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EAN : 9782020525701
266 pages
Seuil (27/03/2002)
3.75/5   8 notes
Résumé :

"Le célibat est un des drames les plus cruels que la société paysanne ait connus au cours des dernières décennies. Il a contribué, plus qu'aucun autre facteur, l'émigration mise à part, au dépérissement et à la disparition des petites entreprises agricoles qui étaient au fondement de l'ordre rural d'autrefois.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Writer
  19 juin 2019
Je suis une très grande amatrice des essais et autres livres de Bourdieu, mais là, je dois dire que je suis quelque peu déçue par cet ouvrage. Pour moi, il relève davantage d'un essai historique que d'un essai sociologique.
Bourdieu retrace à merveille l'histoire de la reproduction biologique, sociale et des stratégies matrimoniales des "paysans", mais tout cela commence à sérieusement dater. Certes, cela offre des éléments de compréhension de ce monde "paysan" pour notre propre culture, mais il est très complexe de reprendre cet essai pour l'actualiser à notre époque. Quelques traits d'analyse peuvent faire écho à d'autres sujets - comme c'est souvent le cas avec Bourdieu grâce à un haut niveau de conceptualisation, mais cela reste minoritaire tant l'ouvrage demeure ethnographique.
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La31
  05 avril 2020
Bourdieu à juste titre place le début de la fin de la société paysanne au moment où les paysans ont cessé de semer leur propre semence de maïs devenant dépendant des producteurs de semence.
Après de Virieu en 1967, Mendras en 1984, Weber en 1988, Bourdieu jalonne cette lente transformation du monde paysan qui vivait de sa production, nourrissait le pays, sans glyphosate, sans pesticide. Aujourd'hui les semences sont propriété des semenciers, les prix ne sont plus garantis mais fluctuent au gré du marché mondial, les exploitations sont parfois immenses, la terre change de main.
Les organisateurs de l'Uruguay round peuvent être satisfaits!
Ils ont gagné.
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Gromovar
  25 octobre 2010
Qu'il est fort ce Bourdieu! Je suis un bourdieusien convaincu. Il a donné à la sociologie bien plus que des résultats. Il nous a fourni des modes de recherche et des concepts qui sont extrèmement opératoires pour analyser les situation sociales. Il est pour la sociologie un peu comme l'inventeur du microscope pour la biologie.
Lien : http://quoideneufsurmapile.b..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   11 mars 2017
Le célibat est un des drames les plus cruels que la société paysanne ait connus au cours des dernières décennies.
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Videos de Pierre Bourdieu (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bourdieu
Enseignement 2016-2017 : de la littérature comme sport de combat Titre : Introduction
Chaire du professeur Antoine Compagnon : Littérature française moderne et contemporaine : histoire, critique, théorie (2005-2020)
Cours du 3 janvier 2017.
Retrouvez les vidéos de ses enseignements : https://www.college-de-france.fr/site/antoine-compagnon
Le cours de cette année répond à celui de 2014 qui portait sur la « guerre littéraire » de 1914-1918, c'est-à-dire sur l'inscription de la réalité de la guerre dans les oeuvres, et sur les différentes postures, souvent paradoxalement pacifiques, que l'expérience de la guerre a prescrites aux écrivains. Il s'agira cette année au contraire d'envisager la production littéraire comme lieu d'une conflictualité sui generis, tantôt sur le mode d'une détermination au combat d'idées, tantôt sur le mode d'une compétition pour la survie au sein de ce que Pierre Bourdieu, dans Les Règles de l'art, a décrit comme le « champ » littéraire. Il s'agit aussi de faire un sort à une figure rencontrée dans le cours de 2016 : celle du crochet de l'écrivain chiffonnier, mise en place par Baudelaire, et qui pouvait toujours se retourner en arme. À partir de Baudelaire et en remontant dans la modernité littéraire, on découvre une généalogie d'images : la plume-épée des Dialogues et entretiens philosophiques De Voltaire, ou la plume de fer par laquelle, bien avant l'apparition de l'objet industriel lui-même, Ronsard décrit son ambition de défense d'une France royale et catholique, dans la Continuation du Discours des misères de ce temps (1563).
La création littéraire se définit régulièrement par comparaison avec les sports de combat, et même plus généralement avec le sport, en tant que le sport a rapport au combat, c'est-à-dire à la compétition. Il y a, chez elle aussi, des championnats, des prix, la possibilité d'un dopage. Tout jeune écrivain, avertit Fontenelle, doit se préparer à entrer en lice ; Maurice Barrès lui-même, qui s'est beaucoup tenu à distance des accidents de la camaraderie littéraire, a l'impression de rejoindre un « match professionnel » au moment de rendre compte de son exploration de l'Égypte. Tous les grands écrivains du XIXe siècle, à peu d'exceptions près, se sont battus en duel, comme si ce moment de duel révélait la valeur agonistique latente de la littérature. La littérature, plutôt ou autant qu'au loisir (otium), n'aurait-elle pas rapport au negotium, au remue-ménage ? La pacification, la consolation comptent parmi ses opérations possibles, mais leur inverse paraît une tendance constitutive de la création et de l'existence littéraire.
L'abbé Irail, dans ses Querelles littéraires (1761), s'intéressait à la figure d'Archiloque, tout à la fois premier poète lyrique et premier poète satirique, qui fait de la poésie avec sa colère et son désir de vengeance. le génie et la querelle sont liés : il n'y a pas eu de siècle de grand talent, observe-t-il, qui ne fût un siècle de grande agitation et de grande jalousie entre les écrivains. Comme dans la théorie économique de Bernard Mandeville, il semble que, dans les arts, les vices privés servent le bien général et que le florissement d'une culture repose sur la querelle permanente de ses représentants.
Notre rapport à la littérature reconnaît implicitement une telle dimension pugilistique, proprement romantique ; c'est la règle du winner takes all. Pierre Bourdieu et Harold Bloom ont été les théoriciens de cette difficulté de survivre en littérature, et de cette dynamique réelle de la littérature, bien différente d'un glissement naturel d'âges, qui fait se heurter d'une part les gloires littéraires acquises, pour qui l'urgence est de durer, d'autre part les aspirants à la gloire, qui savent qu'ils n'acquerront le droit de durer qu'en rejetant leurs prédécesseurs dans le passé.
Sportifs, escrimeurs, prisonniers : ce sont plusieurs figures, au sens de Roland Barthes, de cette agonistique motrice de la vie littéraire entre la Restauration et le Second Empire, qui seront envisagées tout au long du cours.
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