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ISBN : 2253006947
Éditeur : Le Livre de Poche (05/10/1995)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 291 notes)
Résumé :
François, Pascal, Hardrier, Fauchier-Delmas, tels sont les quatre mousquetaires qui règnent sur la part de rêves et de détresses secrètement entretenue dans le monde clos d'un lycée parisien. Parce que Pascal s'est donné la mort, le chahut quotidien prend pour les trois camarades l'allure d'une enquête à la fois dérisoire et pathétique. Sous le jeu des plaisanteries d'écoliers, de généreuses illusions se dissipent et les exploits saugrenus des lycéens en révolte se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
filippo
  26 avril 2017
Un livre qui fleure bon une adolescence insouciante à Paris, dans les années 40.
4 élèves de seconde, inséparables, forment les 4 mousquetaires: François, Alain, Pascal et Hardrier sont unis comme les doigts de la main, en dépit de leurs différences, et se regroupent dans une cave de l'école, appelée Bételgeuse, repaire de leur amitié.
Mais à leur rentrée en seconde, Pascal, le meilleur ami de François et la tête pensante de la bande, meurt.Affecté par sa mort, François veut absolument comprendre le pourquoi du comment, et découvre que Pascal s'est suicidé.La douce folie des premiers moments laisse place alors à l'amertume, la déception, un passage à l'âge adulte avant l'âge.Tout cela émaillé par des querelles intestines entre les nouveaux élèves et les anciens, et les anecdotes habituelles à propos des professeurs, et des surveillants.
Bon livre, qui m'a rappelé les livres de Pagnol relatant son enfance, très imagé, et prenant.
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sevm57
  29 avril 2015
Un livre fort, bouleversant, qui a marqué mon adolescence.
Le titre en lui-même est déjà magnifique et ouvre la porte à l'histoire dramatique de ces quatre amis de lycée.
J'aimerais le relire, après tant d'années, mais il est difficile à trouver et j'ai un peu peur de détruire un souvenir et d'être déçue. Je suis donc preneuse des commentaires de ceux d'entre vous qui auraient relu ce livre récemment.
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Bruno_Cm
  22 août 2013
Livre tout à fait remarquable. Rempli de spirales, de rebondissements, de fantaisies, de détresses, d'humours. Au pluriel.
De nombreux détails soutiennent la réalité : ça sent un certain vécu, bien que ce soit un roman.
Chez Cesbron je ressens toujours comme un agrégat de nouvelles ou de potentiels autres romans, mais qu'au final il parvient à mettre en musique et en donne un sens choisi, déterminé ; ou des sens ouverts, non terminés.
Cesbron devient un oublié, ce qui est injuste et dommage car son écriture, son art de conter vaut très largement le coup (littéraire).
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zembla
  06 février 2010
C'est la rentrée pour François qui rentre au Lycée. Il va retrouver Pascal, Jean Jacques et Alain ses amis inséparables comme les trois mousquetaires. Mais voila que Pascal manque à l'appel et la triste nouvelle tombe : Pascal est mort ! François encore sous le choc apprend qu'il s'est en fait suicidé. François n'aura de cesse de comprendre pourquoi son ami qu'il croyait connaître si bien s'est donné la mort.
C'est le livre que j'ai le plus lu ( 4 fois), la première fois j'étais adolescent . C'est un livre sur les adolescents et leurs rapports avec le lycée, leurs camarades et les adultes qu'ils côtoient a l'intérieur . Je précise que ce livre a été publié en 1952 et parle d'un lycée entre les deux guerres. Donc pas de portable, de texto et toute la technologie moderne mais il n'empêche que certains traits des personnages sont (je pense) toujours d'actualité aujourd'hui. L'égoïsme de ces jeunes gens, un égoïsme différent selon les personnages, qui transparaît le long de ce récit et qui va déclencher, de manière inconsciente, des tragédies qu'ils auront du mal a assumer.
C'est un livre qui m'a suivi et me suivra encore même si nécessairement ma vision évolue avec le temps puisque la prochaine fois que je le relirai je serai père d'adolescents. Mais ce que j'aime dans ce livre c'est cette humanité qui transparaît,le regard de l'auteur qui ne juge pas et l'intemporalité des personnages.
Gilbert Cesbron était un auteur très lu a une époque avec des titres comme "Chiens perdus sans collier", "Les saints vont en enfer", "C'est Mozart que l'on assassine", "Don Juan en automne", etc...Un auteur qui était en prise avec son temps et qui traitait les thèmes d'actualité souvent en rapport avec l'enfance. de nos jours, j'ai l'impression qu'il est tombé dans l'oubli et je trouve cela injuste.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.o..
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Aproposdelivres
  28 août 2009
C'est un livre que j'ai lu des multitudes de fois lorsque j'étais moi-même au lycée. Cela ne raconte pas mon lycée, mais un lycée d'une autre époque. Il traite du thème de l'adolescence avec son mal de vivre, le suicide et les amitiés.
En effet, l'histoire se situe dans les années 30, quelques jours avant la rentrée. Les personnages principaux sont 4 amis qui surnomment eux-mêmes les 4 mousquetaires : François Voisin (Athos), Pascal Delange (Aramis), Jean-Jacques Hardrier (Porthos) et Alain Fauchier-Delmas ( D'Artagnan) . le jour de la rentrée, les amis se retrouvent et reprennent leurs petites habitudes des années passées, pourtant, l'un des 4 Mousquetaires manque à l'appel, c'est Pascal Delange. le jour même, ils apprennent que leur ami Pascal vient de mourir. le jour de l'enterrement, François apprend par la bonne que son meilleur ami n'a pas eu un accident, mais qu'il s'est suicidé. C'est le choc. Avec ses amis, François décide découvrir ce qui a poussé Pascal à se suicider. La vie au lycée continue malgré ces événements difficiles, et l'on retrouve des chahuts, des rivalités et l'ambiance potache… Cette recherche, va faire grandir François, il va passer de l'enfance à l'âge adulte.
Le style est poétique ce qui donne une dimension terriblement mélancolique au livre. Après l'avoir relu, mon opinion n'a pas changée, j'ai pris le même plaisir qu'il y a 25 ans, j'ai été touchée par cette histoire comme lors de ma première lecture.

Lien : http://aproposdelivres.canal..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   09 septembre 2013
« Le premier marron qui tombe, pensa François, cette fois, c'est fois, c'est la Rentrée... »

De cette cime d'arbre où il jouait à la vigie, à l'aviateur, à l'ascension de l'Himalaya (Oh, François ! À ton âge), il regarda le marron qui venait de s'écraser dans l'allée. On distinguait dans la coque éclatée le précieux tissu blanc, culotte de maréchal d'Empire, et le fruit verni, ciré, tout neuf. « La Rentrée... Plus une minute à perdre ! A terre ! »

Ses pieds connaissaient bien les branches de descente, l'appui solide qu'offrait chacune et cet espace entre elles qui, de vacances en vacances, lui paraissait plus petit. C'était son arbre. Suspendu à bout de bras à la plus basse branche, on fermait les yeux, on s'imaginait au-dessus d'un abîme, on lâchait prise... Mais, cette année, plus besoin d'ouvrir les mains : les pieds touchaient déjà terre. Une date dans l'histoire des vacances !

Il faisait tiède au sortir de l'arbre obscur, et François frissonna de bien-être comme un chat. « La Rentrée... Quel dommage ! » Deux minutes plus tôt, il pensait le contraire : que les vacances se fanaient, que Pascal Delange lui manquait et qu'au fond on ne riait bien qu'en classe... « Ce cochon de Pascal, il tout de même pu m'écrire ! Les autres, je m'en moque ; mais Pascal... Pas même une carte ! »
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feanorafeanora   03 septembre 2014
La phrase de l'abbé:"exister, c'est être capable de s'oublier; être quelqu'un, c'est pouvoir se mettre entièrement dans la peau des autres, et là tenir le coup.

Si c'était cela exister, alors je n'existe pas! Si c'était cela être quelqu'un, jamais je ne serai quelqu'un.
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Bruno_CmBruno_Cm   21 août 2013
Mais non ! C'était bien le colonel inaccessible, le colonel loin de ses hommes, le colonel seul, seul avec Pascal [son fils décédé] : un visage effacé, navré, penché sur la mort si proche, si prochaine et qui la reflétait déjà. Mais ce qu'ils virent très distinctement, comme une lente goutte de pluie sur la vitre, fut cette larme sur son visage, seule vivante, qui effaçait tout.
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Bruno_CmBruno_Cm   23 août 2013
"Tu es triste ? demanda brusquement le voisin de François.
- Tout est triste, répondit le garçon en désignant le paysage, tout est mort.
- Mort ? (Les deux yeux naufragèrent de rire.) Tu ne sais donc pas voir ? Hop ! regarde le nid, là-haut... Ils seront au moins cinq, là-dedans au printemps ! Et, au pied de l'arbre, ce trou : faudrait pas fouiller loin pour trouver une famille de lapins ! bien vivants, crois-moi !"
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Bruno_CmBruno_Cm   23 août 2013
Je deviens injuste : c'est le danger d'écrire. Ne plus écrire un mot : définition du courage (pour moi). Déjà trop tard : je pense comme on écrit ; ne serais-je plus jamais authentique ?
La phrase de l'abbé : "Exister; c'est être capable de s'oublier ; être quelqu'un, c'est pouvoir se mettre entièrement dans la peau des autres, et là, tenir le coup !"
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