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EAN : 9782070527496
179 pages
Éditeur : Gallimard (12/10/1999)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Une enfance blanche comme le vide. L'angoisse au ventre, Maud a un refuge, la nourriture. A l'envie, à l'excès, à la folie, à la mort. la faim peut surgir n'importe où, n'importe quand. Au détour d'une rue, derrière un platane, à la cantine. A chaque fois c'est pareil. le goudron se boursoufle, la vision se fluidifie. Brusquement. Elle apparaît, rouge et rugissante. Une plongée décrite avec un réalisme et une violence inouïs, où les mots frappent.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  19 avril 2015
Un roman autobiographique grave.
Les souffrances de l'enfance et de l'adolescence sont insoutenables et tellement déterminantes sur la vie entière.
Maud, dès l'enfance, est mal dans sa peau. Père indifférent et sévère à la fois. Mère souriante mais se contentant d'apparences et refusant de voir la réalité. Des murs trop blancs.
Dans ce milieu, intellectuel et froid, à l'adolescence, le malaise grandit et Maud, dans une sorte de dédoublement de la personnalité, se réfugie dans la nourriture, jusqu'à la folie, jusqu'à l'internement, jusqu'aux tentatives de suicide.
Une escalade…., une descente aux enfers.
Le roman est fort et bouleversant, même si, comme pour les deux autres d'Anne Calife que j'ai lus, je n'ai pas été dans une la même symbiose littéraire et émotionnelle.
C'est le premier roman d'Anne Calife, et comme les suivants, il est écrit avec sincérité, avec âme, avec coeur et on ne peut que l'aimer de se livrer ainsi à nous, et avec talent de surcroit.
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zazimuth
  10 décembre 2012
C'est le récit à la première personne de Maud. Son enfance dans le sud entre des parents brillants intellectuellement mais relativement froids.
Maud regrette tout le blanc qui l'entoure, la maison, sa chambre, ses vêtements. Elle rêve d'une chambre de petite fille aux murs roses. Elle n'a que 5 ans.
Après plusieurs déménagements et quelques années, rien n'a changé. Non seulement son environnement est toujours aussi blanc mais également silencieux, sans fantaisie.
Maud ne veut pas décevoir ses parents et elle s'applique à l'école, s'efforce de correspondre à l'image qu'ils attendent d'elle. Mais elle en souffre.
Elle recherche l'amitié de camarades, de voisines mais sa marginalité familiale la dessert et elle se retrouve seule.
Elle va trouver une compensation découverte dans la nourriture à l'adolescence.
Ce texte exprime fortement la mécanique qui entraîne cette jeune fille sur la pente de la boulimie.
Un témoignage puissant.
Lien : http://toutzazimuth.eklablog..
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Freelfe
  12 mars 2013
Tout d'abord, je voudrais remercier Babelio pour m'avoir envoyé ce livre.
Meurs la faim d'Anne Calife est publié aux Editions The Menthol House. Ce livre avait auparavant été édité sous le même nom aux Editions Gallimard mais l'auteur avait signé sous le nom d'Anne Colmerauer. J'ai d'ailleurs été abusée par cette nouvelle couverture et ce nouveau nom : j'avais déjà lu la version abrégée, il y a 4 ans. Ce livre a donc été pour moi une relecture, que j'ai abordée avec plus de maturité.
Dans Meurs la faim, nous suivons Maud, une enfant ordinaire, qui, du jour au lendemain, va être atteinte de boulimie. le chemin vers la compréhension et la guérison sera long et il faudra beaucoup de force à Maud pour comprendre pourquoi, quel vide comble-t-elle avec la nourriture. Un roman semi-autobiographique d'après le post-scriptum à la fin du livre.
Ce livre se lit très rapidement, la police de caractère étant particulièrement grosse et les espaces entre paragraphes importants. Je trouve que l'auteure a su expliquer avec clarté les affres de la boulimie et le mal-être qui en ressort. Cependant, j'ai trouvé que le choix de l'auteure de rendre cet univers froid, glacial, nous empêchait de ressentir des émotions : je n'ai pas été émue par ce roman. Je n'ai pas non plus ressentit l'impuissance et le manque de contrôle quand une crise survient. de fait, j'ai l'impression d'être restée très extérieur au roman, de ne pas m'être attachée à Maud, de ne pas avoir ressenti de pitié et de compassion. Cette froideur est clairement voulue et justifiée mais, à mon sens, elle enlève quelque-chose au roman.
Il n'empêche que c'est un roman choc. La boulimie est une maladie encore tabou de notre temps, bien que reconnue (et c'est déjà un grand pas !) Contrairement à l'anorexie qui est mis en avant dans les médias et dont on parle beaucoup, la boulimie est encore très peu connue et les gens ont beaucoup de mal à concevoir cette maladie. Bien que restant très « soft » au niveau des détails, ce livre est assez dur psychologiquement même si l'auteure rend la chose accessible et atténue un peu la réalité.
Conclusion
C'est un roman qui devrait être lu dans les écoles. Nous n'avons certes pas de la grande littérature, mais le thème, la boulimie, y est traité avec justesse et froideur. Ce livre met en avant une maladie reconnue mais encore tabou et peu connue du public. Je recommande vraiment ce livre à ceux qui s'intéressent aux troubles du comportement alimentaire. Un roman que j'invite vraiment tout le monde à lire.
Lien : http://freelfe.blogspot.fr/2..
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choupiekk
  02 mars 2013
Maud est malade. Une maladie silencieuse, incomprise de tous, l'envahit accaparant son âme et son corps. Cette obsession, ce mal l'obsède à tel point qu'elle ne sera jamais comme toutes les jeunes filles de son âge. Sa maladie est la nourriture. Son obsession devient à la fois sa seule amie mais aussi la pire.
Meurs la faim est un livre traitement de manière juste et touchante une maladie encore inconnue et difficile à diagnostiquée. A cette lecture j'ai été touchée, bouleversée par cette fille, cette héroine du quotidien. A chaque page je percevais, ressentais toute les émotions et les peines de Maud. Meurs la faim est l'un des livres les plus bouleversants que je n'ai jamais lu. On n'en ressort pas indemne, certes, mais grandi.
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Kaullye
  21 janvier 2015
Le malaise est perceptible dès les premiers mots mais il faut un certain temps pour le saisir totalement. Toute cette blancheur autour d'une petite fille de 5 ans devrait être apaisante et pourtant... Page après page on plonge avec Maud dans un drame indescriptible. Ou plutôt savamment décrit par l'auteur. La boulimie, cette maladie qui semble si difficile à comprendre est à portée de main, à portée de coeur, on souffre, on est avec Maud au bord de l'écoeurement en permanence. le rythme est trépidant, intensif, le suspens est à comble jusqu'à la dernière page parce qu'on doit absolument savoir ce que devient Maud.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
maurenomaureno   25 décembre 2013
Dans un état second, j’enduis le pain glacé d’épaisses couches de beurre. Mon cœur s’accélère.Non, non, ne mange pas cette tartine, ne mords pas dedans .Tu vas le regretter, tu vas le regretter amèrement.
Retenue par les fils tendus de la voix, j’hésite, mâchoire ouverte, tartine au bord de la lèvre inférieure. Toute ma vie se tend dans cette attitude. Je peux encore refuser de mordre le pain.
Un éclat de rire aigu me parvient du salon. Le rire se transforme en long sifflement, non, c’est trop douloureux. Mes gencives se sont enfoncées dans l’épaisse couche de beurre froid.
Un plaisir insolent m’a submergé. Un plaisir ignoré jusque là. Tout le gris a disparu. La tartine est avalée en une bouchée. Encore. Encore. Deux, trois, quatre, larges tranches se succèdent. A chaque fois, la même jouissance.
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maurenomaureno   25 décembre 2013
Parallélépipède parfait, séducteur dans l’âme, il alterne pâte feuilletée et crème jaune onctueuse. Il a revêtu son plus bel habit, cape glacée de chocolat à carreaux.
- « Un ... un ... mi-mi millefeuille ».
Maud bégaie, balbutie n’osant exprimer sa demande, ne sachant pas vraiment si tel est son désir. Indifférente à tant d’hésitations, la boulangère me tend l’objet de convoitise entouré d’un fin sachet bruyant. Elle dit aussi quelque chose d’incompréhensible sur l’appétit des jeunes filles en pleine croissance.
Pourtant, arrivée à la maison, la cuisine fleure bon le pain grillé. J’ai dépassé depuis belle lurette les limites du raisonnable. Maud, tout est déraison en ce monde.
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maurenomaureno   25 décembre 2013

Peu importe la quantité de Nourriture ! Seul importe l’instant. Que la Nourriture soit toujours avec moi, qu’Elle ne me quitte plus, que je ne La quitte plus. Que je L’étreigne à chaque seconde de mon existence.
Alors là, oui, Elle est encore présente sous la forme de tartines grillées. Au dîner, Elle sera à mes côtés, déguisée en gratin dauphinois. Dans la nuit, je L’embrasserai encore, ma Nourriture à moi, ma Nourriture chérie, en croquant des biscottes dérobées.
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maurenomaureno   25 décembre 2013
Juste après fleurit le cerisier. Il se couvre de légères petites choses roses, comme celles que les hommes ont envie d’enlever aux belles femmes.
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KaullyeKaullye   21 janvier 2015
Quand ma mère a accouché, l'Instinct maternel lui est apparu, astre aveuglant, lui bouchant les oreilles, colmatant son cerveau. Depuis elle le suit passionnément. En échange de ses bons services, il la nourrit, lui fournissant d'intenses sujets de préoccupation.
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