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EAN : 9782253050667
144 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (21/03/2001)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 40 notes)
Résumé :
En 1944, avant même que le tonnerre atomique ait mis le point d'orgue au fracas des combats où se sont effondrées les idéologies du siècle, A. Breton, en écrivant Arcane 17, indique les conditions impérieuses d'une résurgence de l'homme. Au contact de la nature, et sur-tout de la Femme, médiatrice qui dissipe les ténèbres religieuses entretenues autour du rêve, la méditation du poète replace le sacrifice du phénix, pur de toute idée de culpabilité, dans une lumière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Madraykin
  06 décembre 2013
Un essai très intéressant porté par une très belle écriture qui propose une réflexion sur un sujet cher aux surréalistes et surtout à Breton : l'amour, et particulièrement l'amour de la Femme. La femme est multiple, possède plusieurs visages, et Breton en appelle à ses différentes facettes avec, entre autres, la mythologie ( la fée Mélusine ) ou bien l'ésotérisme ( L'Etoile, arcane 17 du tarot de Marseille, qui symbolise à la fois la nature et l'espoir ). Breton, fervent partisan de l'amour exclusif et grand adorateur des femmes, les encense dans ce texte et pense que l'art, moyen le plus à même de révéler leur beauté, célebrera toute l'importance qu'elles possèdent en tant que symboles de vie et de création.
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hellza24
  08 novembre 2016
Cet ouvrage d'André Breton, écrit en 1944, est le plus poétique que j'ai lu depuis très longtemps. J'avais d'ailleurs oublié le plaisir de la lecture à haute voix qui m'a permis d'apprécier pleinement la beauté de la prose d'Arcane 17.
Réflexions sur la guerre, sur l'éducation, les manuels scolaires, visions oniriques dignes d'une superbe montée hallucinogène, mais surtout magnifique déclaration d'amour à sa compagne Elisa, rencontrée un an plus tôt : cette femme qui a vécu la plus grande blessure qui soit, la perte d'un enfant, et dont la beauté tragique est le reflet de la force qui la tient debout, malgré tout.
Arcane 17 est un tout tumultueux, obscur, parfois impénétrable mais magnifique.
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TiriNoiret
  04 août 2017
Breton, à partir du paysage de Gaspésie compose une oeuvre à la fois philosophique et poétique qui embrasse les grands thèmes qui lui sont contemporains : l'amour, le rôle de la femme, la seconde guerre mondiale, le pacifisme et la création littéraire.
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VACHARDTUAPIED
  08 avril 2013
L'oeuvre la plus complexe la plus ésotérique écrite lors de son voyage au Canada avec Elisa Caro sa troisième épouse.....
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MadraykinMadraykin   28 août 2013
C’est là, à cette minute poignante où le poids des souffrances endurées semble devoir tout engloutir, que l’excès même de l’épreuve entraîne un changement de signe qui tend à faire passer l’indisponible humain du côté du disponible, et à affecter ce dernier qui n’eût pu se connaître sans cela. Il faut être allé au fond de la douleur humaine, en avoir découvert les étranges capacités, pour pouvoir saluer du même don sans limite de soi-même ce qui vaut la peine de vivre. La seule disgrâce définitive qui pourrait être encourue devant une telle douleur, parce qu’elle rendrait impossible cette conversion de signe, serait de lui opposer la résignation. Sous quelque angle que devant moi, tu aies fait état des réactions auxquelles t’exposa le plu grand malheur que tu peux concevoir, je t’ai toujours vu mettre le plus haut accent sur la rébellion. Il n‘est pas en effet de plus éhonté mensonge que celui qui consiste à soutenir, même et surtout en présence de l’irréparable, que la rébellion ne sert de rien. La rébellion porte sa justification en elle-même, tout à fait indépendamment des chances qu’elle a de modifier ou non l’état de fait qui la détermine. Elle est l’étincelle dans le vent, mais l’étincelle qui cherche la poudrière. Je vénère le fond sombre qui passe dans tes yeux chaque fois que tu reprends conscience du tort insurpassable qui t’a été fait, et qui s’exalte et s’assombrit encore au souvenir des misérables prêtes essayant de t’approcher à cette occasion. Je sais aussi c’est le même feu qui fait pour moi si hautes ces flammes claires, qui les enlace en chimères vivantes sous mes yeux. Et je sais que l’amour, qui ne compte plus à ce point que sur lui-même, ne se reprend pas, et que mon amour pour toi renaît des cendres du soleil. Aussi, chaque fois qu’une association d’idée traîtreusement te ramène en ce point où, pour toi, toute espérance un jour s’est reniée, et du plus haut que tu te tiennes alors, menace de te précipiter à nouveau dans le gouffre. Eprouvant moi-même la vanité de toute parole de consolation, et tenant toute tentative de diversion pour indigne, je me suis convaincu que seule une formule magique, ici, pourrait être opérante. Mais quelle formule saurait condenser en elle et te rendre toute la force de vivre, de vivre avec toute l’intensité possible. Celle à laquelle je décide de m’en tenir, la seule par laquelle je juge acceptable de te rappeler à moi lorsqu’il t’arrive de te pencher tout à coup vers l’autre versant, tient dans ces mots lorsque tu commences à détourner la tête je veux seulement frôler ton oreille : Osiris est un Dieu noir.
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hellza24hellza24   02 novembre 2016
La vie, comme la liberté, ce n'est que frappée, que partiellement ravie qu'elle s'instruit d'elle-même, qu'elle s'élève à la conscience totale de ses moyens et de ses ressources, qu'elle rayonne aussi de tout son éclat à d'autres yeux. Son triomphe est, à chaque instant, bouleversant et candide comme les fleurs qui, l'hiver passé, s'éveillent sur les décombres. Dans tes yeux il y a la première rosée de ces fleurs et tes lèvres ont avec les mots ces affinités en colliers d’irisation toujours nouvelle qui font le luxe des tourbillons. Et aussi tu es belle de cette beauté qui a toujours subjugué les hommes, de cette beauté qu'ils redoutent et honorent dans la personne d'Hélène, de cette beauté sur quoi la fatalité même s'acharne en vain, dont s'il en est besoin, la justification éternelle vis-à-vis des autres et d'elle-même doit tenir dans ces mots mystérieux : "Je suis Hélène". Et cette beauté, à tous ceux qui sont à même de la reconnaître, semble avoir donné sur toi des droits, en ce sens que tu n'étais pas plus libre de disparaître que de reparaître avec le masque de la souffrance ou de la lassitude, que tu continuais à devoir compte à la vie de tous tes feux. Il se peut que la beauté ne donne toute sa mesure qu'à ce prix. Un accent, et le plus somptueux de tous, lui fera toujours défaut si les circonstances lui épargnent d'être si durement trempée. Le haut de la montagne ne prend vraiment forme divine que dans la brume de ton regard, que par l'aile de l'aigle doré passant sur tes cheveux. Et je t'aime parce que l'air de la mer et celui de la montagne, confondus ici dans leur pureté originelle, ne sont pas plus exempts de miasmes et plus enivrants que ton âme où la plus grande rafale a passé, la confirmant solennellement et en toute rigueur dans sa disposition naturelle à tout résoudre,et, pour commencer, les menues difficultés de la vie, par l'effusion d'une générosité sans limites qui témoignerait à elle seule de ce que tu possèdes en propre: le sens absolu de la "grandeur".
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hellza24hellza24   02 novembre 2016
L'éducation actuelle est entièrement défectueuse dans la mesure où, se disant positive, elle commence par abuser la confiance de l'enfant en lui donnant pour la vérité ce qui n'est ou qu'une apparence provisoire, ou qu'une hypothèse, quand ce n'est pas une contre-vérité manifeste; dans la mesure aussi où elle empêche l'enfant de se former en temps voulu une opinion par lui-même en lui imprimant à l'avance certains plis qui rendent sa liberté de jugement illusoire. Les faits mêmes que l'on lui présente comme vécus, dont on entreprend de meubler sa mémoire, qu'on donne en pâture à sa jeune exaltation, sont amplifiés, ou réduits, voire mêlés de fictions, à tout le moins offerts de façon tendancieuse pour les besoins d'une cause dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas celle de l'homme, mais bien celle d'une certaine caste d'individus.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
Je choisis la femme-enfant non pour l'opposer à l'autre femme, mais parce qu'en elle et seulement en elle me semble résider à l'état de transparence absolue l'autre prisme de vision dont on refuse obstinément de tenir compte, parce qu'il obéit à des lois bien différentes dont le despotisme masculin doit empêcher à tout prix la divulgation
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
Dans le rêve d'Elisa, cette vieille gitane qui voulait m'embrasser et que je fuyais, mais c'était l'île Bonaventure, un des plus grands sanctuaires d'oiseaux de mer qui soient au monde. Nous en avions fait le tour le matin même, par temps couvert, sur un bateau de pêche toutes voiles dehors et nous étions plu, au départ, à l'arrangement tout fortuit, mais à la Hogarth, des flotteurs faits d'un baril jaune ou rouge, dont le fond s'ornait au pinceau de signes d'apparence cabalistique, baril surmonté d'une haute tige au sommet de laquelle flottait un drapeau noir (le rêve s'est sans doute emparé de ces engins, groupés en faisceaux irréguliers sur le pont, pour vêtir la bohémienne).
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Videos de André Breton (61) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de André Breton
André BRETON – Documentaire légendaire : Passage Breton (1970) Documentaire de Robert Benayoun, produit par Michel Polac, diffusé sur sur la deuxième chaîne de l'O.R.T.F. le 19 avril 1970. Participants : Salvador Dalí, Jean-Christophe Averty, Julien Gracq, André Pieyre de Mandiargues, Jean Schuster, José Pierre, Jacques Baron, Robert Lebel, Roberto Matta, Joyce Mansour, René Alleau et Man Ray.
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