AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290203793
Éditeur : J'ai Lu (10/04/2001)

Note moyenne : 3.31/5 (sur 215 notes)
Résumé :
Martin a sept ans, l'âge où l'amour de ses parents devrait guider ses premiers pas dans l'apprentissage de la violence et de l'injustice du monde. C'est au contraire l'instant où la fin de leur union va faire basculer son univers dans les histoires sordides des adultes, va briser en lui toutes les qualités de l'enfance, sa pureté, son génie propre.
Gilbert Cesbron trouve ici ses accents les plus bouleversants pour analyser le drame de cet enfant, ce "Mozart a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  25 octobre 2013
Un livre que j'ai eu du mal à commencer et dont la fin me semble trop convenue. Tout se termine trop bien...
Ce roman qui raconte la séparation d'un couple et les divagations de leur fils devait être à l'origine, dans les années 60; assez novateur. Mais à notre époque, où un mariage sur trois se solde par un divorce, nous sommes confrontés à une histoire banale. le style du roman est alerte, moderne pour l'époque. le livre est plutôt agréable à lire, même si les adultes protagonistes du roman sont peu sympathiques car égoistes et peu réceptifs au désarroi d'un enfant.
Dans ce livre, seules les vieilles personnes de la campagne me semblent capables d'avoir des sentiments forts et vrais. Les plus beaux passages du roman, je les ai donc savourés chez le grand-père dans le Poitou et chez la vieille nourrice en Vendée... Seuls moments où j'ai ressenti une émotion réelle. Pour le reste, c'est un texte qui se lit bien. le sujet a un peu vieilli et dégage un parfum nostalgique des années 60.
Lien : http://araucaria20six.fr/
Commenter  J’apprécie          451
aouatef79
  29 octobre 2017
Gilbert Cesbron , homme de conviction et ayant de grandes
qualités humaines ne peut et ne veux rester insensible
lors qu' il constate le malheur ou le drame d' autrui . Alors
un cri de révolte fuse de lui car il sent la déchirure et le mal
fait .Dans son roman " C' est Mozart qu' on assassine" est
un roman qui date des années soixante-soixante-dix-sept .
L' ayant lu , il y a décennies et encore ces derniers temps ,
j' ai ressenti les mêmes émotions . Mais avant d' écrire cet avis , je me suis permis de lire quelques critiques et avis d' autres lecteurs qui m' ont devancé . A la suite de ces lectures , je suis resté perplexe car le divorce est devenu banal , abandonné ses enfants est courant au motif qu' on vit une autre époque donc tout change , tout est banalisé même si ceux-ci sont nos enfants qui souffrent et qui restent souvent traumatisées par ces chocs et déchirures . Je me suis dit : " Peut-être que c' est moi qui ne suis plus de ce siècle ? " Si on dit ou on exprime une idée contraire à ce que pense la majorité des gens : alors on est taxé de ringard !
J' ai remarqué aussi que les livres de cet auteur sont
taxés de désuets et pourtant ils ne font qu' exprimer
un cri de révolte devant tant de malheurs et d'injustices .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3420
allard95
  09 juin 2018
Au travers de l'histoire d'un garçon de 8 ans, dont les parents, riches citadins parvenus, organisent leur divorce suite au infidélités du Monsieur, G.Cesbron affirme ses thèses. La suprématie des valeurs des gens simples, pauvres et de province, qui se contentent de leur sort et savent construire leur bonheur avec peu, par rapport à la vaine fuite en avant des puissants, trop bien pourvus, toujours insatisfaits, aux besoins futiles et à la vie creuse. Et aussi, et surtout, cela: chaque enfant serait un Mozart en puissance, que les adultes ont le devoir d'aider à se révéler. Or placer un enfant face au spectacle de la déchirure de ses parents constitue une violence qui relève de la maltraitance: Mozart ne pourra s'épanouir, il paiera de prix de l'égoïsme des adultes, et supportera des souffrances psychologiques non méritées et inscrites en lui à jamais. Ce roman a été publié en 1966; les divorces étaient rares: on pensait souvent à l'époque qu'il était moins grave de montrer à un enfant le spectacle de tensions et querelles quotidiennes, au sein d'un couple officiellement resté uni, plutôt que d'entériner la rupture, et de ballotter sa progéniture d'un appartement à l'autre, d'un parent à l'autre, et aussi de l'immerger dans une famille dite aujourd'hui "recomposée" en lui imposant une nouvelle mère, un nouveau père, de nouveaux frères et soeurs et pourquoi pas, de nouveaux grands-parents tant que l'on y est. Nous sommes donc face à deux thèses, et à deux époques, chacune ayant résolu, à sa manière, et probablement mal, le dilemme. Si l'on met de côté cet aspect (majeur) du roman, on retiendra aussi une langue magnifique, des passages fort réussis notamment sur la vie à la campagne, les choses et les gens simples, la nature, la vie quotidienne. Tout cela a délicieusement vieilli, dans la forme comme dans le fond, mais c'est quand même un vrai plaisir de relire, de temps en temps, un livre écrit en bon français.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Maxie
  11 décembre 2015
J'avais un peu peur, en débutant ce roman, au vu des précédentes critiques. Je m'apprêtais à lire une histoire un peu démodée et sans intérêt. Et pourtant, ce ne sont certainement pas ces qualificatifs qui me viennent à l'esprit après la lecture. Certes, l'histoire est aujourd'hui peu réaliste, on se demande comment des adultes peuvent faire preuve d'autant de désintérêt pour le sort d'un petit garçon de 7 ans, au moment du divorce de ses parents. Mais en même temps, l'auteur, lui, nous fait voir de l'intérieur ce que peut ressentir ce petit garçon, ainsi que les personnes qui l'entourent, et on plonge facilement dans l'histoire, on se laisse émouvoir, on verse même quelques larmes. Un beau récit qui a relativement bien vieilli malgré tout.
Commenter  J’apprécie          121
feanora
  21 mai 2014
J'ai lu ce livre, lors de mon adolescence, il y a bien longtemps, et j'avais été bouleversée.
En le feuilletant aujourd'hui, force est de constater que le sujet est devenu désuet, car les divorces sont maintenant monnaie courante.
Je n'ai donc ressenti aucune émotion particulière.
Je continue cependant à trouver très belle la plume de l'auteur.
Commenter  J’apprécie          130
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   25 octobre 2013
Il partit en voiture pour Sérignay. Ce seul nom lui donnait l'impression d'être en faute, sensation que détestent les hommes arrivés puisqu'ils ne sont parvenus à cette réussite que pour fuir l'écolier qui demeure en chacun. La peine, le remords, la rancune formaient en lui un mélange amer et trouble. Sérignay, c'était sa mère morte et cette sorte de jalousie que l'émulation du chagrin avait fait naître entre son père et lui; c'était aussi la dynastie des docteurs Lapresle trahie par leur descendant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
araucariaaraucaria   24 octobre 2013
Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis : "... voici Mozart enfant, voici une belle promesse de vie... Protégé, entouré, cultivé, que ne saurait-il devenir!..." Mais il n'est point de jardinier pour les hommes... Mozart est condamné. Antoine de Saint-Exupery - Terre des hommes.
Commenter  J’apprécie          90
luis1952luis1952   13 avril 2018
Cette nuit-là, il ne parvint pas à s'endormir. Il jouait à faire battre son cœur au fond de son ventre à force d'évoquer Zélie. Il touchait ses orteils; leur peau lui paressait très douce, et il se demandait si celle de la petite fille ne l'était pas davantage encore.
C'était une nuit de haute lune. Il sauta à bas de sa couche aussi doucement que l'eût fait le chat.
Commenter  J’apprécie          40
feanorafeanora   21 mai 2014
A regret, il desserra son étreinte; depuis des mois il n'avait éprouvé une telle impression de sécurité.
Il saisit la main de son père dans l'une des siennes, celle de sa mère dans l'autre et il les entraîna vers la maison.
Commenter  J’apprécie          70
luis1952luis1952   13 avril 2018
Ils s'aimaient , ils n'avaient pas de montre, le temps passait à leur insu. Lorsque le ruisseau retrouvait sa limpidité, cela signifiait qu'en amont les lavandières s'en retournaient chez elles, ayant fini de battre, de caqueter, de tordre, de rincer. Alors les deux enfants sautaient sur leurs pieds nus, puis après un dernier, un dernier puis encore un autre baiser sur la joue, ils s'enfuyaient dans le soir tombant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Gilbert Cesbron (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilbert Cesbron
"Chiens perdus sans collier" de Gilbert Cesbron.
autres livres classés : divorceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Gilbert Cesbron

Né à Paris en ?

1903
1913
1923
1933

12 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Gilbert CesbronCréer un quiz sur ce livre