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EAN : 9782290203798
306 pages
Éditeur : J'ai Lu (10/04/2001)
3.38/5   230 notes
Résumé :
Martin a sept ans, l'âge où l'amour de ses parents devrait guider ses premiers pas dans l'apprentissage de la violence et de l'injustice du monde. C'est au contraire l'instant où la fin de leur union va faire basculer son univers dans les histoires sordides des adultes, va briser en lui toutes les qualités de l'enfance, sa pureté, son génie propre.
Gilbert Cesbron trouve ici ses accents les plus bouleversants pour analyser le drame de cet enfant, ce "Mozart a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Annette55
  25 novembre 2020
Que d'émotions ressenties lors de la re- lecture de ce beau livre devenu un classique, lu il y a très longtemps, l'histoire de parents ,de riches citadins parvenus qui organisent leur divorce, lui, Marc, froid , Indifférent, obnubilé par son pouvoir ,successeur de son beau - père décédé brutalement ,
Monsieur le président - directeur général de Fontaine et Compagnie : «  Entreprises et Promotions Immobilières » , sa manie de tout régenter , ne pensant qu'à ses propres intérêts et son plaisir, propriétaire d'une Porsche, tombé amoureux d'une jeune fille de la classe moyenne, Marion Destree , elle, La belle Agnès , riche: robes, confort, domestiques, bijoux , voitures depuis toujours, mais fragile, angoissée, rêveuse, réservée , naïve, elle n'avait jamais joué avec un enfant pauvre ni jamais vu un film de guerre ......la sécurité lui tenait lieu de bonheur...
Martin , leur petit garçon a sept ans, l'âge où l'amour de ses parents devrait guider ses premiers pas dans l'apprentissage de la violence et de l'injustice du monde.
Son univers tranquille bascule le jour où Marc et Agnès envisagent de se séparer .
Il lui faut aller ailleurs, loin, chez son grand - père paternel, un vieux médecin à Serignay , vivant dans la solitude, puis chez la nourrice d'Agnès , Nounou Eugénie Perraut.
L'auteur trouve des accents bouleversants pour analyser le drame de cet enfant , ce «  Mozart Assassiné » qui perd peu à peu toutes les valeurs d'amour et de droiture qu'il avait jusqu'alors connues.
Délaissé , solitaire , incompris, humilié, il perd les qualités de son enfance, sa pureté, son innocence, son génie propre, rencontre la haine, l'égoïsme , la jalousie , mais aussi la tendresse et la chaleur humaine chez Nounou Perraut , en Vendée.

L'écriture est fluide, le style rythmé, les mots touchants, et dire que les parents de Martin pensent qu'il ne comprend pas !
La fin me paraît un peu convenue .
Une histoire touchante qui n'a pas vieilli——pas si désuète ——comme j'ai pu le lire quelque part , même si l'époque a changé les enfants :petits ou grands ressentent toujours désespoir, douleur , incompréhension , souffrance , il me semble, lors de la séparation des parents.
Lorsque je l'avais lue , autrefois j'avais été bouleversée ...
Je ne regrette pas ma re- lecture .
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aouatef79
  29 octobre 2017
Gilbert Cesbron , homme de conviction et ayant de grandes
qualités humaines ne peut et ne veux rester insensible
lors qu' il constate le malheur ou le drame d' autrui . Alors
un cri de révolte fuse de lui car il sent la déchirure et le mal
fait .Dans son roman " C' est Mozart qu' on assassine" est
un roman qui date des années soixante-soixante-dix-sept .
L' ayant lu , il y a décennies et encore ces derniers temps ,
j' ai ressenti les mêmes émotions . Mais avant d' écrire cet avis , je me suis permis de lire quelques critiques et avis d' autres lecteurs qui m' ont devancé . A la suite de ces lectures , je suis resté perplexe car le divorce est devenu banal , abandonné ses enfants est courant au motif qu' on vit une autre époque donc tout change , tout est banalisé même si ceux-ci sont nos enfants qui souffrent et qui restent souvent traumatisées par ces chocs et déchirures . Je me suis dit : " Peut-être que c' est moi qui ne suis plus de ce siècle ? " Si on dit ou on exprime une idée contraire à ce que pense la majorité des gens : alors on est taxé de ringard !
J' ai remarqué aussi que les livres de cet auteur sont
taxés de désuets et pourtant ils ne font qu' exprimer
un cri de révolte devant tant de malheurs et d'injustices .
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araucaria
  25 octobre 2013
Un livre que j'ai eu du mal à commencer et dont la fin me semble trop convenue. Tout se termine trop bien...
Ce roman qui raconte la séparation d'un couple et les divagations de leur fils devait être à l'origine, dans les années 60; assez novateur. Mais à notre époque, où un mariage sur trois se solde par un divorce, nous sommes confrontés à une histoire banale. le style du roman est alerte, moderne pour l'époque. le livre est plutôt agréable à lire, même si les adultes protagonistes du roman sont peu sympathiques car égoistes et peu réceptifs au désarroi d'un enfant.
Dans ce livre, seules les vieilles personnes de la campagne me semblent capables d'avoir des sentiments forts et vrais. Les plus beaux passages du roman, je les ai donc savourés chez le grand-père dans le Poitou et chez la vieille nourrice en Vendée... Seuls moments où j'ai ressenti une émotion réelle. Pour le reste, c'est un texte qui se lit bien. le sujet a un peu vieilli et dégage un parfum nostalgique des années 60.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Maxie
  11 décembre 2015
J'avais un peu peur, en débutant ce roman, au vu des précédentes critiques. Je m'apprêtais à lire une histoire un peu démodée et sans intérêt. Et pourtant, ce ne sont certainement pas ces qualificatifs qui me viennent à l'esprit après la lecture. Certes, l'histoire est aujourd'hui peu réaliste, on se demande comment des adultes peuvent faire preuve d'autant de désintérêt pour le sort d'un petit garçon de 7 ans, au moment du divorce de ses parents. Mais en même temps, l'auteur, lui, nous fait voir de l'intérieur ce que peut ressentir ce petit garçon, ainsi que les personnes qui l'entourent, et on plonge facilement dans l'histoire, on se laisse émouvoir, on verse même quelques larmes. Un beau récit qui a relativement bien vieilli malgré tout.
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allard95
  09 juin 2018
Au travers de l'histoire d'un garçon de 8 ans, dont les parents, riches citadins parvenus, organisent leur divorce suite au infidélités du Monsieur, G.Cesbron affirme ses thèses. La suprématie des valeurs des gens simples, pauvres et de province, qui se contentent de leur sort et savent construire leur bonheur avec peu, par rapport à la vaine fuite en avant des puissants, trop bien pourvus, toujours insatisfaits, aux besoins futiles et à la vie creuse. Et aussi, et surtout, cela: chaque enfant serait un Mozart en puissance, que les adultes ont le devoir d'aider à se révéler. Or placer un enfant face au spectacle de la déchirure de ses parents constitue une violence qui relève de la maltraitance: Mozart ne pourra s'épanouir, il paiera de prix de l'égoïsme des adultes, et supportera des souffrances psychologiques non méritées et inscrites en lui à jamais. Ce roman a été publié en 1966; les divorces étaient rares: on pensait souvent à l'époque qu'il était moins grave de montrer à un enfant le spectacle de tensions et querelles quotidiennes, au sein d'un couple officiellement resté uni, plutôt que d'entériner la rupture, et de ballotter sa progéniture d'un appartement à l'autre, d'un parent à l'autre, et aussi de l'immerger dans une famille dite aujourd'hui "recomposée" en lui imposant une nouvelle mère, un nouveau père, de nouveaux frères et soeurs et pourquoi pas, de nouveaux grands-parents tant que l'on y est. Nous sommes donc face à deux thèses, et à deux époques, chacune ayant résolu, à sa manière, et probablement mal, le dilemme. Si l'on met de côté cet aspect (majeur) du roman, on retiendra aussi une langue magnifique, des passages fort réussis notamment sur la vie à la campagne, les choses et les gens simples, la nature, la vie quotidienne. Tout cela a délicieusement vieilli, dans la forme comme dans le fond, mais c'est quand même un vrai plaisir de relire, de temps en temps, un livre écrit en bon français.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   25 octobre 2013
Il partit en voiture pour Sérignay. Ce seul nom lui donnait l'impression d'être en faute, sensation que détestent les hommes arrivés puisqu'ils ne sont parvenus à cette réussite que pour fuir l'écolier qui demeure en chacun. La peine, le remords, la rancune formaient en lui un mélange amer et trouble. Sérignay, c'était sa mère morte et cette sorte de jalousie que l'émulation du chagrin avait fait naître entre son père et lui; c'était aussi la dynastie des docteurs Lapresle trahie par leur descendant...
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Annette55Annette55   23 novembre 2020
«  Contre toute logique, elle rudoyait pareillement ceux qui prétendaient la plaindre et ceux qui tentaient d’excuser Marc.
Comme elle eût aimé se sentir une victime !
Mais qui se réveille n’est pas toujours innocent du mal qui s’est tramé durant son sommeil : car s’est - il fait tandis que l’on dormait , ou parce qu’on dormait ?
Elle seule se savait coupable , mais sans bien distinguer en quoi . Cela ne rend guère conciliant » ....
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Annette55Annette55   24 novembre 2020
«  En vérité , dans le silence et le confinement de cette voiture, s’opérait une mutation irréparable : un petit garçon perdait sa transparence, le papillon devenait chrysalide. Ce n’était pas seulement vers Nantes qu’on l’emportait si vite , mais vers l’indifférence , l’égoïsme, la défiance et la rouerie , l’impatience et l’orgueil ——-vers le monde irrespirable des grandes personnes » .....
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Annette55Annette55   23 novembre 2020
«  Entre la seconde mousse et la serviette fumante, la neige, en effet , commença d’effacer patiemment le paysage noir.D’abord espacés , lambins, désorientés, les flocons parurent s’affairer ; ils tombaient obstinément, obliquement , avec une hâte silencieuse. Sous sa housse, Sérignay désert retenait son souffle » ....
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Annette55Annette55   22 novembre 2020
«  Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres , et je me dis : «  .....Voici Mozart enfant, voici une belle promesse de vie.....
Protégé, entouré, cultivé , que ne saurait -il devenir! »,........
Mais il n’est point de jardinier pour les hommes.....
Mozart est condamné .
SAINT- EXUPÉRY .
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Gilbert Cesbron " Voici le temps des imposteurs" Le Fond et la forme video 23 juin 1972
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