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EAN : 9782354081812
300 pages
Éditeur : Mnémos (30/11/-1)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Le Temple, petit village du Sud-Ouest, ses plages, ses blockhaus, son unique bistro, son école où la violence est le seul remède à l’ennui.
Poil de Carotte y vit seul avec son père handicapé. Gamin perturbé aux penchants sadiques et souffre-douleur de ses camarades de classe, sa vie bascule lorsqu’il se rend dans une ferme calcinée en lisière de forêt. Des fantômes y rôdent, paraît-il.
Mais en lieu et place de revenants, il découvre un étrange manuscri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  15 juillet 2015
C'était sensé être « un conte fantastique », je me suis dit: parfait pour cet été…..Ahaha, la bonne blague, faut croire que les lectures oppressantes me poursuivent et atterrissent dans mes mains sans même que je m'en aperçoive!!!!♫ Destinée, destinée ♫.
Comme il est dérangeant ce livre, comme il est angoissant, et l'horreur vous poursuit jusque dans vos rêves. Il agit sous la surface de votre inconscient, comme une ombre ténébreuse, pour mieux vous empoisonner la vision idyllique de l'enfance. le trouillomètre est monté haut chez moi, car derrière l'apparence de la naïveté se cache une cruauté et une violence inouïe, de celles qui vous met un malaise sanglant, crocheté sur votre jugulaire.
Vous ne regarderez plus jamais les jolis petits blondinets avec les mêmes yeux! Et méfiez vous des regards vairons ça cache quelque chose aussi….
« Je remarque que les iris de Paul ne sont plus de la même couleur. Il en a un vert et un bleu ».
Enfance pervertie et mythe vampirique se mélange avec brio et efficacité dans cette lecture. le Bayou garde toujours son charme mystérieux et dangereusement exaltant. Impossible de lâcher cette lecture, (vraiment!!!), comme Poil de Carotte, ne peut s'empêcher de lire ce petit carnet venu d'outre tombe, vous serez happé, dans cet univers, même s'il vous laisse un goût fort métallique sur les dents.
En bref, une lecture dont on ne ressort pas indemne!!!!Je compte me procurer le premier tome au plus vite Dans les veines, tellement j'ai été subjuguée par le talent de cette auteure!

Lien : https://fairystelphique.word..
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BlackWolf
  01 août 2014
En résumé : Malgré un démarrage un peu compliqué, j'ai passé au final un bon moment de lecture avec ce roman qui offre une intrigue qui a réussi à me happer après une cinquantaine de pages pour ne plus me lâcher, plongeant lentement ces personnages dans une abyme de plus en plus sombre et angoissante de façon efficace, pour peu qu'on apprécie ce genre de récits d'horreur. L'auteur connait parfaitement bien les classique sur les vampires, et sait les réutiliser de façon clairement captivante et prenante , tout en y a joutant sa propre vision et sa propre mythologie. Les personnages sont loin de tout manichéisme et de toute caricature, se révélant complexe et intéressant, permettant à l'auteur de visiter le monde de l'enfance et de ses cauchemars. Je reproche juste un manque d'empathie, choix de l'auteur, mais qui fait que quand il arrive quelque chose aux héros on a du mal à se sentir touché. La plume se révèle toujours aussi incisive, visuelle et entrainante, plongeant avec facilité le lecteur dans ce récit. Au final Morgane Caussarieu tout le bien que je pensais suite à son premier roman et se pose comme une auteur à suivre. Je lirai ses autres romans sans soucis.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Arakasi
  15 janvier 2016
Poil de Carotte ne tourne pas rond. Tout le monde le pense : ses profs qui ne s'intéressent pas lui, ses camarades de classe qui le tabassent ou l'évitent, son père qui ne lui parle plus beaucoup… Ils n'ont pas tort. Depuis que son frère jumeau est mort, victime d'un accident stupide, quelque chose ne tourne plus rond chez Poil de Carotte. Il se sent seul, horriblement seul, et ferait n'importe quoi pour cesser d'être le souffre-douleur de son école, l'éternel repoussé. Un jour, il découvre dans les ruines d'une maison calcinée un étrange journal datant du XVIe siècle et racontant l'histoire épouvantable de deux jumeaux orphelins vivants à la Nouvelle Orléans et soumis aux sévices d'un marquis corrompu. Il y fait également la connaissance de Gabriel. Gabriel lui ressemble beaucoup : lui aussi a dix ans, lui aussi est seul, lui aussi a perdu un frère adoré. Mais Gabriel n'a rien d'humain, il est trop calme, trop blême, n'apparait que dans les rêves de Poil de Carotte et possède une dentition à faire pâlir de jalousie un requin. Poil de Carotte donnerait beaucoup pour que Gabriel soit son ami mais pour cela, il devra accomplir des actes terribles et plonger au plus noir d'un cauchemar éveillé…
Disons le tout de suite, les romans vampiriques ne me bottent pas particulièrement. Non que je n'ai pas un faible comme tout le monde pour les buveurs de sang, mais il y a tellement de clichés accrochés au genre, tellement de poncifs narratifs, qu'il est généralement très difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Avec son curieux petit roman, aussi profondément dérangeant que fascinant, Morgane Caussarieu prouve que l'on peut encore faire preuve d'originalité sur un sujet pourtant rongé jusqu'à la moelle. Oppressant et morbide, « Je suis ton ombre » tient davantage du conte de fée maléfique que du roman horrifique. Il s'en dégage une atmosphère poisseuse, un parfum de pourriture et de sang frais qui vous poursuit longtemps un fois le livre refermé. le roman aborde avec succès le sujet des enfants maltraités et pervertis, y mêlant habilement une mythologie vampirique remaniée à la sauce vaudou. Très bon style également, pouvant déstabiliser le lecteur dans un premier temps par son côté cru et argotique, mais auquel on s'habitue très rapidement. A déconseiller aux âmes trop sensibles, mais les autres passeront un agréable moment à frissonner au coin de leur cheminée !
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Horizon_du_plomb
  10 février 2019
Un roman d'une jeune auteure qui a reçu le prix roman francophone Bob Morane 2014 et le prix Planète-SF des blogueurs 2015. Autant dire qu'il y a du talent derrière sans même l'avoir lu. Bon, ok, j'avoue, je ne suis pas très littérature adolescents-jeunes adultes (n'appelons pas ceci du young adult qui lui est connoté, voire cliché) et s'il n'y avait pas eu la catégorie jumeaux du multi-défis 2019, je ne l'aurais sans doute pas lu.
« Au loin, un coup de fusil retentit, puis un deuxième. Une biche en moins dans la forêt. »
Vous connaissez cette attraction à la foire où vous tirez des cordes et vous avez des lots ? Eh bien, ici, les larmes coulent et, à chaque larme, une surprise, une nouvelle accroche vous attend, enfin libérée. Dans ce temple qui s'ennuie sous son air solennel de vieilles pierres en mal de bitume moderne, le rampant rode. Le livre parlera plus à une personne habituée un peu à la vie rurale, c'est un livre qui tranche l'ennui de notre société moderne, citadine, trop calfeutrée.
« Des enfants qui jouent dans les décombres de la guerre, c'est une belle image, que l'innocence de la nouvelle génération va permettre de pardonner l'horreur. »
«  j'aime qu'y comble le vide ! »
Le mot clé de ce livre est culpabilité, de celle qu'on enferme dans un mal-être du passé jamais digéré, jamais oublié. L'auteure parle bien de ce que l'on a perdu et qui laisse une trace indélébile (perso, j'ai eu l'image d'un avortement à l'esprit du début à la fin). Le livre se mêle de sauvagerie et corruption. On peut voir le livre comme des histoires de marginaux qui sont retranscrites par une écriture dans la chair. Bon, ok, parfois, on a envie de foutre des baffes aux personnages mais cela fait partie de l'histoire.
« Je sais que nous sommes nés dans la colonie de Louis XIV, ce morceau du royaume que Versailles avait abandonné avant même de l'avoir dompté, mais nous n'appartenions pas à ces terres limoneuses qui nous torturaient sans cesse. (…) Nous étions des parasites, une maladie contre laquelle le pays tentait de se défendre. Nous étions rejetés, malmenés, malgré les efforts de la Sauvageresse pour nous accueillir au sein du Bayou. »
Malgré certains clichés convenus, il y a de réelles surprises et une réappropriation réussie des codes des mythes et contes. Les descriptions sont immersives.
Je ne résiste pas à la tentation de vous mettre une photo de la nana qui a créé ce livre, une parmi les nombreuses de son blog de punk affirmée :
https://morganecaussarieu.files.wordpress.com/2018/03/dsc04851.jpg?w=1058
« Je le ramène au salon et lui montre le poster " Punk is not dead " dans le carton, et les films d'horreur cramés. »
Petit spoiler
J'ai trouvé que le bouquin ralentissait vers le milieu. Il y a aussi un effet d'appel trop facile, de commentaire sur le récit qui n'était pas nécessaire. C'est d'autant plus regrettable que l'auteure joue bien sur les ambiguïtés, c'est même une de ses forces principales.
« Il n'a jamais su rien faire de sa vie, de toute manière. »
« Il te gâche ta jeunesse; te l'aspire aussi sûrement que le ferait un vampire. »
Le livre ne parle pas de ce chemin de la maturité qui passe des sens du corps vers l'esprit (de cette liberté existentielle responsable qui ne se rapporte plus aux autres juste par déficience, réaction). On pourra lui reprocher cette immaturité figée, voire stéréotypée, qui lasse peu ou prou, cet afflux de sang qui fouette trop facile, n'empêche cela fait du bien de marquer à jamais celui qui pointe, exacerbe, la différence. Ce qui lui coûte sa demi-étoile, c'est, outre une fin pas très crédible psychologiquement, son manque d'originalité réelle dans ses fusions intelligentes, et ce, malgré une écriture sauvage prenante. En physique, on dit qu'une brisure de symétrie crée l'instabilité. Ce livre l'illustre de la plus sombre des façons.
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Melisende
  27 novembre 2019
Alors que je l'ai croisée plusieurs fois en salons du livre, je n'avais encore jamais découvert l'univers de Morgane Caussarieu… jusqu'en octobre dernier puisque j'ai profité du Pumpkin Autumn Challenge 2019 et surtout de la période d'Halloween pour me plonger – en lecture commune avec Monsieur Loup – dans Je suis ton ombre.
Je connaissais la réputation de l'autrice et son look fait le reste alors je n'ai pas été particulièrement surprise par les scènes trash et glauques rencontrées au cours de ma lecture ; mais sont-elles toutes utiles ? Ça, je me le demande encore.
Poil-de-Carotte est un jeune adolescent souffre-douleur. Il me semble qu'on ne nous livre d'ailleurs jamais son véritable prénom ; tous ne voient de lui que sa couleur de cheveux. Clin d'oeil également à l'oeuvre emblématique de Jules Renard dont le jeune héros n'est pas sans rappeler notre adolescent du XXIe siècle : enfant délaissé, grandissant dans la solitude, proche des animaux et surtout… victime qui se transforme petit à petit en bourreau sadique grâce à quelques prédispositions assez inquiétantes.
Le Poil-de-Carotte de Morgane Caussarieu vit seul avec un père handicapé dans une vieille baraque isolée et délabrée, employé aux corvées, malmené au collège avec pour seul et unique ami, un autre paria de la cours d'école, David le « p'tit gros ». On sent l'enfant qui a connu un drame – où est le reste de la famille ? Que sont-ils devenus ? – et qui se raccroche encore un peu à la normalité et à la « bienveillance » mais qui, à cause de son environnement et surtout à cause de la lecture d'un ancien journal intime découvert dans la ferme hantée d'à côté, va franchir la ligne et définitivement passer de l'autre côté.
C'est clairement un anti-héros, un personnage détestable auquel on tente d'abord de trouver des excuses mais qui, par ses propos et gestes, devient « irrécupérable ». Je ne me suis donc pas attachée à lui mais je n'ai pas pu lâcher le livre avant de connaître le fin mot de l'histoire. Les dernières lignes ont d'ailleurs fait évoluer mon ressenti puisque c'est finalement de la pitié que j'ai éprouvée pour lui.
Si Poil-de-Carotte semble plutôt prédisposé à devenir un adolescent infréquentable (c'est peu dire), la lecture d'un journal intime bien particulier sera l'élément qui mettra le feu aux poudres. Comme s'il ne manquait que l'étincelle pour qu'il découvre son vrai « lui » et se révèle aux yeux de tous (ce qui n'est pas sans rappeler ma lecture précédente de Dévoreur dans laquelle un homme « normal » voyait ses pires instincts sortir de l'ombre et se transformait en Ogre).
Ce journal est rédigé par un autre enfant, un poil plus jeune mais vivant à des milliers de kilomètres de la Gironde et quelques centaines d'années plus tôt. Il est né à la Nouvelle-Orléans et vit en parfaite osmose avec son frère jumeau, auprès de leurs parents biologiques et surtout de la maîtresse de leur père : une esclave indienne. C'est l'arrivée d'un riche propriétaire terrien possédant de nombreuses plantations et de nombreux esclaves noirs qui commencent à s'attacher à eux qui est l'élément déclencheur de tout le reste.
Poil-de-Carotte découvre l'histoire des deux frères, histoire qui semble trouver un écho en lui… d'autant plus qu'en parallèle de cette lecture, quelques phénomènes étranges se mettent en place autour de lui : un chat noir qui parle, une apparition fantomatique, des visions dans ses rêves…
J'avoue que pendant une très grande partie du livre, je me suis demandée si notre jeune héros n'était pas un sociopathe (ou un schizophrène) en puissance qui imaginait le tout pour justifier ses actes… et c'est clairement une explication qui m'aurait séduite. Mais non, le surnaturel est là et bien admis sous la plume de Morgane Caussarieu.
Et finalement, les origines et l'utilisation qu'elle offre à certains mythes « fantastiques » m'ont convaincue. Je ne m'y attendais pas et ressors donc satisfaite de ma lecture.
J'ai aimé le découpage du livre en deux narrations distinctes. La première dédiée au présent de narration de Poil-de-Carotte est plein de verve, dans un style très oralisant (presque de l'argot), très dynamique. La deuxième (en italique) correspond aux pages du journal intime prenant place à la Nouvelle-Orléans quelques siècles plus tôt ; c'est donc dans un langage plus soutenu et malgré l'utilisation là aussi du point de vue interne, c'est plus un « nous » qu'un « je » auquel nous avons affaire.
La plume de Morgane Caussarieu est très efficace. Les personnages s'animent sous nos yeux, les scènes fonctionnent parfaitement. Ce qui occasionne des moments malsains puisqu'à l'atmosphère un peu creepy/crado, l'autrice ajoute des passages carrément glauques et peut-être un peu poussés à l'extrême alors que ce n'était peut-être pas forcément utile. Je pense à la mort de la ponette (était-il nécessaire qu'elle soit pleine ?) ou au viol dans le blockhaus. Entre autres scènes et sans vouloir trop en dire.
Une première incursion réussie dans l'univers de Morgane Caussarieu. Et un titre que je recommande pour l'automne prochain, l'atmosphère crado/creepy/malsaine s'y prête particulièrement bien. Mais attention, âmes sensibles s'abstenir, rien ne nous est épargné !
Lien : http://bazardelalitterature...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BlackWolfBlackWolf   30 juillet 2014
Y a rien dans ma chambre ; je suis en train d’halluciner. Mon cerveau encaisse plus, il craque, normal. S’est passé trop de trucs moches ces derniers temps. Voir la Baudruche dans cet état-là, c’est la goutte d’au qu’a fait déborder le vase. Je suis bon pour la camisole.
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MariejulietMariejuliet   29 août 2016
Les poils de ma nuque se dressent comme les piques d'un hérisson et j'arrête ma lecture pour tourner la page au plus vite. Je me sens encore moins rassuré. Le gamin de l'article rêvait d'un monstre au visage d'enfant ! J'observe autour de moi. Mes rares peluches me rendent mon regard de leurs yeux plastique. Les ombres me paraissent sinistres, abritant des p'tits garçons qui rampent dans l'obscurité, attendant que je baisse ma garde.
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BlackWolfBlackWolf   31 juillet 2014
Je pige pas, vraiment pas. Ça me fout un coup. Je pensais pas que lire, ça pouvait vous chambouler le ventre à ce point. Peut-être parce que je crois bien que c'est vrai tout ça, même si c'est hard à gober.
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CornwallCornwall   04 juin 2014
« Oui je suis un monstre. Je ne l'ai jamais caché. Mais on m'a fait ainsi. Je n'ai rien demandé. Tu l'as lu. Au départ j'étais un petit garçon gentil et normal. Tout comme toi avant l'accident. Mais les adultes ont assombri mon âme. M'ont montré ce qu'était la cruauté.»
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Acr0Acr0   29 janvier 2015
Je balance mon cartable sur mon lit, si on peut appeler « lit » un matelas de futon posé à même le sol en ciment. Faut pas croire, je suis pas du style à me plaindre, surtout que P’pa me dit toujours de pas faire ma Cosette. Va savoir qui c’est cette meuf. Sûr qu’elle doit geindre un max !
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Vidéo de Morgane Caussarieu
Avec Mélanie Fazi, Sylvie Bérard et Morgane Caussarieu
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