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EAN : 9782264074010
432 pages
10-18 (02/05/2019)
3.72/5   745 notes
Résumé :
Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.
Trente ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’att... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (207) Voir plus Ajouter une critique
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Sapristi, que m'arrive-t-il ? Serais-je, malgré les apparences, une romantique qui s'ignore ? Parce que bon, c'est pas que je sois la plus cynique du monde, mais de là à me laisser captiver comme une bleue par un roman d'amour-secrets de famille du passé-drame qui change votre destin à jamais-mais où tout finit bien, quand même, je pensais qu'il y avait de la marge.

La faute sans doute aux lapins noirs (non, pas roses), qu'on peut apercevoir gambadant sur la pelouse du manoir de Pencraw au soleil couchant. Un manoir comme on n'en fait plus, au fin fond des Cornouailles, à l'architecture tarabiscotée et en ruine, avec des seaux dans toute la maison pour recueillir la pluie qui s'écoule par les plafonds, des robinets qui crachent une eau couleur rouille et un hortensia qui pousse à travers le parquet de la salle de bal. Malgré ces « inconvénients », Lorna sent que c'est là que son mariage avec Jon doit être célébré. Quelle est cette intuition qui la pousse, cette attraction qui lui souffle que son histoire en dépend ?

Trente ans plus tôt, en 1968, le manoir des Lapins noirs, résidence de vacances de la famille Alton, était déjà en piteux état mais cela n'avait aucune importance, puisqu'on y respirait la joie de vivre, la liberté et l'amour. Jusqu'à ce que, un soir d'orage, le paradis se transforme en enfer...

Le roman procède de manière assez classique en entrecroisant les récits de ces deux époques, de façon à faire comprendre que, forcément, les deux histoires vont se rejoindre au moment où le lien entre Lorna et la famille Alton sera révélé. Rien de fondamentalement original ni surprenant dans ce livre, à la trame assez convenue et prévisible. Et pourtant je suis tombée sous le charme des deux héroïnes attachantes, celle de 1968, Amber, au destin dramatique, et celle d'aujourd'hui, Lorna, qui se débat avec un mystérieux passé. Subtil, mélancolique, un peu sirupeux. Romantique, vous disais-je. C'est grave, docteur ?

En partenariat avec les éditions Nil via Netgalley.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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" Serais- je tombée malgré moi dans "le terrier des lapins noirs" du vieux manoir de Pencraw, en Cornouailles, grandiose et déroutant, caché dans les broussailles, sous la voûte des arbres ?
Je me suis curieusement attachée à cette histoire insolite et attachante, cette maison en ruines dite des "lapins noirs ", en 1968, où toute la famille Alton élit domicile l'été pour les vacances alors qu'ils habitent à Londres .....

Au sein de la vieille demeure le temps s'arrête .
Toutes les pendules sont déréglées et le toit fuit en cas d'orage .
Les tuyaux cliquettent toute la nuit, pas de télévision bien sûr, la vieille TSF grince quand on la branche.
Il ne s'y passe jamais grand- chose mais les livres aident à tuer le temps ......
Maman est une flamboyante américaine , rousse, belle et tendre dont papa est passionnément amoureux .
Amber , une des deux héroïnes principales de cet ouvrage est la jumelle de Toby, quatorze ans , suivent Barney , six ans et et la petite Killy , quatre ans .........jusqu'au drame qui vient bouleverser la vie de ce petit monde et arrêter le temps à jamais .
Trente ans plus tard, Lorna, deuxième héroïne , cherche le manoir des"lapins noirs " où elle a séjourné enfant pour s'y marier avec Jon.
Inexplicablement tout dans cette vieille demeure le lui rappelle et l'attire ........
De facture classique ce roman d'amour et de secrets enfouis, entremêle le récit de deux époques jusqu'au moment fatidique où tout s'éclaire en une seule voix .......
Malgré un petit manque de rythme on s'attache au charme désuet de la bâtisse décrépie , à la spontanéité et à la vivacité d'Amber en 1968, au destin contrarié de Lorna qui se heurte aux détails bien mystérieux d'un passé qui lui échappe ........
Nous sommes entraînés par le talent incontestable de l'auteur dans une spirale prenante , attachante, entêtante lourde de drames, de mystères jusqu"au bout : un ouvrage que l'on ne lâche pas ......
C'est un livre bien écrit , subtil , teinté de mélancolie et de romantisme , pas convenu du tout, facile à lire entre deux ouvrages compliqués.
L'écriture sobre et efficace au climat impénétrable autour de drames et de mensonges passés mêlés à l'insouciance des enfants nous fait passer un bon moment .....
À emmener dans sa valise aux prochaines vacances .........
Un premier opus à découvrir ou pas.........emprunté à cause du titre à la Médiathéque.
Ce n'est que mon avis , bien sûr !
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Merci à Babelio de l'avoir présenté dans les livres de poche de cet été...
J'ai tant aimé ce roman que maintenant que je l'ai fini, je suis un peu nostalgique...
Comme son titre l'indique, l'histoire se passe en 1968 dans les Cornouailles au sud de l'Angleterre. Un manoir "Pencraw" où vivent Nancy Alton, son mari et leurs quatre enfants : Amber, Toby, Barney et Kitty.
Un soir d'orage, Barney a disparu, il est parti avec le chien Boris, on ne sait où..., Nancy, la maman part à sa recherche avec Knight son cheval. Quelques heures plus tard, Boris, le chien, revient seul. C'est la consternation. Son mari ainsi que leur fille Amber, partent à leur recherche...
30 ans plus tard, Lorna et son fiancé Jon, cherche le "Manoir des Lapins Noirs" où Lorna a séjourné quand elle était petite.
Ils aimeraient y célébrer leur mariage.
Ils visitent Pencraw, et Lorna a un véritable coup de coeur pour ce manoir délabré par le temps...
Une histoire, en deux temps en 1968 et 30 ans plus tard, pleine de mystères et de secrets de famille.
On plonge dans ce roman assez vite, et on ne le lâche plus. Une bonne lecture de vacances !

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La famille Alton vit à Londres et rejoint son manoir en mauvais état dans les Cornouailles lors des vacances d'été et même plus. Ce manoir s'appelle le manoir de Pencraw et les enfants l'appellent le manoir des lapins noirs.
En 1968, la fille aînée de la famille, Amber, nous raconte le drame horrible qui arrive à la famille lors d'un soir d'orage.
La vie continuera tant bien que mal pour eux tous.
Le livre est partagé entre ces évènements de 1968 et 1969 racontés par bribes et ceux racontés par Lorna, une jeune institutrice qui vient de perdre sa mère. Elle rêve de se marier avec Jon, une jeune entrepreneur immobilier, au manoir de Pencraw où une certaine Madame Alton a cruellement besoin d'argent et va louer sa grande maison pour organiser des mariages.
En même temps, Lorna ressent une attirance inexplicable pour ce manoir. Un bien grand mystère qui s'éclairera enfin à la fin.
Personnellement, le roman a manqué de vie pour moi et j'ai dû attendre trop longtemps pour qu'il y ait un dénouement. Cela a donc gâché un peu mon plaisir de lecture.
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Magique et terrible...
Deux temporalités dans ce roman et deux voix.
Celle d'Amber, adolescente en 1968, qui se réjouit d'aller passer des vacances dans le manoir familial en Cornouailles, comme chaque année, et celle de Lorna, trente ans plus tard, qui cherche un lieu afin de célébrer son mariage avec Jon.
Et c'est la seule chose qui m'a retenu de mettre cinq étoiles, cette espèce de recherche de LA maison , et ce coup de bol de tomber dessus, et la découverte, par la suite, que cette maison est rattachée à elle , de façon terrible...(
Ce qui concerne Lorna ne devient passionnant que vers le milieu du roman).
Mais "côté 1968", quelle montée en émotions !
Cette famille aisée, aimante et lumineuse va connaître un drame qui précipitera leurs vies vers d'autres épreuves , ( je ne vous en dis pas plus....).
C'est un roman qui, écrit par une autre, pourrait être mièvre, gnan-gnan, et qui échappe à tous ces pièges grâce à la magnifique écriture de Eve Chase.
Poétique, sensible, imagée et pour moi, magique.
Car comme elle décrit bien l'harmonie familiale, une fratrie bruyante de quatre enfants, , les belles et grandes maisons , la plage, les vacances qui s'étirent, l'amour ( sous toutes ses formes), le manque, la dévastation, le changement .
On a comparé ce roman à Rebecca de Daphné du Maurier, je comprend pourquoi, il y a une certaine filiation , des points communs. Mais c'est aussi casse-gueule cette comparaison : comment peut-on rivaliser avec une icône ? !
Un manoir en Cornouailles est pleins de secrets, de drames et de lumière aussi . J'ai essayé d'étirer le temps pour avoir le plaisir de le lire en trois soirées , mais le mot fin est arrivé trop vite ... Et quel épilogue... Eve Chase , dans un dernier sursaut (sorte de cerise sur le gâteau !) en remet une couche et m'a mis les larmes aux yeux...
Exquise esquisse , délicieux roman...

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Citations et extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
Soudain,un doute l'étreint : et si elle sous-estimait sa mère ? Et si celle-ci avait toujours été au courant d'une autre histoire,murmurant sous les Lapins noirs tel un ruisseau souterrain ? Cette idée la fait tressaillir.
Après tout, le panneau devant la maison devait avoir une signification. Sinon, pourquoi sa mère aurait-elle posé à côté ? Si, il doit y en avoir un ... La réponse se trouve forcément là, quelque part dans la maison.
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Je n'ai encore jamais vu un garçon pareil : grand, mince, incroyablement dense, étoffé par endroits. Ses épaules tendent la laine de son blazer et sa posture voûtée ne parvient pas à cacher sa taille. Ses yeux, contrairement à ceux de sa mère, sont d'un noir de fumée, son visage tout en angles et en saillies - comme ceux des jeunes en blouson râpé qui traînent sur des motos, la cigarette aux lèvres, près de chez mamie à Chelsea. Des hommes, me prévient mamie, dont je ne dois pas attirer le regard . " Extrêmement mauvais genre. " Fascinant .
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Il y avait des livres chez elle, quand elle était petite, mais toujours provenant de la bibliothèque publique ; ils étaient recouverts de plastique, avec des pages marquées par des pouces d'inconnus, et on ne pouvait les emprunter que par six. De temps en temps, elle apercevait des bibliothèques privées dans un vieux château, mais s'y arrêtait rarement. Sa mère ne s'intéressait pas aux livres, sauf aux romans à l'eau de rose qu'elle lisait dans un bain brûlant parfumé - et la jeune Lorna s'émerveillait à l'idée fabuleuse d'avoir sa bibliothèque à soi, des dizaines de livres attendant qu'on les ouvre, sur lesquels on pouvait coller l'étiquette "appartient à" et qui n'engloutissaient pas, si on tardait à les rendre, tout votre argent de poche dans une amende.
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Le plafond de la salle de bal est un grand champ vert pâle, orné de tresses de moulures dorées, et le sol un vaste parquet branlant et percé. Deux colonnes de chaises superposées voisinent avec la carcasse d'un piano à queue, au couvercle brisé. Et... oui ! un hortensia ! Un hortensia pousse bien à travers le plancher, ses pétales dressés contre la vitre comme une fleur de serre.
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Je suis soulagée d'avoir maintenant un corps de femme parce que je ne me sens plus comme une gamine à l'intérieur. On ne peut pas rester petite quand on n'a pas de mère, ai-je dit à Matilda. Les générations font des bonds comme février dans les années bissextiles. On est obligée de grandir.
Barney et Kitty n'ont pas de mère non plus, juste un vide là où elle était avant et moi, la grande sœur, je dois chercher à le remplir. Je ne suis pas très douée pour les trucs de maman - raconter des histoires au coucher, embrasser des genoux écorchés, démêler des nœuds dans les fins cheveux de bébé - mais j'essaie de l'imiter : c'est toujours mieux que rien
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Les filles du manoir Foxcote d'Eve Chase | Booktrailer
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