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EAN : 9782253006213
384 pages
Le Livre de Poche (07/10/2002)
4.02/5   636 notes
Résumé :
L'affection que le jeune Philip nourrit, en dépit de la différence d'âge, pour son cousin Ambroise Ashley le pousse à gagner Florence sitôt que ce dernier, qui a épousé une comtesse italienne, lui écrit pour demander son aide. A peine arrivé, il apprend la mort d'Ambroise et repart sans avoir pu démêler le mystère qui entoure l'existence de la comtesse Rachel. Quand la cousine Rachel rejoint soudain Philip en Angleterre, elle porte à son comble la confusion des sent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (121) Voir plus Ajouter une critique
4,02

sur 636 notes
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iris29
  02 août 2020
Commencé à l'adolescence ( suite au coup de coeur Rebecca) , puis abandonné pour cause d'incompatibilité , j'ai enfin découvert Ma Cousine Rachel et compris pourquoi ça n'avait pas "matché" entre nous la première fois ...
♫ A cause des garçons ♫ ...
Dans la Cornouailles du XIX ième siècle, Phlip a grandi auprès de son cousin Ambroise qui a remplacé ses parents décédés. Lorsque ce dernier part en Italie soigner ses rhumatismes, c'est contraint et forcé que Philip reste en Angleterre pour surveiller le domaine. Contre toute attente, Philip , qui fuyait plutôt toute compagnie féminine se marie là-bas. Mais très vite, des lettres inquiétantes arrivent au domaine, la nouvelle épouse serait en train de l'empoisonner lentement. Philip se rend aussitôt en Italie, mais Ambroise est mort.
Philip rentre en Angleterre, et la cousine Rachel aussi ...
Rarement, livre ne m'a inspiré autant l'envie de faire partie d'un club de lecture afin de pouvoir disséquer à loisir , psychologie des personnages ...
Alors qui est Rachel ? Une meurtrière machiavélique ? Une femme attentionnée adorée par les voisins, amis, et le personnel ? Une femme manipulée ? Une malchanceuse ? ...Oui, qui est Rachel ?
Et bien, à la fin du roman, j'avais des doutes et les affres de la création tellement qu'elle est forte la Daphné !
Une construction impeccable, un style gothique (avec lequel j'ai du mal parfois) , une ambiance sourde et inquiétante et l' on comprend pourquoi ce roman a inspiré les cinéastes..
Tout est parfait dans ce roman, sauf qu'entre le personnage de Philip et moi, ça ne l'a pas fait, parce que dans le genre crétin, naïf, il pousse parfois le bouchon un peu loin, ce garçon . Bien-sûr, il faut remettre tout ça dans le contexte de l'époque, Philip ayant grandi sans présence féminine, au fin fond de la Cornouailles,du XIX ième, je comprend qu'il soit fasciné par Rachel au point d'en perdre son latin. Mais même en sachant tout ça, ce personnage m'a agacée... et je m'en suis voulue d'être moins enthousiaste que pour le divin Rebecca.
Et à la fin de ma lecture j'ai rêvé que je retournais à Manderley....

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Gwen21
  18 novembre 2018
Fascinant, envoûtant, obsédant...
Bien plus puissant selon moi que "Rebecca", "Ma cousine Rachel" - que je relis avec plaisir quinze ans après ma première découverte - est un roman qui, bien que se déroulant dans les grands vents des landes de Cornouailles, oppresse le lecteur comme le plus efficace des huis-clos.
Une atmosphère victorienne pleine du charme suranné de la campagne anglaise et des codes non moins surannés de sa gentry, à laquelle se mêle le parfum plus capiteux de l'Italie, cette terre de beauté et de mystère si prisée des Anglais. Un manoir qui n'a rien à envier au Manderley de "Rebecca" mais des personnages à la psychologie plus fouillée. Une intrigue associant romance et crime. Voilà quelques uns des ingrédients qui font de ce roman un véritable thriller qu'on a bien dû mal à lâcher et qui nous entraîne dans sa spirale de soupçons et de peurs.
Rachel, personnage féminin complexe qui porte en lui sa part d'ombre et sa part de lumière en égale proportion, séduit et terrifie tour à tour. Daphné du Maurier, avec son style net et précis, et sa verve dès qu'il s'agit de décrire les paysages du littoral chers à son coeur, traite avec finesse et suspense les thèmes du mensonge, de la duplicité et de la schizophrénie.
Encore un beau coup de coeur de cette auteure.

Challenge 1914/1989 - Edition 2018
Challenge PAVES 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge Pyramide II
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missmolko1
  31 octobre 2013
Décidément Daphné du Maurier ne cesse de me surprendre. Après avoir vraiment adoré Rebecca, Ma cousine Rachel est un second coup de coeur.
En même temps, je dois dire que les bases sont les mêmes : un manoir ou domaine en Angleterre, un narrateur jeune et naïf et un second personnage qui cache bien des secrets. Mixez le tout et vous obtiendrez un roman plein de suspense comme seule l'auteure sait les imaginer.
L'écriture est en plus très plaisante et donne une grande fluidité au roman.
Daphné du Maurier sait manier les mots et l'intrigue par petites touches pour emmener les lecteurs a des suspicions, sur des fausses pistes parfois. En tout cas, j'ai été surprise par la fin, je ne m'y attendais pas mais tout bien réfléchi, cela ne pouvait être autrement.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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pompimpon
  12 octobre 2020
… je me sentais étrangement seul comme un enfant après la fête.
XIXe siècle.
La famille Ashley fait partie de la bonne société de ce coin des Cornouailles si chères à Daphné du Maurier, et ce qui arrive aux membres de cette famille est au centre des discussions, dans le village et dans les fermes avoisinantes comme à la sortie de l'office du dimanche.
Ambroise Ashley est encore célibataire à plus de 40 ans, voilà de quoi alimenter les conversations.
Il a élevé seul son jeune cousin Philip depuis sa plus tendre enfance, un sujet de plus pour la veillée. L'embellissement de sa propriété et et le développement de ses fermes sont ses priorités, encore des papotages en perspective.
Ambroise Ashley n'en a cure, c'est un homme heureux de la vie qu'il mène et du lien très fort qui l'unit à Philip, en qui il a toute confiance et qui héritera de tous ses biens.
Mais sa santé l'oblige désormais à aller passer les saisons froides sous des cieux plus cléments, et c'est au cours de son troisième voyage qu'il rencontre en Italie une cousine, qu'il épouse rapidement à la surprise de tous.
Malheureusement, Ambroise meurt après dix-huit mois de mariage, sans avoir pu revenir dans ses Cornouailles bien-aimées ni revoir son cher cousin Philip, à qui il a envoyé quelques missives très alarmantes juste avant son décès.
Le jeune homme a fait en vain la traversée pour l'Italie, il arrive trop tard.
Ambroise Ashley repose déjà dans le petit cimetière protestant de Florence, et Mrs Ashley est partie pour une destination inconnue de tous.
Mais voilà qu'à son retour, Philip se voit contraint de recevoir Mrs Ashley qui a fait le voyage depuis l'Italie d'une traite ou presque.
Cette Mrs Ashley, sa cousine Rachel, d'une beauté que Philip ne veut pas voir, a-t-elle une part de responsabilité dans la disparition de son mari ?
En est-elle directement coupable ?
Et Philip, du haut de ses 24 ans, va-t-il rester insensible à son charme et au plaisir d'une compagnie féminine qu'il n'a jamais eue, la maison même où il a grandi n'étant occupée et entretenue que par des hommes ?
Commence alors un huis-clos dont la tension ne cessera de grandir au fil des pages.
Daphné du Maurier nous entraîne dans ces cercles concentriques d'une plume fine et précise.
Elle décrit les affres de Philip, qui croit savoir mais ne sait rien, croit comprendre mais ne comprend rien, et prend des décisions absurdes, voire nocives pour lui.
Elle nous enveloppe dans les émois successifs du jeune homme, semblables au ressac de la mer toute proche.
Quelle acuité dans la description de ces égarements successifs, quelle fabuleuse justesse dans les quelques quarante-huit heures où tout basculera sans que Philip y comprenne davantage !
Rachel change de visage selon qui la regarde et surtout qui lui tient compagnie.
La jalousie qu'elle inspire à Philip aveugle ce dernier, et nous aveugle peut-être aussi.
Alors, coupable ou pas ?
Manipulatrice ou non ?
Sincère ?
L'auteur ayant choisi de nous faire entendre la seule voix de Philip, nous suivons l'évolution des sentiments de ce dernier de l'intérieur, si j'ose dire, et ne pouvons guère faire le pas de côté qui nous permettrait d'avoir une opinion plus objective de sa cousine Rachel, si ce n'est quelques indices pouvant faire basculer la pièce soit sur pile soit sur face.
C'est ce doute permanent qui me plaît le plus, justement, dans cet ouvrage.
On ne sait pas, on se fait une opinion, puis une autre.
Rien ne permet de nous attacher complètement à cette cousine Rachel, mais au moment même où elle va nous sembler franchement insupportable, il y a une pirouette, le bruit de sa robe ou cette vénération des chiens qui la suivent partout, qui nous remet sur le fil.
Et ces fameuses quarante-huit heures, qui sonnent si juste dans l'exaltation du jeune homme, ce bouillonnement intérieur, cette agitation, ces affres, quelle sensibilité Daphné du Maurier déploie dans leur récit !
On y reconnait tout, chaque instant, chaque hésitation, chaque raté, on y reconnait aussi comment Philip pourrait comprendre mais non, ce que Philip pourrait faire ou pas mais non, parce qu'il est Philip et que face à lui, Rachel reste insaisissable.
C'est un roman que je relis pour la troisième fois, et le plaisir reste le même.
Une belle réussite à mes yeux.
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diablotin0
  16 mai 2020
Que j'aime me réveiller en me réjouissant de reprendre ma lecture là où je l'avais laissée quelques heures avant. Ce sont ces moments de plaisir que j'ai eu avec "ma cousine Rachel".
Il n'y a pas de doute, ce livre a été écrit au milieu du 20e siècle : 1951. Oui il date, les clichés sur les femmes sont superbement décrits, mais sont-ils si datés que ça ?
J'ai retrouvé l'atmosphère du si célèbre "Rebecca" et j'ai eu autant de plaisir à accompagner Philip dans sa relation avec Ambroise son cousin et Rachel la femme de celui-ci. Cette histoire d'amour est douloureuse, cruelle (pléonasme ?). S'il est arrivé assez souvent que j'ai eu envie d'entrer dans l'histoire pour mettre en garde Philip et lui dire d'ouvrir les yeux, sa naïveté ne m'a jamais agacée comme cela serait sans doute le cas dans la vraie vie ; j'ai en revanche eu mal pour lui ! je me rends compte maintenant que le livre est terminé que j'étais oppressée tout au long de ma lecture.!!...
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   08 février 2012
[...] ... Dans l'ancien temps, on pendait les gens au carrefour des Quatre-Chemins.

On ne le fait plus. Maintenant, quand un assassin paie sa dette à la société, cela se passe à Bodmin, après jugement en due forme aux assises. Je parle des cas où la loi le condamne avant que sa propre conscience ne l'ait tué. C'est mieux ainsi. Cela ressemble à une opération chirurgicale, et le cadavre reçoit une sépulture décente bien que la tombe reste anonyme. Dans mon enfance, il en allait autrement. Je me rappelle avoir vu, petit garçon, un homme enchaîné et pendu au carrefour où se croisent les quatre chemins. Son visage et son corps étaient enduits de goudron afin d'en retarder la corruption. Il resta pendu là cinq semaines avant d'être décroché et ce fut la quatrième semaine que je le vis.

Il se balançait sur son gibet, entre ciel et terre, ou, comme me le dit mon cousin Ambrose, entre ciel et enfer. Il n'atteindrait jamais le ciel et l'enfer qu'il avait connu était perdu pour lui. Ambrose toucha le cadavre du bout de sa canne. Je le vois encore, remuant au vent comme une girouette sur un pivot rouillé, pauvre épouvantail qui avait été un homme. La pluie avait pourri sa culotte, sinon son corps, et des lambeaux de coutil se détachaient, comme des bandes de papier, de ses membres enflés.

C'était l'hiver et un passant facétieux avait enfoncé une branche dans le gilet déchiré, à l'occasion des fêtes. Je ne sais pourquoi cette plaisanterie apparut à mes yeux de sept ans comme le suprême outrage, mais je ne dis rien. Ambrose avait dû m'emmener là dans un dessein précis, peut-être pour éprouver mes nerfs, pour voir si je me sauverais, ou rirais, ou crierais. Etant tout ensemble pour moi un tuteur, un père, un frère, un conseiller, en fait tout mon univers, il me mettait continuellement à l'épreuve. Nous fîmes le tour du gibet, il m'en souvient, Ambrose taquinant le pendu avec sa canne ; puis il s'arrêta, alluma sa pie et posa la main sur mon épaule.

- "Tu vois, Philip," dit-il. "C'est là où nous finissons tous par arriver. Les uns sur un champ de bataille, d'autres dans leur lit, d'autres suivant leurs destins particuliers. On n'y échappe point. Il n'est jamais trop tôt pour apprendre cette leçon. Mais voilà comment finit un criminel. Que cela soit un avertissement à tous deux d'avoir à vivre sagement. " ... [...]
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JoohJooh   07 août 2018
Nous étions tous deux des rêveurs, sans esprit pratique, réservés, pleins de grandes théories, et, comme tous les rêveurs, aveugles au monde éveillé. Nous étions misanthropes et avides d'affection ; notre timidité imposa silence à nos élans jusqu'au moment où notre cœur fut touché. Alors, les cieux s'ouvrirent et nous sentîmes, chacun à notre tour, que nous avions toutes les richesses du monde à donner.
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JoohJooh   25 juillet 2018
Une femme de sentiment ne cède pas facilement la place, dit-il. Appelez cela fierté, ténacité, ou ce que vous voudrez. En dépit de toutes les preuves contraires, leurs émotions sont plus primitives que les nôtres. Elles s'accrochent à ce qu'elles désirent et ne le lâchent pas. Nous avons nos guerres, nos combats, Mr. Ashley. Mais les femmes luttent aussi.
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JoohJooh   27 juillet 2018
Elle était jeune, elle n'avait guère plus de dix-neuf ans, mais l'expression de son visage était sans âge et saisissante comme si son corps léger eût enfermé une âme ancienne qui ne pouvait pas mourir ; des siècles regardaient à travers ses yeux et l'ont eût dit qu'elle contemplait depuis si longtemps l'existence qu'elle y était devenue indifférente.
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JoohJooh   01 août 2018
Voilà un trait exaspérant des femmes : toujours le dernier mot. Elles vous laissent bouillonnant de mauvaise humeur, avec une parfaite sérénité. Une femme n'était jamais dans son tort, eût-on dit. Ou, si elle l'était, elle tournait la chose à son avantage, la faisant paraître sous un autre jour.
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