AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253006947
320 pages
Le Livre de Poche (05/10/1995)
3.59/5   342 notes
Résumé :
François, Pascal, Hardrier, Fauchier-Delmas, tels sont les quatre mousquetaires qui règnent sur la part de rêves et de détresses secrètement entretenue dans le monde clos d'un lycée parisien. Parce que Pascal s'est donné la mort, le chahut quotidien prend pour les trois camarades l'allure d'une enquête à la fois dérisoire et pathétique. Sous le jeu des plaisanteries d'écoliers, de généreuses illusions se dissipent et les exploits saugrenus des lycéens en révolte se ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 342 notes
5
6 avis
4
6 avis
3
4 avis
2
0 avis
1
0 avis

sevm57
  29 avril 2015
Un livre fort, bouleversant, qui a marqué mon adolescence.
Le titre en lui-même est déjà magnifique et ouvre la porte à l'histoire dramatique de ces quatre amis de lycée.
J'aimerais le relire, après tant d'années, mais il est difficile à trouver et j'ai un peu peur de détruire un souvenir et d'être déçue. Je suis donc preneuse des commentaires de ceux d'entre vous qui auraient relu ce livre récemment.
Commenter  J’apprécie          255
filippo
  26 avril 2017
Un livre qui fleure bon une adolescence insouciante à Paris, dans les années 40.
4 élèves de seconde, inséparables, forment les 4 mousquetaires: François, Alain, Pascal et Hardrier sont unis comme les doigts de la main, en dépit de leurs différences, et se regroupent dans une cave de l'école, appelée Bételgeuse, repaire de leur amitié.
Mais à leur rentrée en seconde, Pascal, le meilleur ami de François et la tête pensante de la bande, meurt.Affecté par sa mort, François veut absolument comprendre le pourquoi du comment, et découvre que Pascal s'est suicidé.La douce folie des premiers moments laisse place alors à l'amertume, la déception, un passage à l'âge adulte avant l'âge.Tout cela émaillé par des querelles intestines entre les nouveaux élèves et les anciens, et les anecdotes habituelles à propos des professeurs, et des surveillants.
Bon livre, qui m'a rappelé les livres de Pagnol relatant son enfance, très imagé, et prenant.
Commenter  J’apprécie          200
Bruno_Cm
  22 août 2013
Livre tout à fait remarquable. Rempli de spirales, de rebondissements, de fantaisies, de détresses, d'humours. Au pluriel.
De nombreux détails soutiennent la réalité : ça sent un certain vécu, bien que ce soit un roman.
Chez Cesbron je ressens toujours comme un agrégat de nouvelles ou de potentiels autres romans, mais qu'au final il parvient à mettre en musique et en donne un sens choisi, déterminé ; ou des sens ouverts, non terminés.
Cesbron devient un oublié, ce qui est injuste et dommage car son écriture, son art de conter vaut très largement le coup (littéraire).
Commenter  J’apprécie          165
Lamifranz
  12 mai 2022
Gilbert Cesbron, c'est peu de le dire, est un auteur 'attachant". Non seulement parce que ses romans, ses nouvelles, ses essais ou ses pièces de théâtre nous émeuvent, nous touchent profondément (ce pourrait n'être que l'effet d'un savoir-faire très efficace) mais surtout parce qu'à travers ces oeuvres, filtre l'immense humanité de l'auteur.
Cette humanité, nous l'avions déjà perçue dans le bouleversant Les saints vont en enfer, où Gilbert Cesbron nous faisait plonger dans un bidonville de l'immédiate après-guerres, où se côtoyaient l'atroce et le sublime, avec un regard d'une infinie compassion pour les humbles et les déshérités.
Et la revoilà, cette humanité, dans cette chronique adolescente où chacun de nous retrouvera un peu de sa jeunesse. Cesbron n'a pas son pareil pour décrire les émois, les espoirs et les désespoirs, les petites joies et les grandes peines. Plus encore quand il s'agit d'enfants où de jeunes adultes, comme ici, dans Notre prison est un royaume (1948)
Dans un lycée comme on en a tous connus, ils étaient quatre inséparables, les "Quatre Mousquetaires" : François (Athos), Pascal (Aramis), Jean-Jacques (Porthos) et Alain (D'Artagnan). Alors que la vie de lycée se déroule, entre routine et épisodes tragi-comiques, un drame se prépare. Pascal disparaît, on apprend quelque temps plus tard qu'il s'est suicidé. François, son ami le plus proche, cherche à savoir ce qui s'est passé, et pourquoi.
Telle est la trame de ce roman profondément émouvant. L'auteur ne décrit pas "de l'extérieur" les états d'âme de ces adolescents en recherche d'eux-mêmes, au contraire il se place (et il place le lecteur avec lui) à leur niveau, il s'identifie à eux, à leur quête d'amour, ou d'absolu, ou simplement d'un sens à la vie. Les adultes, profs ou parents, restent des silhouettes, et s'ils influent sur l'intrigue, c'est par pure mécanique. le vrai thème du roman, c'est le passage de l'enfance à l'âge adulte, avec toutes ses interrogations, ses espérances, et parfois aussi ses déceptions.
C'est pourquoi ce roman ne peut que nous toucher. Vous et moi, et bien d'autres avant nous, et bien d'autres après nous, sommes passés par là. Nous pouvons comprendre ce qui passe dans l'esprit de ces enfants qui testent leur toute jeune maturité
Rendons grâce à Gilbert Cesbron de nous faire toucher, avec tant de vérité - et en même temps tant de pudeur - ces états d'âme qui jadis furent les nôtres.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
Tubabasse
  23 juin 2021
On ne lit plus beaucoup Cesbron, et c'est dommage, car, si les situations ont un peu vieilli, c'est plutôt bien écrit et souvent porteur d'une émotion simple.
Comme d'autres membres de Babelio, j'ai étudié ce livre au collège, en quatrième, c'est vous dire si ça remonte, comme dit l'autre (mais si, l'imprimerie existait déjà, bande de farceurs).
Les histoires qui se déroulent dans une école, fût-elle primaire ou secondaire, ou avec des écoliers, ont souvent connu le succès : le grand Meaulnes, La guerre des boutons, Les choristes, au cinéma … C'est vrai que peu de nous y ont échappé.
Dans ce livre-là se trouve un mélange assez bien dosé d'amitié et de vécu. Cesbron dépeint avec un réel talent les caractéristiques de tous ces adolescents très différents et hélas, comme dans la plupart des ses oeuvres, ça finit mal. J'avoue que je me suis souvent posé la question de l'ordre du titre, qui pourrait après tout fonctionner dans les deux sens. Pourquoi notre royaume ne pourrait-il pas présenter des relents de prison, à bien des égards ?
Lorsque nous avons étudié l'ouvrage, avec une professeure de français aussi moche que nantie d'une voix fort désagréable, mais exceptionnellement intéressante, la classe complète avait plutôt bien accroché, alors que l'action du livre ne se déroule qu'avec des garçons. le côté un peu mélo peut-être ? La description fine des relations amicales ? le choix du milieu scolaire, tout simplement ?
J'aimerais bien avoir l'avis d'un ado actuel sur le sujet.
En lui indiquant bien que le livre ne mentionne pas de téléphones portables, de connexion internet, de jeux avec manettes, que les élèves ne sont pas chaussés de Nike et n'ont pas d'écouteurs sur les oreilles en faisant de la patinette électrique …
Qu'en pensez-vous ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72

Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   09 septembre 2013
« Le premier marron qui tombe, pensa François, cette fois, c'est fois, c'est la Rentrée... »

De cette cime d'arbre où il jouait à la vigie, à l'aviateur, à l'ascension de l'Himalaya (Oh, François ! À ton âge), il regarda le marron qui venait de s'écraser dans l'allée. On distinguait dans la coque éclatée le précieux tissu blanc, culotte de maréchal d'Empire, et le fruit verni, ciré, tout neuf. « La Rentrée... Plus une minute à perdre ! A terre ! »

Ses pieds connaissaient bien les branches de descente, l'appui solide qu'offrait chacune et cet espace entre elles qui, de vacances en vacances, lui paraissait plus petit. C'était son arbre. Suspendu à bout de bras à la plus basse branche, on fermait les yeux, on s'imaginait au-dessus d'un abîme, on lâchait prise... Mais, cette année, plus besoin d'ouvrir les mains : les pieds touchaient déjà terre. Une date dans l'histoire des vacances !

Il faisait tiède au sortir de l'arbre obscur, et François frissonna de bien-être comme un chat. « La Rentrée... Quel dommage ! » Deux minutes plus tôt, il pensait le contraire : que les vacances se fanaient, que Pascal Delange lui manquait et qu'au fond on ne riait bien qu'en classe... « Ce cochon de Pascal, il tout de même pu m'écrire ! Les autres, je m'en moque ; mais Pascal... Pas même une carte ! »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
feanorafeanora   03 septembre 2014
La phrase de l'abbé:"exister, c'est être capable de s'oublier; être quelqu'un, c'est pouvoir se mettre entièrement dans la peau des autres, et là tenir le coup.

Si c'était cela exister, alors je n'existe pas! Si c'était cela être quelqu'un, jamais je ne serai quelqu'un.
Commenter  J’apprécie          110
Bruno_CmBruno_Cm   23 août 2013
"Tu es triste ? demanda brusquement le voisin de François.
- Tout est triste, répondit le garçon en désignant le paysage, tout est mort.
- Mort ? (Les deux yeux naufragèrent de rire.) Tu ne sais donc pas voir ? Hop ! regarde le nid, là-haut... Ils seront au moins cinq, là-dedans au printemps ! Et, au pied de l'arbre, ce trou : faudrait pas fouiller loin pour trouver une famille de lapins ! bien vivants, crois-moi !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Bruno_CmBruno_Cm   23 août 2013
Je deviens injuste : c'est le danger d'écrire. Ne plus écrire un mot : définition du courage (pour moi). Déjà trop tard : je pense comme on écrit ; ne serais-je plus jamais authentique ?
La phrase de l'abbé : "Exister; c'est être capable de s'oublier ; être quelqu'un, c'est pouvoir se mettre entièrement dans la peau des autres, et là, tenir le coup !"
Commenter  J’apprécie          70
Bruno_CmBruno_Cm   21 août 2013
Mais non ! C'était bien le colonel inaccessible, le colonel loin de ses hommes, le colonel seul, seul avec Pascal [son fils décédé] : un visage effacé, navré, penché sur la mort si proche, si prochaine et qui la reflétait déjà. Mais ce qu'ils virent très distinctement, comme une lente goutte de pluie sur la vitre, fut cette larme sur son visage, seule vivante, qui effaçait tout.
Commenter  J’apprécie          60

Video de Gilbert Cesbron (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilbert Cesbron
Gilbert Cesbron " Voici le temps des imposteurs" Le Fond et la forme video 23 juin 1972
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura




Quiz Voir plus

Gilbert Cesbron

Né à Paris en ?

1903
1913
1923
1933

12 questions
24 lecteurs ont répondu
Thème : Gilbert CesbronCréer un quiz sur ce livre