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ISBN : 2253070467
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Une radiographie de la séparation d'Adrien et A., qui se quittent après huit ans d'amour.

C'est une histoire simple, universelle. Après huit ans d'amour, Adrian quitte A. pour une autre femme ; Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d'amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J'ai écrit Beaux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  15 octobre 2016
Nina Bouraoui, auteure que je découvre, a écrit Beaux Rivages dans le but de tenter d'expliquer ce qui se passe dans la tête d'une femme de 46 ans quittée pour une autre femme par son amour de toujours, après huit années de passion, de partages. Huit années de bonheur qui s'écroulent d'un seul coup, brutalement, l'annonce de la rupture de son amoureux Adrien envoyée par SMS. Bien sûr, elle ne veut tout d'abord pas y croire, persuadée qu'il va revenir. L"'Autre" comme elle l'appelle, écrit un blog qu'elle ne peut s'empêcher d'aller lire régulièrement, cette "Autre" semble la narguer.
Elle finit par se rendre chez une psy, prend un amant, des calmants.
Elle s'interroge, se remet en question, elle a des hauts et des bas, pour finir, bien forcée, d'accepter l'inacceptable.
C'est bien écrit, mais personnellement, si j'avais lu ce livre il y a plusieurs années, il ne m'aurait pas aidée. La narratrice nous décrit ses réactions, mais pas du tout comment elle s'est sortie de ce chagrin. C'est plutôt un voyage dans ses pensées. A la fin du livre, elle dit que cet amour-là n'a pas disparu. J'aime assez ce genre de lecture qui permet de ne pas banaliser une rupture, car à l'heure actuelle c'est tellement courant qu'on finirait pas se dire "c'est normal", il n'y a pas de quoi en faire un foin. Même si l'on s'en remet avec beaucoup de temps, une rupture laisse toujours des traces parfois douloureuses dans le coeur de ceux et celles qui l'ont subie.
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rabanne
  16 septembre 2017
"Absolument bouleversant", selon Souchon, en première de couverture de la version poche... Non, pas absolument. Bouleversant, trop réducteur. A chacun(e) sa lecture.
C'est la radiographie d'une séparation, du point de vue de la personne quittée, lésée, impuissante, en l'occurrence une femme de 46 ans, ici. Un récit réaliste et ciselé (pas "froid", pour moi, comme je l'ai lu dans certaines critiques), sur la douleur physique et psychologique, le traumatisme, l'abandon, l'humiliation, l'orgueil d'une femme profondément blessée. Le deuil d'un amour, en fait, suivant toutes les étapes du chagrin : sidération, incrédulité, espoir vain, masochisme, obsession, révolte, colère puis, bien plus tard, acceptation ou apaisement, vers un possible (?) chemin de liberté, de résilience.
Une plume que je découvre. Une lecture faite quasiment d'une traite. Une résonnance qui peut être autant personnelle qu'universelle, c'est ce que j'ai aimé. Ce texte m'a touchée, souvent émue, surtout les passages sur le désir / la dépendance / la résistance / la liberté des êtres...
L'amour ne dure pas, pourtant il est éternel, sur le rivage de nos sentiments, de nos vies imparfaites.
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fanfanouche24
  06 septembre 2016
"Beaux Rivages", titre faussement heureux nous raconte une histoire mettant en scène des peurs universelles: la peur d'être abandonné, de ne plus être aimé, la fin d'un Amour...et les abîmes où nous plongent un chagrin d'amour. Il n'y a ni âge, ni classe sociale, ni richesse qui protègent de ce cataclysme !!
Après huit années de complicité, d'amour, d'attachement, de voyages et pays partagés, d'harmonie physique, Adrian quitte notre narratrice pour une autre femme...
C'est le récit du désarroi de cette femme qui narre l'insupportable , l'intolérable de tout désamour !

Comme une autre camarade babéliote dont j'ai lu le commentaire avec intérêt et émotion, j'ai choisi cet ouvrage plus pour son sujet que pour sa forme, avec un minime espoir de comprendre ou d'atténuer , les remous bien violents de mon présent... où la peine, l'incompréhension submergent tout...
Lamartine, universel et intemporel à jamais nous rappelle qu"'Un être vous manque et tout est dépeuplé" !
Nina Bouraoui dissèque fort bien cette douleur transperçante de la perte de l'autre , de son absence, du manque qu'on a de lui...et dans la blessure présente, il n'y a aucun remède !!
Nina Bouraoui nous livre l'analyse ou la tentation de comprendre la séparation, la fin d'un amour,la magie que l'on croyait éternelle, qui s'est éteinte, avec le supplément de douleur, de masochisme, de voyeurisme, lié et augmenté par les réseaux sociaux !!!
Séparation, sentiment d'abandon qui laissent désemparé(e), orphelin (e), avec la réactivation de deuils et de chagrins beaucoup plus anciens, enfouis... Comme l'exprime joliment l'auteur, elle a écrit ce livre pour "tous les quittés du monde"... Pour ceux qui pensent qu'ils ne pourront plus vivre
sans l'autre, et qu'ils ne sauront plus aimer"....
On se dit qu'on en mourra... de ce chagrin d'amour... et le temps faisant son oeuvre, on guérit et "stupéfaction"... on ne comprendra pas plus, pourquoi on a souhaité mourir, disparaître, hurler de douleur et de colère....alors que l'élan d'aimer renaît, un matin !!???
" La souffrance se reliait toujours à une souffrance plus ancienne, la séparation la réactivant. Il me fallait remonter aux sources de l'abandon, non pour trouver un remède, en existait-il vraiment ?
mais un chemin vers la clarté. Elle était loin cette clarté, je n'y croyais plus, mais pour une fois, je me disais qu'elle existait peut-être encore" (p. 166)
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palamede
  23 septembre 2017
Elle ressent une douleur insupportable ; Adrian en aime une autre et la quitte. Obsédée par cette idée, elle en oublie de manger, de dormir, de vivre. Elle repense à tous les indices qu'elle n'a pas vus, sans doute trop amoureuse et trop confiante pour imaginer une fin à leur amour. Elle passe par tous les états de sidération, lit le blog de l'autre pour comprendre. Puis se met à espérer : il laissera tomber la " salope, la rousse ". Il lui reviendra.
Nina Bouraoui dans un cri long et déchirant, un cri venant des tripes, raconte l'amour assassiné. Son héroïne se livre sans rien cacher de sa douleur, de ses faiblesses : sa colère et sa folie. Petit à petit, à travers cette auto-analyse, les étapes de son évolution se dessinent. De la révolte au désir de reconquête en passant par l'envie de mourir, cette femme va évoluer, prendre conscience de sa liberté, et apercevoir la possibilité d'un avenir apaisé.
Un livre qui se lit en apnée tellement le désamour (et la rupture), indissociable des relations amoureuses et aussi universel - chacun peut y retrouver une partie de son histoire - sont traités avec sensibilité et justesse.
L'amour ne meure pas, il se transforme, se renouvelle, se régénère, et parfois change de sujet.
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araucaria
  27 mars 2017
Une auteure que je découvre à la lecture de ce roman, qui est l'autopsie d'une rupture. Une grande introspection, presque une étude clinique, avec passage obligatoire dans le cabinet d'un psychiatre. Un livre qui n'est pas mal écrit, loin de là, mais qui présente des longueurs. Chacun réagissant d'une façon différente face à une rupture, je ne me sens pas vraiment en phase avec cette histoire... Compte-tenu de l'âge de l'héroïne du livre, je suis assez surprise par ses réactions qui me semblent assez immatures. Une note moyenne accordée, à cause du regard distancié que je porte sur cette histoire.
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critiques presse (1)
Actualitte   26 octobre 2016
Par ses mots, grâce une écriture assez directe, introspective et vive, à travers la description des différentes phases que traversent le personnage, le lecteur peut aisément revisiter son existence propre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
babounettebabounette   15 octobre 2016
Parfois je me demande si le bonheur existe, s'il existe vraiment, ou si nous en avons juste l'impression, la sensation, comme si quelque chose s'arrêtait en nous et que nous nous regardions à l'intérieur en nous disant : je suis heureux, je suis heureuse, je peux l'affirmer car je le ressens, dans mon corps, sous ma peau, ça pulse, file, c'est du flux qui se propage ; mais c'est juste un moment, un instant, un très court instant.....
Page 243
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fanfanouche24fanfanouche24   06 septembre 2016
J'ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité à aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. (...) En perdant, j'ai appris à reconquérir, non l'autre, un autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé. (p. 245)
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria   25 mars 2017
(...), l'amour est imprévisible. Il survient quand on ne l'espère plus, disparaît alors qu'on le jugeait acquis. Il est sans prise et sans durée, sinon celle que l'on veut bien lui prêter. Il est cruel. Il y est souvent question de sacrifice. Je ne crois pas que l'on puisse mourir d'amour, mais sa perte nous éteint et nous devenons sans lui des pierres sèches, grises.
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palamedepalamede   23 septembre 2017
Je ne sais pas si le bonheur est un, entier, large et unique, ou s'il est constitué de fragments poétiques - l'odeur de l'herbe après la pluie, le premier jour de l'été, un champ de coquelicots, un ciel d'arrière-saison, un glacier bleu, la certitude de faire partie d'un tout qui avance d'un seul élan, aime d'un seul amour.
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fanfanouche24fanfanouche24   01 septembre 2016
Chanter étant un signe de résistance selon ma grand-mère; elle m'avait souvent parlé du mystère de la nature, des oiseaux fous avant les grandes marées d'équinoxe qui chantent tandis qu'approche la catastrophe. (p. 75)
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