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ISBN : 2253052582
Éditeur : Le Livre de Poche (15/03/1996)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Capable d'élaborer une théorie générale du monde, solide, puissante, cohérente, Léonard de Vinci fut bien sans doute cet homme universel dont rêva la Renaissance. Le peintre-sculpteur fut aussi musicien, ingénieur, architecte, anatomiste, astronome, mathématicien, metteur en scène, écrivain, géologue... Génie visionnaire, il aurait inventé l'avion, le sous-marin, la bicyclette, le violon. On le qualifia de divin. Il y avait quelque chose d'infiniment troublant, en v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
brigittelascombe
  16 octobre 2012
"Léonard entre dans notre siècle caparaçonné d'une gloire incomparable-mais multiple et confuse" affirme Serge Bramly (romancier, essayiste, dont La danse du loup a obtenu le prix des Libraires 1983) dans sa biographie Léonard de Vinci.
Né au XV° siècle à Vinci près de Florence, rien ne prédestinait ce fils de notaire illégitime à devenir le génie multiforme (peintre,sculpteur,ingénieur,inventeur,philosophe,mathématicien) qu'il fut. A moins que justement, son statut de bâtard, séparé très jeune d'une mère aimante (dixit Freud) et son apprentissage chez un maître (Verrochio) et "père spirituel", n'aient stimulé sa précocité.
C'est d'une manière très scientifique, que l'auteur mène son enquête, s'appuyant sur les notes transcrites par Léonard de Vinci dans ses carnets, les recherches d'historiens, l'oeuvre abondante de ce "touche-à-tout, pour essayer de démêler la part d'ombre et de lumière de cet artiste-philosophe.
L'auteur dresse un beau portrait d'homme aux dons multiples: générosité,intelligence hors normes,beauté,grâce,puissance,éloquence,rigueur,imagination,sens de l'observation,intransigeance,énergie,hyperactivité...
Mais, à côté de l'admiration éprouvée pour ce "bricoleur de génie" (ayant inventé un système dépilatoire et par ailleurs un "char d'assaut en forme de soucoupe volante), Serge Bramly veut comprendre "la sanguine de Turin", cet autoportrait ambigu. En essayant de rester neutre, il nous relate son côté énigmatique,son besoin d'admiration,sa sexualité complexe (obsession du pénis évidente sur certains dessins et accusations de sodomie ayant entrainé un proces), les critiques de Michel Ange faites à son encontre...Mais devant un tel sur-homme, jalousie et calomnies devaient aller bon train!
Cette biographie (très fouillée,illustrée de photos, émaillées de citations de Léonard de Vinci) est très intéressante pour son fond historique aux remous multiples (dangers de la guerre,accords avec Venise,fléau de la peste...)et pour sa trame artistique puisque les thèmes religieux et l'académisme étaient encore de rigueur.
Je me suis replongée avec plaisir dans ce Léonard de Vinci, acheté il y a bien des années,après la visite du château d'Amboise (qui comprend un musée où l'on peut découvrir maquettes et croquis d'invention)où il a séjourné.
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Levant
  17 mars 2014
« Ici, le chiaroscuro trouve également une fonction signifiante. » A la lecture de cette phrase, non explicitée dans le texte, par qui n'est pas italophone, qui n'est pas ouvert à l'art pictural, on conçoit alors qu'un tel ouvrage n'est pas destiné aux amateurs de lectures faciles. L'assimiler dans toute sa substance impose une base culturelle indéniable sur le quattrocento, ce 15ème siècle à l'italienne, et ses richesses artistiques, et tant d'autres domaines auxquels le héros de cette biographie s'est ouvert durant sa vie au cours de ce siècle fabuleux de l'explosion de l'art sous toutes ses formes en Italie.
Cet ouvrage est d'autant plus rude à aborder que le style d'écriture de son auteur est parfois un peu déroutant, usant d'une ponctuation surabondante dans de longues phrases : le tiret-parenthèses, les deux points, les parenthèses, l'index de renvoi, pour enrichir une base documentaire déjà opulente.
Leonard de Vinci est bien sûr un personnage singulier par la multiplicité de ses talents, son esprit universel. C'est un visionnaire étonnant. Mais il est aussi et surtout singulier par le mystère qu'il a entretenu sur sa propre personne. Cette pudeur extrême a donné libre cours à beaucoup d'interprétations sur sa vie privée.
Personnage énigmatique s'il en est, plus connu par ses oeuvres, enfin par celles qui lui sont attribuées car Léonard ne signait aucune de celles-ci, que par lui-même. On a peine à imaginer qu'une vie d'homme, somme toute assez longue pour l'époque, 67 ans, ait pu contenir autant d'actions productives. Certes, beaucoup ne sont qu'ébauchées, surtout que la précipitation n'est pas le fort de Léonard. La Cène, sa célèbre fresque murale du couvent dominicain Santa Maria delle Grazie à Milan, n'a-t-elle pas demandé moins de quatre ans pour voir le jour.
Léonard fait partie de ceux, peu nombreux au travers des âges, qui ont donné un coup d'accélérateur au génie humain. A une époque où les moyens d'investigation reposaient essentiellement sur l'observation à l'oeil nu, Léonard trouve son inspiration prodigieuse dans la Nature, dans la création d'un Dieu dont il reconnaît la suprématie mais qu'il trouve mal servi par les Hommes et une église pervertis. Ces oeuvres ont pourtant pour beaucoup une inspiration religieuse. C'est dire si au sortir du moyen-âge il est hasardeux de tenter une approche scientifique des divers phénomènes physiques, quand tout trouvait son explication dans la foi, de gré ou de force. Pourtant Léonard de Vinci ne s'est pas mis en délicatesse avec l'église. Cela aussi a été une de ses grandes forces.
Cet ouvrage est un fourmillement de personnages illustres qui ont donné l'impulsion à cette renaissance italienne, alors même que l'Italie n'existe pas encore en tant que telle. C'est aussi une analyse fouillée des oeuvres mentionnées, bien que Serge Bramly précise « qu'il ne faut pas trop creuser l'intention de l'artiste… ».
Le formidable élan artistique du quattrocento séduira François 1er, lequel, pour mieux le transposer en notre pays, « importera » son plus prestigieux protagoniste, Léonard de Vinci. Ce dernier terminera en effet sa vie en France.
A faire connaissance avec un tel personnage, on est subjugué par la pluralité de ses sujets d'intérêt. Voilà un ouvrage d'une richesse inouïe qui ne se lit pas comme un roman, à la hauteur du génie universel, en avance sur son époque, qu'a pu être ce personnage étonnant.
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BibliothequeBSI
  23 octobre 2012
Traduit dans douze pays, l'ouvrage de Serge Bramly est aujourd'hui la biographie de référence du "divin Léonard".
Pour raconter la vie mouvementée de l'immense peintre-sculpteur, l'auteur a suivi l'artiste à la trace, dans ses rapports quotidiens avec ses rivaux, ses proches, Botticelli, Michel-Ange, Machiavel. Ainsi se dessine le portrait fascinant d'un homme unique, exemplaire, sur le clair-obscur d'une époque à nulle autre pareille.
Un classique.
Lien : http://www.universcience.fr/..
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princessecin
  09 décembre 2013
Passionnant! On apprend beaucoup de choses sur la vie de Leonard de Vinci, le génie qu'il était et sa vie libertine !
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BibliothequeBSI
  23 octobre 2012
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Citations et extraits (79) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   01 novembre 2012
Le peintre Cennino Cennini, dans son célèbre Livre de l’art ou Traité de la peinture, conseille au "jeune homme que l’amour de l’art enflamme" d’obéir totalement au maître choisi : il parle sans ambages "de se mettre en servitude" pour le plus long temps possible.
Treize ans lui semblent une durée convenable pour passer d’apprenti (discepolo) à compagnon (garzone), puis de compagnon à maître (maestro) : un an consacré au "dessin sur tablette", puis six pour se familiariser avec le matériel qui ne s’achète pas tout prêt, qu’il faut confectionner soi-même - pour apprendre à fabriquer les brosses, cuire les enduits, à maroufler les toiles sur panneau de bois de tilleul ou de saule, à reconnaitre et à préparer les couleurs, qui sont broyées presque quotidiennement parce que l’on n’a pas les tubes ni les liants qui permettraient de les conserver en pâte, à appliquer l’or des fonds, épousseter, gratter, égrener, retailler" ; puis six encore pour apprendre à colorier, à "orner de mordants", à faire les draperies d’or, à œuvrer sur mur — et cela "en dessinant toujours, en n’abandonnant jamais le travail, ni jour ouvrable ni jour férié »...
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ElGatoMaloElGatoMalo   01 novembre 2012
Lorsqu’on examine les préoccupations des artistes du Quattrocento, toutes extrêmement présentes chez Verrocchio, et par suite chez Léonard, lorsqu’on considère l’incroyable volonté de progrès qui anime ces "artistes-artisans" - qui ont tout à découvrir, qui, en moins d’un siècle découvrent tout par eux-mêmes (les principes de la perspective, la science de l’anatomie, les lois de lumière...) - on comprend en quoi cette époque se distingue des autres, et ce qui la rend unique : c'est un âge héroïque dont les chefs-d’œuvre sont chacun comme un trophée, la marque d’une conquête.
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gaillard1gaillard1   26 septembre 2010
J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance et le temps viendra où les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent maintenant le meurtre de leurs semblables." (...) Tu as défini l'homme comme le Roi des Animaux ; moi par contre, je dirai que l'homme est le roi des fauves féroces parmi lesquels tu es le plus grand. N'as-tu pas effectivement tué et mangé les animaux pour satisfaire les plaisirs de ton palais, te transformant toi-même en tombe pour tous ces animaux ? La nature ne produit-elle pas de la nourriture végétale en quantité suffisante pour te rassasier ?
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MimimelieMimimelie   23 mai 2013
Les influences célestes peuvent faire pleuvoir des dons extraordinaires sur les êtres humains ; c'est un effet de la nature, mais il y a quelque chose de surnaturel dans l'accumulation débordante chez un même individu de la beauté, de la grâce et de la puissance ; dans quelque domaine que ce soit, chacun de ses actes est si divin que tout le monde est éclipsé et l'on saisit clairement qu'il s'agit d'une faveur divine ne devant rien à un effort humain. Tel fut Léonard de Vinci. [Giorgio Vasani]
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brigittelascombebrigittelascombe   16 octobre 2012
C'est au moment où ils travaillent le moins que les esprits élevés en font le plus;ils sont alors mentalement à la recherche de l'inédit et trouvent la forme parfaite des idées qu'ils expriment ensuite en traçant de leurs mains ce qu'ils ont reçu en esprit.
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Videos de Serge Bramly (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Bramly
Alternant l'écriture de romans et d'essais, Serge Bramly conserve au moins une constante dans l'écriture : celle de vivre l'entre-deux livres comme une période de deuil, de vide. L'histoire de "Pour Sensi" (JC Lattès) illustre d'autant plus cette "dépression postnatale" puisqu'il raconte une rupture amoureuse ayant coïncidé avec ce moment de battement où un ouvrage ne vous appartient plus.
En savoir plus sur "Pour Sensi" : https://www.hachette.fr/livre/pour-sensi-9782709650595
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