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EAN : 9782266157636
160 pages
Éditeur : Pocket (08/09/2006)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Depuis toujours, Camille est une princesse.
Elle doit donc avoir de jolies robes (traduisez : faire du shopping), être intelligente (comprenez : intégrer une grande école de commerce) et être toujours la plus belle (en d'autres termes être mince). Elle s'attelle consciencieusement à la tâche et, à vingt ans, c'est une élève brillante, élégante, et une véritable brindille de 50 kilos pour 1 mètre 70. Mais lorsque ses études l'éloignent de ses rêves, que son co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Ladydede
  22 août 2013
Thornytorinz est un drôle de nom pour un roman. Mais en fait, il s'agit d'un mot complexe pour parler d'une maladie complexe : l'anorexie-boulimie. Thornytorinz désigne en effet "la série d'organes du système digestif qui se coordonnent pour concourir à un résultat pathologique".
Pour son premier roman, Camille de Peretti offre aux lecteurs une autobiographie ; elle nous parle de son combat comme cette maladie contre la nourriture qu'elle a connu lorsqu'elle était adolescente car Camille voulait devenir une princesse, une femme parfaite au corps parfait.
Sans nous épargner aucun détail, Camille de Peretti nous raconte sa descente aux enfers ; son quotidien va se transformer et son rapport avec la nourriture va tourner aux cauchemars. Avec un style très cru, l'auteure parle des dictates de la société actuelle autour de la beauté et de la réussite personnelle et professionnelle. La lucidité et l'honnêteté de Camille de Peretti est le maître mot de ce roman ; elle réussit à choquer et à interpeller les lecteurs sur le danger de l'anorexie-boulimie. J'ai lu ce roman lorsque j'étais adolescente (je l'avais choisi au détour d'une promenade en librairie et son titre m'avait interpellé). Tout au long de de ma lecture, j'ai ressenti le pessimisme et le mal-être de la protagoniste, qui peuvent être choquants.
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Zazette97
  25 mai 2012
Paru en 2005, "Thornytorinx" est le premier roman, d'inspiration autobiographique, de l'écrivaine française Camille de Peretti à qui l'on doit également "Nous sommes cruels", "Nous vieillirons ensemble" et "La Casati".
Sur le thème de l'anorexie-boulimie, "Thornytorinx" est un court roman dont j'ai appris après lecture qu'il n'était au départ pas destiné à être publié.
Voilà qui expliquerait pourquoi j'ai eu l'impression de lire un témoignage à défaut d'une analyse étayée sur le sujet.
Camille est une petite fille sage qui cherche sans arrêt à attirer l'attention sur elle, quitte à s'oublier complètement pour faire plaisir aux autres.
Ainsi, bien que littéraire, elle intègre une école de commerce, subit un stage de 4 mois au Japon et finit par signer un contrat d'apprentissage de 3 ans dans une banque d'affaires où elle s'ennuie à périr.
Durant toute cette période, elle retourne son sentiment d'insatisfaction permanente contre son corps, vomit ses tripes, sa vie entière.
Evidemment, comme c'est le cas de nombreuses anorexiques, il faut chercher l'origine du problème du côté de la mère, si fière (trop) de tout ce qu'accomplit sa fille et elle-même obnubilée par son poids.
Je ne vous conseillerais pas d'offrir ce livre à quelqu'un souffrant d'anorexie tant la conclusion de ce roman se veut peu encourageante.
Sur le même thème, j'ai largement préféré "Jours sans faim" de Delphine de Vigan, moins "tapageur" mais assurément plus profond.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Florel
  28 juin 2010
Un petit livre largement autobiographique, agréable à lire malgré un sujet assez "grave". Encore un énième témoignage sur l'anorexie vous allez me dire, oui mais lui a quelque chose de différent par rapport aux autres. Il est beaucoup plus littéraire dans l'écriture déjà, le ton est plus tranchant et il y a aussi un brin d'humour noir, surtout sur la fin, enfin je trouve. Bon après c'est peut être moi qui déconne.
Dans ce livre outre les sempiternelles questions que cette maladie amènent et que l'auteur expose. Camille de Peretti raconte le début de sa maladie, un régime pour perdre quelques kilos, la rage de ne pas y arriver et la solution à ce problème. Compter les calories et se faire vomir, -qui deviendra par la suite comme une drogue, un besoin. L'auteur écrit aussi l'origine de ce comportement et sans détour dit que sa mère n'est pas étrangère à cette pathologie, comme souvent dans ce cas mais pas tout le temps. Cependant elle ne l'accuse pas vraiment non plus, car elle sait qu'il n'y a pas que cela comme raison. Sa colère refoulée y est aussi pour beaucoup.
A la fin de ce livre Camille ne se dit pas entièrement guérie mais on voit qu'elle va mieux et que l'anorexie est un combat jamais vraiment fini.
Pour finir cet avis, je vous cite ici une phrase du livre que j'ai vraiment adoré "Je suis peut être malade mais vous aussi les amis. Redéfinissons le concept de normalité."
Autre livre que vous pouvez lire d'elle "Nous sommes cruels" c'est un roman mais il change! !
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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marianne
  30 octobre 2016
La courverture plutôt marquante de "Thornytorinx" m'avait interpellé, mais après avoir hésité, puis lu les premiers mots de la préface, je l'avais reposé :
"J'ai vomi partout. Partout où j'ai pu. Autant que j'ai pu. N'importe où, n'importe quoi, n'importe quand."
J'ai fini par l'acheter quand je l'ai vu en occas'.

L'histoire : Son histoire commence quand elle est en prépa, puis elle raconte son intégration d'une grande école de commerce et c'est là que commence son problème avec la nourriture.

Lecture rapide (point positif car ça ne servait à rien de faire plus long). J'ai préféré la première moitié du livre à la deuxième, plus répétitive. J'ai bien aimé la partie où elle raconte son expérience du Japon, assez critique (et ce fut une bonne surprise, car je ne savais pas qu'il en était question !). Si ce sujet vous intéresse, ce livre pourra vous plaire. Un des points négatifs est que son ton m'a un peu rappelé, par moments, celui de Sophie Talneau, dans "On vous rappellera".
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mina94
  29 avril 2016
J'ai lu Nous sommes cruels il y a très longtemps et c'est un plaisir de retrouver la plume de Camille de Peretti.
Une histoire tirée de son vécu, romancée et écrite d'une plume toujours habile, parfois drôle, touchante et brillante.
Le Japon, l'amitié, le passage de l'adolescence à l'age adulte mais surtout l'amour inconditionnel et cette plaie
dont il est sujet ici : l'anorexie et son corollaire : la boulimie. L'obsession de la nourriture, le diktat de la balance
et, en filigrane, la relation mère-fille, étouffante.
Un superbe roman. Un bijou à conserver et à relire.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MarieAliceMarieAlice   12 décembre 2010
J'ai vomi partout. Partout où j'ai pu. Autant que j'ai pu. N'importe où, n'importe quand. J'ai vomi avec mon index et mon majeur agrippés au fond de ma gorge. J'ai vomi à Paris et à Londres, j'ai vomi à Tokyo. J'ai vomi au réveil, sous le soleil et sous la pluie. En plein jour. Et je me suis relevée jusque tard dans la nuit pour vomir. J'ai vomi dans les toilettes de la maison de ma mère, dans les toilettes des appartements de mes copines, dans celles de mon école et dans celles des boîtes de nuit. Puis les toilettes elles-mêmes sont devenues obsolètes. Alors j'ai vomi partout. Dans les rues.
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lolitajamesdawsonlolitajamesdawson   13 mai 2020
Elle est là l'histoire. L'histoire d'une fille qui veut être mince et qui se fait vomir pour ça.

Une boulimique ne mâche pas sa nourriture, elle la gobe, une boulimique ne connaît pas le sentiment merveilleux de satiété : celui qui fait que l'on se dit à un moment du repas : "Je n'ai plus faim." Une boulimique serait d'ailleurs bien incapable de dire si elle a trop mangé ou si elle a encore faim. Son acte n'est stimulé en rien par le besoin physique et naturel de se "remplir", et ce pour des raisons diverses et variées qu'elle ne s'explique pas très bien.

Une boulimique-anorexique est un être hybride. Elle n'est ni grosse ni maigre. Certes, elle se trouve toujours trop grosse, mais les autres eux la trouve normale, tout à fait normale. C'est donc une maladie très facile à cacher au reste du monde, car son aspect physique ne la trahit pas. En France, une femme sur cinq est ou a été boulimique-anorexique, jugez donc la banalité de la chose.

Tout le monde les mangeait, ces foutus sandwich. Je les vomissaient discrètement.

La balance elle-même prend un caractère dérisoire, soit on se gave, soit on reste à jeun.

Je ne sais pas comment j'ai fait pour autant rire en public en même temps que je pleurais en privé.

Vomir, toujours vomir, toujours. Ne pas penser surtout, ne pas se poser des questions, attendre, subir avec une douloureuse conscience du temps qui passe qu'on est en train de tout rater.

Jade était la seule poésie qui restait à ma vie, je préférais encore crier et souffrir dans ses bras à lui plutôt que toute seule devant la cuvette des toilettes.

Une autre échéance, une autre épreuve, le temps finissait toujours par passer, au fond. Tout me gênait et contribuait à me nuire.

De toute la soirée je n'ai fait que regarder du coin de l'œil un paquet de Pringles que personne n'avait pensé à ouvrir. Une torture.

Les anorexiques ont peur d'abandonner leur mère, alors elles restent des enfants et refusent leur corps de femme.

Mentir aux gens qu'on aime est la pire des choses. On n'existe pas sans le regard des autres. Mais si leurs yeux nous renvoient une image de nous qui ne peut plus être la bonne, qui saura qui nous sommes ?
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Zazette97Zazette97   25 mai 2012
Je suis une personne normale et vomir est un mode d’expression comme un autre. (…) On a toujours le choix dans la vie et mon choix je l’ai fait : j’appelle ma mère tous les jours pour lui dire que je l’aime et qu’elle ne s’est pas trompée. Je préfère être une princesse sous Xanax plutôt qu’une poissonnière qui croque des bonbons à l’eucalyptus. (…) Aujourd’hui, je vomis de temps à autre, je vomis, encore et toujours, mais je ne suis pas triste et je ne suis pas une victime, je ne l’ai jamais été. (…) Se faire vomir n’a jamais empêché quiconque d’aimer et d’être aimée. Une femme sur cinq le fait. Je ne suis pas seule, et je ne me cache plus.
Au fond, on ne guérit jamais d'une telle absurdité. p.149
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MarieAliceMarieAlice   12 décembre 2010
Lorsque intervient l'achat de la "Table des calories", il est déjà trop tard. Les auteurs de ce petit livre sont d'éminents nutritionnistes qui, sans jamais avoir voulu faire de mal à quiconque, ont eu la bonne idée de répertorier tous les aliments crus et cuisinés par ordre alphabétique dans de grands tableaux afin de faciliter la tâche à des personnes avides de précision comme je l'étais alors. Ce livre-là devient votre Bible, vous le consultez sans cesse et vous le remerciez parfois même de vous dire qu'un croissant au beurre vaut 260 alors qu'un croissant ordinaire seulement 210. En indiquant toutes ces variations, il vous fait connaître la différence entre l'huile de colza et l'huile d'olive, le chocolat noir et le chocolat blanc, et votre névrose s'attribue bientôt des finesses que vous ne lui auriez pas soupçonnées. Les journées défilent prisonnières d'un décompte d'infinis possibles et vous devenez de plus en plus scrupuleuse, de plus en plus sévère, en un mot, vous devenez intransigeante sur la question.
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judyjudy   16 mars 2013
J'ai toujours été une gentille, sérieuse qui fait tout bien pour faire plaisir. J'ai toujours penser que l'excelence me vaudrait la reconnaissance, voire l'amour universel. Je me suis trompée, parce que tout ce qui compte dans la vie, c'est de devenir qui l'on est. Ca ne sert a rien d'être une docile travailleuse, il vaut mieux apprendre à envoyer chier tout le monde. C'est comme ça que les imbéciles gagnent le respect des foules.
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Vidéo de Camille de Peretti
7 mars 2010:
Mot de l'éditeur : Dimanche 1er octobre. Une journée comme les autres aux Bégonias, maison de retraite de la banlieue parisienne. Il est 9h15. Nini la vieille excentrique attend la visite de sa petite Camille, sous loeil attendri et bienveillant de Josy, lauxiliaire de vie cartomancienne. Louise Alma ressasse 92 années de souvenirs. Jocelyne Barbier, la bureautière, et Marthe Buissonette, la femme de pasteur, reprennent leur querelle quotidienne. Robert Leboeuf couvre Thérèse Leduc dun regard plein despoirs. le capitaine Dreyfus prépare sa grande évasion. Christiane, linfirmière de jour, tente de se débarrasser dun amant devenu encombrant. Philippe Drouin, le directeur, philatéliste à ses heures perdues, rêve dacquérir une pièce unique. Alphonse Destroismaisons, le vieil amoureux, lutte désespérément contre lAlzheimer de sa femme Et les familles des résidents accomplissent, bon gré mal gré, leur devoir dominical. La vie sécoule doucement entre joie et souffrance, amitié et solitude, amour et ennui, maladie et envie. Camille de Peretti propose, avec son acuité habituelle, une immersion insolite et bouleversante dans lunivers singulier des maisons de retraite.
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