres, à chaque séance, je construisais et déconstruisais un édifice amoureux. "Mes mauvaises pensées" est le récit de cette confession,j'ai voulu raconter le métier de vivre et le métier d'aimer. Ce n'est pas le récit d'une thérapie, ce n'est pas une légende, c'est un roman, parce que c'est une histoire rapportée ; c'est l'Histoire de ma famille, de l'Amie, de la Chanteuse, d'Hervé Guibert, c'est l'histoire de mes deux pays..."
J'ai stoppé la lecture de ce livre page 46... très difficile à lire, car il n'y a pas de paragraphes, tout est enchainé, à la suite et sans transitions dans les idées. Cela reflète sans doute très bien le cheminement des pensées en analyse, mais c'est vraiment usant à lire... de plus, j'ai trouvé cela parfaitement rasoir...
Prix Renaudot 2005.

Lien : http://liliba.canalblog.com
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   19 mars 2011
Elle est dans son livre, comme on est absorbé par le corps de quelqu'un. Les livres ont ce pouvoir d'annuler le monde, d'étouffer les cris; ce sont des livres-murailles, il y a plusieurs façons de quitter la vie, les livres sont de cette drogue.
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BibliotekanaBibliotekana   10 août 2015
Je suis un arbre qu'on a retiré trop tôt de sa terre, j'avais des promesses algériennes, j'avais des ramifications, des désirs, des intimités, en petit cercle, en petit secret, j'avais mes racines à moi, j'avais creusé, depuis l'enfance, sous mes fondations d'autres galeries qui menaient vers d'autres fondations ; je dois tout refaire, je dois creuser à nouveau, je ne sais rien de ma nouvelle terre, on dit qu'elle est a moi [...]
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brigittelascombebrigittelascombe   04 décembre 2011
Avant, j'écrivais dans ma tête,puis j'ai eu les mots,des spirales de mots,je m'en étouffais,je m'en nourrissais;ma personnalité s'est formée à partir de ce langage,à partir du langage qui possède.
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brigittelascombebrigittelascombe   04 décembre 2011
J'ai failli me noyer et je ne l'ai jamais dit à personne,mon enfance repose sur ce secret,je n'ai rien dit parce que ma mère aurait pleuré,je n'ai rien dit parce que je pense qu'il est important d'avoir des zones d'ombre dans sa vie,c'est de là que prend l'écriture.
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missparker18missparker18   07 août 2016
La vie n'arrange rien au sujet des morts. Il n'y a aucun oubli, il n'y a que de l'amour, au fur et à mesure des jours il n'y a que du manque. Il serait naïf de croire que le temps apaise les peines. Tout me fait penser à mon père. La vie même me fait penser à lui. Le cœur de la vie. La vitesse de la vie. Le feu de la vie. Le silence de la vie. Il reste mon premier référent. Je le consulte, dans ma tête. J'aime croire à cette idée qu'il aurait toutes mes réponses en lui. J'aurais tant à raconter. J'aurais tant à demander. Tous les jours, je me dis qu'il serait fier de moi.
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Vidéo de Nina Bouraoui
L'écrivaine Nina Bouraoui est notre invitée aujourd'hui à l'occasion de la parution de son roman "Satisfaction" : le journal intime d'une femme de 40 ans, devenue étrangère à son foyer, à elle-même, à l'Algérie qu'elle habite, et traversée par de nouveaux désirs.
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